Le Liechtenstein victime d’un piratage massif de données
Le Liechtenstein a été la cible d'une importante cyberattaque au cours de laquelle les données de quelque 31 000 sociétés, fondations et fiduciaires ont été dérobées. Les auteurs de l'attaque n'ont pas été identifiés et aucune demande de rançon n'a été formulée à ce stade.
Les pirates ont visé le Registre des bénéficiaires effectifs, créé pour lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, ont indiqué les autorités dimanche. Ce registre recense les personnes qui contrôlent effectivement les sociétés, fondations et fiduciaires enregistrées dans la principauté.
Selon les premières constatations, les auteurs ont obtenu un accès illégal au système dans la nuit du 29 au 30 juillet. Des irrégularités ont été détectées jeudi par l'Office de la justice, qui a aussitôt alerté l'Office de l'informatique.
Par mesure de précaution, le registre a été mis hors ligne et une enquête a été ouverte. Le gouvernement a été informé vendredi, avant de recevoir samedi les premiers résultats confirmant que les données de quelque 31 000 sociétés avaient été copiées.
Cellule de crise depuis samedi soir
Une cellule de crise, dirigée par la cheffe du gouvernement Brigitte Haas et le ministre de la Justice Emanuel Schädler, a été mise en place samedi soir. Elle est chargée de faire toute la lumière sur l'incident, d'informer les personnes concernées et de coordonner les mesures de protection.
Selon les autorités, rien n'indique pour l'heure que les données aient été modifiées ou supprimées. Dans une interview accordée au journal télévisé de la SRF, Brigitte Haas a précisé qu'aucune demande de rançon n'avait été reçue et que les données volées n'avaient pas été retrouvées sur le darknet.
Les autorités doivent communiquer de nouvelles informations lundi. Les personnes concernées seront informées individuellement de cette violation de données, conformément aux dispositions du règlement européen sur la protection des données. (tib/ats)
