Ils violent une étudiante: leur punition fait hurler
«Free Pussy», pouvait-on lire dans le groupe de discussion d’une fraternité étudiante de l’Université Cornell, dans l’Etat de New York. C’est par ces mots que des étudiants auraient été invités à participer au viol d’une jeune femme de 20 ans.
Auparavant, deux d’entre eux auraient poussé l’étudiante à prendre de la kétamine. Une fois qu’elle n’était plus en mesure de se défendre, sept hommes l’auraient violée pendant plusieurs heures.
Après que l’étudiante a signalé l’affaire à la police de l’université, une «enquête interne» a été menée, selon le New York Post. Résultat: deux étudiants ont été exclus de l’université. Les autres ont dû, en guise de «sanction», rédiger une dissertation sur leurs actes. Personne n’a été arrêté.
Victime ou témoin d’une agression sexuelle?
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Patouch: 0800 800 140
Florence Pugh appelle les hommes à réagir: «Soyez en colère pour nous»
Les faits se sont produits en 2024, mais ils ne sont révélés qu’aujourd’hui. La victime a en effet intenté une action civile contre l’Université Cornell. Sur les réseaux sociaux, l’indignation est immense et des célébrités prennent elles aussi la parole, écœurées et choquées. Le parquet examine désormais la possibilité d’engager des poursuites pénales contre sept anciens membres de la fraternité.
«J’ai la nausée et je suis remplie de peur», écrit Florence Pugh sur Instagram. L’actrice rendue célèbre par plusieurs films Marvel et Oppenheimer, notamment, s’en prend également à ceux qui ont détourné le regard:
Elle ne pointe pas seulement les auteurs: «chacune des personnes qui savait ce qui s’était passé ou qui en avait entendu parler» est «tout aussi mauvaise». L’égalité ne sera pas possible «tant que vous ne respecterez pas nos corps» et «tant que nous ne pourrons pas dire que nous nous sentons en sécurité», poursuit-elle, avant de lancer cet appel aux hommes:
L'Université Cornell dit prendre l'affaire au sérieux
L’acteur Josh Gad, connu pour être la voix d’Olaf dans La Reine des neiges, est lui aussi furieux. Sur Instagram, il ne mâche pas ses mots:
Ce «crime violent et abject» n’est pas un «incident malheureux», poursuit-il: «C’est la destruction d’une vie. Et en ne demandant de comptes à personne, nous envoyons le message profondément inquiétant qu’une telle chose serait acceptable. Qu’on en finisse avec ça. Ça suffit.»
L’actrice Christina Ricci et l’animatrice Rosie O’Donnell partagent elles aussi des publications sur l’affaire et contribuent ainsi à la porter sur la place publique. De son côté, l’université affirme dans un communiqué prendre «les violences sexuelles extrêmement au sérieux» et précise que «la fraternité étudiante Chi Phi reste exclue du campus». Elle indique ne pas pouvoir en dire davantage tant que l’enquête est en cours.
Le silence n’aide pas
Cette affaire choque, mais surtout parce que ce genre de faits se produit souvent. En France, il y a eu Gisèle Pelicot, mais la même chose se produit aussi en Autriche, en Allemagne, en Angleterre et en Suisse. Des milliers d’hommes échangent même des conseils à ce sujet sur internet.
Florence Pugh écrit dans sa publication:
Enfin, elle s’adresse à la victime, qui s’est «courageusement dressée contre cette abominable université – tu es incroyablement forte. Tu as une volonté immense. Et sois certaine que, partout, des femmes sont à tes côtés pour te soutenir et t’accompagner sur le chemin de la guérison.» (trad. hun)
