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Israël va poursuivre la démilitarisation de Gaza

Suivez en direct les dernières infos sur le conflit entre Israël et l'Iran, avec l'implication des Etats-Unis, qui embrase le Moyen-Orient.
24.08.2026, 05:5625.08.2026, 19:42
Team watson
Team watson
  • Israël et les Etats-Unis ont commencé à bombarder l'Iran le 28 février. Téhéran a riposté en frappant Israël et de nombreux pays du Golfe.
  • Dans la foulée, Israël a commencé à bombarder le Liban et à y mener des incursion terrestres.
  • Les Etats-Unis et l'Iran s'échangent depuis régulièrement des frappes, s'accusant mutuellement de violations de leur fragile cessez-le-feu signé le 17 juin 2026, tout en poursuivant les négociations.
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19:41
Israël va poursuivre la démilitarisation de Gaza
Le chef de l'armée israélienne s'est engagé mardi à poursuivre la démilitarisation de Gaza et le désarmement du Hamas, alors que les Etats-Unis redoublent d'efforts pour faire avancer leur plan de sortie de guerre du territoire palestinien.

Le général Eyal Zamir s'est exprimé lors d'un déplacement dans la bande de Gaza, après de meurtrières frappes israéliennes sporadiques ces derniers jours, lors desquelles l'armée affirme avoir ciblé des membres du mouvement islamiste palestinien.

Mardi, la Défense civile de Gaza, qui opère sous l'autorité du Hamas, a encore recensé trois personnes tuées par des tirs israéliens, portant à huit morts, dont deux enfants, leur bilan ces deux derniers jours.


L'armée israélienne a indiqué qu'elle continuerait à traquer les auteurs de l'attaque sanglante du Hamas en Israël du 7 octobre 2023. Selon des médias israéliens, l'armée a toutefois réduit ses opérations dans la bande de Gaza ces derniers jours sous pression américaine.

Après un entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le gendre et émissaire de Donald Trump, Jared Kushner avait dit le 18 août espérer un début de désarmement du Hamas d'ici «30 jours».
18:14
Oman et l'Iran discutent d'un couloir de navigation temporaire
Les ministres iranien et omanais des Affaires étrangères ont discuté mardi d'un accord-cadre établissant un «couloir temporaire» dans le détroit d'Ormuz et prévoyant une opération de déminage dans ce passage stratégique pour le commerce mondial. Cet axe de transport est au coeur de la guerre au Moyen-Orient.

«Les deux ministres ont discuté d'un 'cadre par étapes'» qui comprend «la mise en place d'un corridor de navigation temporaire conjoint à travers le détroit d'Ormuz et un accord pour mettre en oeuvre un projet conjoint de déminage du détroit», indique le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères omanais.

Oman précise que des négociations techniques en vue d'une solution permanente vont se poursuivre.
6:28
Un pétrolier touché par un «projectile inconnu» au large d'Oman
Un pétrolier a été touché par un «projectile inconnu» qui a endommagé sa salle des machines et l'a rendu «inopérant» alors qu'il circulait au large d'Oman, a annoncé dans la nuit de lundi à mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. «Le navire a été touché par un projectile inconnu qui a endommagé la salle des machines et a rendu le navire inopérant», a indiqué cette source, précisant que l'équipage était sain et sauf.

L'incident s'est produit à 9 milles nautiques (16,7 km) au nord-est de la ville omanaise d'Ash Shishah, dans le détroit d'Ormuz. La nationalité et le sens de circulation de ce pétrolier n'ont pas été précisés.
19:30
Netanyahou affirme que l'Iran a «essayé de tuer» l'un de ses fils
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé lundi que l'Iran avait tenté d'assassiner l'un de ses deux fils, sans apporter de précision supplémentaire.

«Quelque chose d'incroyable vient d'arriver : l'Iran a pris pour cible l'un de mes fils. L'Iran a essayé de tuer un de mes fils», a-t-il déclaré lors d'un entretien téléphonique avec la chaîne israélienne Channel 14.
11:02
Un pétrolier en feu au large de l'Arabie saoudite après une frappe
Un pétrolier a pris feu après avoir été touché lundi par un «projectile inconnu» en mer Rouge, au large du port saoudien de Yanbu, a indiqué l'agence maritime britannique UKMTO. Une «compagnie a signalé qu'un pétrolier avait été frappé par un projectile inconnu, provoquant un incendie sur le pont principal du navire. Tout l'équipage est sain et sauf (...) et aucun impact sur l'environnement n'a été signalé», a annoncé UKMTO, précisant que l'incident s'était produit à 63 milles nautiques (environ 116 km) à l'ouest de Yanbu.

Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, prennent régulièrement pour cible les navires du royaume depuis qu'ils ont annoncé fin juillet un blocus maritime contre Riyad, qui soutient le gouvernement yéménite, dans une nouvelle étape du conflit régional déclenché par l'offensive israélo-américaine contre Téhéran le 28 février. Après le verrouillage du détroit d'Ormuz par Téhéran, le port de Yanbu est devenu le principal point de sortie du pétrole saoudien, tandis que le détroit de Bab el-Mandeb, à la limite sud de la mer Rouge, est devenu un passage crucial pour le trafic maritime.
5:56
La Syrie confirme des discussions avec Israël
La Syrie et Israël ont tenu dimanche des discussions de haut niveau en Jordanie, selon des sources. Damas veut désamorcer la crise provoquée par une attaque israélienne et rester à l'écart des tensions entre Israël et la Turquie. Avec cette frappe sur une base aérienne du nord du pays, vivement condamnée par Damas, Israël avait dit vouloir y empêcher le déploiement de troupes turques. Ankara a démenti toute présence militaire.



Selon des sources interrogées par l'AFP, le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, et le chef du Mossad, les services de renseignement extérieur israéliens, Roman Gofman, se sont rencontrés en Jordanie. Ils ont abordé, entre autres, la question de la mise en place d'une «salle des opérations spéciales» en Jordanie, sous supervision américaine, afin d'éviter tout affrontement en Syrie, y compris avec la Turquie, selon ces sources qui ont requis l'anonymat.

L'agence de presse officielle syrienne Sana, citant une source au ministère syrien des affaires étrangères, a confirmé que des pourparlers parrainés par les Etats-Unis avaient eu lieu en Jordanie, dans l'objectif d'«une désescalade après le récent bombardement israélien du territoire syrien». D'après Sana, un groupe mené par le chef de la diplomatie syrienne s'est entretenu avec une «délégation israélienne de haut niveau». Les discussions devaient, entre autres, «faire en sorte que les tensions actuelles entre les deux pays ne se répercutent pas sur le territoire syrien», de même source.
15:48
La Syrie condamne la frappe israélienne près du Golan comme une «violation flagrante de sa souveraineté»
La Syrie a condamné une attaque de drone israélien près du plateau du Golan qui a fait un blessé samedi, la deuxième attaque israélienne sur le pays en une semaine.

«Cette attaque constitue une violation flagrante de la souveraineté» de la Syrie «ainsi qu'une atteinte manifeste au droit international, et s'inscrit dans le contexte des attaques répétées d'Israël contre le territoire syrien», a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
15:48
Israël affirme que les critiques américaines sur ses frappes en Syrie sont «pleines d'inexactitudes»
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a reproché samedi à l'envoyé spécial américain en Syrie, également ambassadeur en Turquie, Tom Barrack, d'avoir critiqué une frappe israélienne menée mardi contre une base militaire syrienne.

Israël avait transmis des «informations de renseignement aux parties habilitées aux Etats-Unis» avant la frappe, visant selon lui à empêcher un déploiement turc, et les critiques de Barrack sont «truffés d'inexactitudes et de positions qui contredisent la ligne du président américain Donald Trump», a affirmé Katz sur X.
22:00
Israël qualifie Erdogan de «dictateur antisémite»
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié vendredi le président turc Recep Tayyip Erdogan de «dictateur antisémite». Il a ajouté qu'Israël agirait contre «les tentatives de la Turquie de déstabiliser la région». Ces déclarations interviennent après des frappes mardi contre une base aérienne dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière turque, implicitement revendiquées par Benjamin Netanyahou. «Nous ne tolérerons pas un enracinement militaire turc progressant vers le sud, car cela nous menace», avait déclaré Benjamin Netanyahou mercredi, alors que la Turquie dément toute présence sur le site.
Vendredi, la Turquie a émis un mandat d'arrêt international contre le Premier ministre israélien dans le cadre d'une enquête sur l'interception de la «Flottille pour Gaza» et la détention des militants à bord. Les quelque 430 membres d'équipage de la cinquantaine de bateaux arraisonnés par l'armée israélienne en Méditerranée, à l'ouest de Chypre, avaient été amenés de force en Israël puis détenus avant d'être expulsés en mai.


Recep Tayyip Erdogan et Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, le 12 août, à Ankara.

«Israël n'est depuis longtemps guère impressionné par l'hypocrisie de la Turquie. Erdogan est un dictateur antisémite qui a massacré les Kurdes, soutenu le massacre de l'organisation terroriste du Hamas, et oppresse son propre peuple», a déclaré le bureau de Benjamin Netanyahou dans un communiqué.
21:59
Le Hezbollah continuera sa «résistance» malgré les sanctions
Le Hezbollah a affirmé vendredi que les nouvelles sanctions annoncées par Washington ne le dissuaderont pas de continuer ses actions de «résistance» contre Israël. Le Trésor américain a modifié jeudi la désignation juridique du Hezbollah afin de préciser que celui-ci opère «au service du régime iranien, sous le commandement de la Force Qods du Corps des Gardiens de la Révolution islamique».

En 1997, Washington avait qualifié le Hezbollah d'«organisation terroriste étrangère» puis d'«organisation terroriste internationale» en 2001. «Cette nouvelle classification précise que le Hezbollah est un mandataire de l'Iran», qui agit «sans tenir compte, ou presque, de la souveraineté libanaise, du peuple libanais ou de l'Etat libanais», a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert de l'anonymat.
Les sanctions annoncées jeudi visent 10 personnes faisant partie d'un réseau chargé de transférer des fonds au Hezbollah, déjà sanctionné plusieurs fois par les Etats-Unis, selon le Trésor américain. «Toutes ces sanctions et classifications injustes ne nous dissuaderont pas de poursuivre sur la voie de la résistance et de faire valoir le droit du Liban et des Libanais à défendre leur territoire, leur souveraineté et leurs ressources», a déclaré le Hezbollah dans un communiqué vendredi. Le groupe, armé et financé par l'Iran, a martelé n'avoir «besoin de personne pour attester de son identité libanaise et dit être «fier» de sa »relation étroite« avec l'Iran. Pour le Hezbollah, ces annonces américaines sont notamment une façon «de cibler la résistance, ses soutiens et d'exercer des pressions sur eux« pour protéger Israël.
14:20
Le président iranien dit qu'il est temps de mettre fin à la guerre
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé vendredi qu'il était temps de mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis. Selon lui, Téhéran est «en position de force» face à Washington. «Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité, que le monde entier reconnaît notre victoire et souligne que les Etats-Unis ont attaqué nos écoles, nos hôpitaux et nos infrastructures en violation de toutes les règles, et qu'ils sont détestés à travers le monde», a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des médecins.



Ses propos interviennent après que le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les Etats-Unis de «terrorisme économique» et de «crimes contre l'humanité», après l'annonce par Washington d'un renforcement des sanctions économiques destinées à accentuer la pression sur Téhéran. «Les auteurs et les instigateurs de ces sanctions méritent d'être jugés et punis pour avoir commis de tels crimes odieux», a affirmé le ministère dans un communiqué.

Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a promis jeudi que Washington ferait «s'effondrer» le régime iranien avec la campagne de sanctions annoncée, près de six mois après le début de la guerre.
8:15
Des pirates s'emparent d'un pétrolier au large du Yémen
Six personnes armées ont pris jeudi le contrôle d'un pétrolier visé par des sanctions américaines au large du Yémen. Elles font route vers la Somalie, pays qui enregistre une résurgence des activités de piraterie, ont annoncé des agences de sécurité maritime.

Il s'agit, selon la société de sécurité britannique Vanguard, du pétrolier SEAMULL, aussi connu sous le nom de SIBU 1, détourné à 136 milles nautiques (environ 250 km) au large d'Al-Mukalla, ville du sud du Yémen. «Six pirates armés ont pris le contrôle du navire et font route vers la Somalie», ont indiqué l'agence maritime britannique UKMTO, ainsi que le centre de sécurité maritime de l'océan Indien (MSCIO), lié à la force navale européenne Atalante.

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions en décembre au pétrolier 'Seamull', l'un des navires de la «flotte fantôme» iranienne accusée d'exporter du pétrole iranien en recourant à des pratiques d'expédition trompeuses. Il s'agit de l'un des quatre navires exploités par la société Qatrat Alnada Almasi Ship Management, basée aux Emirats arabes unis, qui ont transporté à maintes reprises des produits pétroliers iraniens - notamment du naphta et du gazole - et fait escale dans des ports du Yémen contrôlés par les Houthis.
17:14
Cisjordanie: des Israéliens réinvestissent une colonie évacuée
Un conseil local de colons a annoncé que des Israéliens avaient commencé jeudi à s'installer dans la colonie de Kadim, en Cisjordanie occupée, dernière des quatre localités évacuées par Israël en 2005 à être repeuplée.

Cette annonce intervient une semaine après la réouverture officielle par Israël de la colonie voisine de Ganim, un geste emblématique de la politique d'expansion rapide de la colonisation menée par le gouvernement israélien en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967.

«En ce moment même, les familles (...) de colons s'installent à Kadim, une localité qui avait été démantelée lors du plan de désengagement», a annoncé dans un communiqué le Conseil régional de Samarie, qui administre les colonies israéliennes du nord de la Cisjordanie, qualifiant ce retour d'«étape historique».
13:14
L'Iran exécute un ressortissant étranger ayant manifesté
Un ressortissant étranger, dont la nationalité n'a pas été précisée, a été exécuté jeudi par la justice iranienne. Il avait participé aux vastes manifestations antigouvernementales de janvier, selon l'agence Mizan, organe du pouvoir judiciaire.

Les exécutions se sont multipliées en Iran depuis le début de la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février et une grande partie de ces personnes l'ont été pour leur participation aux manifestations.Fin décembre, un mouvement de contestation initialement lancé contre la vie chère s'est rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales, qui a culminé les 8 et 9 janvier. Le pouvoir a reconnu plus de 3000 morts, imputant les violences à des «actes terroristes» orchestrés par les Etats-Unis et Israël. Des ONG basées à l'étranger ont parlé elles d'une répression ayant fait des milliers de morts.

«Ghaem Hosseini, un ressortissant étranger», reconnu coupable d'être impliqué dans un accident ayant entraîné la mort de quatre policiers dans le centre d'Ispahan, «a été pendu après le réexamen de son dossier et sa confirmation par la Cour suprême», a rapporté Mizan. Mizan n'a pas précisé dans l'immédiat la nationalité de Hosseini, qui est la quatrième personne à être exécutée dans la même affaire depuis juillet.
5:59
Londres convoque une diplomate israélienne
Le Royaume-Uni a annoncé mercredi avoir convoqué la chargée d'affaires israélienne pour protester contre le lancement d'un appel d'offres israélien pour la construction de plus d'un millier de logements en Cisjordanie occupée. Londres demande l'arrêt de ce vaste projet de colonisation.

Israël a approuvé en août 2025 le programme E1, qui prévoit l'édification de quelque 3400 logements en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, précisément sur une zone de 12 kilomètres carrés à l'est de Jérusalem, entre la colonie de Maale Adoumim et Jérusalem-est. Le projet doit couper en deux le territoire palestinien, compromettant toute continuité territoriale d'un éventuel Etat palestinien. L'ONU et plusieurs dirigeants internationaux ont dénoncé ce projet.

Mardi, le ministère israélien du logement a ouvert un appel d'offres pour la construction de plus de 1200 logements dans le cadre du projet, ont rapporté l'ONG israélienne Peace Now et des médias israéliens. Les intéressés ont jusqu'au 19 octobre pour déposer une offre, soit huit jours avant les élections législatives.

C'est une mesure «inacceptable», a réagi le chef de la diplomatie britannique Ed Miliband dans un communiqué. «Le gouvernement israélien doit suspendre immédiatement le projet E1, retirer l'appel d'offres et cesser toute expansion des colonies», a-t-il ajouté. Le ministre a précisé que la chargée d'affaires israélienne avait été convoquée au Foreign Office, où Londres lui a fait part de son «objection profonde à cette mesure du gouvernement [du premier ministre Benyamin] Netanyahou».

5:57
Employés d'une ONG tués à Gaza: l'Australie «outrée»
La ministre australienne des affaires étrangères Penny Wong déclaré jeudi qu'elle était «outrée» par la décision d'Israël de clore l'enquête pénale sur la mort de l'humanitaire australienne Zomi Frankcom et de ses collègues à Gaza.

«Je vais convoquer l'ambassadeur d'Israël en Australie, Hillel Newman, et j'ai demandé à l'ambassadeur d'Australie en Israël de faire connaître directement notre position à Israël, pendant que le gouvernement australien examine les prochaines étapes», a déclaré la ministre des affaires étrangères Penny Wong dans un communiqué. «Le gouvernement australien a appris la décision d'Israël tard la nuit dernière, quelques instants avant son annonce, à l'occasion de la journée mondiale de l'aide humanitaire, ce qui est particulièrement insultant pour les proches de Zomi, les humanitaires et tous les Australiens», a-t-elle ajouté.



Zomi Frankcom faisait partie d'un groupe de sept employés de World Central Kitchen tués en avril 2024 lorsque leur convoi humanitaire a été touché par une frappe aérienne israélienne. Leur mort a provoqué une indignation mondiale et une nouvelle mobilisation pour garantir la sécurité des travailleurs humanitaires à Gaza.
5:55
Trump menace de «terribles» répercussions «tout pays» aidant l'Iran
Le président américain Donald Trump a menacé mercredi de «terribles» mesures économiques «tout pays» qui aiderait l'Iran. Cette intensification de la pression exercée par Washington intervient après des mois d'un conflit qui s'enlise. «J'annonce que tout pays qui permettra à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales d'offrir une quelconque forme de bouée de sauvetage à l'Iran fera lui-même face à de terribles répercussions économiques», a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social.

Dans son long message, il affirme que Téhéran n'a «pas su saisir» la «grande opportunité» de conclure un accord. «J'annonce donc l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise contre un pays», a écrit Donald Trump, évoquant une «guerre économique jamais vue».

9:57
L'Iran met en garde ses voisins contre toute aide aux Etats-Unis
L'Iran a mis en garde mercredi les pays du Golfe contre toute assistance à l'armée américaine, qui serait considérée comme un soutien aux opérations militaires de Washington contre la République islamique, a déclaré le chef des forces armées iraniennes. «Nous tenons à avertir: toute assistance ou facilitation apportée à l'armée agresseuse américaine équivaut à une participation aux opérations militaires américaines», a affirmé le général Ali Abdollahi dans un communiqué relayé par l'agence Mehr.

La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par une campagne de bombardements israélo-américains contre l'Iran. Téhéran a riposté par des frappes contre les pays du Golfe alliés de Washington. «Il paraît improbable qu'un tel nombre d'avions militaires, notamment des avions ravitailleurs, se trouvent sur des bases régionales à l'insu des pays hôtes», a déclaré le général iranien.



Cet avertissement intervient alors que le porte-avions USS George Washington est redéployé au Moyen-Orient pour relever l'USS Abraham Lincoln. «Les pays riverains du golfe Persique, qui ont publié diverses déclarations affirmant qu'ils n'autoriseraient pas les Etats-Unis à utiliser leur territoire contre l'Iran, doivent savoir que nous sommes parfaitement au courant», a assuré le chef des forces armées iraniennes.
6:33
Israël affirme que Damas a violé un accord
Israël a accusé Damas d'avoir violé un accord en acceptant des troupes turques sur une base dans le nord-ouest de la Syrie, qui a été bombardée mardi. L'attaque a été critiquée par les Etats-Unis, qui en ont imputé la responsabilité à Israël.

«Israël a averti à plusieurs reprises la Syrie qu'un tel déploiement constituerait une menace pour la sécurité d'Israël. La Syrie a choisi d'ignorer ces avertissements», a déclaré le bureau du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou dans un communiqué qui s'est gardé de reconnaître explicitement la responsabilité d'Israël dans cette frappe.

Le bureau de M. Netanyahou a publié ce communiqué mardi soir, après une journée de silence officiel de la part d'Israël.

Israël a mené des centaines de frappes en Syrie depuis la chute, à la fin 2024, du dirigeant de longue date Bachar al-Assad. Le raid de mardi a toutefois eu lieu bien loin de la zone de sécurité qu'Israël maintient dans le sud du pays.

La base était hors-service depuis 2012 et placée sous la protection du ministère syrien de la défense, a indiqué une source de sécurité à l'AFP.
6:31
Le dialogue entre Washington et Téhéran est rompu
Le président américain Donald Trump a affirmé mardi qu'aucune discussion avec l'Iran n'avait lieu en ce moment, alors que Téhéran a assuré que son verrou sur le détroit d'Ormuz tenait toujours. Ces positions illustrent l'impasse dans laquelle se trouve le conflit.

Si les hostilités ont diminué après les frappes israélo-américaines et les répliques iraniennes des premières semaines, la situation reste tendue dans la région, au bout de quasiment huit mois de guerre.

Les Emirats arabes unis ont accusé mardi l'Iran d'avoir tiré deux missiles balistiques, tombés en mer, qui visaient «la navigation maritime». Dans la foulée, la diplomatie émiratie a annoncé sur le réseau social X suspendre jusqu'à nouvel ordre tous «les échanges commerciaux» et «transactions financières» avec l'Iran.

Téhéran a pour sa part nié avoir lancé des missiles dans le golfe Persique, rejetant «catégoriquement» les accusations émiraties.
21:26
Six morts dans une frappe israélienne à Gaza-ville
Six personnes, dont un enfant, ont été tuées mardi par une frappe aérienne israélienne sur le port de Gaza-ville, ont rapporté les autorités sanitaires gazaouies. Elles ont également fait état d'une dizaine de blessés. L'armée israélienne a déclaré avoir frappé une cible sur la côte de Gaza afin de neutraliser plusieurs commandants du Hamas, au moyen d'une «frappe aérienne précise visant à éliminer la menace».

Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas, a déclaré qu'au moins six personnes avaient été tuées, «dont un enfant, et un grand nombre ont été blessées, à la suite d'un raid israélien contre des tentes de déplacés dans le port de Gaza». L'hôpital Al-Shifa, à Gaza-ville, a indiqué avoir reçu cinq corps et 13 blessés, dont l'un est décédé un peu plus tard. «Des avions de guerre israéliens ont tiré deux missiles sur le café Sweet and Bitter dans le port de pêcheurs à l'ouest de Gaza-ville», a indiqué sur place Mohammed Alghoul, un témoin.
16:49
Selon Trump, aucune discussion n'a lieu ni n'est prévue avec l'Iran
Donald Trump a affirmé mardi qu'aucune discussion avec l'Iran n'avait lieu en ce moment, tandis que Téhéran a assuré que son verrou sur le détroit d'Ormuz tenait toujours. Ces deux positions illustrent l'impasse dans laquelle se trouve le conflit, au bout de bientôt six mois. «Aucune conversation ni discussion n'a lieu en ce moment ni n'est programmée avec la République islamique d'Iran. Le blocus naval reste pleinement en vigueur et effectif. Le détroit d'Ormuz est ouvert et fonctionnel. Toutes les mines marines ont été enlevées ou déclenchées», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.



Cette déclaration prête à confusion, après que l'émissaire américain Jared Kushner a fait état de discussions «très positives et animées». Interrogé sur Fox News lundi, le gendre de Donald Trump a assuré que les «deux parties s'impliquaient très sérieusement». Le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a de son côté déclaré mardi que le détroit ne serait pas ouvert tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par un protocole d'accord signé en juin.
16:48
Trump publie une carte du détroit d'Ormuz en «territoire américain»
Donald Trump a publié mardi sur son réseau Truth Social une carte montrant le détroit d'Ormuz et le décrivant comme un «nouveau territoire américain». Il a ainsi repris une idée déjà exprimée ces derniers jours.

Le président avait pour la première fois parlé de «territoire américain» à propos de cette artère commerciale stratégique la semaine dernière, pendant un meeting et sur un ton qui laissait penser à une plaisanterie. Le républicain est revenu à la charge lundi pendant un échange avec des journalistes dans le Bureau Ovale, en estimant que ce serait une «très bonne idée».

14:18
Les Etats-Unis accusent Israël de frappes en Syrie
L'envoyé spécial du président américain en Syrie, Tom Barrack, a accusé mardi Israël d'être responsable des frappes dans la matinée sur un aéroport militaire syrien, comme l'avait fait Damas, dénonçant une «escalade inutile». Les Etats-Unis sont «profondément préoccupés» par «les frappes aériennes israéliennes confirmées contre la base aérienne d'Abou Dhouhour» (nord-ouest) a déclaré Barrack, également ambassadeur des Etats-Unis en Turquie, dénonçant «une escalade inutile qui ne favorise en rien la stabilité régionale».

Des appareils non identifiés ont frappé mardi un aéroport militaire hors service dans le nord-ouest de la Syrie, où sont présentes des forces du ministère de la Défense du pays, a indiqué une source sécuritaire à l'AFP. Aucune victime n'a été signalée et l'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.



Damas a accusé mardi Israël d'avoir frappé cet aéroport. «Des avions de l'occupation israélienne ont tôt ce matin pris pour cible la piste de l'aéroport militaire d'Abou Dhouhour (...) avec huit frappes», a déclaré une source militaire non identifiée citée par la télévision d'Etat syrienne, ajoutant que «l'attaque avait entraîné des dommages matériels à l'infrastructure de l'aéroport, sans faire de victimes».
11:52
La Syrie condamne à mort un cousin en détention de Bachar al-Assad
La justice syrienne a condamné mardi à mort pour «crimes de guerre et contre l'humanité» Wassim al-Assad, un cousin en détention de l'ex-président Bachar al-Assad, lui-même condamné à mort par contumace il y a une semaine.

Le juge Fakhr al-Din al-Aryan a déclaré que Wassim al-Assad avait été reconnu coupable de meurtre, «d'homicide volontaire de plusieurs personnes, accompagné d'actes de torture et de brutalité (...) qualifiés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre», ajoutant qu'«il était donc condamné à mort».

21:40
Netanyahou et Kushner planifient une supervision américaine à Gaza
Israël et les États-Unis sont convenus lundi de charger un général américain de superviser le désarmement du Hamas. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, exclut tout retrait israélien de Gaza avant cette étape. Jared Kushner, gendre de Donald Trump, a rencontré Benjamin Netanyahou, engagé dans une difficile bataille pour sa réélection, après que ce dernier a publiquement rejeté le dernier volet d'un plan américain de sortie de guerre dans la bande de Gaza. Le mouvement islamiste palestinien avait lui donné son accord fin juillet à cette feuille de route, prévoyant son désarmement et le retrait israélien du territoire palestinien, occupé à plus de 60% par Israël.


Jared Kushner.

Dimanche, Jared Kushner avait tenu une rencontre directe, et très rare, avec des membres de la direction du Hamas, insistant, selon des sources ayant requis l'anonymat, sur le désarmement du mouvement et appelant à des mesures «vérifiables». Les deux hommes «ont convenus qu'aucun redéploiement ni aucune reconstruction n'auraient lieu dans la bande de Gaza avant que le Hamas ne soit désarmé dans l'ensemble» du territoire, a affirmé un haut responsable israélien.

«Il a également été convenu que la première étape vers la démilitarisation de la bande de Gaza consisterait à demander au Hamas de remettre ses armes afin qu'elles soient mises hors service sous la supervision d'un général américain», a ajouté ce responsable. Jared Kushner était accompagné de membres du «Conseil de paix» de Donald Trump, notamment l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Cet organe ne s'est pas exprimé dans l'immédiat sur la réunion.
14:35
Les Houthis du Yémen disent avoir visé un navire militaire saoudien
Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué lundi des frappes contre un navire militaire saoudien et quatre autres bateaux qui l'accompagnaient, sur la mer Rouge, dans le cadre du blocus qu'ils avaient annoncé à l'encontre de la flotte saoudienne.

Les Houthis ont annoncé avoir «réussi à cibler un navire de débarquement militaire appartenant à l'ennemi saoudien, accompagné de quatre vedettes militaires, en mer Rouge au large des côtes de Mokha, avec plusieurs missiles balistiques», selon leur porte-parole militaire, Yahya Saree.
14:34
Trump menace de bombarder Oman s'il entrave un accord sur Ormuz
Donald Trump a menacé lundi de bombarder Oman si le pays se met «en travers» d'un accord sur le détroit d'Ormuz, Oman et l'Iran menant depuis des semaines des discussions sans les Etats-Unis à propos de ce passage maritime stratégique.

«Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule», a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question sur les discussions en cours entre les deux pays.

22:14
Le Hamas estime que le «Conseil de Paix» doit forcer Israël à accepter le plan
Le Hamas a indiqué dimanche avoir demandé au Conseil de Paix de Donald Trump de contraindre Israël à accepter le plan de paix pour Gaza, selon un communiqué du mouvement islamiste, après une rencontre en Egypte avec l'émissaire américain Jared Kushner.

Le Hamas «a appelé les médiateurs et le Conseil de Paix à assumer leurs responsabilités et à contraindre l'occupation à approuver la feuille de route de la deuxième phase du plan du président Trump et à commencer à établir un calendrier pour sa mise en oeuvre», selon le communiqué.
20:07
Jared Kushner a rencontré une délégation du Hamas en Egypte
L'émissaire américain Jared Kushner a rencontré dimanche des membres de la direction du mouvement palestinien Hamas en Egypte. Lors de cette réunion, le Hamas a réaffirmé son engagement en faveur du plan de paix.

De son côté, Jared Kushner a insisté sur un désarmement total du mouvement palestinien et sur l'absence de tout rôle futur du Hamas dans la gouvernance de Gaza. L'émissaire américain doit ensuite se rendre en Israël pour chercher à faire avancer le plan de paix à Gaza.

Pour mémoire, le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement «véritable» du Hamas.
18:06
L'Iran offre 30 000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30 000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain. La récompense est doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un «grand nombre de demandes» de personnes souhaitant contribuer financièrement.
17:53
Jared Kushner s'entretient avec le président égyptien et rencontrera le Hamas
Jared Kushner, gendre du président Donald Trump, s'est entretenu dimanche avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au sujet de la mise en oeuvre du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, a déclaré le porte-parole de ce dernier.

La rencontre, qui s'est déroulée dans la ville d'El-Alamein (nord), «a rappelé la nécessité pour toutes les parties de respecter leurs obligations au titre de l'accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza», a déclaré Mohamed al-Chennawi.

L'émissaire américain doit en outre rencontrer des dirigeants du Hamas en Egypte, avant sa visite en Israël, ont indiqué dimanche des sources du mouvement palestinien.
15:03
Le chef du Hamas rencontre le n°1 du renseignement égyptien
Une délégation du Hamas, dirigée par son chef Khalil al-Hayya, a échangé dimanche en Egypte avec le chef du renseignement égyptien, Hassan Rachad, sur les moyens de faire avancer le plan de paix américain pour Gaza, selon l'agence de presse officielle égyptienne.

Selon l'agence Mena, la délégation «a réaffirmé son engagement à mener à bien le plan du président américain Donald Trump». La réunion portait sur «les efforts déployés pour contraindre Israël à respecter l'accord, qui comprend la feuille de route en 15 points, et à entamer sa mise en oeuvre», a précisé plus tôt un responsable du mouvement islamiste palestinien.
14:26
Israël jure de s'en prendre encore au Hezbollah
Au lendemain d'importantes frappes sur le sud du Liban ayant fait 11 morts, Israël Katz, le ministre de la Défense israélien a juré dimanche de frapper à nouveau le Hezbollah en cas de menace de sa part et affirmé avoir tué la veille un deuxième commandant du groupe chiite pro-iranien lors de frappes meurtrières.

«Nous réglerons tous nos comptes, dans quelque arène de combat que ce soit. Nous défendrons nos soldats et nos civils avec toute notre puissance»

Ces frappes constituent les attaques les plus meurtrières depuis la conclusion en juin d'un accord-cadre sous parrainage américain, qui prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif israélien du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.
14:23
L'Iran accuse le Qatar de retarder une enquête sur des pilotes
L'Iran a reproché dimanche au Qatar de retarder l'accès de responsables iraniens à son territoire pour enquêter sur le sort de pilotes de chasse, capturés selon Téhéran, ce que Doha a démenti.

L'armée de l'air du Qatar avait annoncé le 2 mars avoir abattu deux bombardiers Sukhoï Su-24 en provenance d'Iran, après des tirs iraniens sur des installations gazières de l'émirat, sans précisions sur le sort des pilotes. Fin juillet, l'armée iranienne avait annoncé avoir récupéré le corps d'un des pilotes tué lors d'une attaque début mars ciblant la base aérienne américaine d'Al-Udeid, située au Qatar.

Samedi, l'Iran a affirmé que le Qatar avait capturé trois de ses pilotes après l'opération, et les détenait, appelant le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à «faciliter leur libération». La diplomatie qatarie a démenti «catégoriquement» cette affirmation, dénonçant des «déclarations trompeuses» émises par les autorités de la République islamique

Une déclaration à laquelle l'Iran a réagi dimanche, affirmant que «des experts de l'armée de l'air iranienne attendent depuis plusieurs mois de pouvoir se rendre au Qatar» pour enquêter sur l'affaire.
18:31
Israël souhaite des discussions «plus sérieuses» avec le Liban
Israël souhaite mener avec le Liban de nouvelles négociations, plus ambitieuses, sous médiation américaine, a déclaré samedi Doron Spielman, porte-parole du premier ministre Benjamin Netanyahu, après de meurtrières frappes israéliennes dans le pays voisin. Il a mis en avant que les deux pays avaient comme ennemi commun le mouvement chiite.

«Les frappes israéliennes contre le Hezbollah devraient relancer les négociations et les rendre beaucoup plus sérieuses, et non produire l'effet inverse»
18:06
Israël: la frappe au Liban visait un commandant du Hezbollah
L'armée israélienne a affirmé samedi que sa frappe contre le village libanais d'Ansar visait un commandant du Hezbollah, qui a été tué. Les autorités ont fait état de sept morts, dont des enfants.

L'armée israélienne a indiqué avoir «frappé un quartier général central de la Force al-Radwan», une unité d'élite du Hezbollah. Elle a ajouté que la frappe avait tué «Ali Samir Al-Haj Hassan, commandant d'un bataillon de la Force al-Radwan».

L'armée a également confirmé une «allégation» selon laquelle «la famille de Hassan se trouvait avec lui à l'intérieur du quartier général militaire». Celle-ci n'était toutefois « pas la cible de la frappe», a-t-elle précisé.

Quatre personnes ont aussi été tuées et 17 blessées, «dont un enfant et 11 femmes», à Deir Zahrani, situé comme Ansar à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, a indiqué le ministère libanais de la Santé.
17:50
Frappes au Liban: le Hezbollah menace d'une «riposte appropriée»
Le Hezbollah a menacé samedi d'une «riposte appropriée» après des frappes israéliennes meurtrières dans le sud du Liban. Il a exhorté Beyrouth à mettre fin aux négociations «humiliantes» menées avec Israël depuis avril. Le mouvement pro-iranien a déclaré dans un communiqué:

«L'ennemi israélien doit comprendre que ses agressions et tentatives d'imposer un fait accompli ne peuvent se poursuivre et recevront la riposte appropriée, en défense du Liban»

Des frappes israéliennes ont fait samedi onze morts dans le sud du Liban. L'armée israélienne a affirmé avoir notamment ciblé une infrastructure du Hezbollah, en réponse à une opération du groupe contre des soldats israéliens au Liban. Mais la formation islamiste a dénoncé une «escalade israélienne qui illustre le souhait et la volonté» du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de «servir ses intérêts électoraux et satisfaire l'extrême droite».

Un huitième cycle de négociations entre Israël et le Liban doit se tenir à Rome début septembre. Un accord-cadre conclu en juin entre les deux pays, sous parrainage américain, prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, mais le Hezbollah s' y oppose.
7:55
Le détroit d'Ormuz sera «un territoire des Etats-Unis» (Trump)
Donald Trump a dit vendredi qu'une fois l'Iran battu, il déclarerait le très stratégique détroit d'Ormuz comme un «territoire des Etats-Unis», sur un ton laissant penser qu'il plaisantait.

Il a aussi défendu sa décision d'entrer en guerre pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, disant qu'il ne s'«excuserait jamais» pour cela en dépit de la hausse du prix du carburant subie par les Américains.

«Une fois que nous aurons fini de battre l'Iran (...), bientôt je déclarerai le détroit d'Ormuz comme étant un territoire des Etats-Unis», a dit le président américain, avec un petit sourire, pendant un meeting à Garden City, près de New York.
7:55
Le détroit d'Ormuz «est et restera iranien», dit un chef iranien
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a assuré samedi que le détroit d'Ormuz «restera iranien», en réplique à Donald Trump qui a dit vouloir déclarer ce passage stratégique comme un «territoire des Etats-Unis».

«Le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien et restera iranien. Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l'Iran. Tant que vous refuserez d'accepter la réalité de votre défaite et que vous continuerez à vous bercer d'illusions, l'Iran continuera à imposer un blocus», a déclaré M. Gharibabadi sur X.
7:53
Un pétrolier émirati attaqué dans le détroit d'Ormuz
Un pétrolier de la compagnie émiratie Adnoc a été attaqué vendredi soir en franchissant le détroit d'Ormuz, a annoncé samedi la compagnie publique dans un communiqué cité par l'agence officielle WAM.

«L'incident n'a fait aucun blessé et la situation a été maîtrisée», a ajouté Adnoc dont plusieurs pétroliers avaient déjà été visés jeudi et la semaine dernière par des attaques dans le détroit d'Ormuz.
7:52
L'émissaire de Trump en Israël pour chercher un consensus sur Gaza
Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du «Conseil de paix».

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du «Conseil de paix» créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un «véritable» désarmement du Hamas.
7:52
Yémen: huit morts dans une attaque par les Houthis
Un responsable militaire du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale a déclaré qu'une frappe des Houthis vendredi sur la ville portuaire de Mokha avait fait huit morts, les rebelles soutenus par l'Iran affirmant parallèlement avoir également attaqué un site pétrolier saoudien.

Les Houthis «ont tiré cinq missiles sur des navires de commerce en train de décharger au port et deux navires sont en feu», a dit le responsable yéménite à propos de l'attaque contre Mokha, qui avait déjà été visée plus tôt cette semaine. Deux membres des forces de sécurité figurent parmi les huit personnes tuées, a ajouté cette personne qui a requis l'anonymat.

Les Houthis ont revendiqué vendredi une attaque de drone contre un site du géant pétrolier Aramco en Arabie saoudite, selon l'agence de presse Saba, affiliée au mouvement rebelle.
13:40
Des militants israéliens tentent de ravitailler des Palestiniens
Des militants israéliens ont tenté vendredi de faire parvenir des vivres à des Palestiniens soumis depuis près d'une semaine au siège de colons de leurs maisons dans le nord de la Cisjordanie occupée. Depuis dimanche, des dizaines de colons israéliens bloquent l'accès à des maisons dans le village de Qusra, des habitants disant être coupés de ce fait de tout approvisionnement en vivres.

Une journaliste de l'AFP a rapporté avoir vu des colons sur place tôt vendredi matin, mais ceux-ci semblaient s'être dispersés des environs immédiats plus tard dans la matinée. Selon elle, des dizaines de militants de gauche israéliens ont marché vers les maisons assiégées, brandissant un drapeau palestinien, des pancartes réclamant «Justice pour tous» et des provisions pour les familles.



Des boissons et de la nourriture ont été déposées devant l'une des maisons, où étaient positionnées des forces israéliennes lourdement armées. L'armée a indiqué qu'elle allait inspecter les vivres avant qu'elles puissent parvenir aux habitants de la maison, qui observaient la scène depuis le balcon. On ne savait pas dans l'immédiat si les Palestiniens avaient pu les récupérer.
5:56
Les Etats-Unis menacent l'Iran d'isolement économique
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a menacé jeudi l'Iran d'un isolement économique «comme le monde n'en a jamais vu», nouveau signe d'un durcissement de Washington, qui promettait pourtant début août un accord imminent pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
«Ce sera une combinaison d'un isolement économique comme le monde n'en a jamais vu et de la poursuite du blocus dans le détroit d'Ormuz, qui empêchera quoi que ce soit d'entrer ou de sortir des ports iraniens», a déclaré Bessent sur la chaîne conservatrice Newsmax, en promettant de nouvelles mesures, sans en préciser la nature: «Restez à l'écoute, d'autres annonces arrivent la semaine prochaine.»



Le ton a changé en quelques jours: le 4 août, le même Scott Bessent évoquait un accord possible avec Téhéran «aujourd'hui ou demain» pour rouvrir ce passage stratégique du commerce mondial d'hydrocarbures. «Nous avons de très bonnes discussions», avait déclaré le même jour Donald Trump, assurant que l'Iran voulait passer un accord.
5:55
Les Emirats dénoncent une attaque iranienne contre deux navires
Les Emirats arabes unis ont dénoncé vendredi une attaque par l'Iran de deux navires affiliés à la compagnie pétrolière publique Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) qui franchissaient le détroit d'Ormuz. «Les Emirats arabes unis ont fermement condamné et dénoncé l'attaque hostile iranienne qui a visé deux navires affiliés à ADNOC alors qu'ils traversaient le détroit d'Ormuz, aucune blessure n'ayant été signalée», a indiqué le ministère des Affaires étrangères émirati dans un communiqué.

L'attaque a eu lieu jeudi soir, selon l'agence WAM, qui cite la compagnie.
13:11
L'Iran affirme contrôler le détroit d'Ormuz après les dire de Trump
Un haut responsable iranien a affirmé jeudi que le détroit d'Ormuz restait sous le contrôle de l'Iran, après que le président américain Donald Trump a revendiqué la veille le contrôle américain de ce détroit stratégique. «Aujourd'hui, vous voyez que le détroit d'Ormuz est sous la gestion et le contrôle de la République islamique, et que notre pays poursuit sa trajectoire en toute sécurité», a déclaré selon la télévision d'Etat Hossein Taeb, chef des forces paramilitaires du Bassidj, affiliées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Donald Trump, qui semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l'Iran, a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient un contrôle «total» du détroit d'Ormuz et allaient le «garder». Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

7:40
Plus de 30 pays condamnent les exécutions de manifestants en Iran
L'Union européenne et une trentaine de pays, dont la France, le Royaume-Uni et le Canada, ont condamné mercredi les exécutions judiciaires de manifestants en Iran, qui se sont récemment multipliées. Dans une déclaration commune, ils «condamnent avec la plus grande fermeté les exécutions de manifestants qui se poursuivent et le recours à la peine de mort par la République islamique d'Iran», destiné à «faire taire les dissidents, intimider des communautés et punir des personnes exerçant leurs droits fondamentaux». «Nous appelons le régime iranien à cesser immédiatement d'appliquer la peine de mort et à libérer sans délai toutes les personnes arbitrairement détenues», ajoutent-ils, demandant aussi à l'Iran d'«écouter la voix de son peuple, qui réclame le changement».

Après un premier groupe de 26 Etats et la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas, «d'autres pays se sont joints à cette déclaration» pour atteindre le nombre de 32 signataires, a déclaré à l'AFP le Quai d'Orsay. Outre la France, le Royaume-Uni et le Canada, de nombreux Etats européens comme l'Allemagne, l'Italie, l'Irlande, les pays baltes et scandinaves, ainsi que l'Australie et la Nouvelle-Zélande portent notamment cette déclaration.

«Sept mois après les crimes de masse commis à l'encontre du peuple iranien qui se levait pour réclamer la justice et la dignité, le régime continue de faire couler le sang en multipliant les exécutions. Cette répression insupportable et inhumaine doit cesser», a écrit sur X le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
6:21
Le Liban condamne les destructions «systématiques» d'Israël
Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné mercredi les destructions «systématiques» dans le sud du Liban. Israël y a dit démolir «toutes les maisons» dans le secteur contrôlé par son armée. Les forces israéliennes ont établi dans le sud du Liban voisin une «zone de sécurité», sur une bande d'environ 10 kilomètres le long de la frontière, disant vouloir protéger les populations du nord d'Israël des tirs du mouvement pro-iranien, accusé d'y avoir des infrastructures.

Les «attaques, incursions, démolitions et la destruction systématique des maisons», des infrastructures, des bâtiments gouvernementaux et des lieux sacrés menées par Israël «représentent une grave violation des principes et des règles du droit international», a déclaré M. Salam dans un communiqué. Affirmer que les villes et villages de la région «sont exclusivement des 'infrastructures militaires' (...) ne peut servir de prétexte à leur destruction, à déplacer leurs habitants et empêcher leur retour», a ajouté le dirigeant.

19:29
Gaza: première frappe israélienne depuis une semaine, un mort
Israël a mené mercredi sa première frappe aérienne sur la bande de Gaza depuis plus d'une semaine, selon l'armée israélienne et la Défense civile palestinienne. Cette dernière a fait état d'un mort et de plusieurs blesssés dans la frappe. «Nous avons mené une frappe afin d'éliminer une menace», a déclaré un porte-parole de l'armée israélienne à l'AFP, sans fournir plus de détails.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a précisé avoir «mené une frappe contre un commandant du Hamas dans le nord de la bande de Gaza» qui «préparait des attaques terroristes contre les forces» israéliennes opérant à Gaza. «Les forces de l'armée (...) continueront d'opérer afin d'éliminer toute menace immédiate», ajoute l'armée.

La Défense civile, un service de secours opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a fait état d'un mort et de plusieurs blessés dans la frappe.

Israël semble avoir réduit, sans toutefois les interrompre, ses opérations militaires dans la bande de Gaza depuis l'annonce fin juillet par Donald Trump d'un accord sur la dernière feuille de route américaine prévoyant notamment le désarmement du Hamas et le retrait israélien du territoire palestinien. Le Hamas l'a acceptée mais le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l'a rejetée, conditionnant tout retrait des troupes israéliennes de Gaza à un «véritable» désarmement du Hamas.

Selon le ministère de la Santé placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont considérés comme fiables par les Nations unies, les opérations israéliennes à Gaza ont fait 1258 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025. L'armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi qu'un employé civil sous contrat.
18:17
26 pays et l'UE condamnent les exécutions de manifestants en Iran
L'Union européenne et 26 pays dont la France, le Royaume-Uni et le Canada, ont condamné mercredi les exécutions judiciaires de manifestants en Iran. Elles se sont multipliées récemment. Ces pays «condamnent avec la plus grande fermeté les exécutions de manifestants qui se poursuivent et le recours à la peine de mort par la République islamique d'Iran», destiné à «faire taire les dissidents, intimider des communautés et punir des personnes exerçant leurs droits fondamentaux», ont écrit les signataires dans une déclaration conjointe.

«Nous appelons le régime iranien à cesser immédiatement d'appliquer la peine de mort et à libérer sans délai toutes les personnes arbitrairement détenues», ajoutent-ils, demandant aussi à Téhéran d'«écouter la voix de son peuple, qui réclame le changement». «Sept mois après les crimes de masse commis à l'encontre du peuple iranien qui se levait pour réclamer la justice et la dignité, le régime continue de faire couler le sang en multipliant les exécutions. Cette répression insupportable et inhumaine doit cesser», a écrit sur X le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

Si la Suisse ne figure pas parmi les signataires, elle «s'oppose fermement à la peine de mort en toutes circonstances, car elle constitue une violation du droit à la vie et est incompatible avec les droits de l'homme et la dignité humaine», a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à Keystone-ATS. De plus, la cheffe de la Division Moyen-Orient et Afrique du Nord du DFAE a fait part à l'ambassadeur d'Iran en Suisse de sa profonde inquiétude face à ces exécutions.

Mercredi dernier, l'ONU s'est dite «alarmée» par la hausse des exécutions en Iran, avec au moins 56 personnes mises à mort pour des motifs de sécurité nationale depuis les premières pendaisons liées aux manifestations de début d'année. «Plus d'une centaine d'autres personnes risquent d'être exécutées pour des chefs d'accusation similaires», avait alors alerté le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk, sans compter ceux qui risquent l'exécution pour d'autres motifs.
18:16
Israël réaffirme que l'armée restera au Liban, en Syrie et à Gaza
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, s'est rendu mercredi dans le sud du Liban. Il a réaffirmé sa détermination à maintenir des troupes dans une zone qu'elles occupent dans cette région, ainsi qu'en Syrie et à Gaza. «Comme le Premier ministre et moi-même l'avons clairement affirmé, nous ne nous retirons pas de cette zone de sécurité» - le terme par lequel Israël désigne la bande territoriale qu'il occupe.



«L'armée est ici pour protéger les localités du nord» d'Israël «et ses propres forces. Nous nettoierons cette zone (...) Nous ne nous retirerons en aucun cas des zones de sécurité: ni au Liban, ni en Syrie, ni à Gaza», a-t-il insisté.

Les forces israéliennes sont déployées et poursuivent leurs opérations sur une bande d'environ 10 kilomètres à l'intérieur du pays voisin, le long de la frontière. L'armée «détruit les infrastructures souterraines» dans la zone et «toutes les maisons», a affirmé le ministre.

Israël et le Liban, toujours techniquement en état de guerre, ont signé un accord-cadre fin juin qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans le sud, à commencer par des «zones pilotes» qu'Israël doit évacuer sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien. Le mouvement islamiste rejette cet accord et refuse de déposer les armes. Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël poursuit des frappes ponctuelles au Liban.
17:30
Cisjordanie: des Israéliens assiègent des maisons palestiniennes
Des colons israéliens ont maintenu mercredi un blocus de maisons palestiniennes dans le nord de la Cisjordanie occupée, malgré la venue d'officiers pour, selon l'armée, les en déloger, ont constaté un témoin et un photographe de l'AFP. Le siège de ces domiciles d'une famille palestinienne élargie a commencé dimanche. Un groupe de colons a installé une tente à proximité, dans le village de Qusra, au sud de Naplouse, et bloqué l'acheminement de provisions.

«Nous n'avons reçu ni nourriture ni médicaments», a déclaré par téléphone à l'AFP Qusai Abou Rida, un des habitants assiégés, ajoutant n'avoir de l'électricité que grâce à des panneaux solaires.

Selon l'armée, des officiers se sont rendus sur place dans la matinée, ont enlevé la tente, et «s'efforçaient d'évacuer les civils qui s'y trouvent». En milieu d'après-midi, un photographe de l'AFP a constaté que l'armée avait quitté la zone, d'où la tente avait été retirée, mais que des colons s'y trouvaient toujours. «L'armée s'est retirée et, pour l'instant, nous sommes toujours assiégés, avec les colons à notre porte», a témoigné M. Abou Rida à l'AFP dans l'après-midi.

Lors de leur passage, «les officiers ont exprimé leur vive inquiétude face aux actions menées par des civils israéliens contre la famille palestinienne», a affirmé l'armée. Elle a annoncé des mesures disciplinaires contre des membres des forces de sécurité filmés sur les lieux quelques jours auparavant.

L'armée avait fait état mardi de plusieurs signalements de raids de colons pénétrant dans des maisons et sur des terres palestiniennes dans le secteur et s'y installant. Elle avait dénoncé «une activité illégale (...) et inacceptable, qui porte préjudice aux habitants de ces zones et perturbe leur vie quotidienne». Selon des responsables palestiniens, des colons israéliens avaient incendié fin juillet une mosquée à Qusra.
17:29
Détroit d'Ormuz:Washington gardera un contrôle «total», selon Trump
Donald Trump a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient un contrôle «total» du détroit d'Ormuz et allaient le «garder». Le président des Etats-Unis semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l'Iran. Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

«Les Etats-Unis ont un contrôle total du détroit d'Ormuz. Je pense que nous allons le garder! Tout le monde qualifie notre blocus naval de 'mur d'acier' et l'Iran ne peut rien faire contre ça», a assuré le président américain.

Donald Trump a signalé dans ses récentes déclarations qu'il misait désormais surtout sur la pression économique à long terme sur Téhéran. Le toujours imprévisible président américain n'évoque plus, pour le moment, de nouvelles offensives militaires ou diplomatiques.

Les Iraniens «n'ont pas de marine, ils n'ont pas d'armée de l'air, les soldats qui leur restent ne sont pas payés», a encore écrit le milliardaire républicain sur sa plate-forme. «Ils n'ont pas d'argent. Leur pays est 'foutu'», a-t-il ajouté, en évoquant un taux d'inflation qui serait de «300%» dans le pays.
6:18
L'armée américaine a tiré sur un navire qui violait son blocus
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a «ignoré» les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.
21:03
Le Liban abolit la peine de mort, une première au Moyen-Orient
Le Parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient, dans une décision qualifiée d'«historique» par le ministre de la Justice Adel Nassar. Le pays n'avait plus procédé à des exécutions depuis 2004, même si des peines capitales étaient encore prononcées, notamment pour meurtre, acte de terrorisme ou espionnage - la dernière fois ce lundi même. Selon l'ONG Amnesty International, au moins 85 personnes se trouvaient encore dans le couloir de la mort au mois de janvier.

Le texte voté mardi précise que les crimes commis avant son entrée en vigueur seront passibles d'une peine d'emprisonnement à perpétuité, couplé à du travail d'intérêt général, selon l'agence de presse officielle Ani. Le ministre de la Justice, présent au Parlement pour l'occasion, s'est félicité d'une décision «historique», soulignant que grâce à ce vote, Beyrouth ne serait plus débouté de ses demandes d'extradition de suspects de la part de pays où la peine de mort est abolie.

Les défenseurs des droits humains au Liban se sont battus pendant des années pour l'abolition de la peine de mort. C'est «une étape monumentale pour les droits humains dans le pays, une rupture claire avec une sentence cruelle et arbitraire qui n'aurait jamais dû être prononcée», a réagi auprès de l'AFP Ramzi Kaiss, chercheur de l'ONG Human Rights Watch (HRW).

La France, qui a exercé un mandat colonial sur le Liban pendant la première moitié du XXe siècle, a salué par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot un vote «historique et courageux». Le Liban «donne un puissant exemple pour les autres pays du Moyen-Orient et au-delà», a de son côté estimé la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas, l'ONU lançant un appel similaire à «mettre fin à cette pratique inhumaine».

La peine capitale est régulièrement appliquée dans la région: en 2025, l'Iran, l'Arabie saoudite et le Yémen ont occupé les deuxième, troisième et quatrième places du classement d'Amnesty derrière la Chine, avec respectivement plus de 2159, 356 et 51 exécutions recensées. De manière générale, l'organisation a signalé dans son dernier rapport un «bond alarmant» des exécutions au Moyen-Orient (d'au moins 1442 en 2024 à au moins 2611 en 2025), avec notamment un record atteint en Arabie saoudite. L'Irak, le Koweït, l'Egypte et les Emirats arabes unis (pour la première fois depuis 2021) ont également procédé à des exécutions en 2025, selon la même source. La Jordanie a elle exécuté en juin dernier six hommes condamnés pour le meurtre de forces de sécurité, mettant fin à un moratoire de neuf ans sur l'application de la peine de mort.
20:45
Nouvelle série de pourparlers israélo-libanais en septembre à Rome
Les Etats-Unis, pays médiateur, parraineront une nouvelle série de pourparlers entre Israël et le Liban début septembre à Rome, a annoncé mardi un responsable du département d'Etat, se disant «satisfait de la façon dont les choses évoluent». «Le volet politique reprendra à Rome début septembre, et les discussions se poursuivront entre-temps à Beyrouth, Jérusalem et Washington», a indiqué ce responsable sous le couvert de l'anonymat.

«Nous sommes satisfaits de la façon dont les choses évoluent. Le cadre est en cours de mise en oeuvre, les premières zones (pilotes) sont opérationnelles et les groupes de travail ont harmonisé leur terminologie, leurs cartes et leurs procédures», a souligné le responsable, rendant compte d'une septième session de pourparlers la semaine dernière à Rome.

Israël et le Liban, toujours techniquement en état de guerre, ont signé un accord-cadre fin juin qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des «zones pilotes» évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien. Le mouvement islamiste a rejeté à plusieurs reprises cet accord et refuse de déposer les armes. Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène toujours des frappes ponctuelles au Liban.

Le responsable américain a fait valoir que lors de la dernière série de pourparlers à Rome, les discussions avaient été retardées en raison de frappes israéliennes mais que le Groupe de coordination militaire pour le Liban avait pu «rapidement fournir des informations précises aux deux parties» facilitant la communication. Et «les délégations militaires ont finalisé les paramètres opérationnels, les cartes communes et une feuille de route visant à ouvrir de futures zones pilotes», a-t-il relevé.

Une source au sein de la présidence libanaise avait pourtant affirmé à l'AFP qu'Israël avait refusé d'identifier de nouvelles zones dans le sud du Liban pour un retrait de son armée, avant la «vérification» du contrôle effectif par l'armée libanaise des deux premiers secteurs. Lors du prochain cycle de discussions, «le Liban présentera des feuilles de route détaillées pour sécuriser de nouvelles zones, à mesure que la mise en oeuvre se poursuivra dans les zones actuelles», a encore souligné le responsable.
14:04
Une double frappe israélienne fait deux blessés au Liban
Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la santé, qui a condamné la «poursuite du ciblage» des secouristes par le pays voisin. Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. Il a «réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales».

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux. L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.
7:09
Le retour de déplacés kurdes syriens suspendu
Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie, déplacés pendant des années, ont commencé lundi à rentrer chez eux dans la région de Ras al-Aïn dans le nord-est du pays. Mais la suite prévue de ces retours a été suspendue après des attaques de groupes armés, a indiqué un responsable local.

Un accord signé en janvier entre les Kurdes syriens et le pouvoir central pour l'intégration dans l'Etat des institutions de l'administration autonome, prévoit le retour des Kurdes déplacés pendant la guerre civile en Syrie (2011-2024). Selon Jawan Isso, membre d'un comité représentant les déplacés de Ras al-Aïn, un premier groupe de 2500 déplacés avait pris la route pour rentrer, mais a subi une attaque «délibérée et préméditée» de «groupes armés», qui a fait plusieurs blessés.

Plusieurs des auteurs présumés de ces attaques ont été arrêtés, mais les retours «ont été temporairement suspendus par mesure de précaution afin de garantir la sécurité des habitants», a ensuite annoncé Mahmoud Khalil Ali, adjoint au chef des forces de sécurité dans la province de Hassaké, dont fait partie Ras al-Aïn. «Ces trajets reprendront dès que la situation se sera stabilisée et une protection complète assurée pour les personnes de retour», a-t-il ajouté. Selon Isso, un deuxième groupe de déplacés devait suivre «dans les tout prochains jours», alors que quelque 100 000 personnes au total veulent rentrer.
6:40
La Colombie reconnaît l'annexion israélienne du plateau du Golan
Le nouveau gouvernement colombien, de droite dure, a reconnu lundi l'annexion du plateau du Golan par Israël, qui s'est emparé de la majeure partie de ce territoire en 1967 au détriment de la Syrie. Les Etats-Unis étaient jusque-là les seuls à reconnaître l'annexion par Israël, en 1981, des zones sous son contrôle.

«Le gouvernement de Colombie reconnaît la souveraineté israélienne sur ce territoire, de même que le droit de cet Etat à se protéger des menaces extérieures», a annoncé le ministère des Affaires étrangères colombien dans un communiqué sur X. Pour les Nations unies, le plateau du Golan reste un territoire syrien sous occupation militaire israélienne.



Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a remercié son «bon ami» Abelardo de la Espriella, le nouveau président colombien, pour cette décision. Il avait d'ailleurs assisté vendredi à sa prestation de serment De la Espriella souhaite déplacer l'ambassade colombienne en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, et rétablir les relations diplomatiques rompues par son prédécesseur de gauche Gustavo Petro.
11:24
L'accord de défense révèle un changement envers Washington
L'accord de défense mutuelle conclu la semaine dernière entre l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie témoigne d'un «changement de perception» dans la région vis-à-vis des Etats-Unis, selon la diplomatie iranienne. Téhéran a par ailleurs affirmé lundi ne pas se sentir visé par ce pacte. «Les pays de la région se sont rendus compte que la sécurité n'est pas une marchandise qui s'achète auprès de ceux qui font de fausses promesses», a déclaré le porte-parole Esmaïl Baghaï lors de son point presse hebdomadaire, en référence aux Etats-Unis, allié des pays signataires du pacte.

Les pays du Golfe, auparavant considérés comme des havres de stabilité au Moyen-Orient, ont été régulièrement visés pendant la guerre, en représailles à l'offensive américano-israélienne lancée sur l'Iran fin février - Téhéran disant cibler les intérêts américains sur leurs territoires et notamment les bases militaires. «Les pays de la région ne peuvent plus compter sur les garanties de sécurité promises par les Etats-Unis comme par le passé», a ajouté Esmaïl Baghaï.



Il a estimé que Téhéran n'avait «pas de raison de s'inquiéter que ce traité soit dirigé contre lui», mettant en avant les «liens religieux, historiques et de civilisations profonds» entre ces trois pays et l'Iran.
22:38
Gaza: le plan américain rejeté par Netanyahu reste «la seule voie»
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche avoir «rejeté» la dernière feuille de route américaine pour Gaza acceptée par le Hamas. Pour Nikolaï Mladenov, le haut représentant du «Conseil de paix» du président américain à Gaza, il s'agit pourtant de «la seule voie à suivre» pour éviter une attaque similaire à celle du 7 octobre 2023.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix, conditionnant tout retrait des troupes israéliennes à un «véritable» désarmement du Hamas palestinien.

Le texte est vivement contesté par les alliés d'extrême droite du Premier ministre, qui a explicitement annoncé le rejet du document en 15 points« présenté fin juillet par le »Conseil de paix«.

Le mouvement islamiste a appelé les Américains à faire pression sur lui et son gouvernement, »afin qu'ils respectent la feuille de route et n'entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale«, a indiqué à l'AFP un membre de son bureau politique, Bassem Naïm.
22:07
Gaza: le plan américain rejeté par Netanyahu reste «la seule voie»
Le plan américain pour Gaza rejeté par Benjamin Netanyahu est «la seule voie à suivre» pour éviter une attaque similaire à celle du 7 octobre 2023, selon le représentant du «Conseil de paix» pour le territoire palestinien, Nikolaï Mladenov.

«L'option que nous proposons aujourd'hui est la seule voie à suivre qui garantisse que cette tragédie ne se reproduise pas», a déclaré M. Mladenov, lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision israélienne Channel 12.
21:08
Iran: changement à la tête de la plus haute instance sécuritaire
Ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, Mohsen Rezaï a été nommé secrétaire de la plus haute instance sécuritaire d'Iran, a indiqué la présidence. M. Rezaï remplace Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de la sécurité nationale.

Il y a été nommé par le président Massoud Pezeshkian, a précisé sur X un porte-parole du bureau de ce dernier, Mehdi Tabatabaei.

M. Rezaï, 71 ans, a dirigé de 1981 à 1997 le Corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne.

Il a ensuite occupé plusieurs postes d'importance au sein du système politique, avant d'être nommé en mars conseiller militaire du guide suprême, l'ayatollah Mojtaba Khamenei.

Il avait déclaré en juillet que le détroit d'Ormuz, que Téhéran verrouille et qui cristallise depuis des mois les tensions avec les Etats-Unis, revêtait davantage d'importance que des «bombes atomiques», en référence au programme nucléaire iranien.

Mohammad Bagher Zolghadr devient lui conseiller politique du guide suprême, selon un communiqué publié dimanche par le bureau de l'ayatollah Khamenei.
20:32
Trump minimise les exigences de l'Iran
Le président américain Donald Trump a laissé entendre dimanche qu'il était prêt à laisser la pression économique s'intensifier contre l'Iran. Il semble ainsi renoncer à ordonner de nouvelles frappes militaires alors même que Téhéran formule des exigences fermes.

«On reste discrets», a déclaré M. Trump, selon le média en ligne Axios, qui a indiqué s'être entretenu avec lui lors d'un bref échange téléphonique.

«Nous ne faisons que semi-négocier avec eux. Nous nous contentons d'observer l'Iran, avec son inflation galopante et le fait qu'il n'a plus d'argent», a-t-il dit selon Axios, adoptant un ton clairement mesuré.

Il y a à peine une semaine, Donald Trump avait lancé la dernière d'une série de menaces visant à frapper durement l'Iran, avant de faire marche arrière, disant espérer un accord rapide sur la réouverture du détroit d'Ormuz.

Mais les Gardiens de la Révolution ont insisté dimanche sur le fait que ce passage stratégique restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas «toutes» les conditions posées par Téhéran, éloignant l'espoir d'un règlement rapide du conflit.
19:43
Iran: rare rencontre entre le guide suprême et le président
Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a récemment rencontré le président Massoud Pezeshkian, a rapporté dimanche le bureau de l'ayatollah. Mojtaba Khamenei n'est pas apparu en public depuis sa désignation en mars.

«Le Dr Massoud Pezeshkian a rencontré l'ayatollah Mojtaba Khamenei et s'est entretenu avec lui au début de sa troisième année de présidence», à savoir fin juillet, a annoncé le bureau du guide suprême dans un communiqué.

Ils ont «examiné en détail les problèmes et les enjeux du pays», notamment «la situation militaire actuelle et les perspectives d'avenir», ainsi que «les relations économiques avec les partenaires étrangers», a précisé cette source, sur fond d'hostilités avec Washington.

M. Pezeshkian avait déclaré plus tôt cette semaine que la communication avec le guide suprême, qui a le dernier mot sur les grandes orientations de l'Etat, était «très difficile en ce moment».
17:33
Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz
Le détroit d'Ormuz, enjeu majeur de la guerre au Moyen-Orient, restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas «toutes» les conditions posées par Téhéran, ont insisté dimanche les Gardiens de la Révolution, éloignant l'espoir d'un règlement rapide du conflit.

«L'ennemi a concentré tous ses efforts sur l'ouverture du détroit d'Ormuz (...) et maintenant ce détroit est en réalité pour nous un théâtre de guerre et plus seulement une voie maritime», a martelé le corps des Gardiens, puissante armée iranienne. «Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu'à ce que l'ennemi accepte toutes nos conditions».

Loin devant le nucléaire et les missiles iraniens mis en avant fin février pour justifier l'offensive américano-israélienne, la réouverture de ce passage vital pour le commerce mondial des hydrocarbures est désormais la priorité n°1 de Donald Trump. Ces derniers jours encore, il n'a cessé de promettre que les discussions allaient bon train et que son déblocage était imminent.

Mais les conditions drastiques listées samedi par Téhéran augurent d'un bras de fer: les Etats-Unis doivent «mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression» contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever le blocus imposé aux ports iraniens, «indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés» par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer «sans condition» les avoirs iraniens gelés.
14:41
Israël «rejette» le plan américain pour Gaza, accepté par le Hamas
Le mouvement islamiste palestinien avait accepté ce plan, qui, dans sa version publiée par le «Conseil de paix» lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes. Il s'était redit samedi prêt à le mettre en oeuvre, appelant déjà à des pressions américaines en ce sens.

Face aux inquiétudes israéliennes et à l'issue d'une rencontre lundi avec Benjamin Netanyahu, le haut représentant du «Conseil de Paix» pour Gaza, Nikolaï Mladenov, lui avait assuré qu'Israël ne se retirerait qu'après un désarmement «complet» du Hamas. Mais cela n'a pas suffi à rallier la partie israélienne.

Le texte stipule aussi que le désarmement du Hamas et le stockage de son arsenal sera assuré par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien chargé de gérer le territoire dans une phase transitoire, actuellement bloqué en Egypte par le refus israélien de le laisser entrer.

Le mouvement islamiste palestinien défend depuis longtemps un désarmement progressif, plutôt qu'une reddition unilatérale de son arsenal.
14:41
Gaza: le Hamas appelle Wasghington à faire pression sur Netanyahu
La Hamas a appelé dimanche Washington à faire pression sur le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour qu'il revienne sur son rejet, juste annoncé, de la dernière feuille de route américaine censée lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza, selon un responsable du mouvement islamiste palestinien.

«Nous attendons des médiateurs et du garant américain qu'ils fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement afin qu'ils respectent la feuille de route et n'entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale», a affirmé ce responsable à l'AFP.
14:40
Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz
Le détroit d'Ormuz, enjeu majeur de la guerre au Moyen-Orient, restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas «toutes» les conditions posées par Téhéran, ont insisté dimanche les Gardiens de la Révolution, éloignant l'espoir d'un règlement rapide du conflit.

«L'ennemi a concentré tous ses efforts sur l'ouverture du détroit d'Ormuz (...) et maintenant ce détroit est en réalité pour nous un théâtre de guerre et plus seulement une voie maritime», a martelé le corps des Gardiens, puissante armée iranienne. «Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu'à ce que l'ennemi accepte toutes nos conditions».

Loin devant le nucléaire et les missiles iraniens mis en avant fin février pour justifier l'offensive américano-israélienne, la réouverture de ce passage vital pour le commerce mondial des hydrocarbures est désormais la priorité n°1 de Donald Trump. Ces derniers jours encore, il n'a cessé de promettre que les négociations allaient bon train et que le déblocage était imminent.
14:04
Israël «rejette» le plan américain pour Gaza accepté par le Hamas
Israël «rejette» la dernière feuille de route américaine acceptée par le Hamas pour lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza, a annoncé dimanche Benjamin Netanyahu. Il conditionne tout retrait israélien à un «véritable» désarmement du mouvement islamiste.

«Israël rejette le document en 15 points» présenté fin juillet par le «Conseil de Paix» de Donald Trump, et son armée «n'effectuera aucun retrait (du territoire palestinien, NDLR) tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé», a déclaré M. Netanyahu lors d'une réunion du cabinet.
11:11
Les Gardiens de la Révolution veulent obliger les Etats-Unis à accepter leurs conditions
L'Iran maintiendra son blocage du détroit d'Ormuz jusqu'à ce que les Etats-Unis acceptent «toutes» ses conditions, ont déclaré dimanche les Gardiens de la Révolution, puissante force armée iranienne, selon la télévision d'Etat.

«Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu'à ce que l'ennemi accepte toutes nos conditions», a déclaré le porte-parole des Gardiens, Hossein Mohebi, cité par la télévision d'État, ajoutant que cette route maritime stratégique est «désormais en réalité un théâtre de guerre pour nous et pas seulement une voie navigable».
9:56
Les Houthis revendiquent une frappe sur une raffinerie saoudienne
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont déclaré dimanche avoir frappé une installation pétrolière sur la côte saoudienne de la mer Rouge, dans une nouvelle attaque contre Ryad qui soutient le gouvernement yéménite.

Le porte-parole militaire du groupe, Yahya Saree, a affirmé que les Houthis avaient «réussi à cibler la raffinerie d'Aramco», le géant pétrolier saoudien, «à Jazan avec un drone», par une frappe «précise». Les autorités saoudiennes avaient indiqué un peu plus tôt qu'un incendie avait été maîtrisé sur le site, sans en préciser la cause.

Selon deux sources militaires, les Houtis ont aussi tiré des missiles balistiques et drones sur Mokha, port yéménite contrôlé par le gouvernement internationalement reconnu, une attaque qu'ils ont également revendiquée.
7:47
Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz
Mohammad Bagher Zolghadr, le secrétaire du conseil suprême de sécurité nationale iranien, a posé des conditions drastiques à remplir par les Etats-Unis avant tout déblocage du détroit d'Ormuz, douchant les espoirs de réouverture de ce passage stratégique au coeur de la guerre au Moyen-Orient.

«Tant que les Etats-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d'Ormuz restera fermé», a-t-il averti, cité par les médias iraniens, énumérant une série de conditions. Parmi ces mesures, l'Iran exige notamment de Washington qu'il «mette fin définitivement à la guerre et à l'agression» contre lui et ses alliés et lève le blocus imposé à ses ports.

Il réclame également la levée des sanctions américaines, la libération de ses avoirs gelés et «l'indemnisation intégrale» des dommages causés par la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.

Certaines de ces dispositions figuraient dans le protocole d'accord irano-américain de juin, qui avait instauré un cessez-le-feu, permis une reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz et devait ouvrir la voie à des négociations en vue d'un règlement plus large du conflit.
7:44
Selon la Turquie, l'Egypte rejoindra l'accord avec Ryad et Islamabad
Le ministre turc des affaires étrangères Hakan Fidan a déclaré samedi ans un entretien à l'agence publique Anadolu qu'il prévoyait que l'Egypte rejoigne bientôt le pacte de défense scellé vendredi entre l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, pays à majorité sunnite. L'accord a vocation à s'étendre à d'autres partenaires au Moyen-Orient, a-t-il ajouté.

«L'Egypte est déjà notre partenaire naturel sur toutes les questions. Je pense qu'à la prochaine étape, l'Egypte sera également avec nous au sein de l'alliance. Selon la vision de notre président, nous ne devons pas nous limiter à trois pays. Nous devons nous développer et, si nécessaire, rassembler tous les pays sous ce même toit»

Hakan Fidan a assuré au cours du même entretien que d'autres pays avaient exprimé leur intérêt à rejoindre l'accord, une clause de défense mutuelle de type Otan. Mais, selon lui, les membres fondateurs doivent débattre de la manière dont l'élargissement doit être géré. Il a ajouté que certains pays souhaitant adhérer avaient demandé à ne pas être nommés.

«Il est important de nous réapproprier davantage notre région, car les puissances hégémoniques extérieures ne résolvent pas les problèmes de la région, elles les exacerbent»
15:57
Le Liban arrête un ex-officier syrien recherché par Damas
Les autorités libanaises ont arrêté un ancien officier de l'armée syrienne visé par un mandat d'arrêt émis par Damas. La Syrie l'accuse de «meurtres et crimes contre l'humanité», a indiqué samedi une source judiciaire.

Cet ancien officier de la 17e brigade de l'armée syrienne durant le règne de Bachar al-Assad, s'était rendu vendredi à l'ambassade de Syrie à Beyrouth pour y effectuer des démarches administratives, a précisé cette source sous couvert d'anonymat.

Après avoir pris connaissance d'un mandat de Damas par contumace pour «meurtres et crimes contre l'humanité commis pendant son service dans l'armée», le personnel de l'ambassade a demandé aux autorités libanaises de l'arrêter, a-t-elle ajouté.

Il se trouve toujours en détention et le procureur général du Liban a demandé à son homologue syrien de transmettre le dossier d'extradition du suspect, avant que Beyrouth ne décide de son éventuelle remise à Damas.
15:40
Le Hamas redit être prêt à mettre en oeuvre le plan pour Gaza
Le mouvement islamiste palestinien Hamas a déclaré samedi qu'il restait prêt à mettre en oeuvre le plan de paix pour Gaza soutenu par les Etats-Unis. Il appelle à faire pression sur Israël, qui n'a pas accepté la dernière feuille de route.

Celle-ci, récemment annoncée par le président américain Donald Trump, porte sur la deuxième étape du plan et lie le désarmement du Hamas à un retrait progressif des troupes israéliennes du territoire palestinien. Un responsable de l'organisation a déclaré sous couvert d'anonymat:

«Le Hamas et les autres factions ont confirmé aux médiateurs leur disposition à passer à la deuxième phase, à condition qu'Israël donne son aval et commence à appliquer l'accord. Le Hamas exhorte l'administration américaine à exercer des pressions sur Israël pour l'obliger à respecter l'accord»
6:18
Les Houthis tuent au moins 58 soldats yéménites
Les rebelles houthis du Yémen ont attaqué jeudi les forces gouvernementales yéménites, tuant au moins 58 soldats. Ils ont également visé des cibles en Arabie saoudite, s'attirant des menaces de représailles à ces opérations au bilan sans précédent en quatre ans.

Les Houthis, soutenus par l'Iran, ont affirmé avoir agi en représailles au récent renforcement, selon eux, des troupes yéménites appuyées par l'Arabie saoudite.



Une source militaire a fait état de 58 morts et de «dizaines de blessés». D'après un responsable militaire, il s'agit des attaques les plus meurtrières depuis le cessez-le-feu de 2022, qui avait mis fin à plus de sept ans d'une guerre dévastatrice dans ce pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

Les attaques ont visé un camp militaire dans la province de Marib, dans le centre du pays, ainsi que d'autres dans la province d'Hadramout, près de la frontière avec l'Arabie saoudite, a-t-il précisé. Les Houthis les ont revendiquées dans un communiqué.

Les forces armées riposteront à cette «agression à l'heure et à l'endroit appropriés», a promis le ministère de la défense du gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale.
5:52
Arabie saoudite: 11 civils blessés dans des attaques des Houthis
Des attaques des rebelles yéménites houthis soutenus par l'Iran ont blessé onze civils jeudi soir dans le sud de l'Arabie saoudite, a indiqué la coalition dirigée par Ryad. Il s'agit d'un bilan sans précédent dans le royaume en plus de quatre ans d'hostilités.

Parmi ces blessés figurent sept Saoudiens dont un enfant de quatre ans, deux Egyptiens, un Yéménite et un Pakistanais, a précisé le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, dans un communiqué relayé par l'agence de presse officielle saoudienne.

Les attaques ont eu lieu dans la région de Najran, frontalière du Yémen.
5:51
Trump dit que le détroit d'Ormuz pourrait rouvrir «bientôt»
Le président américain Donald Trump a dit jeudi que le détroit d'Ormuz, artère maritime cruciale verrouillée par Téhéran depuis le début de la guerre contre l'Iran, pourrait rouvrir «bientôt». Il a réaffirmé que les discussions avec Téhéran se passaient «très bien».

«Je suis impliqué dans la négociation», a indiqué le président américain lors d'un échange avec la presse dans le bureau ovale. «Cela pourrait arriver bientôt», a-t-il dit à propos de la réouverture du détroit.



L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit de cette voie maritime, dont ils sont tous deux riverains et qui est au coeur des tensions avec les Etats-Unis.

Mais toute réouverture dépendra de Washington, qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.
5:50
Frappes israéliennes sur le sud du Liban en marge des négociations
Israël a mené dans la nuit une série de frappes contre deux localités du sud du Liban. L'Agence nationale d'information (ANI) libanaise a indiqué que «l'ennemi israélien a intensifié ses attaques» dans la région de Tyr, en menant depuis la nuit de mercredi «une série de frappes aériennes et de bombardements».

Des drones israéliens ont frappé un quartier du village de Bourj al-Chamali avant une nouvelle frappe aérienne contre le même site, faisant quatre blessés, a ajouté l'agence de presse. Selon elle, l'aviation israélienne a également visé Mansouri, à une dizaine de kilomètres plus au sud, dont les habitants avaient reçu mardi un ordre d'évacuation.
5:49
Deux soldats israéliens tués dans le sud du Liban
Deux soldats réservistes israéliens ont été tués mercredi au cours de combats dans le sud du Liban où Israël affronte le groupe militant Hezbollah, soutenu par l'Iran, a annoncé jeudi matin l'armée israélienne.

L'armée les a identifiés comme étant le major Harel Birenstock, 34 ans, commandant de compagnie au sein du 2855e bataillon de la 55e brigade, et l'adjudant-chef Tamir Vaknin, 33 ans, major dans le même bataillon. Les deux soldats, sont les premiers morts israéliens dans le sud du Liban depuis le 28 juin.
5:49
Un pétrolier signale des explosions dans le détroit d'Ormuz
Un pétrolier a signalé avoir entendu des explosions alors qu'il transitait par le détroit d'Ormuz, près d'Oman, a indiqué jeudi une agence maritime britannique. L'Iran et Oman mènent actuellement des discussions pour gérer conjointement cette voie maritime stratégique.

«Le capitaine d'un pétrolier a signalé avoir entendu deux explosions durant son transit dans le détroit d'Ormuz», a déclaré sur le réseau social X l'United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO). L'incident est survenu à environ 16 km au sud-est de Kumzar, à Oman. «Le rapport confirme que l'équipage et le navire sont en sécurité. Aucun dommage environnemental n'a été signalé», a ajouté l'UKMTO.
5:49
Détroit d’Ormuz: l’Iran parle d'un accord avec Oman
L'Iran a indiqué mercredi avoir trouvé un accord avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains et qui est au coeur des tensions avec les Etats-Unis.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

«Les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux parties ont été approuvées», a indiqué Esmaïl Baghaï, le porte-parole de la diplomatie iranienne, cité par l'agence de presse officielle Irna.

Il a précisé que les deux pays travaillaient à une «déclaration conjointe», sous réserve que des «parties tierces ne viennent pas entraver le processus».
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