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Le Danemark externalise la gestion de ses migrants à l'étranger

Migrants, who came from Germany by ferry and train Sunday night, walk from Rodby in southern Denmark towards Sweden on Monday Sept. 7, 2015. Most of the migrants came from Syria, and wished to continue to Sweden where they will seek asylum. The distance from Rodby to the Oresundsbron in Sweden is 180 kilometres. (AP Photo/POLFOTO, Per Rasmussen) DENMARK OUT

Image: AP POLFOTO

Le Parlement danois a adopté, jeudi, une loi lui permettant d'ouvrir des centres pour demandeurs d'asile en dehors de l'Union européenne, en attendant que le dossier du requérant soit traité.



Le gouvernement danois est connu pour sa ligne très dure en matière d'immigration. Le parlement vient d'approuver une nouvelle loi inédite: un demandeur d'asile pourra être envoyé dans un centre d'accueil en dehors de l'Union européenne, en attendant que son dossier soit traité.

Un centre d'asile délocalisé au Rwanda ou en Ethiopie?

Le gouvernement social-démocrate a adopté ce texte par 70 voix contre 24, fortement soutenu par la droite et par l'extrême-droite. Son application ne sera, toutefois, possible que lorsqu'un pays acceptera de recevoir un centre d'accueil des demandeurs d'asile. La décision a scandalisé une partie de la gauche ainsi que les organisations internationales.

Copenhague a affirmé discuter avec cinq à dix pays, tout en refusant de les nommer. Les pistes évoquées dans la presse danoise vont de l'Egypte à l'Ethiopie, mais c'est surtout avec le Rwanda que les discussions semblent les plus sérieuses. Pour le moment, aucun pays n'a accepté d'accueillir le projet.

Financé par le Danemark

Les frais de cette délocalisation seraient financés par le royaume nordique, mais l'ensemble de la procédure serait confié au pays hôte. S'il n'obtient pas le statut de réfugié, le migrant sera prié de quitter le pays tiers.

Israël comme modèle

Le ministre danois des Migrations Mattias Tesfaye s'est rendu en avril au Rwanda, qui avait un temps envisagé d'accueillir des demandeurs d'asile pour le compte d'Israël. Un protocole d'accord a été signé, sur la coopération en matière d'asile et de migration, sans toutefois mentionner l'externalisation de la procédure d'asile.

«Le Parlement rwandais ne l'a pas encore discuté et si jamais cela arrive jusqu'ici, je voterai contre, car je considère que c'est contre les valeurs humaines»

Frank Habineza, député rwandais d'opposition afp

Cinq ans après l'adoption d'une loi déjà controversée permettant la saisie des biens de valeur des migrants entrant au Danemark, les autorités poursuivent leur stratégie de dissuasion, mettant en avant le manque d'emploi, la hausse de la criminalité et les différences culturelles.

«Ce projet est la continuation d'une politique symbolique, c'est un peu comme Donald Trump et son mur»

Tim Whyte, secrétaire-général de l'ONG ActionAid Danemark

Le Danemark accueille dix fois moins de réfugiés que ses voisins allemands ou suédois. D'après l'institut statistique national, 11% de la population danoise (5.8 millions d'habitants) est d'origine étrangère, dont 58% venant d'un pays «non-occidental». (ats)

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La Hongrie sur le point d'interdire la «promotion» de l'homosexualité

Le Parlement hongrois annonce, jeudi, vouloir voter en faveur d'une loi punissant tout acte de propagande homosexuelle destinée aux plus jeunes.

Le parti du Premier ministre hongrois Viktor Orban a déposé, jeudi, des amendements législatifs visant à interdire la «promotion» de l'homosexualité ou du changement de sexe auprès des mineurs, selon un texte publié sur le site du Parlement.

Les amendements en question s'inscrivent dans le cadre d'un arsenal de mesures contre la pédophilie. Parmi celles-ci, figure la création d'une base de données accessible au public des personnes condamnées, ou encore leur bannissement de certaines professions.

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