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Le panneau publicitaire installé en plein Times Square a beaucoup fait parler sur les réseaux. dr

«Grosse et feignasse», une pub crée la polémique à Times Square

A New York, un panneau publicitaire diffusé à Times Square fait l'objet de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. En cause? Son slogan et sa photo jugés grossophobes.



Aux Etats-Unis, un panneau publicitaire vantant les mérites d'un programme en ligne de remise en forme, de perte de poids et de «pleine conscience» (oui, ça existe) a suscité la controverse cette semaine, rapporte le New York Post.

«Motivatrice de bien-être»

Le panneau installé en plein Times Square, montre une femme en surpoids, habillée en tenue de sport et tenant sa tête entre les mains, la mine désespérée. De grandes lettres au-dessus du modèle demandent: «Feeling fat and lazy?», soit en français: «Vous vous sentez grosse et paresseuse?».

Cette question rhétorique est posée par Deborah Capaccio, qui s'est autoproclamée «motivatrice de bien-être» et dont la silhouette svelte apparaît sur la publicité, avec un lien, en très gros caractères, vers son site internet.

Une affiche «grossophobe»

Cette campagne publicitaire a beaucoup choqué les internautes. Parmi eux, l'actrice et militante Jameela Jamil qui l'a qualifiée d'«ouvertement grossophobe» et «toxique» pour les femmes. «Les gros ne sont pas automatiquement paresseux et malsains. Les personnes minces ne sont pas automatiquement actives et en bonne santé», s'est insurgé Jameela Jamil sur son Instagram. 👇

Face à ces attaques, la coach à l'origine de l'affiche s'est défendue en insistant sur le fait que l'utilisation des termes «gros» et «paresseux» font trait à «l'épidémie silencieuse qui sévit chaque jour dans l'esprit des femmes». Cette affiche, très cash, aurait pour vocation d'aider les femmes «à faire face aux vérités difficiles». Et qui sait, à provoquer chez elles le déclic. La coach, confie avoir elle-même souffert de troubles de l'alimentation.

Deborah Capacci, la coach à l'initiative de l'affiche

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Interrogée par le New York Post, la quinquagénaire s'est dite déçue par les critiques à l'égard de son panneau de 15 mètres de haut, dont l'installation lui a (quand même) coûté 13 000 dollars.

«Je m'attendais à des réactions négatives et j'étais prête à y faire face, en particulier sur internet (...). Mais je suis très perturbée par la culture d'aujourd'hui où tout ce qui provoque un malaise ou une dissonance est considéré comme tabou»

Deborah Capaccio, coach de bien-être, à l'origine de l'affiche.

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