Donald Trump raille les journalistes et rêve d'un troisième mandat
Le président américain Donald Trump a multiplié les attaques frontales vendredi pour son retour au grand gala de la presse de Washington, réorganisé sous sécurité renforcée trois mois après une tentative d'assassinat ayant provoqué son évacuation dans le chaos.
Dans son style habituel, le président américain a tenu le discours qu'il n'avait pas pu prononcer lors de la fête du 25 avril, interrompue lorsqu'une fusillade avait éclaté entre des agents fédéraux et un homme armé qui tentait de s'introduire dans la salle. Donald Trump, qui avait pourtant commencé sa prise de parole sur un ton conciliant, a lancé:
S'en prenant à des journalistes puis à ses rivaux démocrates, il a de nouveau évoqué un troisième mandat pourtant interdit par la constitution américaine, avant d'assurer qu'il ne faisait que «plaisanter».
Cela ne l'a pas empêché de coiffer une casquette «Trump 2028», ni même de partager son «intention de concourir pour un quatrième mandat de président des Etats-Unis», tout aussi anticonstitutionnel. Il a conclu son discours d'une heure en disant son «immense respect» pour les journalistes présents. Avant d'ajouter:
Ne pas laisser la violence avoir le dernier mot
Donald Trump avait annoncé au début juin avoir accepté une nouvelle invitation au dîner, qui rassemble traditionnellement chaque année le gratin de la politique et des médias de la capitale américaine en smoking et robe longue. Il l'avait accueillie comme:
Weijia Jiang, présidente de l'association des correspondants de la Maison Blanche (WHCA) qui organise le dîner, avait souligné de son côté que la reprogrammation avait été décidée pour ne pas laisser «un acte de violence avoir le dernier mot».
Les rues alentour étaient bloquées à quelques heures de son discours, mais la sécurité à l'intérieur du bâtiment n'était pas particulièrement stricte. Le dîner s'est aussi voulu beaucoup plus petit et «plus intime», selon les organisateurs. (btr/ats)
