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Extinction Rebellion évacué d’une passerelle à Paris

Extinction Rebellion évacué d’une passerelle à Paris

Environ 300 militants écologistes ont occupé samedi la passerelle Simone-de-Beauvoir à Paris pour dénoncer le manque de place accordée à l’écologie dans le débat politique.
21.03.2026, 17:0221.03.2026, 17:02
Environ 300 militants écologistes ont occupé samedi la passerelle Simone-de-Beauvoir à Paris pour dénoncer le manque de place accordée à l’écologie dans le débat politique. L’action a été rapidement é ...
Des militants du groupe écologiste Extinction Rebellion.Image: afp

Des militants du groupe écologiste Extinction Rebellion (XR), au nombre de 300 selon les organisateurs, ont brièvement occupé samedi la passerelle Simone-de-Beauvoir dans Paris, avant d'être évacués par la force, par les CRS, a constaté l'AFP.

Moins de trois quarts d'heure après le début de l'occupation, les forces de l'ordre, après les sommations d'usage par mégaphone, ont commencé à évacuer les militants un par un, malgré les protestations, soit en les escortant à pied, soit en les portant et, pour certains, en les trainant à terre.

Au bout de deux heures, l'essentiel des militants avaient été évacués. Certains ont été embarqués dans un car de police.

L'action a été organisée à la veille du second tour des élections municipales, afin de «rappeler qu'en fait, dans les élections, on ne parle pas du tout d'écologie, (...) alors que le sujet écologique est dans le top 3 des préoccupations des français et des françaises», a expliqué à la presse Juliette, une des porte-paroles de XR.

Dans une ambiance très bon enfant, rythmée par des chants, barnums, tipis ont été dressés à la hâte sur la passerelle, avant d'être démontés par les forces de l'ordre.

«On voulait faire quelque chose de familial, coloré, discuter, remettre la démocratie au centre», a déclaré «Pousse verte», une jeune militante qui ne souhaitait pas donner son nom.

«On ne fait rien de violent et on se retrouve nassé, ils nous délogent par la force, c'est complètement disproportionné.»

Les organisateurs visaient des «lieux de pouvoir» comme le Conseil d'Etat, mais ont dû changer leur fusil d'épaule, en raison d'arrêtés préfectoraux les empêchant de se rassembler à plusieurs endroits de la capitale.

Plusieurs militants se sont attachés les uns aux autres, certains derrière une banderole «Ensemble contre la haine», pour compliquer l'évacuation.

«On souhaite remobiliser les gens démocratiquement» et qu'il puisse à l'avenir y avoir «des assemblées citoyennes décisionnaires», a expliqué Granny, 32 ans, militante XR et commerçante indépendante d'articles de seconde main, au début de l'action. (dal/ngu/ved/vk/afp)

Le mouvement qui veut «bloquer» la France fait des émeutes à Paris
Video: watson
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