Le boss de Five Guys a trouvé comment éviter de se faire abattre
Dans une interview accordée le 25 mars au magazine Fortune, Murrell revient sur une promotion catastrophique lancée pour le 40ᵉ anniversaire de la chaîne: submergés par l'afflux de clients, ses restaurants ont rapidement été dépassés. Face au chaos logistique, le patron a choisi de présenter ses excuses publiquement et de récompenser ses équipes par un bonus financier. Jusque-là, rien d'extraordinaire.
Ce qui retient l'attention, c'est la référence — certes humoristique, mais révélatrice — qu'il fait à l'assassinat de Brian Thompson, PDG d'UnitedHealthcare, abattu en décembre 2024 devant un hôtel de Manhattan par Luigi Mangione. Il a déclaré:
Ajoutant dans la foulée, qu'il avait même renoncé à offrir un manteau de fourrure à sa femme pour financer le bonus. Une boutade, certes, mais qui illustre à quel point l'affaire Mangione a changé la manière dont certains dirigeants perçoivent — et communiquent sur — leurs décisions d'entreprise. 1,5 million pour ne pas finir comme Thompson, serait-on tenté de dire.
Car depuis la mort de Thompson, Mangione est devenu un phénomène culturel aux Etats-Unis: mi-mème, mi-icône, régulièrement invoqué sur les réseaux sociaux dès qu'un PDG prend une décision jugée méprisante envers ses employés ou ses clients.
Reste que le geste de Murrell, à y regarder de plus près, est plus symbolique que généreux: 1000 dollars par restaurant, à diviser entre l'ensemble des employés de chaque établissement. De quoi, ironiquement, à peine s'offrir un repas dans l'une des enseignes réputées pour ses prix élevés. (svp)
