USA: des ONG demandent la libération d'une jeune détenue en Israël
Les forces israéliennes ont arrêté Sama Safi, une étudiante en psychologie de 20 ans originaire de Cisjordanie occupée, le 2 juin, avec trois autres personnes, dont deux étudiants.
Des organisations de défense des droits humains et des responsables politiques états-uniens avaient lancé une campagne pour obtenir sa libération quelques jours après son arrestation.
«Pendant ma détention, j'ai été soumise à plusieurs reprises à des insultes verbales (...)», a déclaré l'étudiante dans une lettre citée par les ONG.
Sama Safi a été arrêtée au domicile familial, dans la ville de Bir Zeit, au nord de Ramallah. Elle est accusée d'appartenance au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation que les autorités israéliennes classent comme terroriste, ce qu'elle nie, selon son avocate Leah Tsemel.
L'avocate de Sama Safi a également indiqué à l'AFP que sa cliente souffrait d'une maladie chronique nécessitant des soins réguliers à Rome. Elle a précisé que la jeune femme avait déjà obtenu à deux reprises l'autorisation de quitter la prison pour recevoir des soins.
La défense demande désormais sa libération sous caution, et une réponse pourrait intervenir dans les prochains jours, selon l'avocate.
Actes de «torture» dénoncés
Sama Safi est détenue à la prison de Damon, dans le nord d'Israël, où sont incarcérées plus de 90 Palestiniennes, parmi lesquelles des femmes enceintes et des mineures, selon le Club des prisonniers palestiniens.
Lundi, cette organisation a indiqué dans un communiqué «qu'au moins 10 prisonnières palestiniennes avaient contracté la gale à la prison de Damon», mettant en garde contre le risque de propagation de la maladie en raison des conditions sanitaires.
Des ONG israéliennes, palestiniennes et internationales ont dénoncé des mauvais traitements et des actes de «torture» dans les prisons israéliennes, particulièrement depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023.
Le Service pénitentiaire israélien affirme régulièrement que tous les détenus sont incarcérés conformément à la loi, que leurs droits sont protégés et que son personnel fait l'objet d'un contrôle judiciaire permanent.
Selon le Club des prisonniers palestiniens, environ 9500 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes. (sda/ats/afp)
