C'est un voyage qu'ils ne risquent pas d'oublier. Dimanche 30 juin, 325 passagers décollent de Madrid à bord d'un d’un Boeing 787-9 Dreamliner de la compagnie aérienne Air Europa. Alors que l'avion se rendait à Montevideo en Uruguay, celui-ci a été pris dans de fortes turbulences à l'approche du continent sud-américain.
L'avion étant secoué de toutes parts, le pilote décide de dérouter le vol vers Natal, dans le nord-est du Brésil, où il a atterri lundi matin. «Le pire a été le martyre de ces 40 à 50 minutes jusqu’à Natal, alors que nous ne savions pas ce qui allait se passer», raconte un des passagers au journal brésilien O Globo.
Une quarantaine de passagers, souffrant «d’égratignures et de traumatismes légers», ont été évacués vers des hôpitaux, a indiqué le secrétariat à la Santé de l’Etat brésilien de Rio Grande do Norte. Un témoin raconte qu’un passager a été victime d’un infarctus et qu’une femme s’est cassé une hanche. Lundi, en fin de journée, onze passagers étaient encore hospitalisés.
En mai dernier, un Britannique de 73 ans était mort et plusieurs passagers et membres d' équipage ont été gravement blessés lors de violentes turbulences pendant un vol de Singapore Airlines à bord d’un Boeing 777.
Selon des scientifiques, l’augmentation de turbulences dans les vols serait du changement climatique. La durée annuelle des turbulences a augmenté de 17% entre 1979 et 2020. Quant aux turbulences sévères, plus rares, elles ont augmentés de plus de 50% d’après une étude réalisée en 2023. (sbo)