International
Boris Johnson

Rattrapé par le «partygate», Boris Johnson claque la porte

epa10682416 Britain's former Prime Minster Boris Johnson departs his home in London, Britain, 22 March 2023 (reissued on 09 June 2023). Boris Johnson announced on 09 June that he will be standing ...
Boris Johnson: «Je suis très triste de quitter le Parlement - du moins pour l'instant.»Keystone

Rattrapé par le «partygate», Boris Johnson claque la porte

L'ancien premier ministre britannique Boris Johnson a remis vendredi soir avec fracas son mandat de député, invoquant l'enquête parlementaire sur le «partygate», les fêtes tenues à Downing Street en violation des restrictions liées au Covid-19.
09.06.2023, 22:5610.06.2023, 12:43
Plus de «International»

Boris Johnson, 58 ans, a indiqué que sa décision était effective immédiatement, déclenchant une élection partielle qui met fin dans l'immédiat à toute perspective de retour mais met aussi en relief les divisions au sein du pouvoir conservateur, aggravant les difficultés de son successeur Rishi Sunak à un an des prochaines législatives.

Un an après avoir été chassé de Downing Street par sa majorité après trois années au pouvoir marquées par une succession de scandales, Johnson reste sous le coup d'une enquête parlementaire chargée de déterminer s'il avait trompé le Parlement dans l'affaire du «partygate».

Une commission d'enquête parlementaire doit déterminer si Boris Johnson a menti au Parlement en affirmant à plusieurs reprises que toutes les restrictions sanitaires avaient été respectées à Downing Street. La procédure, menée par la commission des privilèges, est en train de finir ses travaux et venait, selon la presse britannique, de remettre ses conclusions à l'ancien dirigeant.

«J'ai reçu une lettre de la commission des privilèges qui indique clairement - à mon grand étonnement - qu'elle est déterminée à utiliser la procédure contre moi pour me chasser du Parlement.»
Boris Johnson, dans un communiqué.

«Je suis très triste de quitter le Parlement - du moins pour l'instant - mais je suis surtout consterné d'avoir été contraint de partir, de manière antidémocratique», a-t-il ajouté, accusant la commission de «parti pris flagrant». Dans ce communiqué, il accuse la commission d'avoir produit un rapport qui n'a pas encore été publié, «truffé d'inexactitudes et empestant les préjugés», sans lui donner «aucune possibilité formelle de contester ce qu'ils disent».

Tests électoraux

En mars, entendu pendant plus de trois heures par la commission, Boris Johnson avait affirmé «la main sur le cœur» qu'il n'avait pas menti au Parlement. Il a été contraint à la démission l'été dernier après une succession de scandales, au premier rang desquelles des fêtes à Downing Street pendant les confinements imposés en raison de la pandémie de Covid-19. Mais le dirigeant charismatique, qui était toujours député, est resté très influent dans la majorité conservatrice.

Plus tôt dans la journée, une de ses plus proches alliées, son ancienne ministre de la Culture, Nadine Dorries, a elle aussi annoncé sa démission avec effet immédiat.

Le premier ministre Rishi Sunak, en poste depuis octobre, va ainsi se retrouver devant des tests électoraux qui s'annoncent difficiles au moment où les conservateurs sont au plus bas dans les sondages, après treize ans au pouvoir. Début mai, les conservateurs ont déjà subi des pertes importantes lors d'élections locales en Angleterre. (sda/ats/afp)

Les inondations en Turquie transforment un appartement en cascade:

Vidéo: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Pékin «n'a pas le droit de punir» les Taïwanais
Le président Lai a rappelé que la Chine n'a pas le droit d'agir comme elle l'entend, après l'inclusion de la peine de mort visant les sécessionnistes taïwanais.

Le président taïwanais Lai Ching-te a déclaré lundi que la Chine n'avait «pas le droit de punir» les Taïwanais, après l'inclusion vendredi par Pékin de la peine de mort dans de nouvelles sanctions pénales visant les sécessionnistes taïwanais présumés.

L’article