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Défense er armée: Les Etats-Unis critiquent encore l'Europe

Pete Hegseth a reproché aux Européens d'avoir longtemps tenu "une rhétorique mondialiste creuse au sujet d'un ordre international fondé sur des règles pendant que les capitales européen ...
Pete Hegseth a reproché aux Européens d'avoir longtemps tenu «une rhétorique mondialiste creuse au sujet d'un ordre international fondé sur des règles pendant que les capitales européennes ouvraient grand leurs frontières et vidaient leurs armées de leur substance».Keystone

Les Etats-Unis critiquent encore l'UE pour son manque de dépenses militaires

Les alliés européens de États-Unis ont de nouveau été la cible de critiques du ministre américain de la Défense Pete Hegseth, qui leur reproche de ne pas investir suffisamment dans leur défense.
30.05.2026, 11:5130.05.2026, 11:51

Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth s'en est de nouveau pris samedi aux alliés européens de Washington. Il leur a reproché d'avoir «trop longtemps» ignoré les appels à renforcer leur défense et les a appelés à s'abstenir de «faire la morale».

Le chef du Pentagone a averti d'«importantes décisions» à venir concernant la sécurité en Europe, dans un discours au Dialogue de Shangri-La, à Singapour. Il y a loué les pays asiatiques qui selon lui «ont depuis longtemps compris que le socle d'un partenariat durable ne repose pas sur des valeurs idéalistes, mais sur un alignement concret des intérêts nationaux.»

«Lorsque nos intérêts convergent, nous agissons ensemble avec détermination. Lorsque nos intérêts divergent, nous nous adaptons avec pragmatisme, sans drame et sans faire la morale. Je pense que l'Europe occidentale pourrait en prendre de la graine», a-t-il dit.

«Rhétorique creuse»

Reprenant la position très critique de l'administration Trump envers les Européens, Hegseth a reproché à ces derniers d'avoir longtemps tenu «une rhétorique mondialiste creuse au sujet d'un ordre international fondé sur des règles pendant que les capitales européennes ouvraient grand leurs frontières et vidaient leurs armées de leur substance».

Donald Trump exige de longue date que les Européens prennent davantage en charge leur propre sécurité. Il veut réduire la présence militaire américaine sur le Vieux continent, un sujet revenu sur la table ces dernières semaines face à leur refus de soutenir sa guerre contre l'Iran.

«Retard» à rattraper

«L'Europe et l'Otan ont d'importantes décisions à prendre et vous en saurez plus bientôt», a lancé Hegseth. «Pendant trop longtemps, les appels polis à nos alliés européens pour qu'ils dépensent davantage pour leur propre défense sont restés lettre morte», a-t-il regretté. «Ils sont enfin en train de rattraper leur retard».

Sous la pression de Donald Trump, l'Otan s'est fixé l'an dernier comme objectif d'investir collectivement 5% du PIB de ses membres dans la défense, mais la plupart des pays concernés en sont encore très loin.

Lors d'une récente réunion de l'Alliance atlantique en Suède, le chef de la diplomatie Marco Rubio a confirmé aux Européens qu'ils devraient apprendre à vivre avec moins de soldats américains. Il a indiqué qu'un ajustement serait prochainement annoncé concernant ce que certains à l'Otan appellent «la cavalerie», le vivier de forces pouvant être mobilisées dans les 180 jours en cas de nécessité. (sda/ats/afp)

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