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Le président palestinien reporte les législatives de près d'un an

Suivez en direct les dernières infos sur le conflit entre Israël et l'Iran, avec l'implication des Etats-Unis, qui embrase le Moyen-Orient.
09.09.2026, 06:3510.10.2026, 14:56
Team watson
Team watson
  • Israël et les Etats-Unis ont commencé à bombarder l'Iran le 28 février. Téhéran a riposté en frappant Israël et de nombreux pays du Golfe.
  • Dans la foulée, Israël a commencé à bombarder le Liban et à y mener des incursion terrestres.
  • Les Etats-Unis et l'Iran s'échangent depuis régulièrement des frappes, s'accusant mutuellement de violations de leur fragile cessez-le-feu signé le 17 juin 2026, tout en poursuivant les négociations.
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14:55
Le président palestinien reporte les législatives de près d'un an
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a décrété samedi que les élections présidentielles et législatives se tiendraient simultanément le 11 septembre 2027. Il reporte de près d'un an le scrutin législatif attendu par la communauté internationale.

Les signes d'un report des législatives, les premières depuis 2006, se multipliaient ces derniers jours. Le président «a publié samedi un décret présidentiel appelant à la tenue simultanée d'élections présidentielles et législatives», a indiqué son bureau dans un communiqué diffusé par l'agence officielle Wafa.

Les élections législatives, dont la tenue s'inscrit dans le cadre des réformes demandées par la communauté internationale, devaient avoir lieu le 28 novembre 2026, tandis que les présidentielles étaient attendues au début de l'année 2027.

Les autorités palestiniennes ont affirmé cette semaine que leurs responsables électoraux se voyaient refuser par Israël l'accès à Jérusalem-Est et à la bande de Gaza.

Dans son communiqué, la présidence palestinienne souligne que le nouveau calendrier a été décidé en raison «d'obstacles imposés par les mesures israéliennes qui empêchent la tenue des élections à la date initialement prévue, ainsi que la nécessité de créer des conditions politiques, sécuritaires et concrètes appropriées afin de garantir des élections libres, équitables et inclusives».

Lors d'une réunion mercredi au Caire, quatre factions palestiniennes, dont le Fatah de M. Abbas et le Hamas, étaient convenues de tenir un «dialogue national», et, selon une source proche des discussions, de demander un report du vote.
14:02
Les forces yéménites disent progresser contre les Houthis
Les forces yéménites ont progressé face aux Houthis pro-iraniens dans la zone du détroit de Bab el-Mandeb. Elles n'ont toutefois pas réussi à sécuriser cette voie maritime stratégique, ont indiqué samedi des sources militaires du camp gouvernemental à l'AFP.

Selon ces sources et un responsable houthi, les combattants antigouvernementaux, qui avaient pris le contrôle du détroit lors d'une offensive éclair début septembre, tiennent toujours l'île de Mayyoun, au coeur du passage maritime.

«Nos forces maintiennent le contrôle de Bab el-Mandeb, de l'île de Mayyoun et des autres zones» du littoral ouest du pays, a déclaré à l'AFP Hizam al-Asad, un membre du bureau politique des Houthis.

«L'ennemi saoudien porte l'entière responsabilité des (...) répercussions de son escalade à Bab al-Mandab en ce qui concerne la sécurité de la navigation internationale», a-t-il ajouté.

Le détroit de Bab el-Mandeb, reliant l'Europe à l'Asie via le canal de Suez, est devenu crucial pour contourner le verrouillage du détroit d'Ormuz par Téhéran, de l'autre côté de la péninsule arabique.

Une source militaire du camp gouvernemental avait fait état vendredi d'une «vaste opération» en cours vendredi pour reprendre le contrôle de cette voie maritime.

Les affirmations des parties belligérantes sont impossibles à vérifier de manière indépendante, la situation évoluant rapidement et l'accès pour les journalistes étant difficile.
22:51
L'Arabie saoudite annonce l'interception d'un missile des Houthis
'Arabie saoudite a affirmé mardi avoir intercepté un missile tiré par les Houthis du Yémen. Ces derniers poursuivent leurs frappes contre le royaume, malgré la contre-offensive menée par les forces gouvernementales yéménites appuyées par Ryad. Dans ce conflit qui s'est réveillé en juillet après plusieurs années d'accalmie, les combattants pro-iraniens ont mené une percée éclair début septembre, s'emparant du littoral yéménite sur la mer Rouge et renforçant leur contrôle sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb.

Les Houthis disent procéder à des tirs de drones, de missiles balistiques et de croisière, et ont prévenu les compagnies aériennes que l'espace aérien saoudien n'était «pas sûr». Une explosion a retenti mardi dans le nord de la capitale saoudienne, ont indiqué des habitants à l'AFP.«Victoires sur plusieurs fronts»

«Un missile balistique tiré par la milice terroriste houthie visant la ville de Khamis Mushait (sud-ouest) a été intercepté et détruit», a indiqué sur X Turki Al-Maliki, le porte-parole de la coalition menée par l'Arabie saoudite, alliée depuis 2015 du gouvernement yéménite.

Les Houthis avaient affirmé lundi avoir frappé l'aéroport international de Ryad, la capitale saoudienne. L'Autorité générale saoudienne de l'aviation civile est restée silencieuse sur la situation à Ryad, alors que la capitale est confrontée quasi quotidiennement à des fermetures temporaires de son espace aérien, selon des données du site Flightradar24. Elle a cependant fait état de frappes sur d'autres aéroports dans le sud du royaume, signalant trois blessés légers et des dégâts matériels.

Lundi, les combattants houthis avaient aussi ciblé une raffinerie d'Aramco sur la mer Rouge, perturbant la production pétrolière de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut. Des témoins avaient également indiqué avoir vu des flammes sur la base militaire saoudienne de Khamis Mushait.

Les forces du gouvernement yéménite, reconnu internationalement, ont lancé ces derniers jours une contre-offensive avec l'appui aérien de l'Arabie saoudite voisine. Elles affirment avoir mené plus de 1000 frappes et repris des zones stratégiques sur la côte de la mer Rouge.

Elles ont revendiqué «des victoires sur plusieurs fronts», assurant avoir «repoussé les Houthis hors de la zone de Bab el-Mandeb» et de la ville de Mokha, capturée par le camp adverse le mois dernier.

Elles ont aussi fait état d'avancées dans le sud du gouvernorat de Marib, dans le centre du Yémen, et indiqué avoir lancé une offensive sur la capitale Sanaa, aux mains des Houthis depuis plus de dix ans. Des déclarations démenties par le porte-parole militaire des Houthis Yahya Saree.

Il a notamment assuré que les combattants pro-iraniens avaient repoussé les forces gouvernementales qui tentaient d'avancer vers le secteur d'Al-Waziya, une position stratégique pour sécuriser le détroit de Bab el Mandeb. Les Houthis ont cependant annoncé la mort de six membres lors d'une même famille dans une frappe saoudienne sur un village, dans le nord du Yémen.

Des sources militaires des deux bords n'ont, elles, pas fait état d'évolutions majeures sur le terrain. L'AFP n'était pas en mesure de confirmer dans l'immédiat l'état des positions, dans des zones difficiles d'accès aux journalistes.

Plusieurs sources ont néanmoins fait état d'une intensification des hostilités, les deux camps ayant recensé 270 morts ces dernières 24 heures. Peinant à repousser les attaques des Houthis, Ryad et ses alliés ont réclamé à plusieurs reprises un soutien international ces dernières semaines, notamment des Etats-Unis, sans succès jusqu'ici. La Turquie, le Pakistan et l'Arabie saoudite se sont mis d'accord en revanche pour passer «immédiatement à la mise en pratique» d'un accord de défense, signé en août à La Mecque.
22:30
Responsables palestiniens empêchés d'entrer à Jérusalem et Gaza
Israël a refusé à des responsables électoraux l'accès à Jérusalem-Est et à la bande de Gaza, selon l'agence de presse officielle palestinienne Wafa. Cette situation pourrait mener à un report des prochaines élections législatives palestiniennes. Ces élections doivent se tenir le 28 novembre, un mois après les élections législatives israéliennes. Mais de nombreux Palestiniens s'attendent à ce qu'elles soient reportées ou annulées, comme cela avait été le cas en 2021.

«Le gouvernement israélien a refusé d'autoriser la Commission électorale centrale à entrer dans la bande de Gaza et à Jérusalem afin de superviser les préparatifs des élections législatives», a rapporté l'agence Wafa, citant un responsable palestinien.

Ni le Ministère israélien de la défense ni le COGAT, l'organisme qui lui est rattaché, chargé des affaires civiles dans les territoires palestiniens, n'ont répondu aux demandes de confirmation de l'AFP.

Farid Taamallah, porte-parole de la Commission électorale centrale palestinienne, a déclaré à l'AFP que la commission était néanmoins en mesure d'organiser les élections. «La commission poursuit l'organisation du processus électoral malgré la décision israélienne», a déclaré M. Taamallah, précisant que les employés de la commission à Gaza avaient déjà été formés et étaient présents sur le terrain.

L'Union européenne, principal bailleur de fonds de l'Autorité palestinienne et fervent soutien de la tenue de ces élections, est «prête à déployer» des observateurs électoraux pour surveiller le scrutin, a déclaré mardi la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas. «Les Palestiniens ont le droit de choisir leurs représentants lors d'élections crédibles, inclusives et transparentes», a écrit Mme Kallas sur X après s'être entretenue avec le vice-président palestinien Hussein al-Cheikh.
22:28
Un photographe roué de coups par des colons en Cysjordanie
Un photojournaliste de l'Agence France-Presse a été blessé mardi par des colons israéliens. Ces derniers l'ont roué de coups et ont tiré des coups de feu dans sa direction alors qu'il était en reportage en Cisjordanie occupée. Jaafar Ashtiyeh, photographe palestinien expérimenté de 58 ans, a été blessé à la tête et au torse et a été emmené à l'hôpital en ambulance, selon son collègue John Wessels, chef photo de l'AFP pour Israël et les territoires palestiniens qui se trouvait avec lui au moment de l'attaque.

«Nous condamnons fermement cette attaque grave, une de plus, contre des journalistes qui tentent de rendre compte des événements en Cisjordanie et exigeons l'ouverture d'une enquête approfondie», a déclaré le directeur de l'information de l'AFP, Phil Chetwynd.

Jaafar Ashtiyeh et John Wessels se trouvaient près de la localité d'Aqraba, dans le nord de la Cisjordanie occupée, pour un reportage sur le début de la récolte annuelle des olives marquée par des attaques de colons juifs contre des Palestiniens. Alors qu'ils assistaient à l'arrestation d'un Palestinien par un soldat israélien, un véhicule tout-terrain s'est soudain approché et l'un de ses passagers a ouvert le feu en direction des journalistes et des Palestiniens qui se trouvaient là.

Au moins six personnes ont ensuite couru vers les journalistes de l'AFP en tirant des coups de feu. Alors que Jaafar Ashtiyeh tentait de remonter dans le véhicule de l'AFP pour quitter les lieux, deux assaillants l'ont agrippé avant de lui asséner des coups de crosse. «Je l'entendais crier», a témoigné John Wessels, qui a été mis en joue par un assaillant.

Les agresseurs ont par ailleurs volé l'appareil photo de Jaafar Ashtiyeh. Le photographe de l'AFP est désormais hospitalisé à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée. Il est conscient et doit subir des examens d'imagerie médicale, a indiqué son fils Zain Jaafar. «Il est inacceptable que des journalistes soient frappés et dépouillés par des colons armés sous les yeux de membres des forces de sécurité israéliennes qui n'ont même pas essayé d'intervenir», a dénoncé Phil Chetwynd.

Depuis le début de la guerre à Gaza en 2023, les violences ont explosé en Cisjordanie, où les attaques commises par des colons juifs contre des Palestiniens sont quasi quotidiennes. Plusieurs journalistes palestiniens et étrangers y ont été attaqués. En juillet, une équipe de la chaîne américaine CNN avait ainsi été agressée par des colons près de Ramallah.
20:00
Israël démolit un immeuble à Jérusalem, 70 Palestiniens déplacés
Un immeuble résidentiel de cinq étages, où vivaient environ 70 personnes, a été démoli mardi par des bulldozers israéliens à Jérusalem-Est, annexée par Israël, en vue de procéder à un «transfert forcé» des habitants. C'est ce qu'a indiqué l'autorité locale palestinienne. Les autorités israéliennes ont justifié la démolition de cet immeuble dans le quartier d'At-Tur par l'absence de permis de construire. Ces autorisations sont quasiment impossibles à obtenir pour les Palestiniens.

L'annexion de Jérusalem-Est par Israël, après sa conquête en 1967 lors de la troisième guerre israélo-arabe, est jugée illégale par l'ONU, qui condamne régulièrement les mesures israéliennes visant à modifier la composition démographique de cette partie majoritairement palestinienne de la Ville sainte.

Le gouvernorat de Jérusalem, l'autorité palestinienne régionale, a qualifié la démolition de «dangereuse escalade dans la politique de démolition des habitations et de transfert forcé (...) ainsi que dans l'imposition d'une nouvelle réalité démographique et urbaine».

Le ministre d'extrême droite de la sécurité nationale Itamar Ben Gvir s'est mis en scène aux commandes d'un bulldozer lors de la destruction de l'immeuble. «J'adore entendre ce bruit. Nous démolissons ce qui est illégal», a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur X.

Des habitants ont indiqué à l'AFP avoir reçu lundi un avis de démolition, sans toutefois savoir quand elle aurait lieu. Hanine Hreibat, enseignante et mère de quatre enfants qui louait l'un des dix appartements de l'immeuble, a confié à l'AFP avoir vécu «cinq minutes de terreur» lorsque des policiers israéliens ont fait irruption chez eux en pleine nuit. Ils ne l'ont autorisée à emporter que ses médicaments, de l'argent, son sac à main et sa carte d'identité, a-t-elle raconté.

Après la démolition, des habitants fouillaient les gravats à la recherche de vêtements et d'autres d'effets personnels qu'ils n'avaient pas eu le temps de prendre. «Nous chercherons un autre logement. Aujourd'hui, nous sommes chez mes beaux-parents et demain chez mes parents», a expliqué Hanine Hreibat.

Plus de 230 000 Israéliens vivent à Jérusalem-Est, où résident plus de 360'000 Palestiniens. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Israël, au contraire, considère Jérusalem comme sa capitale «unifiée et indivisible».
18:29
Les Houthis ciblent l'aéroport de Ryad
Les Houthis ont revendiqué de nouvelles frappes sur l'Arabie saoudite, notamment sur l'aéroport de la capitale Ryad. Ils ont aussi démenti mardi avoir cédé du terrain au Yémen aux forces gouvernementales engagées dans une vaste contre-offensive.

Dans ce conflit qui s'est réveillé en juillet après plusieurs années d'accalmie, les combattants pro-iraniens ont mené une percée éclair début septembre, s'emparant du littoral yéménite sur la mer Rouge et renforçant leur contrôle sur le détroit de Bab el-Mandeb.

Les forces du gouvernement internationalement reconnu ont riposté ces derniers jours avec l'appui aérien de l'Arabie saoudite voisine et affirment avoir repris des zones stratégiques sur la côte, dans cette opération baptisée «Aube du Yémen». Des déclarations démenties par les Houthis, leur porte-parole militaire Yahya Saree assurant qu'ils «contrôlaient parfaitement toutes leurs avancées sur le terrain».

Ils ont aussi annoncé la mort de six membres lors d'une même famille dans une frappe saoudienne sur le nord-ouest.
Des sources militaires des deux bords n'ont elles pas fait état d'évolutions majeures sur les lignes de front.

L'AFP n'était pas en mesure de confirmer dans l'immédiat l'état des positions, dans des zones difficiles d'accès aux journalistes.

Sur le sol saoudien, les Houthis disent avoir visé l'aéroport international de Ryad, à l'aide de drones, de missiles balistiques et de croisière. Une nouvelle explosion a été entendue mardi dans le nord de la capitale, ont indiqué des habitants à l'AFP. L'Autorité générale saoudienne de l'aviation civile est restée silencieuse sur Ryad, où l'aéroport est confronté à des fermetures temporaires de son espace aérien, presque quotidiennement, selon des données du site Flightradar24. Mais elle a fait état de frappes sur d'autres aéroports dans le sud du royaume, signalant trois blessés légers et des dégâts matériels.

Les Houthis ont prévenu les compagnies aériennes que l'espace aérien saoudien n'était «pas sûr». Ils ont aussi ciblé une raffinerie d'Aramco sur la mer Rouge, alors que l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, est déjà sous pression.
22:45
Ryad: la Turquie et le Pakistana déploient de forces militaires
La Turquie et le Pakistan, liés par un pacte de défense mutuelle avec l'Arabie Saoudite, ont annoncé lundi envoyer des forces militaires dans le royaume, cible d'attaques régulières de la part des combattants houthis du Yémen. Il s'agit de la première fois qu'un accord de la sorte est mis en action. Après une réunion à Ryad, les trois pays se sont mis d'accord pour passer «immédiatement à la mise en pratique de l'accord de défense mutuelle», signé en août à La Mecque, et «de prendre les mesures nécessaires pour fournir les forces et moyens militaires convenus, et les déployer rapidement dans le royaume», est-il écrit dans un communiqué commun des trois pays.

Le texte ne nomme pas directement les Houthis pro-iraniens, mais «condamne dans les termes les plus forts» les frappes ayant visé les villes saintes de Médine et La Mecque - imputées aux Houthis par l'Arabie saoudite - ainsi que «les attaques continues sur les villes et installations civiles et économiques» du pays.

C'est la première fois que cet accord associant la deuxième armée de l'Otan (la Turquie), la principale puissance du Golfe (Arabie Saoudite) et la seule puissance nucléaire du monde musulman (le Pakistan) est mis en action.

Les hostilités entre les forces gouvernementales yéménites, soutenues par l'Arabie saoudite, et les combattants houthis, au pouvoir dans une grande partie du Yémen depuis une décennie, ont repris en juillet après des années d'accalmie, ouvrant un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient.

A l'issue d'une offensive éclair en septembre, les Houthis ont pris le contrôle de tout le littoral ouest du Yémen, bordant la mer Rouge. Et ils ciblent depuis régulièrement les installations pétrolières et militaires du royaume voisin. L'Arabie saoudite et les forces gouvernementales yéménites, peinant à repousser les attaques des Houthis, ont plusieurs fois demandé du soutien international, notamment des Etats-Unis, sans succès jusqu'ici.

Soutenues par les avions de combat saoudiens, les forces gouvernementales du Yémen ont annoncé dimanche une vaste contre-offensive pour reprendre aux Houthis les territoires récemment conquis, voire les déloger de l'ensemble du pays. Elles ont affirmé avoir mené plus de 1000 frappes, et lancé une offensive sur la capitale Sanaa, aux mains des Houthis depuis 2015.
Selon les Houthis, une femme et une fillette ont péri dans des bombardements dans la province de Sanaa.

Ces combattants ont de leur côté averti les compagnies aériennes que le ciel au-dessus de l'Arabie saoudite n'était "pas sûr" - à l'exception des villes saintes de Médine et La Mecque, qu'ils soutiennent ne jamais avoir visées. Dans la soirée, des fortes explosions ont été entendues à Ryad par un journaliste de l'AFP et des habitants.
22:12
Pour l'Iran, négocier avec les Etats-Unis n'a aucun sens
Négocier avec les Etats-Unis n'a «aucun sens», a affirmé lundi le président iranien Massoud Pezeshkian, selon la télévision d'État iranienne Irib. «Jusqu'ici ils nous ont attaqués trois fois après des discussions, cela montre qu'ils ne cherchent pas le dialogue», a-t-il déclaré selon le média. «Les négociations n'ont aucun sens avec un ennemi qui pratique quotidiennement les assassinats, les sanctions, pressions, et qui ne tient pas ses engagements», a ajouté le président iranien.

Plus de sept mois après les premières frappes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, les pourparlers entre Washington et Téhéran semblent dans l'impasse. Malgré la conclusion d'un cessez-le-feu en avril, la signature d'un protocole d'accord en juin et des échanges en marge de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre, les Etats-Unis et l'Iran continuent de s'opposer sur le stratégique détroit d'Ormuz, proférant régulièrement des menaces de nouvelles frappes.
Dimanche, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé qu'il n'y avait pas de «solution militaire» à la guerre au Moyen-Orient, «ni aucune solution fondée sur de nouvelles sanctions».

«Si nos ennemis choisissent à nouveau la voie de la confrontation militaire, notre riposte sera plus forte qu'auparavant, et nous nous défendrons avec plus de force encore», a déclaré Abbas Araghchi, devant des ambassadeurs étrangers à Téhéran. «Seules des négociations basées sur la justice et l'équité permettront de trouver une solution pour mettre fin à ce conflit et à l'agression illégale et injuste contre l'Iran», a-t-il plaidé.

Des responsables américains et iraniens s'étaient rencontrés fin septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, avant que l'Iran ne propose un plan pour rouvrir sous sept jours le détroit d'Ormuz, au coeur du conflit, en échange notamment de la levée des sanctions économiques américaines à son encontre. Donald Trump a rejeté cette proposition, mais laissé la porte ouverte à la poursuite de négociations indirectes, sans exclure la reprise ultérieure de frappes sur l'Iran. Dans le même temps, Washington a renforcé sa guerre économique contre Téhéran, imposant de nouvelles sanctions contre son secteur aérien.
22:10
Un professeur inculpé pour des projets d'attentats
Un professeur d'une université israélienne a été inculpé pour avoir projeté pendant plusieurs années de commettre des attentats visant des centaines d'Arabes israéliens et de Palestiniens, a annoncé lundi le parquet. Professeur de mathématiques à l'université Bar-Ilan, près de Tel-Aviv, cet homme, âgé d'une soixantaine d'années et habitant à Petah Tikva, dans le centre d'Israël, a été arrêté il y a environ deux semaines, a précisé le parquet dans un document résumant l'acte d'inculpation. Son identité n'a pas été révélée par les autorités.

D'après le parquet, il a planifié pendant plus de trois ans, de février 2023 jusqu'à son arrestation, «de tuer plusieurs centaines de citoyens arabes israéliens, notamment des Bédouins, dans l'ensemble du pays», ainsi que des Palestiniens vivant à Jérusalem-Est (annexée par Israël) et en Cisjordanie occupée «pour des motifs nationalistes et idéologiques».
Selon les autorités, ces attaques avaient pour objectif de pousser la population arabe israélienne et palestinienne à fuir le territoire pour la Jordanie, le Liban et la bande de Gaza.

Son plan prévoyait de répartir «72 assaillants terroristes juifs» en 12 cellules de six personnes, qui devaient s'armer notamment de pistolets, de fusils, de haches et de marteaux «puis lancer par surprise des attaques terroristes de masse dans des villes mixtes et des localités arabes».

Le projet prévoyait également que ces cellules bénéficient d'«une assistance et d'un soutien coordonnés à l'avance avec des éléments subversifs qui auraient été recrutés au sein de l'armée israélienne, notamment sous la forme de bombardements de zones à population arabe par l'armée de l'air, l'artillerie et les forces blindées».
Pendant environ un an et demi, le professeur a tenté de recruter ses complices, «sans succès», ajoute le texte.

Le parquet a demandé son maintien en détention jusqu'à l'issue de la procédure judiciaire. Dans un communiqué transmis à l'AFP, l'université Bar-Ilan, qui s'est dite «profondément consternée», a affirmé qu'elle condamnait «avec la plus grande fermeté» les actes attribués à ce professeur, ajoutant l'avoir suspendu pendant la durée de la procédure.
19:51
Un Palestinien tué par l'armée israélienne en Cisjordanie
Un Palestinien a été tué et deux ont été blessés lundi par des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, selon les autorités palestiniennes. L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir tiré sur une voiture qui venait de percuter un véhicule militaire. Des photos de l'AFP prises sur place à Bani Naïm, près d'Hébron (sud), montrent un sac mortuaire bleu posé sur la route à côté d'une voiture dont les vitres sont criblées de balles.

Une voiture «a accéléré vers un véhicule des forces de défense israéliennes et l'a percuté. Aucun militaire n'a été blessé. En réaction, les militaires ont tiré vers le véhicule», a déclaré l'armée israélienne. «Des impacts ont été relevés», a ajouté l'armée dans un communiqué, employant une formule usuelle pour indiquer que les personnes visées ont été touchées.

«Les forces israéliennes ont ouvert le feu sur un véhicule civil à l'entrée de Ben Naïm», tuant un homme de 38 ans et blessant gravement deux jeunes hommes, a de son côté écrit l'Autorité générale des Affaires civiles, rattachée à l'Autorité palestinienne basée à Ramallah, sans plus de détails sur les circonstances.

L'armée israélienne a par ailleurs rapporté avoir déployé des soldats à Ramun, près de Ramallah, où un véhicule aurait été incendié et «deux terroristes» aperçus «dans la zone, dont l'un armé d'un couteau». La personne porteuse d'un couteau a été «neutralisée par un citoyen israélien», a déclaré l'armée, sans donner plus de détails.

L'Autorité palestinienne a annoncé qu'un homme avait été gravement blessé par l'armée israélienne dans cette zone.
10:26
Pas de «solution militaire» au conflit, dit l'Iran aux Etats-Unis
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré dimanche qu'il n'y avait pas de «solution militaire» au conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, au moment où les pourparlers entre les deux pays semblent dans l'impasse.

«Si nos ennemis choisissent à nouveau la voie de la confrontation militaire, notre riposte sera plus forte qu'auparavant, et nous nous défendrons avec plus de force encore», a déclaré M. Araghchi, devant des ambassadeurs étrangers à Téhéran.

«Il n'existe aucune solution militaire, ni aucune solution fondée sur de nouvelles sanctions», a-t-il ajouté dans son discours, diffusé par la télévision d'Etat.

Le ministre a fait cette déclaration au moment où les tractations diplomatiques pour un règlement du conflit régional marquent le pas.

Le site d'information américain Axios, citant trois responsables américains, a fait état d'une réunion vendredi à Camp David des principaux membres du cabinet de Donald Trump pour discuter des prochaines étapes envers l'Iran et la situation au Yémen.

«Seules des négociations basées sur la justice et l'équité permettront de trouver une solution pour mettre fin à ce conflit et à l'agression illégale et injuste contre l'Iran», a plaidé M.Araghchi.
7:48
Membres de la délégation iranienne à l'ONU «chassés» de New York
Les États-Unis ont «chassé» deux membres de la délégation iranienne qui avaient assisté à la récente assemblée générale de l'ONU, a annoncé le département d'État samedi. Ils avaient ignoré un ordre de quitter le pays.

Deux «membres de la délégation iranienne ont été trouvés encore présents à New York bien après la clôture de l'assemblée générale des Nations unies. Ils ont désormais été chassés des États-Unis», a déclaré un responsable américain, ajoutant que le secrétaire d'État américain Marco Rubio «ne plaisante pas».

Les médias américains ont rapporté que le département d'État avait demandé au ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi et à sa délégation de quitter le pays lundi dernier. Il a cependant appris, par la mission iranienne à l'ONU, que deux membres de cette délégation se trouvaient encore dans le pays. Il a procédé à leur expulsion.

Selon le média Axios, un membre de la délégation est parti vendredi soir, tandis que le second a quitté le pays samedi matin.
7:48
Cisjordanie: Tsahal aide des colons à s'emparer d'oliveraies
Des soldats israéliens ont soutenu des colons, qui se sont emparés samedi d'oliveraies palestiniennes en Cisjordanie, ont indiqué des témoins. Plusieurs blessés ont été signalés à travers la région occupée par Israël depuis 1967, selon des secouristes.

Octobre marque le début de la récolte pour les Palestiniens. Celle-ci intervient alors que la violence explose dans le territoire palestinien, avec des attaques ou des vols quasi quotidiens perpétrés par des colons, qui bénéficient du soutien politique du gouvernement du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, à l'approche des législatives du 27 octobre.

Près du village de Beita, dans le nord de la Cisjordanie, des Palestiniens récoltant des olives dans la matinée en présence de militants solidaires, dont des Israéliens, ont fait face à des colons, qui ont brièvement reculé, ont rapporté des témoins.

Des soldats sont alors intervenus, dispersant agriculteurs et militants. Ils ont arrêté plusieurs Palestiniens, dont l'un hurlait à l'intérieur d'un véhicule militaire, a constaté un journaliste de l'AFP. L'armée a aussi arrêté six journalistes, dont un de l'AFP, relâchés après vingt minutes, sans inculpation.
14:01
Gaza: cinq morts dans une frappe aérienne israélienne nocturne
Cinq Palestiniens, dont quatre femmes, ont été tués dans une frappe aérienne israélienne. Les tirs ont été menés dans la nuit de vendredi à samedi contre un appartement dans la ville de Gaza, selon la Défense civile et un hôpital.

Selon des médias israéliens, l'armée visait Ali al-Amoudi, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas. L'armée israélienne n'a pas fait de commentaire à ce sujet.

Cinq corps et plusieurs blessés ont été emmenés à l'hôpital à l'aube après une frappe aérienne israélienne qui a visé un appartement dans le quartier de Rimal, dans l'ouest de la ville, a indiqué à l'AFP un responsable du complexe médical al-Chifa. Il a précisé que les cinq victimes étaient deux femmes et leurs filles respectives, ainsi qu'un jeune homme.

La Défense civile, organisme de premiers secours dans le territoire palestinien, a confirmé à l'AFP le transfert à l'hôpital de «cinq dépouilles et plusieurs blessés» après la frappe.

L'appartement visé a été touché par deux missiles, provoquant un incendie et «d'importants dégâts», a déclaré son porte-parole, Mahmoud Bassal.
7:51
Le copilote de flydubai interdit de vol par Oman, selon des médias
Plusieurs médias internationaux affirment samedi que le copilote omanais qui a attaqué au couteau son commandant à bord d'un avion de flydubai était interdit de vol par les autorités de son pays, qui le soupçonnaient de radicalisation.

Selon les chaînes de télévision Al-Arabiyah, CNN et ABC ainsi que le Wall Street Journal, le copilote, dont le père est omanais et la mère syrienne, avait été interdit de piloter des avions pour des raisons de sécurité par les autorités omanaises, qui estimaient qu'il avait été influencé par des groupes islamistes radicaux lors d'un séjour en Syrie.

D'après ces mêmes médias, le futur agresseur avait rejoint flydubai après avoir quitté son employeur Oman Air et postulé sans succès à un poste chez la compagnie Emirates.
7:50
Flydubai: premier vol de rapatriement israélien arrivé à Tel-Aviv
Le premier vol israélien en provenance des Emirats arabes unis après l'attaque à bord d'un avion flydubai est arrivé à Tel-Aviv aux premières heures samedi, selon le site de l'aéroport Ben-Gourion. Les médias israéliens affirment qu'il s'agit de rapatriements.

Le vol était opéré par la compagnie israélienne à bas coûts Arkia et a atterri à 01h10 locales, selon le site de l'aéroport. Il s'agissait du premier vol israélien à décoller des Emirats arabes unis depuis que flydubai a suspendu sa liaison et que la compagnie israélienne El Al a annulé les vols prévus pour rapatrier les Israéliens du pays.

Le commandant de bord indien de l'avion flydubai en question, qui se dirigeait vers Tel-Aviv, avait été attaqué au couteau par son copilote. Mais il est parvenu à ouvrir la porte du cockpit aux passagers et membres d'équipage qui ont maîtrisé l'assaillant et repris le contrôle de l'appareil. Celui-ci a pu se poser en urgence en Arabie saoudite.
7:50
Nouvelles attaques de pétroliers dans le détroit d'Ormuz
Deux pétroliers ont été touchés vendredi par des «projectiles non identifiés» dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Aucune victime n'est à déplorer.

La première attaque a «provoqué un début d'incendie et une panne électrique à bord», ajoute UKMTO, en précisant que le feu a été éteint, que l'attaque n'a fait «aucune victime» et n'a provoqué «aucun impact environnemental».

Le navire, qui sortait du détroit d'Ormuz, a pu reprendre sa route, selon la même source, qui n'a pas précisé la nationalité du bateau ni ses ports d'origine et de destination.

La deuxième attaque a eu lieu à quatre milles nautiques (7,4 km) à l'est d'Oman, a par la suite indiqué UKMTO. Le pétrolier a été, lui aussi, touché par un «projectile inconnu» sur bâbord, là encore sans aucune victime ni impact sur l'environnement.
7:49
L'OMS dénonce les retards dans l'acheminement de l'aide à Gaza
Le système permettant de faire entrer l'aide humanitaire à Gaza via Israël est déficient, a déclaré vendredi l'Organisation mondiale de la santé. Elle a dénoncé des «pénuries chroniques» de fournitures médicales.

Reinhilde Van de Weerdt, la représentante de l'OMS dans les territoires palestiniens, a estimé que la situation sanitaire dans la bande de Gaza restait «absolument catastrophique», aucun de ses hôpitaux n'étant pleinement fonctionnel.

«Il n'entre pas assez d'aide humanitaire à Gaza et certainement pas assez pour permettre une extension significative et une restauration des services de santé», a-t-elle dit à la presse à Genève, s'exprimant depuis Jérusalem.

Elle a ajouté que le système d'autorisation d'Israël pour les fournitures médicales et autres fournitures humanitaires constituait un goulet d'étranglement majeur. «C'est laborieux, chronophage, sans résultat garanti», a-t-elle dit.

De gros volumes de fournitures médicales attendent une autorisation pendant une durée médiane de 74 jours, a précisé Reinhilde Van de Weerdt, ajoutant que si celle-ci n'est pas accordée, «alors nous recommençons ce processus long et lourd depuis le début».
13:26
Trump s'est ravisé plusieurs fois sur sa stratégie au Yémen
Donald Trump s'est ravisé plusieurs fois ces derniers jours sur sa stratégie au Yémen, partagé entre les pressions saoudiennes pour frapper les Houthis pro-iraniens et le risque d'engager les Etats-Unis dans un nouveau front au Proche-Orient, selon le New York Times.

Le dilemme auquel est confronté le président américain a culminé jeudi lors d'un nouvel appel du prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane «l'implorant une nouvelle fois d'intervenir pour freiner l'avancée rapide» des Houthis, affirme le quotidien.

Donald Trump avait affirmé la veille à ses conseillers qu'il était opposé à des frappes mais il a changé d'avis après cet entretien «et a ordonné au Pentagone de préparer des frappes aériennes contre les Houthis», poursuit le Times.

Il a semblé s'être de nouveau ravisé à la mi-journée dimanche et avoir renoncé «au moins pour l'instant» à de telles frappes, selon des témoignages de responsables de l'administration recueillis sous couvert de l'anonymat par le New York Times.
15:04
Un colon tué en Cisjordanie, l'auteur présumé arrêté
L'armée israélienne a indiqué dimanche avoir arrêté l'auteur présumé d'une attaque ayant coûté la vie à un colon en Cisjordanie occupée. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dénoncé plutôt un «attentat meurtrier» disant que les forces israéliennes traquaient le suspect.

L'armée israélienne a fait état par ailleurs, toujours en Cisjordanie, d'une tentative d'attaque à la voiture bélier dans laquelle l'assaillant présumé a été tué.

L'hôpital Beilinson à Petah Tikva (centre) a confirmé la mort de l'Israélien et Israël Gantz, président du Conseil de Yesha, principale organisation représentant les colons de Cisjordanie, a indiqué qu'il s'agissait d'un colon.

L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué que des soldats avaient interpellé le «terroriste» dans un hôpital proche du lieu de l'attaque, précisant que l'assaillant avait été auparavant blessé par le tir d'un soldat sur le lieu de l'attaque.
15:04
Ormuz: l'Iran dit avoir fait part de ses conditions aux Etats-Unis
Le négociateur en chef iranien a affirmé dimanche que son pays avait transmis aux Etats-Unis ses conditions pour la réouverture du détroit d'Ormuz. Cette voie maritime stratégique pour l'économie mondiale est au coeur de la guerre entre Téhéran et Washington.

«Tant que les conditions ne seront pas remplies, (...) et que les engagements américains ne seront pas respectés, il sera impossible de revenir à la situation antérieure aux négociations et à l'ouverture du détroit d'Ormuz», a indiqué le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, cité par la télévision d'Etat.

Le trafic dans le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est fortement perturbé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran. Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

«Nos messages et l'explication de nos conditions par l'intermédiaire de médiateurs ont été clairement transmis à l'autre partie», les Etats-Unis, a expliqué le responsable iranien.
7:43
Gaza : les autorités font état de 4 personnes tuées par Israël
Le ministère de la Santé de Gaza a affirmé samedi qu'Israël avait tué au moins quatre personnes dans l'enclave palestinienne, dont une fillette de 10 ans et le fils d'un haut responsable.

Dans un communiqué, le ministère, placé sous l'autorité du Hamas, ajoute que la fillette «a succombé à ses blessures après des tirs israéliens dans la matinée au nord du camp de Nusseirat, dans le centre de la bande de Gaza».

Une frappe aérienne a également tué Baseer al-Bursh, fils de Munir al-Bursh, directeur général du ministère de la Santé de Gaza, dans un camp pour déplacés à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, selon la même source.

S'exprimant lors de l'enterrement de son fils, Munir al-Bursh a dénoncé «la poursuite des crimes» d'Israël, selon un communiqué du ministère. Deux autres Palestiniens ont été tués et plusieurs blessés dans deux frappes distinctes près de la ville de Gaza, selon l'hôpital Al-Shifa et la Défense civile, qui opère sous l'autorité du Hamas.
6:40
Un ancien chef de prison de Damas condamné pour torture
Un Syrien, chef d'une prison de Damas entre 2005 et 2008, a été condamné à 60 ans d'emprisonnement aux Etats-Unis par un tribunal fédéral pour torture, a annoncé jeudi le ministère américain de la Justice dans un communiqué. Samir Ousman Alsheikh, qui dirigeait la tristement célèbre prison d'Adra sous le régime de Bachar al-Assad, a été reconnu coupable d'y avoir «commis des atrocités en matière de droits humains en Syrie, y compris pour faire taire des opposants politiques», en «ordonnant et participant à la torture de prisonniers», détaille le communiqué.

Trois anciennes victimes ont notamment témoigné, lors du procès, des sévices qu'elles avaient endurées, ainsi que des actes de torture subis par d'autres prisonniers.

«La condamnation prononcée dans cette affaire est un hommage au courage de ses victimes», a souligné le procureur général adjoint des Etats-Unis, A. Tysen Duva, cité dans le communiqué. M. Alsheikh a aussi été condamné pour «fraude en matière de visa» et «tentative de fraude à la naturalisation».

L'homme, aujourd'hui âgé de 74 ans, était arrivé aux Etats-Unis en 2020, puis il avait demandé la nationalité américaine en 2023. Il avait été arrêté et inculpé en juillet 2024 à Los Angeles pour avoir menti aux autorités américaines sur son passé afin d'obtenir un titre de séjour. «Les auteurs de violations des droits de l'homme qui viennent aux Etats-Unis ne trouveront ici aucun refuge. Nous les retrouverons, et ils seront poursuivis et punis pour leurs crimes odieux», a encore soutenu A. Tysen Duva.
21:56
Oman reporte la réunion entre l'Iran et les pays du Golfe sur Ormuz
Oman a annoncé le report d'une réunion prévue lundi entre l'Iran et des pays du Golfe sur l'avenir du détroit d'Ormuz, au coeur de la guerre entre Washington et Téhéran qui verrouille depuis des mois cette voie maritime stratégique.

«Il a été décidé de reporter à une date ultérieure la réunion régionale qui devait se tenir lundi à Salalah, afin de créer les conditions propices à un dialogue constructif», a annoncé l'agence de presse officielle omanaise ONA.
15:15
L'Iran et les Emirats veulent «tourner la page» de la guerre
L'Iran et les Emirats arabes unis, dont les relations sont au plus bas depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, veulent «tourner la page», a affirmé dimanche le président iranien.

«Nous avons eu un échange constructif avec le prince héritier d'Abou Dhabi», a déclaré Massoud Pezeshkian au lendemain d'une rencontre avec cheikh Khaled ben Mohamed ben Zayed Al Nahyane en Inde en marge du sommet des dirigeants des Brics. «Il a été convenu de tourner la page, de nous tourner vers l'avenir et de le construire ensemble», a-t-il ajouté.
13:55
Moyen-Orient: les pays des Brics exhortent à la «retenue maximale»
Les pays du forum diplomatique des Brics ont exhorté les parties engagées dans le conflit au Moyen-Orient à faire preuve d'une «retenue maximale», dans la déclaration commune adoptée samedi en première journée de leur sommet à New Delhi.

«Nous exprimons notre vive préoccupation face à l'escalade continue des tensions au Moyen-Orient et, conformément à nos positions nationales respectives, exhortons (les parties) à la retenue maximale ainsi qu'à éviter les actions susceptibles d'aggraver la situation», indique le texte.
7:58
Les Houthis font état de plus de 30 frappes saoudiennes
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont fait état mercredi de plus de 30 frappes saoudiennes dans plusieurs régions, au lendemain d'une attaque d'ampleur menée par les rebelles contre leur voisin, qui a fait plusieurs dizaines de blessés.

«L'aviation saoudienne a mené 32 frappes aériennes dans plusieurs secteurs des gouvernorats de Marib, d'Al-Jawf, de Taëz et de Hodeida au cours des dernières heures», a rapporté leur chaîne de télévision Almasirah.
6:34
Téhéran frappe en Jordanie
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont dit mercredi avoir attaqué une base militaire des Etats-Unis en Jordanie, en réponse à des frappes américaines contre des pétroliers iraniens.

Cette attaque destinée à «punir l'agresseur» a notamment endommagé «les lieux de déploiement des avions de chasse F-35, F-16 et F-15, ainsi que les abris pour avions de combat» de la base américaine d'Al-Azraq, à 100 km à l'est d'Amman, ont-ils affirmé, cités par l'agence officielle Irna.

L'armée jordanienne a annoncé avoir intercepté 18 missiles tirés vers le pays par l'Iran, tandis que deux autres projectiles sont tombés dans des zones désertes.

«Le Royaume hachémite de Jordanie a subi, au cours des dernières heures, une attaque de missiles en provenance du territoire iranien», indique un communiqué de l'armée. Les défenses antimissiles du pays ont «intercepté et détruit avec succès 18 d'entre eux, tandis que deux missiles sont tombés dans des zones non habitées», ajoute le texte.
6:34
Washington dit avoir détruit cinq pétroliers iraniens
L'armée américaine a annoncé mardi avoir détruit cinq navires pétroliers dans la région du Golfe en représailles des attaques des Gardiens de la Révolution iraniens contre un navire de l'armée américaine ces deux derniers jours.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient affirme dans un communiqué avoir demandé aux équipages d'abandonner leur navire avant qu'ils ne soient frappés. Il précise aussi qu'aucun militaire américain n'a été blessé par les attaques iraniennes sur ce bâtiment de l'US Navy.

Les Gardiens de la Révolution ont eux averti mercredi qu'ils allaient «viser» des tankers au Koweït et à Bahreïn.

«A la lumière des crimes de l'armée terroriste américaine, qui a pris pour cible plusieurs pétroliers de la République islamique d'Iran, nous mettons en garde tous les tankers présents dans les ports koweïtiens et bahreïnis, lesquels accueillent ces terroristes et sont complices de leurs méfaits, qu'ils soient à l'ancre ou à quai. Nous les avertissons de quitter leurs navires, car ils seront pris pour cible», ont fait savoir les Gardiens cités par Irna.
22:00
Le drone sous-marin saisi par l'Iran était défectueux
L'armée américaine a affirmé mardi que l'un de ses drones sous-marins était tombé en panne dans la région du détroit d'Ormuz. Plus tôt, l'Iran a déclaré avoir saisi un tel engin.

«Un drone sous-marin exploité par les forces américaines a subi un dysfonctionnement il y a plus d'un jour. Il surveillait les eaux de la région afin de soutenir les opérations en cours», a affirmé Tim Hawkins, porte-parole du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centom.
21:00
7-Octobre: Netanyahu dément qu'il a été informé d'une attaque
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a démenti mardi qu'il ait été informé par les Emirats arabes unis d'une attaque en préparation du Hamas palestinien quelques jours avant le 7 octobre 2023, comme l'affirme une enquête journalistique.

Alors qu'Israël se prépare à des élections législatives très disputées, plusieurs figures de l'opposition israélienne l'ont étrillé dans la journée après la publication de cet article dans le journal de gauche Haaretz.

Tiré d'un livre à paraître, il affirme que le président des Emirats arabes unis Mohammed ben Zayed a contacté M. Netanyahu au cours de la dernière semaine de septembre 2023 pour l'informer que le mouvement armé palestinien préparait une opération majeure.

Selon Haaretz, le dirigeant israélien n'a pas informé les chefs des services de sécurité de cette mise en garde. «Les informations de presse sont fausses. Il n'y a pas eu d'avertissement du Premier ministre de la part des Emirats arabe unis avant le 7-Octobre», a écrit le bureau de M. Netanyahu dans un communiqué, ajoutant que «s'il y a eu la moindre information, elle a été transmise via les canaux de renseignement».
20:00
Cisjordanie: commerce avec les colonies sanctionné, Israël riposte
Le Royaume-Uni, la France et le Canada ont annoncé mardi qu'ils allaient sanctionner le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. Israël a riposté en annonçant la fermeture du consulat britannique à Jérusalem.

Les trois pays vont interdire «l'importation de produits en provenance des colonies et appliquer des sanctions ciblées contre les colonies», ont indiqué Andy Burnham, Emmanuel Macron et Mark Carney dans une déclaration commune, évoquant un «tournant» dans leur «approche pour protéger la solution à deux États».

L'«expansion systématique des colonies en Cisjordanie» et «la hausse considérable de la violence des colons» représentent «une menace directe et urgente» pour la «solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien», ont-ils estimé, ajoutant qu'ils coprésideraient «une réunion à l'Assemblée générale des Nations unies ce mois-ci» sur le sujet.

Ces sanctions ajoutent encore aux tensions croissantes depuis des semaines entre Israël et de nombreux pays, notamment en Europe, indignés par l'intensification des violences commises par les colons et par un vaste projet d'extension de la colonisation dans le territoire occupé depuis 1967.
13:04
La Suisse demande des investigations indépendantes au Moyen-Orient
La Suisse demande des investigations indépendantes après les indications de torture et de violences sexuelles en détention et d'attaques contre les civils en Israël, dans les territoires palestiniens, au Liban et en Iran. Mardi à Genève, elle s'est dite «inquiète».

Les rapports sont «alarmants», a expliqué devant le Conseil des droits de l'homme l'ambassadeur suisse à l'ONU à Genève Thomas Gürber. Des responsabilités doivent être établies, a-t-il insisté.

Et l'ambassadeur de demander aux parties au conflit d'honorer leurs obligations liées au droit international. M. Gürber a aussi salué dans son discours la reconduction pour quatre ans du haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk, contestée par les Etats-Unis et la Russie.
8:45
L'Arabie saoudite condamne les attaques des Houthis sur son sol
L'Arabie saoudite a condamné mardi les attaques menées par les Houthis du Yémen contre son territoire, qui ont fait 73 blessés parmi les civils. Elle a affirmé qu'elle prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté.

«Le Royaume réaffirme son droit légitime à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Il a souligné «la nécessité de mettre immédiatement fin à toutes les formes d'escalade pratiquées par cette milice, ainsi qu'à ses menaces persistantes contre la navigation maritime».

Une série d'attaques des Houthis du Yémen a fait 73 blessés civils dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, a annoncé mardi la coalition menée par Ryad, alliée du gouvernement yéménite.

Ces frappes ont visé «des sites civils et économiques» dans les villes d'Abha, Khamis Mushait, Jazan et Najran, a écrit sur X le porte-parole de la coalition, le général Turki Al-Maliki, qui a promis «toutes les mesures et actions nécessaires pour répondre aux sources de la menace et neutraliser le danger qu'elles représentent».

Selon un responsable du ministère saoudien de l'énergie, cité par l'agence de presse saoudienne SPA, «plusieurs installations et infrastructures du secteur de l'énergie situées dans le sud du royaume ont été prises pour cible mardi matin». Il a précisé que ces attaques avaient fait des blessés et «provoqué des incendies sur plusieurs sites, entraînant l'interruption temporaire de certaines opérations».
6:06
Des attaques des Houthis ont fait 73 blessés en Arabie saoudite
Une série d'attaques des Houthis du Yémen a fait 73 blessés civils dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, a annoncé mardi la coalition menée par Ryad, alliée du gouvernement yéménite, qui a promis une riposte contre le groupe rebelle pro-iranien.

Ces frappes ont visé «des sites civils et économiques» dans les villes d'Abha, Khamis Mushait, Jazan et Najran, a écrit sur X le porte-parole de la coalition, le général Turki Al-Maliki, qui a promis «toutes les mesures et actions nécessaires pour répondre aux sources de la menace et neutraliser le danger qu’elles représentent».
6:04
Nouvelles frappes israéliennes meurtrières sur le sud du Liban
Israël a affirmé lundi qu'il allait continuer à viser le Hezbollah pro-iranien dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu, après des frappes qui ont fait 13 morts, dont des femmes et des enfants, la plupart membres d'une même famille.

Depuis qu'elle a annoncé jeudi avoir pris le contrôle de la crête d'Ali Taher, une position stratégique du Hezbollah à Nabatiyé, l'armée israélienne intensifie ses frappes dans cette région.

Dans la nuit de dimanche à lundi, 11 personnes, parmi lesquelles deux enfants et quatre femmes, ont été tuées dans une frappe sur un immeuble résidentiel de Kfar Remmane, a indiqué le ministère de la Santé.

Un jeune homme, âgé de 18 ans selon une organisation des secours proche du Hezbollah, a en outre été tué et un autre blessé dans ce village.

Un photographe de l'AFP a vu l'immeuble de trois étages entièrement détruit, des manuels scolaires et des restes de meubles éparpillés parmi les décombres.

De nouvelles frappes ont eu lieu plus tard dans la journée, tuant une personne dans le village de Rihan, et en blessant neuf personnes dont deux enfants et trois femmes à Nabatiyé.

L'armée israélienne a dit avoir frappé des «sites d'infrastructures» du Hezbollah en réponse au lancement de deux drones chargés d'explosifs en direction de ses soldats, ajoutant qu'elle continuerait à «mener des opérations pour éliminer les menaces tout en restant attachée à l'accord de cessez-le-feu».
6:03
Les Houthis disent avoir frappé plusieurs cibles en Arabie saoudite
Le média Ansarollah, proche des Houthis, a affirmé mardi que les rebelles pro-iraniens avaient frappé plusieurs cibles dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, dont des installations du géant pétrolier Aramco.

«Des drones et des missiles yéménites pilonnent l'ennemi saoudien», a écrit Ansarollah sur Telegram, ajoutant dans un autre message que les frappes avaient visé l'aéroport international d'Abha, la base aérienne King Khalid et des installations d'Aramco à Abha et Jizan. Les autorités saoudiennes n'ont pas confirmé dans l'immédiat.

Les Houthis, qui ont mené ces derniers jours une offensive meurtrière au Yémen, avaient accusé lundi l'Arabie saoudite d'avoir frappé différentes zones du pays, dans une guerre qui s'intensifie. Selon l'agence de presse Saba, affiliée au mouvement rebelle, les missiles et l'aviation saoudiens ont visé les provinces de Jawf (nord), d'al-Bayda et Marib (centre), et de Taëz (sud-ouest).

Des frappes ont notamment touché la prison d'al-Hazm dans la province de Jawf, faisant 11 morts dont un enfant venu voir un proche, selon la même source, qui a diffusé des images où l'on voit des secouristes dans les débris sous un nuage de fumée.

«L'ennemi saoudien a visé les provinces de Jawf (nord), d'al-Bayda et Marib (centre), et de Taëz (sud-ouest) à l'aide de plusieurs frappes aériennes et missiles de croisière», a affirmé Saba.
13:16
L'Iran menace d'intensifier sa riposte aux attaques américaines
Tôt dimanche, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir «attaqué un navire américain de surface, sans pilote, qui tentait de pénétrer» dans le détroit d'Ormuz, selon la télévision d'Etat.

Plus tôt, ils avaient annoncé avoir «ciblé trois pétroliers sur des passages non autorisés dans le détroit d'Ormuz et trois navires américains dans d'autres zones», mettant en garde contre toute tentative de transit via des routes non approuvées par Téhéran.

Samedi, le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait dit avoir visé trois pétroliers iraniens.

Un des navires se trouvait au large de l'île de Kharg, où se situe le principal terminal pétrolier de l'Iran dans le Golfe, un autre plus au sud à proximité du détroit d'Ormuz, près de Jask, et le troisième dans le Golfe d'Oman.

Selon des correspondants de la télévision d'Etat iranienne, ces bombardements américains n'ont pas fait de victimes et les équipages ont été transférés à terre.
13:15
Iran: menace de ripostes accrues aux attaques américaines
Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a menacé dimanche de ripostes «plus rapides et plus intenses» face aux attaques américaines. Téhéran a ciblé des navires de guerre américains en représailles aux frappes contre des pétroliers iraniens.

«Les Américains ont dû comprendre que l'ère des ripostes proportionnées était révolue», a déclaré M. Ghalibaf dans un message diffusé par un média d'Etat, ajoutant que «toute agression contre les intérêts et la sécurité de l'Iran recevra une réponse plus rapide, plus intense et plus douloureuse».
13:15
Liban: quatre morts dans des frappes israéliennes
Le ministère libanais de la Santé a annoncé dimanche la mort de quatre personnes dans des frappes israéliennes dans le sud du pays. Israël affirme avoir mené ces raids après une attaque du Hezbollah, marquant une nouvelle escalade malgré une trêve fragile.

Le ministère a fait état de deux morts à Nabatiyé el-Faouqa et de deux femmes tuées à Arab Salim, une commune voisine.

Ce bilan provisoire fait également état de vingt blessés, dont plusieurs femmes et trois enfants, dans ces localités ainsi qu'à Nabatiyé et à Kfar Rumman.

L'armée israélienne a dit riposter au lancement par le Hezbollah de deux drones contre ses soldats dans le sud du Liban. Cette attaque n'a pas fait de blessé, a déclaré l'armée qui a dénoncé «une violation flagrante» du cessez-le-feu.
7:32
Liban: l'armée israélienne ordonne à des habitants d'évacuer
L'armée israélienne a ordonné tôt dimanche aux habitants d'une zone de la localité d'Arab Salim, dans le sud du Liban, d'évacuer immédiatement en prévision de frappes imminentes contre le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah.

«Vous êtes situés à proximité d'une installation appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah, contre laquelle l'armée israélienne va mener des opérations», indique cette dernière dans un message en arabe sur le réseau social Telegram, en joignant une carte du périmètre à évacuer.

Dans un autre message, l'armée israélienne a dit riposter au lancement par le Hezbollah de deux drones contre ses soldats dans le sud du Liban. Cette attaque n'a pas fait de blessé, a déclaré l'armée qui a dénoncé «une violation flagrante» du cessez-le-feu.
7:32
Détroit d'Ormuz: l'Iran dit avoir attaqué un drone naval américain
L'Iran a revendiqué tôt dimanche l'attaque d'un drone naval américain dans la région du détroit d'Ormuz, après des frappes des Etats-Unis contre trois de ses pétroliers dans le golfe Persique. Téhéran dit également avoir visé trois pétroliers.

Les gardiens iraniens de la révolution «ont attaqué un véhicule de surface militaire américain sans pilote qui tentait de pénétrer dans la zone protégée du détroit d'Ormuz», a écrit l'armée idéologique de Téhéran dans un communiqué cité par la télévision d'Etat.

Plus tôt, ils avaient annoncé avoir «ciblé trois pétroliers sur des passages non autorisés dans le détroit d'Ormuz et trois navires américains dans d'autres zones», mettant en garde les autres bateaux contre toute tentative de transit via des routes non approuvées par Téhéran.
7:31
L'Iran dit avoir attaqué un drone naval américain
Les gardiens de la révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé dimanche avoir attaqué un drone naval américain, selon l'agence de presse officielle Irna et la télévision d'Etat. L'engin «tentait de pénétrer dans la zone protégée du détroit d'Ormuz».

L'Iran avait déjà indiqué samedi avoir visé des navires liés aux Etats-Unis après des frappes de l'armée américaine sur trois de ses pétroliers dans le golfe Persique, que le Pentagone avait présentées comme une riposte.

Le commandement militaire américain avait affirmé avoir «neutralisé de manière permanente» deux pétroliers et «complètement détruit» un troisième, assurant que ces bâtiments faisaient partie «d'un réseau occulte» finançant les gardiens et leurs alliés à hauteur de «plusieurs milliards de dollars».
14:31
L'ambassadeur US fait porter la sécurité des Palestiniens à Israël
L'ambassadeur américain en Israël a affirmé samedi qu'Israël portait la responsabilité de la sécurité des Palestiniens en Cisjordanie occupée, et appelé à de «sévères conséquences» face aux violences qu'ils subissent, après une recrudescence des attaques de colons.

Fervent soutien d'Israël et des colons, Mike Huckabee a rendu visite à la communauté américano-palestinienne de Turmus Ayya, en Cisjordanie, disant vouloir écouter ses «demandes légitimes».

Il s'est entretenu pendant deux heures avec certains habitants à l'intérieur d'une maison.

«L'un des messages que nous avons transmis et que nous continuerons de transmettre est que les habitants de ces communautés ont le droit de vivre en sécurité et que le gouvernement a la responsabilité de veiller à ce que ce soit le cas», a déclaré l'ambassadeur à des journalistes.
9:16
Des médias iraniens font état d'explosions vers de l'île de Kharg
Des médias iraniens ont fait état de «plusieurs explosions» entendues samedi près de l'île de Kharg. Elle abrite le principal terminal pétrolier du pays dans le Golfe, sur fond de reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

L'agence Fars a indiqué qu'aucune fumée n'était visible après les explosions, tandis que l'agence locale SNN a rapporté qu'«un pétrolier iranien a été ciblé par les Etats-Unis» près de l'île.
7:32
Liban: trois morts dans des frappes israéliennes
L'armée israélienne a intensifié ses frappes vendredi soir au Liban, faisant au moins trois morts et 23 blessés dans le sud et l'est du pays, selon un bilan provisoire du ministère libanais de la santé. Cinq localités ont été visées, malgré une trêve avec le Hezbollah.

Ces frappes interviennent après qu'Israël a annoncé jeudi soir avoir pris le contrôle de la crête montagneuse Ali Taher, qui servait de position stratégique au mouvement armé pro-iranien à Nabatiyé.

L'armée va désormais y renforcer ses positions pour «empêcher l'ennemi de reprendre position dans la zone», a déclaré le ministre israélien de la défense Israël Katz.

Deux jeunes hommes ont été «pris pour cible alors qu'ils circulaient en moto» à Nabatiyé, a rapporté l'agence de presse libanaise ANI, un bilan que le ministère a confirmé.

A Tyr, dans le village de Rmadiyé, situé à plus de dix kilomètres de la frontière, une personne a été tuée et quinze autres blessés, dont six secouristes, trois femmes et deux enfants dans une frappe israélienne, selon le ministère. Cette frappe a visé une maison, selon ANI.
6:08
Israël libère un civil capturé au Liban, quatre autres vendredi
Israël a annoncé jeudi la libération de cinq civils capturés dans le sud du Liban, où il est en guerre avec le Hezbollah pro-iranien: l'un d'eux a déjà été remis à l'armée libanaise, les autres doivent être relâchés vendredi. C'est la première annonce de ce genre depuis le début en avril des négociations entre le Liban et Israël, sous l'égide des Etats-Unis.

«Il a été décidé de relâcher cinq civils libanais qui avaient été arrêtés dans des zones sous contrôle de l'armée israélienne dans le sud du Liban», a déclaré le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dans un communiqué. «A l'issue de leur interrogatoire, il est apparu qu'il s'agissait de citoyens (...) qui n'avaient pas participé à des activités terroristes», a-t-il ajouté. Cette démarche «ouvre la voie à une reprise des négociations» à Rome, a estimé une source officielle libanaise. Aucune date n'a pour l'instant été fixée.



Les autorités israéliennes n'ont pas dévoilé l'identité de ces personnes, ni les circonstances dans lesquelles elles avaient été capturées. L'un des cinq hommes a été transféré via le poste-frontière de Naqoura par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et remis à l'armée libanaise dans la région de Tyr, a indiqué une source militaire à l'AFP. La libération des quatre autres, «deux Libanais et deux Syriens», a été reportée à vendredi, selon la source libanaise.
6:19
Le Koweït se dit visé par une attaque de missiles et drones
L'armée du Koweït a indiqué jeudi matin faire face à une attaque menée par l'Iran à l'aide de missiles et drones. Après plusieurs jours de frappes américaines, la république islamique a attaqué mercredi plusieurs bases du Moyen-Orient, utilisées par l'armée américaine.

«La défense antiaérienne du Koweït est actuellement confrontée à des attaques hostiles de missiles et de drones à la suite de l'ignoble agression iranienne», a écrit l'armée sur le réseau social X. «En réponse aux crimes commis par les Etats-Unis contre le peuple iranien, des attaques de missiles et de drones sont en cours contre des bases américaines au Koweït», a confirmé peu après la télévision d'Etat iranienne sur le même réseau social.

Les hostilités ont repris dimanche au Moyen-Orient, mettant fin à un mois d'accalmie, dans un scénario qui se répète depuis le début de la guerre déclenchée à la fin février, toujours sans issue diplomatique.
22:20
L'Iran jure de «briser» les Etats-Unis après les bombardements
L'Iran a mené mercredi une riposte d'envergure au Moyen-Orient et juré de «briser» l'ennemi américain après une nuit de frappes meurtrières sur son sol, qui ont endeuillé un mariage. Des frappes qui s'apparentent à un «crime de guerre» selon Téhéran.

Les bombardements ont fait au total 19 morts, dont sept membres des forces armées mais aussi des civils, l'un des bilans les plus élevés depuis plusieurs mois.

«Hier soir, nous avons détruit bien plus que leur radar. L'attaque a été très violente, et nous sommes prêts à en lancer une autre à tout moment», a averti mercredi Donald Trump.

En représailles, les forces armées iraniennes ont revendiqué des frappes tous azimuts contre des alliés des Etats-Unis dans la région - Jordanie, Koweït, Bahreïn, Irak mais aussi Emirats arabes unis. Conséquence: les cours des hydrocarbures ont de nouveau bondi, le Brent repassant le seuil des 90 dollars.
11:08
Le négociateur en chef iranien qualifie les Etats-Unis de «Satan»
Le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, a qualifié mercredi les Etats-Unis de «Satan» après une attaque lors d'un mariage dans le sud. Il a dénoncé une série de frappes depuis le début de la guerre.

«Ecole de Minab: des enfants massacrés. (...) Mariage de Kouhestak: des enfants tués avec leurs familles. Si une puissance agit comme Satan, choisit ses cibles comme Satan et tue comme Satan, c'est Satan», a-t-il écrit dans un message publié sur X, une expression que les dirigeants iraniens utilisent depuis la Révolution islamique de 1979 pour désigner les Etats-Unis. Et si elle «protège un Satan junior qui fait la même chose», manifestement en référence à Israël, alors «c'est le Grand Satan», a ajouté le haut responsable.

5:47
Les bombardements américains ont fait au moins 11 morts
Au moins 11 personnes ont été tuées lors de la dernière série de bombardements américains contre l'Iran dans la nuit de mardi à mercredi, a rapporté l'agence de presse iranienne officielle Irna.

Sept personnes sont mortes et huit ont été blessées dans une attaque de missiles dans la province du Khouzestan (sud-ouest) et quatre participants à un mariage ont été tués dans la ville de Kuhestak, dans la province d'Hormozgan (sud-est), selon Irna.
5:47
Le Pérou rompt ses relations avec l'Iran
Le Pérou, pays proche des Etats-Unis, a rompu mardi ses relations diplomatiques avec l'Iran, l'accusant de pratiquer «l'escalade des conflits» au Moyen-Orient et de bloquer le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère péruvien des affaires étrangères. «Sur la base de sa vocation pacifiste historique», le gouvernement du Pérou «a pris la décision de rompre ses relations diplomatiques avec la République islamique d'Iran», a déclaré le ministère dans un communiqué.

«Le Pérou observe avec une profonde préoccupation les sévères restrictions imposées par le régime iranien, ainsi que la perturbation du commerce international à travers le détroit d'Ormuz», a-t-il ajouté, déplorant également la «détérioration de la démocratie» dans la République islamique.
5:46
L'Iran dit avoir attaqué des bases américaines en Irak
Les gardiens iraniens de la révolution ont annoncé mercredi avoir attaqué des bases américaines dans la ville irakienne d'Erbil avec des drones et des missiles, selon les médias d'Etat iraniens.

L'armée idéologique de Téhéran «a mené une attaque coordonnée de missiles et de drones sur les bases américaines d'Erbil», avec pour cibles un «centre de maintenance», des «entrepôts d'équipement techniques» ainsi qu'un «aérostat de surveillance», affirme-t-elle dans un communiqué relayé par les médias officiels d'Iran.
5:46
Les sirènes d'alerte retentissent à Bahreïn
Les sirènes d'alerte ont retenti tôt mercredi matin à Bahreïn, selon des correspondants de l'AFP sur place, en plein échange de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran.

Les autorités ont appelé les habitants «à rester calmes, se rendre de l'endroit sûr le plus proche et s'informer sur les canaux officiels pour garantir la sécurité publique», a indiqué le ministère de l'intérieur sur le réseau social X.
5:46
L'armée américaine annonce avoir achevé sa salve de frappes en Iran
L'armée américaine a annoncé mardi avoir achevé sa salve de frappes contre des infrastructures militaires iraniennes.

«Les forces américaines ont frappé des cibles du corps des gardiens de la révolution», notamment des sites de défense aérienne, des systèmes de radar ou encore des installations maritimes, a précisé le commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) sur le réseau social X.
5:45
Détroit d'Ormuz: plaidoyer au G20 pour la liberté de navigation
Les ministres des finances du G20 ont plaidé mardi pour une navigation sûre et sans coût dans le détroit d'Ormuz bloqué par l'Iran en guerre contre Washington, à l'issue de deux jours de réunions organisées par les Etats-Unis. La Chine n'a pas approuvé cette mention.

Les ministres «soulignent que la liberté, la sécurité et la prévisibilité de la navigation dans le détroit d'Ormuz et partout dans le monde, ainsi que le règlement des guerres et conflits en cours, sont essentiels pour assurer une croissance durable», selon un communiqué final transmis par les organisateurs américains. Il est précisé que le paragraphe mentionnant Ormuz a été «approuvé par tous les membres du G20 à l'exception de la Chine».
5:45
Le Koweït visé par des missiles et des drones
Le Koweït était la cible aux premières heures de mercredi d'attaques de missiles et de drones, a annoncé l'armée de l'émirat.

«Les défenses aériennes du Koweït sont actuellement en train de répondre aux menaces de drones et missiles hostiles», a écrit l'armée sur le réseau social X, en demandant à la population de suivre les consignes de sécurité des autorités.
5:45
La Jordanie a détruit 10 missiles balistiques tirés depuis l'Iran
L'armée jordanienne a annoncé mardi avoir détruit dix missiles iraniens, alors que les hostilités ont repris au Moyen-Orient. Trois autres se sont écrasés dans des zones inhabitées, sans faire de blessés. L'Iran dit avoir frappé une base américaine en Jordanie. «Le royaume hachémite de Jordanie a été la cible, au cours des dernières heures, d'une attaque de missiles provenant du territoire iranien», a indiqué un porte-parole de l'armée jordanienne. Sur les treize missiles balistiques entrés dans l'espace aérien du pays, l'armée est parvenue «à en intercepter et détruire dix, tandis que trois missiles sont tombés dans des régions reculées, éloignées des agglomérations», a-t-il ajouté.

Les gardiens de la révolution, armée idéologique de l'Iran, ont affirmé avoir «lancé une attaque intense de missiles balistiques contre la base du corps des Marines des Etats-Unis en Jordanie, connue sous le nom de Camp Titin». Ce camp d'entraînement est situé sur le golfe d'Aqaba, près des frontières avec Israël et l'Arabie saoudite.
5:44
Attaque du Hamas en Israël: Netanyahou accuse les militaires
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a accusé mardi l'encadrement militaire d'avoir décidé de ne pas le réveiller le matin du 7 octobre 2023, lors de l'attaque du Hamas. Ses déclarations interviennent dans un pays extrêmement polarisé à quelques semaines des élections législatives. La veille, son épouse Sara avait elle laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet du Hamas.

Alors que les défaillances ayant permis au mouvement islamiste palestinien d'attaquer le territoire israélien sont au coeur de la campagne, Netanyahou a livré de nouvelles allégations. «Pourquoi ne m'ont-ils pas réveillé? Parce qu'ils savaient que moi, en tant que premier ministre d'Israël, j'aurais immédiatement ordonné de mettre toute l'armée en état d'alerte, de mobiliser toutes les villes» à la frontière avec Gaza, a-t-il lancé dans un entretien diffusé sur le réseau social Instagram. «Il est tellement évident que tout cela aurait pu être fait. Cela a été caché au public».



Dans le même sens, il avait reproché lundi aux hauts responsables militaires d'avoir pris une telle décision afin d'éviter «l'erreur de calcul» d'une escalade militaire avec le Hamas.
22:55
Israël dit avoir arrêté le chef de la sécurité intérieure du Hamas
Israël a affirmé mardi avoir arrêté le chef de la sécurité intérieure du mouvement islamiste palestinien Hamas lors d'une opération à Gaza. Les autorités locales ont quant à elles fait état de quatre morts dans des bombardements d'une intensité rare.

Moueïn al-Arabid, tel qu'identifié par le ministère de l'Intérieur du Hamas et des médias israéliens, a été «arrêté aujourd'hui, près de son domicile à Gaza», a affirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
19:46
Washington annonce avoir déclenché des frappes contre l'Iran
Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

«Aujourd'hui à 12h00, les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran», a indiqué le Centcom. Il dit répondre «à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région.»
6:07
Syrie: dix membres des forces de sécurité blessés à Soueïda
Dix membres des forces de sécurité syriennes ont été blessés lundi soir dans des affrontements avec des groupes armés dans une région à majorité druze, dans le sud de la Syrie, a rapporté la télévision d'Etat. Cette zone est l'une des dernières à échapper au gouvernement islamiste. La situation est tendue dans la province de Soueïda, où vivent de nombreux membres de cette minorité issue du chiisme, depuis des violences meurtrières survenues il y a un an, les pires depuis la chute du président Bachar al-Assad fin 2024.

Cet incident survient au lendemain de la mort de deux civils lors de heurts similaires entre groupes armés et forces gouvernementales dans les environs de la ville de Soueïda, selon deux sources sécuritaires locales.

Les membres des forces de sécurité ont été blessés «alors qu'ils faisaient face à des attaques» menées par des groupes armés contre des cibles situées autour de Tal Hadid et sur l'axe de Walgha, a relaté le commandement de la sécurité intérieure de la province éponyme à la télévision d'Etat.

Des factions druzes contrôlent la ville de Soueïda et d'autres secteurs de la province du même nom malgré des tentatives de Damas d'y rétablir son autorité.

Il s'agit de l'une des dernières zones échappant au gouvernement islamiste qui cherche, depuis la fin 2024, à unifier le pays, morcelé par plus de 13 ans de guerre civile.

Dans un communiqué publié lundi soir, la «garde nationale», groupe armé de l'influent chef druze Hikmat al-Hijri, a accusé les forces gouvernementales d'avoir «tiré plusieurs obus de mortier et utilisé sans discernement des mitrailleuses [...] dans le but de blesser des civils», ajoutant qu'un enfant avait été touché.

Le groupe a ajouté avoir «riposté avec les moyens appropriés», avertissant que «ces attaques ne resteraient pas sans réponse».
6:06
Un navire touché par trois «projectiles inconnus» à Ormuz
Un pétrolier a été touché par des «projectiles inconnus» alors qu'il franchissait le détroit d'Ormuz dans le sens de la sortie, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. L'incident s'est produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab, à Oman. «Un pétrolier a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés», a écrit l'UKMTO sur le réseau social X.

Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la «guerre économique», les affrontements ont repris lundi entre l'Iran et les Etats-Unis. Les forces américaines ont annoncé des bombardements contre «deux lanceurs iraniens [de roquettes] sur l'île de Larak», située dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Alors que le conflit est entré dans son septième mois et que les négociations sont au point mort, ce regain des hostilités a semé l'inquiétude sur les marchés: les cours du pétrole sont repartis à la hausse, le baril de Brent, référence internationale, dépassant le seuil symbolique des 90 dollars.
12:20
L'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration US
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

«Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël», a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.
17:24
Iran: le guide suprême appelle à l'unité entre pays musulmans
Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a appelé les pays musulmans à s'unir contre les Etats-Unis et Israël dans un message écrit dimanche, six mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

«La solution aux problèmes de la Oumma (communauté musulmane) réside dans l'unité de parole, l'amitié et la coopération sur la voie du bien», a déclaré l'ayatollah. Il a ajouté:

«Quiconque, à quelque poste que ce soit, fait quoi que ce soit qui entraîne la division entre les musulmans et crée des conflits au sein de la communauté musulmane, sciemment ou non, volontairement ou involontairement, a servi les objectifs des ennemis de l'islam»

Il a en outre appelé les dirigeants des pays de la région à «reconnaître (leur) véritable ennemi, comprendre son plan et le combattre», désignant les Etats-Unis et Israël comme les ennemis de tous, et pas seulement de l'Iran.
12:41
Iran: accepter l'impact économique de la guerre
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a appelé ses compatriotes à «accepter» l'impact des sanctions internationales sur la situation économique du pays, après l'annonce de leur durcissement par les Etats-Unis.

«Certains disent que les sanctions n'ont aucun effet; à ces gens-là, je ne sais vraiment pas quoi répondre», a déclaré Pezeshkian à la télévision d'État lors d'une interview diffusée vendredi soir. «Nous sommes en situation de guerre, et nous devons accepter ces conditions de temps de guerre», a-t-il prôné.

Considéré comme un modéré au sein du pouvoir iranien, Pezeshkian avait déjà reconnu la semaine dernière que son pays faisait face à «de nombreuses difficultés économiques», même si Téhéran assure que les Etats-Unis n'obtiendront «rien» avec les pressions économiques.
19:42
Israël cible des «terroristes» dans des frappes en Cisjordanie
L'armée israélienne a indiqué avoir ciblé et tué «trois terroristes» vendredi, dans la région de Jénine, au nord de la Cisjordanie occupée, dans une rare frappe aérienne contre le territoire palestinien.

En Cisjordanie, les violences des colons israéliens contre les Palestiniens ont fortement augmenté depuis le début de la guerre à Gaza, mais le territoire a été relativement épargné par les frappes aériennes de l'armée israélienne. Les opérations militaires contre les villes palestiniennes de Cisjordanie sont toutefois fréquentes.

La branche armée du Jihad islamique palestinien a annoncé la mort de trois de ses combattants, dont Qaïs Bitawi, qu'elle a décrit comme «l'un des dirigeants les plus éminents des Brigades d'Al-Qods en Cisjordanie».

De son côté, le Hamas a dénoncé dans un communiqué vendredi «un massacre perpétré par une frappe des forces d'occupation» à Jénine qui «ne fera qu'attiser davantage la colère et les tensions», appelant à la poursuite «de la résistance».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Israël Katz ont félicité l'armée pour cette opération.
19:41
Israël va poursuivre la démilitarisation de Gaza
Le chef de l'armée israélienne s'est engagé mardi à poursuivre la démilitarisation de Gaza et le désarmement du Hamas, alors que les Etats-Unis redoublent d'efforts pour faire avancer leur plan de sortie de guerre du territoire palestinien.

Le général Eyal Zamir s'est exprimé lors d'un déplacement dans la bande de Gaza, après de meurtrières frappes israéliennes sporadiques ces derniers jours, lors desquelles l'armée affirme avoir ciblé des membres du mouvement islamiste palestinien.

Mardi, la Défense civile de Gaza, qui opère sous l'autorité du Hamas, a encore recensé trois personnes tuées par des tirs israéliens, portant à huit morts, dont deux enfants, leur bilan ces deux derniers jours.


L'armée israélienne a indiqué qu'elle continuerait à traquer les auteurs de l'attaque sanglante du Hamas en Israël du 7 octobre 2023. Selon des médias israéliens, l'armée a toutefois réduit ses opérations dans la bande de Gaza ces derniers jours sous pression américaine.

Après un entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le gendre et émissaire de Donald Trump, Jared Kushner avait dit le 18 août espérer un début de désarmement du Hamas d'ici «30 jours».
18:14
Oman et l'Iran discutent d'un couloir de navigation temporaire
Les ministres iranien et omanais des Affaires étrangères ont discuté mardi d'un accord-cadre établissant un «couloir temporaire» dans le détroit d'Ormuz et prévoyant une opération de déminage dans ce passage stratégique pour le commerce mondial. Cet axe de transport est au coeur de la guerre au Moyen-Orient.

«Les deux ministres ont discuté d'un 'cadre par étapes'» qui comprend «la mise en place d'un corridor de navigation temporaire conjoint à travers le détroit d'Ormuz et un accord pour mettre en oeuvre un projet conjoint de déminage du détroit», indique le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères omanais.

Oman précise que des négociations techniques en vue d'une solution permanente vont se poursuivre.
6:28
Un pétrolier touché par un «projectile inconnu» au large d'Oman
Un pétrolier a été touché par un «projectile inconnu» qui a endommagé sa salle des machines et l'a rendu «inopérant» alors qu'il circulait au large d'Oman, a annoncé dans la nuit de lundi à mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. «Le navire a été touché par un projectile inconnu qui a endommagé la salle des machines et a rendu le navire inopérant», a indiqué cette source, précisant que l'équipage était sain et sauf.

L'incident s'est produit à 9 milles nautiques (16,7 km) au nord-est de la ville omanaise d'Ash Shishah, dans le détroit d'Ormuz. La nationalité et le sens de circulation de ce pétrolier n'ont pas été précisés.
19:30
Netanyahou affirme que l'Iran a «essayé de tuer» l'un de ses fils
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé lundi que l'Iran avait tenté d'assassiner l'un de ses deux fils, sans apporter de précision supplémentaire.

«Quelque chose d'incroyable vient d'arriver : l'Iran a pris pour cible l'un de mes fils. L'Iran a essayé de tuer un de mes fils», a-t-il déclaré lors d'un entretien téléphonique avec la chaîne israélienne Channel 14.
11:02
Un pétrolier en feu au large de l'Arabie saoudite après une frappe
Un pétrolier a pris feu après avoir été touché lundi par un «projectile inconnu» en mer Rouge, au large du port saoudien de Yanbu, a indiqué l'agence maritime britannique UKMTO. Une «compagnie a signalé qu'un pétrolier avait été frappé par un projectile inconnu, provoquant un incendie sur le pont principal du navire. Tout l'équipage est sain et sauf (...) et aucun impact sur l'environnement n'a été signalé», a annoncé UKMTO, précisant que l'incident s'était produit à 63 milles nautiques (environ 116 km) à l'ouest de Yanbu.

Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, prennent régulièrement pour cible les navires du royaume depuis qu'ils ont annoncé fin juillet un blocus maritime contre Riyad, qui soutient le gouvernement yéménite, dans une nouvelle étape du conflit régional déclenché par l'offensive israélo-américaine contre Téhéran le 28 février. Après le verrouillage du détroit d'Ormuz par Téhéran, le port de Yanbu est devenu le principal point de sortie du pétrole saoudien, tandis que le détroit de Bab el-Mandeb, à la limite sud de la mer Rouge, est devenu un passage crucial pour le trafic maritime.
5:56
La Syrie confirme des discussions avec Israël
La Syrie et Israël ont tenu dimanche des discussions de haut niveau en Jordanie, selon des sources. Damas veut désamorcer la crise provoquée par une attaque israélienne et rester à l'écart des tensions entre Israël et la Turquie. Avec cette frappe sur une base aérienne du nord du pays, vivement condamnée par Damas, Israël avait dit vouloir y empêcher le déploiement de troupes turques. Ankara a démenti toute présence militaire.



Selon des sources interrogées par l'AFP, le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, et le chef du Mossad, les services de renseignement extérieur israéliens, Roman Gofman, se sont rencontrés en Jordanie. Ils ont abordé, entre autres, la question de la mise en place d'une «salle des opérations spéciales» en Jordanie, sous supervision américaine, afin d'éviter tout affrontement en Syrie, y compris avec la Turquie, selon ces sources qui ont requis l'anonymat.

L'agence de presse officielle syrienne Sana, citant une source au ministère syrien des affaires étrangères, a confirmé que des pourparlers parrainés par les Etats-Unis avaient eu lieu en Jordanie, dans l'objectif d'«une désescalade après le récent bombardement israélien du territoire syrien». D'après Sana, un groupe mené par le chef de la diplomatie syrienne s'est entretenu avec une «délégation israélienne de haut niveau». Les discussions devaient, entre autres, «faire en sorte que les tensions actuelles entre les deux pays ne se répercutent pas sur le territoire syrien», de même source.
15:48
La Syrie condamne la frappe israélienne près du Golan comme une «violation flagrante de sa souveraineté»
La Syrie a condamné une attaque de drone israélien près du plateau du Golan qui a fait un blessé samedi, la deuxième attaque israélienne sur le pays en une semaine.

«Cette attaque constitue une violation flagrante de la souveraineté» de la Syrie «ainsi qu'une atteinte manifeste au droit international, et s'inscrit dans le contexte des attaques répétées d'Israël contre le territoire syrien», a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
15:48
Israël affirme que les critiques américaines sur ses frappes en Syrie sont «pleines d'inexactitudes»
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a reproché samedi à l'envoyé spécial américain en Syrie, également ambassadeur en Turquie, Tom Barrack, d'avoir critiqué une frappe israélienne menée mardi contre une base militaire syrienne.

Israël avait transmis des «informations de renseignement aux parties habilitées aux Etats-Unis» avant la frappe, visant selon lui à empêcher un déploiement turc, et les critiques de Barrack sont «truffés d'inexactitudes et de positions qui contredisent la ligne du président américain Donald Trump», a affirmé Katz sur X.
22:00
Israël qualifie Erdogan de «dictateur antisémite»
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié vendredi le président turc Recep Tayyip Erdogan de «dictateur antisémite». Il a ajouté qu'Israël agirait contre «les tentatives de la Turquie de déstabiliser la région». Ces déclarations interviennent après des frappes mardi contre une base aérienne dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière turque, implicitement revendiquées par Benjamin Netanyahou. «Nous ne tolérerons pas un enracinement militaire turc progressant vers le sud, car cela nous menace», avait déclaré Benjamin Netanyahou mercredi, alors que la Turquie dément toute présence sur le site.
Vendredi, la Turquie a émis un mandat d'arrêt international contre le Premier ministre israélien dans le cadre d'une enquête sur l'interception de la «Flottille pour Gaza» et la détention des militants à bord. Les quelque 430 membres d'équipage de la cinquantaine de bateaux arraisonnés par l'armée israélienne en Méditerranée, à l'ouest de Chypre, avaient été amenés de force en Israël puis détenus avant d'être expulsés en mai.


Recep Tayyip Erdogan et Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, le 12 août, à Ankara.

«Israël n'est depuis longtemps guère impressionné par l'hypocrisie de la Turquie. Erdogan est un dictateur antisémite qui a massacré les Kurdes, soutenu le massacre de l'organisation terroriste du Hamas, et oppresse son propre peuple», a déclaré le bureau de Benjamin Netanyahou dans un communiqué.
21:59
Le Hezbollah continuera sa «résistance» malgré les sanctions
Le Hezbollah a affirmé vendredi que les nouvelles sanctions annoncées par Washington ne le dissuaderont pas de continuer ses actions de «résistance» contre Israël. Le Trésor américain a modifié jeudi la désignation juridique du Hezbollah afin de préciser que celui-ci opère «au service du régime iranien, sous le commandement de la Force Qods du Corps des Gardiens de la Révolution islamique».

En 1997, Washington avait qualifié le Hezbollah d'«organisation terroriste étrangère» puis d'«organisation terroriste internationale» en 2001. «Cette nouvelle classification précise que le Hezbollah est un mandataire de l'Iran», qui agit «sans tenir compte, ou presque, de la souveraineté libanaise, du peuple libanais ou de l'Etat libanais», a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert de l'anonymat.
Les sanctions annoncées jeudi visent 10 personnes faisant partie d'un réseau chargé de transférer des fonds au Hezbollah, déjà sanctionné plusieurs fois par les Etats-Unis, selon le Trésor américain. «Toutes ces sanctions et classifications injustes ne nous dissuaderont pas de poursuivre sur la voie de la résistance et de faire valoir le droit du Liban et des Libanais à défendre leur territoire, leur souveraineté et leurs ressources», a déclaré le Hezbollah dans un communiqué vendredi. Le groupe, armé et financé par l'Iran, a martelé n'avoir «besoin de personne pour attester de son identité libanaise et dit être «fier» de sa »relation étroite« avec l'Iran. Pour le Hezbollah, ces annonces américaines sont notamment une façon «de cibler la résistance, ses soutiens et d'exercer des pressions sur eux« pour protéger Israël.
14:20
Le président iranien dit qu'il est temps de mettre fin à la guerre
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé vendredi qu'il était temps de mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis. Selon lui, Téhéran est «en position de force» face à Washington. «Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité, que le monde entier reconnaît notre victoire et souligne que les Etats-Unis ont attaqué nos écoles, nos hôpitaux et nos infrastructures en violation de toutes les règles, et qu'ils sont détestés à travers le monde», a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des médecins.



Ses propos interviennent après que le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les Etats-Unis de «terrorisme économique» et de «crimes contre l'humanité», après l'annonce par Washington d'un renforcement des sanctions économiques destinées à accentuer la pression sur Téhéran. «Les auteurs et les instigateurs de ces sanctions méritent d'être jugés et punis pour avoir commis de tels crimes odieux», a affirmé le ministère dans un communiqué.

Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a promis jeudi que Washington ferait «s'effondrer» le régime iranien avec la campagne de sanctions annoncée, près de six mois après le début de la guerre.
8:15
Des pirates s'emparent d'un pétrolier au large du Yémen
Six personnes armées ont pris jeudi le contrôle d'un pétrolier visé par des sanctions américaines au large du Yémen. Elles font route vers la Somalie, pays qui enregistre une résurgence des activités de piraterie, ont annoncé des agences de sécurité maritime.

Il s'agit, selon la société de sécurité britannique Vanguard, du pétrolier SEAMULL, aussi connu sous le nom de SIBU 1, détourné à 136 milles nautiques (environ 250 km) au large d'Al-Mukalla, ville du sud du Yémen. «Six pirates armés ont pris le contrôle du navire et font route vers la Somalie», ont indiqué l'agence maritime britannique UKMTO, ainsi que le centre de sécurité maritime de l'océan Indien (MSCIO), lié à la force navale européenne Atalante.

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions en décembre au pétrolier 'Seamull', l'un des navires de la «flotte fantôme» iranienne accusée d'exporter du pétrole iranien en recourant à des pratiques d'expédition trompeuses. Il s'agit de l'un des quatre navires exploités par la société Qatrat Alnada Almasi Ship Management, basée aux Emirats arabes unis, qui ont transporté à maintes reprises des produits pétroliers iraniens - notamment du naphta et du gazole - et fait escale dans des ports du Yémen contrôlés par les Houthis.
17:14
Cisjordanie: des Israéliens réinvestissent une colonie évacuée
Un conseil local de colons a annoncé que des Israéliens avaient commencé jeudi à s'installer dans la colonie de Kadim, en Cisjordanie occupée, dernière des quatre localités évacuées par Israël en 2005 à être repeuplée.

Cette annonce intervient une semaine après la réouverture officielle par Israël de la colonie voisine de Ganim, un geste emblématique de la politique d'expansion rapide de la colonisation menée par le gouvernement israélien en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967.

«En ce moment même, les familles (...) de colons s'installent à Kadim, une localité qui avait été démantelée lors du plan de désengagement», a annoncé dans un communiqué le Conseil régional de Samarie, qui administre les colonies israéliennes du nord de la Cisjordanie, qualifiant ce retour d'«étape historique».
13:14
L'Iran exécute un ressortissant étranger ayant manifesté
Un ressortissant étranger, dont la nationalité n'a pas été précisée, a été exécuté jeudi par la justice iranienne. Il avait participé aux vastes manifestations antigouvernementales de janvier, selon l'agence Mizan, organe du pouvoir judiciaire.

Les exécutions se sont multipliées en Iran depuis le début de la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février et une grande partie de ces personnes l'ont été pour leur participation aux manifestations.Fin décembre, un mouvement de contestation initialement lancé contre la vie chère s'est rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales, qui a culminé les 8 et 9 janvier. Le pouvoir a reconnu plus de 3000 morts, imputant les violences à des «actes terroristes» orchestrés par les Etats-Unis et Israël. Des ONG basées à l'étranger ont parlé elles d'une répression ayant fait des milliers de morts.

«Ghaem Hosseini, un ressortissant étranger», reconnu coupable d'être impliqué dans un accident ayant entraîné la mort de quatre policiers dans le centre d'Ispahan, «a été pendu après le réexamen de son dossier et sa confirmation par la Cour suprême», a rapporté Mizan. Mizan n'a pas précisé dans l'immédiat la nationalité de Hosseini, qui est la quatrième personne à être exécutée dans la même affaire depuis juillet.
5:59
Londres convoque une diplomate israélienne
Le Royaume-Uni a annoncé mercredi avoir convoqué la chargée d'affaires israélienne pour protester contre le lancement d'un appel d'offres israélien pour la construction de plus d'un millier de logements en Cisjordanie occupée. Londres demande l'arrêt de ce vaste projet de colonisation.

Israël a approuvé en août 2025 le programme E1, qui prévoit l'édification de quelque 3400 logements en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, précisément sur une zone de 12 kilomètres carrés à l'est de Jérusalem, entre la colonie de Maale Adoumim et Jérusalem-est. Le projet doit couper en deux le territoire palestinien, compromettant toute continuité territoriale d'un éventuel Etat palestinien. L'ONU et plusieurs dirigeants internationaux ont dénoncé ce projet.

Mardi, le ministère israélien du logement a ouvert un appel d'offres pour la construction de plus de 1200 logements dans le cadre du projet, ont rapporté l'ONG israélienne Peace Now et des médias israéliens. Les intéressés ont jusqu'au 19 octobre pour déposer une offre, soit huit jours avant les élections législatives.

C'est une mesure «inacceptable», a réagi le chef de la diplomatie britannique Ed Miliband dans un communiqué. «Le gouvernement israélien doit suspendre immédiatement le projet E1, retirer l'appel d'offres et cesser toute expansion des colonies», a-t-il ajouté. Le ministre a précisé que la chargée d'affaires israélienne avait été convoquée au Foreign Office, où Londres lui a fait part de son «objection profonde à cette mesure du gouvernement [du premier ministre Benyamin] Netanyahou».

5:57
Employés d'une ONG tués à Gaza: l'Australie «outrée»
La ministre australienne des affaires étrangères Penny Wong déclaré jeudi qu'elle était «outrée» par la décision d'Israël de clore l'enquête pénale sur la mort de l'humanitaire australienne Zomi Frankcom et de ses collègues à Gaza.

«Je vais convoquer l'ambassadeur d'Israël en Australie, Hillel Newman, et j'ai demandé à l'ambassadeur d'Australie en Israël de faire connaître directement notre position à Israël, pendant que le gouvernement australien examine les prochaines étapes», a déclaré la ministre des affaires étrangères Penny Wong dans un communiqué. «Le gouvernement australien a appris la décision d'Israël tard la nuit dernière, quelques instants avant son annonce, à l'occasion de la journée mondiale de l'aide humanitaire, ce qui est particulièrement insultant pour les proches de Zomi, les humanitaires et tous les Australiens», a-t-elle ajouté.



Zomi Frankcom faisait partie d'un groupe de sept employés de World Central Kitchen tués en avril 2024 lorsque leur convoi humanitaire a été touché par une frappe aérienne israélienne. Leur mort a provoqué une indignation mondiale et une nouvelle mobilisation pour garantir la sécurité des travailleurs humanitaires à Gaza.
5:55
Trump menace de «terribles» répercussions «tout pays» aidant l'Iran
Le président américain Donald Trump a menacé mercredi de «terribles» mesures économiques «tout pays» qui aiderait l'Iran. Cette intensification de la pression exercée par Washington intervient après des mois d'un conflit qui s'enlise. «J'annonce que tout pays qui permettra à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales d'offrir une quelconque forme de bouée de sauvetage à l'Iran fera lui-même face à de terribles répercussions économiques», a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social.

Dans son long message, il affirme que Téhéran n'a «pas su saisir» la «grande opportunité» de conclure un accord. «J'annonce donc l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise contre un pays», a écrit Donald Trump, évoquant une «guerre économique jamais vue».

9:57
L'Iran met en garde ses voisins contre toute aide aux Etats-Unis
L'Iran a mis en garde mercredi les pays du Golfe contre toute assistance à l'armée américaine, qui serait considérée comme un soutien aux opérations militaires de Washington contre la République islamique, a déclaré le chef des forces armées iraniennes. «Nous tenons à avertir: toute assistance ou facilitation apportée à l'armée agresseuse américaine équivaut à une participation aux opérations militaires américaines», a affirmé le général Ali Abdollahi dans un communiqué relayé par l'agence Mehr.

La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par une campagne de bombardements israélo-américains contre l'Iran. Téhéran a riposté par des frappes contre les pays du Golfe alliés de Washington. «Il paraît improbable qu'un tel nombre d'avions militaires, notamment des avions ravitailleurs, se trouvent sur des bases régionales à l'insu des pays hôtes», a déclaré le général iranien.



Cet avertissement intervient alors que le porte-avions USS George Washington est redéployé au Moyen-Orient pour relever l'USS Abraham Lincoln. «Les pays riverains du golfe Persique, qui ont publié diverses déclarations affirmant qu'ils n'autoriseraient pas les Etats-Unis à utiliser leur territoire contre l'Iran, doivent savoir que nous sommes parfaitement au courant», a assuré le chef des forces armées iraniennes.
6:33
Israël affirme que Damas a violé un accord
Israël a accusé Damas d'avoir violé un accord en acceptant des troupes turques sur une base dans le nord-ouest de la Syrie, qui a été bombardée mardi. L'attaque a été critiquée par les Etats-Unis, qui en ont imputé la responsabilité à Israël.

«Israël a averti à plusieurs reprises la Syrie qu'un tel déploiement constituerait une menace pour la sécurité d'Israël. La Syrie a choisi d'ignorer ces avertissements», a déclaré le bureau du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou dans un communiqué qui s'est gardé de reconnaître explicitement la responsabilité d'Israël dans cette frappe.

Le bureau de M. Netanyahou a publié ce communiqué mardi soir, après une journée de silence officiel de la part d'Israël.

Israël a mené des centaines de frappes en Syrie depuis la chute, à la fin 2024, du dirigeant de longue date Bachar al-Assad. Le raid de mardi a toutefois eu lieu bien loin de la zone de sécurité qu'Israël maintient dans le sud du pays.

La base était hors-service depuis 2012 et placée sous la protection du ministère syrien de la défense, a indiqué une source de sécurité à l'AFP.
6:31
Le dialogue entre Washington et Téhéran est rompu
Le président américain Donald Trump a affirmé mardi qu'aucune discussion avec l'Iran n'avait lieu en ce moment, alors que Téhéran a assuré que son verrou sur le détroit d'Ormuz tenait toujours. Ces positions illustrent l'impasse dans laquelle se trouve le conflit.

Si les hostilités ont diminué après les frappes israélo-américaines et les répliques iraniennes des premières semaines, la situation reste tendue dans la région, au bout de quasiment huit mois de guerre.

Les Emirats arabes unis ont accusé mardi l'Iran d'avoir tiré deux missiles balistiques, tombés en mer, qui visaient «la navigation maritime». Dans la foulée, la diplomatie émiratie a annoncé sur le réseau social X suspendre jusqu'à nouvel ordre tous «les échanges commerciaux» et «transactions financières» avec l'Iran.

Téhéran a pour sa part nié avoir lancé des missiles dans le golfe Persique, rejetant «catégoriquement» les accusations émiraties.
21:26
Six morts dans une frappe israélienne à Gaza-ville
Six personnes, dont un enfant, ont été tuées mardi par une frappe aérienne israélienne sur le port de Gaza-ville, ont rapporté les autorités sanitaires gazaouies. Elles ont également fait état d'une dizaine de blessés. L'armée israélienne a déclaré avoir frappé une cible sur la côte de Gaza afin de neutraliser plusieurs commandants du Hamas, au moyen d'une «frappe aérienne précise visant à éliminer la menace».

Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas, a déclaré qu'au moins six personnes avaient été tuées, «dont un enfant, et un grand nombre ont été blessées, à la suite d'un raid israélien contre des tentes de déplacés dans le port de Gaza». L'hôpital Al-Shifa, à Gaza-ville, a indiqué avoir reçu cinq corps et 13 blessés, dont l'un est décédé un peu plus tard. «Des avions de guerre israéliens ont tiré deux missiles sur le café Sweet and Bitter dans le port de pêcheurs à l'ouest de Gaza-ville», a indiqué sur place Mohammed Alghoul, un témoin.
16:49
Selon Trump, aucune discussion n'a lieu ni n'est prévue avec l'Iran
Donald Trump a affirmé mardi qu'aucune discussion avec l'Iran n'avait lieu en ce moment, tandis que Téhéran a assuré que son verrou sur le détroit d'Ormuz tenait toujours. Ces deux positions illustrent l'impasse dans laquelle se trouve le conflit, au bout de bientôt six mois. «Aucune conversation ni discussion n'a lieu en ce moment ni n'est programmée avec la République islamique d'Iran. Le blocus naval reste pleinement en vigueur et effectif. Le détroit d'Ormuz est ouvert et fonctionnel. Toutes les mines marines ont été enlevées ou déclenchées», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.



Cette déclaration prête à confusion, après que l'émissaire américain Jared Kushner a fait état de discussions «très positives et animées». Interrogé sur Fox News lundi, le gendre de Donald Trump a assuré que les «deux parties s'impliquaient très sérieusement». Le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a de son côté déclaré mardi que le détroit ne serait pas ouvert tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par un protocole d'accord signé en juin.
16:48
Trump publie une carte du détroit d'Ormuz en «territoire américain»
Donald Trump a publié mardi sur son réseau Truth Social une carte montrant le détroit d'Ormuz et le décrivant comme un «nouveau territoire américain». Il a ainsi repris une idée déjà exprimée ces derniers jours.

Le président avait pour la première fois parlé de «territoire américain» à propos de cette artère commerciale stratégique la semaine dernière, pendant un meeting et sur un ton qui laissait penser à une plaisanterie. Le républicain est revenu à la charge lundi pendant un échange avec des journalistes dans le Bureau Ovale, en estimant que ce serait une «très bonne idée».

14:18
Les Etats-Unis accusent Israël de frappes en Syrie
L'envoyé spécial du président américain en Syrie, Tom Barrack, a accusé mardi Israël d'être responsable des frappes dans la matinée sur un aéroport militaire syrien, comme l'avait fait Damas, dénonçant une «escalade inutile». Les Etats-Unis sont «profondément préoccupés» par «les frappes aériennes israéliennes confirmées contre la base aérienne d'Abou Dhouhour» (nord-ouest) a déclaré Barrack, également ambassadeur des Etats-Unis en Turquie, dénonçant «une escalade inutile qui ne favorise en rien la stabilité régionale».

Des appareils non identifiés ont frappé mardi un aéroport militaire hors service dans le nord-ouest de la Syrie, où sont présentes des forces du ministère de la Défense du pays, a indiqué une source sécuritaire à l'AFP. Aucune victime n'a été signalée et l'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.



Damas a accusé mardi Israël d'avoir frappé cet aéroport. «Des avions de l'occupation israélienne ont tôt ce matin pris pour cible la piste de l'aéroport militaire d'Abou Dhouhour (...) avec huit frappes», a déclaré une source militaire non identifiée citée par la télévision d'Etat syrienne, ajoutant que «l'attaque avait entraîné des dommages matériels à l'infrastructure de l'aéroport, sans faire de victimes».
11:52
La Syrie condamne à mort un cousin en détention de Bachar al-Assad
La justice syrienne a condamné mardi à mort pour «crimes de guerre et contre l'humanité» Wassim al-Assad, un cousin en détention de l'ex-président Bachar al-Assad, lui-même condamné à mort par contumace il y a une semaine.

Le juge Fakhr al-Din al-Aryan a déclaré que Wassim al-Assad avait été reconnu coupable de meurtre, «d'homicide volontaire de plusieurs personnes, accompagné d'actes de torture et de brutalité (...) qualifiés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre», ajoutant qu'«il était donc condamné à mort».

21:40
Netanyahou et Kushner planifient une supervision américaine à Gaza
Israël et les États-Unis sont convenus lundi de charger un général américain de superviser le désarmement du Hamas. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, exclut tout retrait israélien de Gaza avant cette étape. Jared Kushner, gendre de Donald Trump, a rencontré Benjamin Netanyahou, engagé dans une difficile bataille pour sa réélection, après que ce dernier a publiquement rejeté le dernier volet d'un plan américain de sortie de guerre dans la bande de Gaza. Le mouvement islamiste palestinien avait lui donné son accord fin juillet à cette feuille de route, prévoyant son désarmement et le retrait israélien du territoire palestinien, occupé à plus de 60% par Israël.


Jared Kushner.

Dimanche, Jared Kushner avait tenu une rencontre directe, et très rare, avec des membres de la direction du Hamas, insistant, selon des sources ayant requis l'anonymat, sur le désarmement du mouvement et appelant à des mesures «vérifiables». Les deux hommes «ont convenus qu'aucun redéploiement ni aucune reconstruction n'auraient lieu dans la bande de Gaza avant que le Hamas ne soit désarmé dans l'ensemble» du territoire, a affirmé un haut responsable israélien.

«Il a également été convenu que la première étape vers la démilitarisation de la bande de Gaza consisterait à demander au Hamas de remettre ses armes afin qu'elles soient mises hors service sous la supervision d'un général américain», a ajouté ce responsable. Jared Kushner était accompagné de membres du «Conseil de paix» de Donald Trump, notamment l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Cet organe ne s'est pas exprimé dans l'immédiat sur la réunion.
14:35
Les Houthis du Yémen disent avoir visé un navire militaire saoudien
Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué lundi des frappes contre un navire militaire saoudien et quatre autres bateaux qui l'accompagnaient, sur la mer Rouge, dans le cadre du blocus qu'ils avaient annoncé à l'encontre de la flotte saoudienne.

Les Houthis ont annoncé avoir «réussi à cibler un navire de débarquement militaire appartenant à l'ennemi saoudien, accompagné de quatre vedettes militaires, en mer Rouge au large des côtes de Mokha, avec plusieurs missiles balistiques», selon leur porte-parole militaire, Yahya Saree.
14:34
Trump menace de bombarder Oman s'il entrave un accord sur Ormuz
Donald Trump a menacé lundi de bombarder Oman si le pays se met «en travers» d'un accord sur le détroit d'Ormuz, Oman et l'Iran menant depuis des semaines des discussions sans les Etats-Unis à propos de ce passage maritime stratégique.

«Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule», a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question sur les discussions en cours entre les deux pays.

22:14
Le Hamas estime que le «Conseil de Paix» doit forcer Israël à accepter le plan
Le Hamas a indiqué dimanche avoir demandé au Conseil de Paix de Donald Trump de contraindre Israël à accepter le plan de paix pour Gaza, selon un communiqué du mouvement islamiste, après une rencontre en Egypte avec l'émissaire américain Jared Kushner.

Le Hamas «a appelé les médiateurs et le Conseil de Paix à assumer leurs responsabilités et à contraindre l'occupation à approuver la feuille de route de la deuxième phase du plan du président Trump et à commencer à établir un calendrier pour sa mise en oeuvre», selon le communiqué.
20:07
Jared Kushner a rencontré une délégation du Hamas en Egypte
L'émissaire américain Jared Kushner a rencontré dimanche des membres de la direction du mouvement palestinien Hamas en Egypte. Lors de cette réunion, le Hamas a réaffirmé son engagement en faveur du plan de paix.

De son côté, Jared Kushner a insisté sur un désarmement total du mouvement palestinien et sur l'absence de tout rôle futur du Hamas dans la gouvernance de Gaza. L'émissaire américain doit ensuite se rendre en Israël pour chercher à faire avancer le plan de paix à Gaza.

Pour mémoire, le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement «véritable» du Hamas.
18:06
L'Iran offre 30 000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30 000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain. La récompense est doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un «grand nombre de demandes» de personnes souhaitant contribuer financièrement.
17:53
Jared Kushner s'entretient avec le président égyptien et rencontrera le Hamas
Jared Kushner, gendre du président Donald Trump, s'est entretenu dimanche avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au sujet de la mise en oeuvre du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, a déclaré le porte-parole de ce dernier.

La rencontre, qui s'est déroulée dans la ville d'El-Alamein (nord), «a rappelé la nécessité pour toutes les parties de respecter leurs obligations au titre de l'accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza», a déclaré Mohamed al-Chennawi.

L'émissaire américain doit en outre rencontrer des dirigeants du Hamas en Egypte, avant sa visite en Israël, ont indiqué dimanche des sources du mouvement palestinien.
15:03
Le chef du Hamas rencontre le n°1 du renseignement égyptien
Une délégation du Hamas, dirigée par son chef Khalil al-Hayya, a échangé dimanche en Egypte avec le chef du renseignement égyptien, Hassan Rachad, sur les moyens de faire avancer le plan de paix américain pour Gaza, selon l'agence de presse officielle égyptienne.

Selon l'agence Mena, la délégation «a réaffirmé son engagement à mener à bien le plan du président américain Donald Trump». La réunion portait sur «les efforts déployés pour contraindre Israël à respecter l'accord, qui comprend la feuille de route en 15 points, et à entamer sa mise en oeuvre», a précisé plus tôt un responsable du mouvement islamiste palestinien.
14:26
Israël jure de s'en prendre encore au Hezbollah
Au lendemain d'importantes frappes sur le sud du Liban ayant fait 11 morts, Israël Katz, le ministre de la Défense israélien a juré dimanche de frapper à nouveau le Hezbollah en cas de menace de sa part et affirmé avoir tué la veille un deuxième commandant du groupe chiite pro-iranien lors de frappes meurtrières.

«Nous réglerons tous nos comptes, dans quelque arène de combat que ce soit. Nous défendrons nos soldats et nos civils avec toute notre puissance»

Ces frappes constituent les attaques les plus meurtrières depuis la conclusion en juin d'un accord-cadre sous parrainage américain, qui prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif israélien du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.
14:23
L'Iran accuse le Qatar de retarder une enquête sur des pilotes
L'Iran a reproché dimanche au Qatar de retarder l'accès de responsables iraniens à son territoire pour enquêter sur le sort de pilotes de chasse, capturés selon Téhéran, ce que Doha a démenti.

L'armée de l'air du Qatar avait annoncé le 2 mars avoir abattu deux bombardiers Sukhoï Su-24 en provenance d'Iran, après des tirs iraniens sur des installations gazières de l'émirat, sans précisions sur le sort des pilotes. Fin juillet, l'armée iranienne avait annoncé avoir récupéré le corps d'un des pilotes tué lors d'une attaque début mars ciblant la base aérienne américaine d'Al-Udeid, située au Qatar.

Samedi, l'Iran a affirmé que le Qatar avait capturé trois de ses pilotes après l'opération, et les détenait, appelant le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à «faciliter leur libération». La diplomatie qatarie a démenti «catégoriquement» cette affirmation, dénonçant des «déclarations trompeuses» émises par les autorités de la République islamique

Une déclaration à laquelle l'Iran a réagi dimanche, affirmant que «des experts de l'armée de l'air iranienne attendent depuis plusieurs mois de pouvoir se rendre au Qatar» pour enquêter sur l'affaire.
18:31
Israël souhaite des discussions «plus sérieuses» avec le Liban
Israël souhaite mener avec le Liban de nouvelles négociations, plus ambitieuses, sous médiation américaine, a déclaré samedi Doron Spielman, porte-parole du premier ministre Benjamin Netanyahu, après de meurtrières frappes israéliennes dans le pays voisin. Il a mis en avant que les deux pays avaient comme ennemi commun le mouvement chiite.

«Les frappes israéliennes contre le Hezbollah devraient relancer les négociations et les rendre beaucoup plus sérieuses, et non produire l'effet inverse»
18:06
Israël: la frappe au Liban visait un commandant du Hezbollah
L'armée israélienne a affirmé samedi que sa frappe contre le village libanais d'Ansar visait un commandant du Hezbollah, qui a été tué. Les autorités ont fait état de sept morts, dont des enfants.

L'armée israélienne a indiqué avoir «frappé un quartier général central de la Force al-Radwan», une unité d'élite du Hezbollah. Elle a ajouté que la frappe avait tué «Ali Samir Al-Haj Hassan, commandant d'un bataillon de la Force al-Radwan».

L'armée a également confirmé une «allégation» selon laquelle «la famille de Hassan se trouvait avec lui à l'intérieur du quartier général militaire». Celle-ci n'était toutefois « pas la cible de la frappe», a-t-elle précisé.

Quatre personnes ont aussi été tuées et 17 blessées, «dont un enfant et 11 femmes», à Deir Zahrani, situé comme Ansar à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, a indiqué le ministère libanais de la Santé.
17:50
Frappes au Liban: le Hezbollah menace d'une «riposte appropriée»
Le Hezbollah a menacé samedi d'une «riposte appropriée» après des frappes israéliennes meurtrières dans le sud du Liban. Il a exhorté Beyrouth à mettre fin aux négociations «humiliantes» menées avec Israël depuis avril. Le mouvement pro-iranien a déclaré dans un communiqué:

«L'ennemi israélien doit comprendre que ses agressions et tentatives d'imposer un fait accompli ne peuvent se poursuivre et recevront la riposte appropriée, en défense du Liban»

Des frappes israéliennes ont fait samedi onze morts dans le sud du Liban. L'armée israélienne a affirmé avoir notamment ciblé une infrastructure du Hezbollah, en réponse à une opération du groupe contre des soldats israéliens au Liban. Mais la formation islamiste a dénoncé une «escalade israélienne qui illustre le souhait et la volonté» du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de «servir ses intérêts électoraux et satisfaire l'extrême droite».

Un huitième cycle de négociations entre Israël et le Liban doit se tenir à Rome début septembre. Un accord-cadre conclu en juin entre les deux pays, sous parrainage américain, prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, mais le Hezbollah s' y oppose.
7:55
Le détroit d'Ormuz sera «un territoire des Etats-Unis» (Trump)
Donald Trump a dit vendredi qu'une fois l'Iran battu, il déclarerait le très stratégique détroit d'Ormuz comme un «territoire des Etats-Unis», sur un ton laissant penser qu'il plaisantait.

Il a aussi défendu sa décision d'entrer en guerre pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, disant qu'il ne s'«excuserait jamais» pour cela en dépit de la hausse du prix du carburant subie par les Américains.

«Une fois que nous aurons fini de battre l'Iran (...), bientôt je déclarerai le détroit d'Ormuz comme étant un territoire des Etats-Unis», a dit le président américain, avec un petit sourire, pendant un meeting à Garden City, près de New York.
7:55
Le détroit d'Ormuz «est et restera iranien», dit un chef iranien
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a assuré samedi que le détroit d'Ormuz «restera iranien», en réplique à Donald Trump qui a dit vouloir déclarer ce passage stratégique comme un «territoire des Etats-Unis».

«Le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien et restera iranien. Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l'Iran. Tant que vous refuserez d'accepter la réalité de votre défaite et que vous continuerez à vous bercer d'illusions, l'Iran continuera à imposer un blocus», a déclaré M. Gharibabadi sur X.
7:53
Un pétrolier émirati attaqué dans le détroit d'Ormuz
Un pétrolier de la compagnie émiratie Adnoc a été attaqué vendredi soir en franchissant le détroit d'Ormuz, a annoncé samedi la compagnie publique dans un communiqué cité par l'agence officielle WAM.

«L'incident n'a fait aucun blessé et la situation a été maîtrisée», a ajouté Adnoc dont plusieurs pétroliers avaient déjà été visés jeudi et la semaine dernière par des attaques dans le détroit d'Ormuz.
7:52
L'émissaire de Trump en Israël pour chercher un consensus sur Gaza
Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du «Conseil de paix».

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du «Conseil de paix» créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un «véritable» désarmement du Hamas.
7:52
Yémen: huit morts dans une attaque par les Houthis
Un responsable militaire du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale a déclaré qu'une frappe des Houthis vendredi sur la ville portuaire de Mokha avait fait huit morts, les rebelles soutenus par l'Iran affirmant parallèlement avoir également attaqué un site pétrolier saoudien.

Les Houthis «ont tiré cinq missiles sur des navires de commerce en train de décharger au port et deux navires sont en feu», a dit le responsable yéménite à propos de l'attaque contre Mokha, qui avait déjà été visée plus tôt cette semaine. Deux membres des forces de sécurité figurent parmi les huit personnes tuées, a ajouté cette personne qui a requis l'anonymat.

Les Houthis ont revendiqué vendredi une attaque de drone contre un site du géant pétrolier Aramco en Arabie saoudite, selon l'agence de presse Saba, affiliée au mouvement rebelle.
13:40
Des militants israéliens tentent de ravitailler des Palestiniens
Des militants israéliens ont tenté vendredi de faire parvenir des vivres à des Palestiniens soumis depuis près d'une semaine au siège de colons de leurs maisons dans le nord de la Cisjordanie occupée. Depuis dimanche, des dizaines de colons israéliens bloquent l'accès à des maisons dans le village de Qusra, des habitants disant être coupés de ce fait de tout approvisionnement en vivres.

Une journaliste de l'AFP a rapporté avoir vu des colons sur place tôt vendredi matin, mais ceux-ci semblaient s'être dispersés des environs immédiats plus tard dans la matinée. Selon elle, des dizaines de militants de gauche israéliens ont marché vers les maisons assiégées, brandissant un drapeau palestinien, des pancartes réclamant «Justice pour tous» et des provisions pour les familles.



Des boissons et de la nourriture ont été déposées devant l'une des maisons, où étaient positionnées des forces israéliennes lourdement armées. L'armée a indiqué qu'elle allait inspecter les vivres avant qu'elles puissent parvenir aux habitants de la maison, qui observaient la scène depuis le balcon. On ne savait pas dans l'immédiat si les Palestiniens avaient pu les récupérer.
5:56
Les Etats-Unis menacent l'Iran d'isolement économique
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a menacé jeudi l'Iran d'un isolement économique «comme le monde n'en a jamais vu», nouveau signe d'un durcissement de Washington, qui promettait pourtant début août un accord imminent pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
«Ce sera une combinaison d'un isolement économique comme le monde n'en a jamais vu et de la poursuite du blocus dans le détroit d'Ormuz, qui empêchera quoi que ce soit d'entrer ou de sortir des ports iraniens», a déclaré Bessent sur la chaîne conservatrice Newsmax, en promettant de nouvelles mesures, sans en préciser la nature: «Restez à l'écoute, d'autres annonces arrivent la semaine prochaine.»



Le ton a changé en quelques jours: le 4 août, le même Scott Bessent évoquait un accord possible avec Téhéran «aujourd'hui ou demain» pour rouvrir ce passage stratégique du commerce mondial d'hydrocarbures. «Nous avons de très bonnes discussions», avait déclaré le même jour Donald Trump, assurant que l'Iran voulait passer un accord.
5:55
Les Emirats dénoncent une attaque iranienne contre deux navires
Les Emirats arabes unis ont dénoncé vendredi une attaque par l'Iran de deux navires affiliés à la compagnie pétrolière publique Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) qui franchissaient le détroit d'Ormuz. «Les Emirats arabes unis ont fermement condamné et dénoncé l'attaque hostile iranienne qui a visé deux navires affiliés à ADNOC alors qu'ils traversaient le détroit d'Ormuz, aucune blessure n'ayant été signalée», a indiqué le ministère des Affaires étrangères émirati dans un communiqué.

L'attaque a eu lieu jeudi soir, selon l'agence WAM, qui cite la compagnie.
13:11
L'Iran affirme contrôler le détroit d'Ormuz après les dire de Trump
Un haut responsable iranien a affirmé jeudi que le détroit d'Ormuz restait sous le contrôle de l'Iran, après que le président américain Donald Trump a revendiqué la veille le contrôle américain de ce détroit stratégique. «Aujourd'hui, vous voyez que le détroit d'Ormuz est sous la gestion et le contrôle de la République islamique, et que notre pays poursuit sa trajectoire en toute sécurité», a déclaré selon la télévision d'Etat Hossein Taeb, chef des forces paramilitaires du Bassidj, affiliées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Donald Trump, qui semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l'Iran, a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient un contrôle «total» du détroit d'Ormuz et allaient le «garder». Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

7:40
Plus de 30 pays condamnent les exécutions de manifestants en Iran
L'Union européenne et une trentaine de pays, dont la France, le Royaume-Uni et le Canada, ont condamné mercredi les exécutions judiciaires de manifestants en Iran, qui se sont récemment multipliées. Dans une déclaration commune, ils «condamnent avec la plus grande fermeté les exécutions de manifestants qui se poursuivent et le recours à la peine de mort par la République islamique d'Iran», destiné à «faire taire les dissidents, intimider des communautés et punir des personnes exerçant leurs droits fondamentaux». «Nous appelons le régime iranien à cesser immédiatement d'appliquer la peine de mort et à libérer sans délai toutes les personnes arbitrairement détenues», ajoutent-ils, demandant aussi à l'Iran d'«écouter la voix de son peuple, qui réclame le changement».

Après un premier groupe de 26 Etats et la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas, «d'autres pays se sont joints à cette déclaration» pour atteindre le nombre de 32 signataires, a déclaré à l'AFP le Quai d'Orsay. Outre la France, le Royaume-Uni et le Canada, de nombreux Etats européens comme l'Allemagne, l'Italie, l'Irlande, les pays baltes et scandinaves, ainsi que l'Australie et la Nouvelle-Zélande portent notamment cette déclaration.

«Sept mois après les crimes de masse commis à l'encontre du peuple iranien qui se levait pour réclamer la justice et la dignité, le régime continue de faire couler le sang en multipliant les exécutions. Cette répression insupportable et inhumaine doit cesser», a écrit sur X le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
6:21
Le Liban condamne les destructions «systématiques» d'Israël
Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné mercredi les destructions «systématiques» dans le sud du Liban. Israël y a dit démolir «toutes les maisons» dans le secteur contrôlé par son armée. Les forces israéliennes ont établi dans le sud du Liban voisin une «zone de sécurité», sur une bande d'environ 10 kilomètres le long de la frontière, disant vouloir protéger les populations du nord d'Israël des tirs du mouvement pro-iranien, accusé d'y avoir des infrastructures.

Les «attaques, incursions, démolitions et la destruction systématique des maisons», des infrastructures, des bâtiments gouvernementaux et des lieux sacrés menées par Israël «représentent une grave violation des principes et des règles du droit international», a déclaré M. Salam dans un communiqué. Affirmer que les villes et villages de la région «sont exclusivement des 'infrastructures militaires' (...) ne peut servir de prétexte à leur destruction, à déplacer leurs habitants et empêcher leur retour», a ajouté le dirigeant.

19:29
Gaza: première frappe israélienne depuis une semaine, un mort
Israël a mené mercredi sa première frappe aérienne sur la bande de Gaza depuis plus d'une semaine, selon l'armée israélienne et la Défense civile palestinienne. Cette dernière a fait état d'un mort et de plusieurs blesssés dans la frappe. «Nous avons mené une frappe afin d'éliminer une menace», a déclaré un porte-parole de l'armée israélienne à l'AFP, sans fournir plus de détails.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a précisé avoir «mené une frappe contre un commandant du Hamas dans le nord de la bande de Gaza» qui «préparait des attaques terroristes contre les forces» israéliennes opérant à Gaza. «Les forces de l'armée (...) continueront d'opérer afin d'éliminer toute menace immédiate», ajoute l'armée.

La Défense civile, un service de secours opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a fait état d'un mort et de plusieurs blessés dans la frappe.

Israël semble avoir réduit, sans toutefois les interrompre, ses opérations militaires dans la bande de Gaza depuis l'annonce fin juillet par Donald Trump d'un accord sur la dernière feuille de route américaine prévoyant notamment le désarmement du Hamas et le retrait israélien du territoire palestinien. Le Hamas l'a acceptée mais le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l'a rejetée, conditionnant tout retrait des troupes israéliennes de Gaza à un «véritable» désarmement du Hamas.

Selon le ministère de la Santé placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont considérés comme fiables par les Nations unies, les opérations israéliennes à Gaza ont fait 1258 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025. L'armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi qu'un employé civil sous contrat.
18:17
26 pays et l'UE condamnent les exécutions de manifestants en Iran
L'Union européenne et 26 pays dont la France, le Royaume-Uni et le Canada, ont condamné mercredi les exécutions judiciaires de manifestants en Iran. Elles se sont multipliées récemment. Ces pays «condamnent avec la plus grande fermeté les exécutions de manifestants qui se poursuivent et le recours à la peine de mort par la République islamique d'Iran», destiné à «faire taire les dissidents, intimider des communautés et punir des personnes exerçant leurs droits fondamentaux», ont écrit les signataires dans une déclaration conjointe.

«Nous appelons le régime iranien à cesser immédiatement d'appliquer la peine de mort et à libérer sans délai toutes les personnes arbitrairement détenues», ajoutent-ils, demandant aussi à Téhéran d'«écouter la voix de son peuple, qui réclame le changement». «Sept mois après les crimes de masse commis à l'encontre du peuple iranien qui se levait pour réclamer la justice et la dignité, le régime continue de faire couler le sang en multipliant les exécutions. Cette répression insupportable et inhumaine doit cesser», a écrit sur X le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

Si la Suisse ne figure pas parmi les signataires, elle «s'oppose fermement à la peine de mort en toutes circonstances, car elle constitue une violation du droit à la vie et est incompatible avec les droits de l'homme et la dignité humaine», a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à Keystone-ATS. De plus, la cheffe de la Division Moyen-Orient et Afrique du Nord du DFAE a fait part à l'ambassadeur d'Iran en Suisse de sa profonde inquiétude face à ces exécutions.

Mercredi dernier, l'ONU s'est dite «alarmée» par la hausse des exécutions en Iran, avec au moins 56 personnes mises à mort pour des motifs de sécurité nationale depuis les premières pendaisons liées aux manifestations de début d'année. «Plus d'une centaine d'autres personnes risquent d'être exécutées pour des chefs d'accusation similaires», avait alors alerté le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk, sans compter ceux qui risquent l'exécution pour d'autres motifs.
18:16
Israël réaffirme que l'armée restera au Liban, en Syrie et à Gaza
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, s'est rendu mercredi dans le sud du Liban. Il a réaffirmé sa détermination à maintenir des troupes dans une zone qu'elles occupent dans cette région, ainsi qu'en Syrie et à Gaza. «Comme le Premier ministre et moi-même l'avons clairement affirmé, nous ne nous retirons pas de cette zone de sécurité» - le terme par lequel Israël désigne la bande territoriale qu'il occupe.



«L'armée est ici pour protéger les localités du nord» d'Israël «et ses propres forces. Nous nettoierons cette zone (...) Nous ne nous retirerons en aucun cas des zones de sécurité: ni au Liban, ni en Syrie, ni à Gaza», a-t-il insisté.

Les forces israéliennes sont déployées et poursuivent leurs opérations sur une bande d'environ 10 kilomètres à l'intérieur du pays voisin, le long de la frontière. L'armée «détruit les infrastructures souterraines» dans la zone et «toutes les maisons», a affirmé le ministre.

Israël et le Liban, toujours techniquement en état de guerre, ont signé un accord-cadre fin juin qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans le sud, à commencer par des «zones pilotes» qu'Israël doit évacuer sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien. Le mouvement islamiste rejette cet accord et refuse de déposer les armes. Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël poursuit des frappes ponctuelles au Liban.
17:30
Cisjordanie: des Israéliens assiègent des maisons palestiniennes
Des colons israéliens ont maintenu mercredi un blocus de maisons palestiniennes dans le nord de la Cisjordanie occupée, malgré la venue d'officiers pour, selon l'armée, les en déloger, ont constaté un témoin et un photographe de l'AFP. Le siège de ces domiciles d'une famille palestinienne élargie a commencé dimanche. Un groupe de colons a installé une tente à proximité, dans le village de Qusra, au sud de Naplouse, et bloqué l'acheminement de provisions.

«Nous n'avons reçu ni nourriture ni médicaments», a déclaré par téléphone à l'AFP Qusai Abou Rida, un des habitants assiégés, ajoutant n'avoir de l'électricité que grâce à des panneaux solaires.

Selon l'armée, des officiers se sont rendus sur place dans la matinée, ont enlevé la tente, et «s'efforçaient d'évacuer les civils qui s'y trouvent». En milieu d'après-midi, un photographe de l'AFP a constaté que l'armée avait quitté la zone, d'où la tente avait été retirée, mais que des colons s'y trouvaient toujours. «L'armée s'est retirée et, pour l'instant, nous sommes toujours assiégés, avec les colons à notre porte», a témoigné M. Abou Rida à l'AFP dans l'après-midi.

Lors de leur passage, «les officiers ont exprimé leur vive inquiétude face aux actions menées par des civils israéliens contre la famille palestinienne», a affirmé l'armée. Elle a annoncé des mesures disciplinaires contre des membres des forces de sécurité filmés sur les lieux quelques jours auparavant.

L'armée avait fait état mardi de plusieurs signalements de raids de colons pénétrant dans des maisons et sur des terres palestiniennes dans le secteur et s'y installant. Elle avait dénoncé «une activité illégale (...) et inacceptable, qui porte préjudice aux habitants de ces zones et perturbe leur vie quotidienne». Selon des responsables palestiniens, des colons israéliens avaient incendié fin juillet une mosquée à Qusra.
17:29
Détroit d'Ormuz:Washington gardera un contrôle «total», selon Trump
Donald Trump a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient un contrôle «total» du détroit d'Ormuz et allaient le «garder». Le président des Etats-Unis semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l'Iran. Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

«Les Etats-Unis ont un contrôle total du détroit d'Ormuz. Je pense que nous allons le garder! Tout le monde qualifie notre blocus naval de 'mur d'acier' et l'Iran ne peut rien faire contre ça», a assuré le président américain.

Donald Trump a signalé dans ses récentes déclarations qu'il misait désormais surtout sur la pression économique à long terme sur Téhéran. Le toujours imprévisible président américain n'évoque plus, pour le moment, de nouvelles offensives militaires ou diplomatiques.

Les Iraniens «n'ont pas de marine, ils n'ont pas d'armée de l'air, les soldats qui leur restent ne sont pas payés», a encore écrit le milliardaire républicain sur sa plate-forme. «Ils n'ont pas d'argent. Leur pays est 'foutu'», a-t-il ajouté, en évoquant un taux d'inflation qui serait de «300%» dans le pays.
6:18
L'armée américaine a tiré sur un navire qui violait son blocus
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a «ignoré» les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.
21:03
Le Liban abolit la peine de mort, une première au Moyen-Orient
Le Parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient, dans une décision qualifiée d'«historique» par le ministre de la Justice Adel Nassar. Le pays n'avait plus procédé à des exécutions depuis 2004, même si des peines capitales étaient encore prononcées, notamment pour meurtre, acte de terrorisme ou espionnage - la dernière fois ce lundi même. Selon l'ONG Amnesty International, au moins 85 personnes se trouvaient encore dans le couloir de la mort au mois de janvier.

Le texte voté mardi précise que les crimes commis avant son entrée en vigueur seront passibles d'une peine d'emprisonnement à perpétuité, couplé à du travail d'intérêt général, selon l'agence de presse officielle Ani. Le ministre de la Justice, présent au Parlement pour l'occasion, s'est félicité d'une décision «historique», soulignant que grâce à ce vote, Beyrouth ne serait plus débouté de ses demandes d'extradition de suspects de la part de pays où la peine de mort est abolie.

Les défenseurs des droits humains au Liban se sont battus pendant des années pour l'abolition de la peine de mort. C'est «une étape monumentale pour les droits humains dans le pays, une rupture claire avec une sentence cruelle et arbitraire qui n'aurait jamais dû être prononcée», a réagi auprès de l'AFP Ramzi Kaiss, chercheur de l'ONG Human Rights Watch (HRW).

La France, qui a exercé un mandat colonial sur le Liban pendant la première moitié du XXe siècle, a salué par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot un vote «historique et courageux». Le Liban «donne un puissant exemple pour les autres pays du Moyen-Orient et au-delà», a de son côté estimé la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas, l'ONU lançant un appel similaire à «mettre fin à cette pratique inhumaine».

La peine capitale est régulièrement appliquée dans la région: en 2025, l'Iran, l'Arabie saoudite et le Yémen ont occupé les deuxième, troisième et quatrième places du classement d'Amnesty derrière la Chine, avec respectivement plus de 2159, 356 et 51 exécutions recensées. De manière générale, l'organisation a signalé dans son dernier rapport un «bond alarmant» des exécutions au Moyen-Orient (d'au moins 1442 en 2024 à au moins 2611 en 2025), avec notamment un record atteint en Arabie saoudite. L'Irak, le Koweït, l'Egypte et les Emirats arabes unis (pour la première fois depuis 2021) ont également procédé à des exécutions en 2025, selon la même source. La Jordanie a elle exécuté en juin dernier six hommes condamnés pour le meurtre de forces de sécurité, mettant fin à un moratoire de neuf ans sur l'application de la peine de mort.
20:45
Nouvelle série de pourparlers israélo-libanais en septembre à Rome
Les Etats-Unis, pays médiateur, parraineront une nouvelle série de pourparlers entre Israël et le Liban début septembre à Rome, a annoncé mardi un responsable du département d'Etat, se disant «satisfait de la façon dont les choses évoluent». «Le volet politique reprendra à Rome début septembre, et les discussions se poursuivront entre-temps à Beyrouth, Jérusalem et Washington», a indiqué ce responsable sous le couvert de l'anonymat.

«Nous sommes satisfaits de la façon dont les choses évoluent. Le cadre est en cours de mise en oeuvre, les premières zones (pilotes) sont opérationnelles et les groupes de travail ont harmonisé leur terminologie, leurs cartes et leurs procédures», a souligné le responsable, rendant compte d'une septième session de pourparlers la semaine dernière à Rome.

Israël et le Liban, toujours techniquement en état de guerre, ont signé un accord-cadre fin juin qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des «zones pilotes» évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien. Le mouvement islamiste a rejeté à plusieurs reprises cet accord et refuse de déposer les armes. Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène toujours des frappes ponctuelles au Liban.

Le responsable américain a fait valoir que lors de la dernière série de pourparlers à Rome, les discussions avaient été retardées en raison de frappes israéliennes mais que le Groupe de coordination militaire pour le Liban avait pu «rapidement fournir des informations précises aux deux parties» facilitant la communication. Et «les délégations militaires ont finalisé les paramètres opérationnels, les cartes communes et une feuille de route visant à ouvrir de futures zones pilotes», a-t-il relevé.

Une source au sein de la présidence libanaise avait pourtant affirmé à l'AFP qu'Israël avait refusé d'identifier de nouvelles zones dans le sud du Liban pour un retrait de son armée, avant la «vérification» du contrôle effectif par l'armée libanaise des deux premiers secteurs. Lors du prochain cycle de discussions, «le Liban présentera des feuilles de route détaillées pour sécuriser de nouvelles zones, à mesure que la mise en oeuvre se poursuivra dans les zones actuelles», a encore souligné le responsable.
14:04
Une double frappe israélienne fait deux blessés au Liban
Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la santé, qui a condamné la «poursuite du ciblage» des secouristes par le pays voisin. Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. Il a «réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales».

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux. L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.
7:09
Le retour de déplacés kurdes syriens suspendu
Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie, déplacés pendant des années, ont commencé lundi à rentrer chez eux dans la région de Ras al-Aïn dans le nord-est du pays. Mais la suite prévue de ces retours a été suspendue après des attaques de groupes armés, a indiqué un responsable local.

Un accord signé en janvier entre les Kurdes syriens et le pouvoir central pour l'intégration dans l'Etat des institutions de l'administration autonome, prévoit le retour des Kurdes déplacés pendant la guerre civile en Syrie (2011-2024). Selon Jawan Isso, membre d'un comité représentant les déplacés de Ras al-Aïn, un premier groupe de 2500 déplacés avait pris la route pour rentrer, mais a subi une attaque «délibérée et préméditée» de «groupes armés», qui a fait plusieurs blessés.

Plusieurs des auteurs présumés de ces attaques ont été arrêtés, mais les retours «ont été temporairement suspendus par mesure de précaution afin de garantir la sécurité des habitants», a ensuite annoncé Mahmoud Khalil Ali, adjoint au chef des forces de sécurité dans la province de Hassaké, dont fait partie Ras al-Aïn. «Ces trajets reprendront dès que la situation se sera stabilisée et une protection complète assurée pour les personnes de retour», a-t-il ajouté. Selon Isso, un deuxième groupe de déplacés devait suivre «dans les tout prochains jours», alors que quelque 100 000 personnes au total veulent rentrer.
6:40
La Colombie reconnaît l'annexion israélienne du plateau du Golan
Le nouveau gouvernement colombien, de droite dure, a reconnu lundi l'annexion du plateau du Golan par Israël, qui s'est emparé de la majeure partie de ce territoire en 1967 au détriment de la Syrie. Les Etats-Unis étaient jusque-là les seuls à reconnaître l'annexion par Israël, en 1981, des zones sous son contrôle.

«Le gouvernement de Colombie reconnaît la souveraineté israélienne sur ce territoire, de même que le droit de cet Etat à se protéger des menaces extérieures», a annoncé le ministère des Affaires étrangères colombien dans un communiqué sur X. Pour les Nations unies, le plateau du Golan reste un territoire syrien sous occupation militaire israélienne.



Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a remercié son «bon ami» Abelardo de la Espriella, le nouveau président colombien, pour cette décision. Il avait d'ailleurs assisté vendredi à sa prestation de serment De la Espriella souhaite déplacer l'ambassade colombienne en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, et rétablir les relations diplomatiques rompues par son prédécesseur de gauche Gustavo Petro.
11:24
L'accord de défense révèle un changement envers Washington
L'accord de défense mutuelle conclu la semaine dernière entre l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie témoigne d'un «changement de perception» dans la région vis-à-vis des Etats-Unis, selon la diplomatie iranienne. Téhéran a par ailleurs affirmé lundi ne pas se sentir visé par ce pacte. «Les pays de la région se sont rendus compte que la sécurité n'est pas une marchandise qui s'achète auprès de ceux qui font de fausses promesses», a déclaré le porte-parole Esmaïl Baghaï lors de son point presse hebdomadaire, en référence aux Etats-Unis, allié des pays signataires du pacte.

Les pays du Golfe, auparavant considérés comme des havres de stabilité au Moyen-Orient, ont été régulièrement visés pendant la guerre, en représailles à l'offensive américano-israélienne lancée sur l'Iran fin février - Téhéran disant cibler les intérêts américains sur leurs territoires et notamment les bases militaires. «Les pays de la région ne peuvent plus compter sur les garanties de sécurité promises par les Etats-Unis comme par le passé», a ajouté Esmaïl Baghaï.



Il a estimé que Téhéran n'avait «pas de raison de s'inquiéter que ce traité soit dirigé contre lui», mettant en avant les «liens religieux, historiques et de civilisations profonds» entre ces trois pays et l'Iran.
22:38
Gaza: le plan américain rejeté par Netanyahu reste «la seule voie»
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche avoir «rejeté» la dernière feuille de route américaine pour Gaza acceptée par le Hamas. Pour Nikolaï Mladenov, le haut représentant du «Conseil de paix» du président américain à Gaza, il s'agit pourtant de «la seule voie à suivre» pour éviter une attaque similaire à celle du 7 octobre 2023.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix, conditionnant tout retrait des troupes israéliennes à un «véritable» désarmement du Hamas palestinien.

Le texte est vivement contesté par les alliés d'extrême droite du Premier ministre, qui a explicitement annoncé le rejet du document en 15 points« présenté fin juillet par le »Conseil de paix«.

Le mouvement islamiste a appelé les Américains à faire pression sur lui et son gouvernement, »afin qu'ils respectent la feuille de route et n'entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale«, a indiqué à l'AFP un membre de son bureau politique, Bassem Naïm.
22:07
Gaza: le plan américain rejeté par Netanyahu reste «la seule voie»
Le plan américain pour Gaza rejeté par Benjamin Netanyahu est «la seule voie à suivre» pour éviter une attaque similaire à celle du 7 octobre 2023, selon le représentant du «Conseil de paix» pour le territoire palestinien, Nikolaï Mladenov.

«L'option que nous proposons aujourd'hui est la seule voie à suivre qui garantisse que cette tragédie ne se reproduise pas», a déclaré M. Mladenov, lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision israélienne Channel 12.
21:08
Iran: changement à la tête de la plus haute instance sécuritaire
Ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, Mohsen Rezaï a été nommé secrétaire de la plus haute instance sécuritaire d'Iran, a indiqué la présidence. M. Rezaï remplace Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de la sécurité nationale.

Il y a été nommé par le président Massoud Pezeshkian, a précisé sur X un porte-parole du bureau de ce dernier, Mehdi Tabatabaei.

M. Rezaï, 71 ans, a dirigé de 1981 à 1997 le Corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne.

Il a ensuite occupé plusieurs postes d'importance au sein du système politique, avant d'être nommé en mars conseiller militaire du guide suprême, l'ayatollah Mojtaba Khamenei.

Il avait déclaré en juillet que le détroit d'Ormuz, que Téhéran verrouille et qui cristallise depuis des mois les tensions avec les Etats-Unis, revêtait davantage d'importance que des «bombes atomiques», en référence au programme nucléaire iranien.

Mohammad Bagher Zolghadr devient lui conseiller politique du guide suprême, selon un communiqué publié dimanche par le bureau de l'ayatollah Khamenei.
20:32
Trump minimise les exigences de l'Iran
Le président américain Donald Trump a laissé entendre dimanche qu'il était prêt à laisser la pression économique s'intensifier contre l'Iran. Il semble ainsi renoncer à ordonner de nouvelles frappes militaires alors même que Téhéran formule des exigences fermes.

«On reste discrets», a déclaré M. Trump, selon le média en ligne Axios, qui a indiqué s'être entretenu avec lui lors d'un bref échange téléphonique.

«Nous ne faisons que semi-négocier avec eux. Nous nous contentons d'observer l'Iran, avec son inflation galopante et le fait qu'il n'a plus d'argent», a-t-il dit selon Axios, adoptant un ton clairement mesuré.

Il y a à peine une semaine, Donald Trump avait lancé la dernière d'une série de menaces visant à frapper durement l'Iran, avant de faire marche arrière, disant espérer un accord rapide sur la réouverture du détroit d'Ormuz.

Mais les Gardiens de la Révolution ont insisté dimanche sur le fait que ce passage stratégique restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas «toutes» les conditions posées par Téhéran, éloignant l'espoir d'un règlement rapide du conflit.
19:43
Iran: rare rencontre entre le guide suprême et le président
Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a récemment rencontré le président Massoud Pezeshkian, a rapporté dimanche le bureau de l'ayatollah. Mojtaba Khamenei n'est pas apparu en public depuis sa désignation en mars.

«Le Dr Massoud Pezeshkian a rencontré l'ayatollah Mojtaba Khamenei et s'est entretenu avec lui au début de sa troisième année de présidence», à savoir fin juillet, a annoncé le bureau du guide suprême dans un communiqué.

Ils ont «examiné en détail les problèmes et les enjeux du pays», notamment «la situation militaire actuelle et les perspectives d'avenir», ainsi que «les relations économiques avec les partenaires étrangers», a précisé cette source, sur fond d'hostilités avec Washington.

M. Pezeshkian avait déclaré plus tôt cette semaine que la communication avec le guide suprême, qui a le dernier mot sur les grandes orientations de l'Etat, était «très difficile en ce moment».
17:33
Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz
Le détroit d'Ormuz, enjeu majeur de la guerre au Moyen-Orient, restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas «toutes» les conditions posées par Téhéran, ont insisté dimanche les Gardiens de la Révolution, éloignant l'espoir d'un règlement rapide du conflit.

«L'ennemi a concentré tous ses efforts sur l'ouverture du détroit d'Ormuz (...) et maintenant ce détroit est en réalité pour nous un théâtre de guerre et plus seulement une voie maritime», a martelé le corps des Gardiens, puissante armée iranienne. «Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu'à ce que l'ennemi accepte toutes nos conditions».

Loin devant le nucléaire et les missiles iraniens mis en avant fin février pour justifier l'offensive américano-israélienne, la réouverture de ce passage vital pour le commerce mondial des hydrocarbures est désormais la priorité n°1 de Donald Trump. Ces derniers jours encore, il n'a cessé de promettre que les discussions allaient bon train et que son déblocage était imminent.

Mais les conditions drastiques listées samedi par Téhéran augurent d'un bras de fer: les Etats-Unis doivent «mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression» contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever le blocus imposé aux ports iraniens, «indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés» par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer «sans condition» les avoirs iraniens gelés.
14:41
Israël «rejette» le plan américain pour Gaza, accepté par le Hamas
Le mouvement islamiste palestinien avait accepté ce plan, qui, dans sa version publiée par le «Conseil de paix» lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes. Il s'était redit samedi prêt à le mettre en oeuvre, appelant déjà à des pressions américaines en ce sens.

Face aux inquiétudes israéliennes et à l'issue d'une rencontre lundi avec Benjamin Netanyahu, le haut représentant du «Conseil de Paix» pour Gaza, Nikolaï Mladenov, lui avait assuré qu'Israël ne se retirerait qu'après un désarmement «complet» du Hamas. Mais cela n'a pas suffi à rallier la partie israélienne.

Le texte stipule aussi que le désarmement du Hamas et le stockage de son arsenal sera assuré par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien chargé de gérer le territoire dans une phase transitoire, actuellement bloqué en Egypte par le refus israélien de le laisser entrer.

Le mouvement islamiste palestinien défend depuis longtemps un désarmement progressif, plutôt qu'une reddition unilatérale de son arsenal.
14:41
Gaza: le Hamas appelle Wasghington à faire pression sur Netanyahu
La Hamas a appelé dimanche Washington à faire pression sur le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour qu'il revienne sur son rejet, juste annoncé, de la dernière feuille de route américaine censée lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza, selon un responsable du mouvement islamiste palestinien.

«Nous attendons des médiateurs et du garant américain qu'ils fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement afin qu'ils respectent la feuille de route et n'entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale», a affirmé ce responsable à l'AFP.
14:40
Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz
Le détroit d'Ormuz, enjeu majeur de la guerre au Moyen-Orient, restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas «toutes» les conditions posées par Téhéran, ont insisté dimanche les Gardiens de la Révolution, éloignant l'espoir d'un règlement rapide du conflit.

«L'ennemi a concentré tous ses efforts sur l'ouverture du détroit d'Ormuz (...) et maintenant ce détroit est en réalité pour nous un théâtre de guerre et plus seulement une voie maritime», a martelé le corps des Gardiens, puissante armée iranienne. «Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu'à ce que l'ennemi accepte toutes nos conditions».

Loin devant le nucléaire et les missiles iraniens mis en avant fin février pour justifier l'offensive américano-israélienne, la réouverture de ce passage vital pour le commerce mondial des hydrocarbures est désormais la priorité n°1 de Donald Trump. Ces derniers jours encore, il n'a cessé de promettre que les négociations allaient bon train et que le déblocage était imminent.
14:04
Israël «rejette» le plan américain pour Gaza accepté par le Hamas
Israël «rejette» la dernière feuille de route américaine acceptée par le Hamas pour lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza, a annoncé dimanche Benjamin Netanyahu. Il conditionne tout retrait israélien à un «véritable» désarmement du mouvement islamiste.

«Israël rejette le document en 15 points» présenté fin juillet par le «Conseil de Paix» de Donald Trump, et son armée «n'effectuera aucun retrait (du territoire palestinien, NDLR) tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé», a déclaré M. Netanyahu lors d'une réunion du cabinet.
11:11
Les Gardiens de la Révolution veulent obliger les Etats-Unis à accepter leurs conditions
L'Iran maintiendra son blocage du détroit d'Ormuz jusqu'à ce que les Etats-Unis acceptent «toutes» ses conditions, ont déclaré dimanche les Gardiens de la Révolution, puissante force armée iranienne, selon la télévision d'Etat.

«Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu'à ce que l'ennemi accepte toutes nos conditions», a déclaré le porte-parole des Gardiens, Hossein Mohebi, cité par la télévision d'État, ajoutant que cette route maritime stratégique est «désormais en réalité un théâtre de guerre pour nous et pas seulement une voie navigable».
9:56
Les Houthis revendiquent une frappe sur une raffinerie saoudienne
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont déclaré dimanche avoir frappé une installation pétrolière sur la côte saoudienne de la mer Rouge, dans une nouvelle attaque contre Ryad qui soutient le gouvernement yéménite.

Le porte-parole militaire du groupe, Yahya Saree, a affirmé que les Houthis avaient «réussi à cibler la raffinerie d'Aramco», le géant pétrolier saoudien, «à Jazan avec un drone», par une frappe «précise». Les autorités saoudiennes avaient indiqué un peu plus tôt qu'un incendie avait été maîtrisé sur le site, sans en préciser la cause.

Selon deux sources militaires, les Houtis ont aussi tiré des missiles balistiques et drones sur Mokha, port yéménite contrôlé par le gouvernement internationalement reconnu, une attaque qu'ils ont également revendiquée.
7:47
Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz
Mohammad Bagher Zolghadr, le secrétaire du conseil suprême de sécurité nationale iranien, a posé des conditions drastiques à remplir par les Etats-Unis avant tout déblocage du détroit d'Ormuz, douchant les espoirs de réouverture de ce passage stratégique au coeur de la guerre au Moyen-Orient.

«Tant que les Etats-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d'Ormuz restera fermé», a-t-il averti, cité par les médias iraniens, énumérant une série de conditions. Parmi ces mesures, l'Iran exige notamment de Washington qu'il «mette fin définitivement à la guerre et à l'agression» contre lui et ses alliés et lève le blocus imposé à ses ports.

Il réclame également la levée des sanctions américaines, la libération de ses avoirs gelés et «l'indemnisation intégrale» des dommages causés par la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.

Certaines de ces dispositions figuraient dans le protocole d'accord irano-américain de juin, qui avait instauré un cessez-le-feu, permis une reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz et devait ouvrir la voie à des négociations en vue d'un règlement plus large du conflit.
7:44
Selon la Turquie, l'Egypte rejoindra l'accord avec Ryad et Islamabad
Le ministre turc des affaires étrangères Hakan Fidan a déclaré samedi ans un entretien à l'agence publique Anadolu qu'il prévoyait que l'Egypte rejoigne bientôt le pacte de défense scellé vendredi entre l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, pays à majorité sunnite. L'accord a vocation à s'étendre à d'autres partenaires au Moyen-Orient, a-t-il ajouté.

«L'Egypte est déjà notre partenaire naturel sur toutes les questions. Je pense qu'à la prochaine étape, l'Egypte sera également avec nous au sein de l'alliance. Selon la vision de notre président, nous ne devons pas nous limiter à trois pays. Nous devons nous développer et, si nécessaire, rassembler tous les pays sous ce même toit»

Hakan Fidan a assuré au cours du même entretien que d'autres pays avaient exprimé leur intérêt à rejoindre l'accord, une clause de défense mutuelle de type Otan. Mais, selon lui, les membres fondateurs doivent débattre de la manière dont l'élargissement doit être géré. Il a ajouté que certains pays souhaitant adhérer avaient demandé à ne pas être nommés.

«Il est important de nous réapproprier davantage notre région, car les puissances hégémoniques extérieures ne résolvent pas les problèmes de la région, elles les exacerbent»
15:57
Le Liban arrête un ex-officier syrien recherché par Damas
Les autorités libanaises ont arrêté un ancien officier de l'armée syrienne visé par un mandat d'arrêt émis par Damas. La Syrie l'accuse de «meurtres et crimes contre l'humanité», a indiqué samedi une source judiciaire.

Cet ancien officier de la 17e brigade de l'armée syrienne durant le règne de Bachar al-Assad, s'était rendu vendredi à l'ambassade de Syrie à Beyrouth pour y effectuer des démarches administratives, a précisé cette source sous couvert d'anonymat.

Après avoir pris connaissance d'un mandat de Damas par contumace pour «meurtres et crimes contre l'humanité commis pendant son service dans l'armée», le personnel de l'ambassade a demandé aux autorités libanaises de l'arrêter, a-t-elle ajouté.

Il se trouve toujours en détention et le procureur général du Liban a demandé à son homologue syrien de transmettre le dossier d'extradition du suspect, avant que Beyrouth ne décide de son éventuelle remise à Damas.
15:40
Le Hamas redit être prêt à mettre en oeuvre le plan pour Gaza
Le mouvement islamiste palestinien Hamas a déclaré samedi qu'il restait prêt à mettre en oeuvre le plan de paix pour Gaza soutenu par les Etats-Unis. Il appelle à faire pression sur Israël, qui n'a pas accepté la dernière feuille de route.

Celle-ci, récemment annoncée par le président américain Donald Trump, porte sur la deuxième étape du plan et lie le désarmement du Hamas à un retrait progressif des troupes israéliennes du territoire palestinien. Un responsable de l'organisation a déclaré sous couvert d'anonymat:

«Le Hamas et les autres factions ont confirmé aux médiateurs leur disposition à passer à la deuxième phase, à condition qu'Israël donne son aval et commence à appliquer l'accord. Le Hamas exhorte l'administration américaine à exercer des pressions sur Israël pour l'obliger à respecter l'accord»
6:18
Les Houthis tuent au moins 58 soldats yéménites
Les rebelles houthis du Yémen ont attaqué jeudi les forces gouvernementales yéménites, tuant au moins 58 soldats. Ils ont également visé des cibles en Arabie saoudite, s'attirant des menaces de représailles à ces opérations au bilan sans précédent en quatre ans.

Les Houthis, soutenus par l'Iran, ont affirmé avoir agi en représailles au récent renforcement, selon eux, des troupes yéménites appuyées par l'Arabie saoudite.



Une source militaire a fait état de 58 morts et de «dizaines de blessés». D'après un responsable militaire, il s'agit des attaques les plus meurtrières depuis le cessez-le-feu de 2022, qui avait mis fin à plus de sept ans d'une guerre dévastatrice dans ce pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

Les attaques ont visé un camp militaire dans la province de Marib, dans le centre du pays, ainsi que d'autres dans la province d'Hadramout, près de la frontière avec l'Arabie saoudite, a-t-il précisé. Les Houthis les ont revendiquées dans un communiqué.

Les forces armées riposteront à cette «agression à l'heure et à l'endroit appropriés», a promis le ministère de la défense du gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale.
5:52
Arabie saoudite: 11 civils blessés dans des attaques des Houthis
Des attaques des rebelles yéménites houthis soutenus par l'Iran ont blessé onze civils jeudi soir dans le sud de l'Arabie saoudite, a indiqué la coalition dirigée par Ryad. Il s'agit d'un bilan sans précédent dans le royaume en plus de quatre ans d'hostilités.

Parmi ces blessés figurent sept Saoudiens dont un enfant de quatre ans, deux Egyptiens, un Yéménite et un Pakistanais, a précisé le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, dans un communiqué relayé par l'agence de presse officielle saoudienne.

Les attaques ont eu lieu dans la région de Najran, frontalière du Yémen.
5:51
Trump dit que le détroit d'Ormuz pourrait rouvrir «bientôt»
Le président américain Donald Trump a dit jeudi que le détroit d'Ormuz, artère maritime cruciale verrouillée par Téhéran depuis le début de la guerre contre l'Iran, pourrait rouvrir «bientôt». Il a réaffirmé que les discussions avec Téhéran se passaient «très bien».

«Je suis impliqué dans la négociation», a indiqué le président américain lors d'un échange avec la presse dans le bureau ovale. «Cela pourrait arriver bientôt», a-t-il dit à propos de la réouverture du détroit.



L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit de cette voie maritime, dont ils sont tous deux riverains et qui est au coeur des tensions avec les Etats-Unis.

Mais toute réouverture dépendra de Washington, qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.
5:50
Frappes israéliennes sur le sud du Liban en marge des négociations
Israël a mené dans la nuit une série de frappes contre deux localités du sud du Liban. L'Agence nationale d'information (ANI) libanaise a indiqué que «l'ennemi israélien a intensifié ses attaques» dans la région de Tyr, en menant depuis la nuit de mercredi «une série de frappes aériennes et de bombardements».

Des drones israéliens ont frappé un quartier du village de Bourj al-Chamali avant une nouvelle frappe aérienne contre le même site, faisant quatre blessés, a ajouté l'agence de presse. Selon elle, l'aviation israélienne a également visé Mansouri, à une dizaine de kilomètres plus au sud, dont les habitants avaient reçu mardi un ordre d'évacuation.
5:49
Deux soldats israéliens tués dans le sud du Liban
Deux soldats réservistes israéliens ont été tués mercredi au cours de combats dans le sud du Liban où Israël affronte le groupe militant Hezbollah, soutenu par l'Iran, a annoncé jeudi matin l'armée israélienne.

L'armée les a identifiés comme étant le major Harel Birenstock, 34 ans, commandant de compagnie au sein du 2855e bataillon de la 55e brigade, et l'adjudant-chef Tamir Vaknin, 33 ans, major dans le même bataillon. Les deux soldats, sont les premiers morts israéliens dans le sud du Liban depuis le 28 juin.
5:49
Un pétrolier signale des explosions dans le détroit d'Ormuz
Un pétrolier a signalé avoir entendu des explosions alors qu'il transitait par le détroit d'Ormuz, près d'Oman, a indiqué jeudi une agence maritime britannique. L'Iran et Oman mènent actuellement des discussions pour gérer conjointement cette voie maritime stratégique.

«Le capitaine d'un pétrolier a signalé avoir entendu deux explosions durant son transit dans le détroit d'Ormuz», a déclaré sur le réseau social X l'United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO). L'incident est survenu à environ 16 km au sud-est de Kumzar, à Oman. «Le rapport confirme que l'équipage et le navire sont en sécurité. Aucun dommage environnemental n'a été signalé», a ajouté l'UKMTO.
5:49
Détroit d’Ormuz: l’Iran parle d'un accord avec Oman
L'Iran a indiqué mercredi avoir trouvé un accord avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains et qui est au coeur des tensions avec les Etats-Unis.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

«Les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux parties ont été approuvées», a indiqué Esmaïl Baghaï, le porte-parole de la diplomatie iranienne, cité par l'agence de presse officielle Irna.

Il a précisé que les deux pays travaillaient à une «déclaration conjointe», sous réserve que des «parties tierces ne viennent pas entraver le processus».
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