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Facebook «doit des réparations» aux Rohingyas, selon Amnesty

Facebook «doit des réparations» aux Rohingyas, selon Amnesty

epa10137490 Rohingya refugees take part in a protest held to mark the five year anniversary of the mass migration of Rohingya refugees from Myanmar to Bangladesh, at a makeshift camp in Kutubpalang, U ...
Des réfugiés rohingyas participent à une manifestation marquant le 5e anniversaire de leur migration massive du Myanmar vers le Bangladesh.Image: sda
Depuis 2017, des centaines de milliers de musulmans rohingyas ont fui une répression sanglante de l'armée et de milices bouddhistes en Birmanie.
29.09.2022, 05:2629.09.2022, 07:39

Les systèmes d'algoritmes de Facebook «ont promu la violence contre les Rohingyas». Meta «doit des réparations» aux victimes pour avoir laissé se propager sur sa plateforme des messages de haine contre cette minorité ethnique, affirme Amnesty International:

«Les dangereux algorithmes de Meta, qui détient Facebook, ainsi que la recherche effrénée du profit ont considérablement contribué aux atrocités perpétrées par l'armée du Myanmar contre le peuple rohingya en 2017.»
Amnesty, dans un rapport publié jeudi

L'organisation de défense des droits de l'Homme estime que «Meta savait ou aurait dû savoir que les systèmes d'algorithmes de Facebook amplifiaient la propagation de contenus nocifs anti-Rohingyas au Myanmar», mais «cette entreprise s'est abstenue d'agir».

Des témoignages ont fait état de meurtres, de viols et d'incendies criminels. Environ 850 000 membres de cette minorité musulmane vivent dans des camps de fortune au Bangladesh, après avoir fui. Quelque 600 000 autres se trouvent dans l'Etat Rakhine, en Birmanie.

«Meta doit rendre des comptes»

«Dans les mois et les années ayant précédé ces atrocités, les algorithmes de Facebook ont intensifié la vague de haine contre les Rohingyas, contribuant ainsi à la survenue de violences dans la vraie vie», a estimé Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty International. Meta a «tout intérêt» à ce que les utilisateurs et utilisatrices de Facebook restent le plus longtemps possible sur la plateforme, «car cela lui permet de vendre d'autant plus de publicité ciblée», relève Amnesty:

«Pendant que l'armée du Myanmar commettait des crimes contre l'humanité contre les Rohingyas, Meta tirait profit de cette caisse de résonance créée par ses algorithmes qui a induit une hausse vertigineuse du sentiment de haine. Meta doit rendre des comptes. Cette entreprise a à présent la responsabilité d'apporter réparation à toutes les personnes qui ont souffert des violences provoquées par ses agissements irresponsable.s»

Procédures en cours

Trois plaintes ont été déposées au Royaume-Uni et aux Etats-Unis par des représentants des Rohingyas et sont en cours d'examen. Des organisations de jeunes réfugiés rohingyas ont aussi engagé contre Meta une procédure devant l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Pour Amnesty, il est «absolument indispensable» que Meta procède à une «vaste réforme de ses systèmes d'algorithmes (...) faute de quoi le drame qui lie Meta et les Rohingyas risque de se reproduire ailleurs dans le monde, en particulier là où couvent des violences ethniques». (ats/jch)

Un passager d'American Airlines arrêté après avoir frappé un steward
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Le Vanuatu lève l’alerte au tsunami après deux séismes
Les secousses de magnitude 6,9 et 6,3 ont frappé samedi les eaux entourant l’archipel du Pacifique. L’alerte avait été déclenchée en raison d’un risque de vagues dangereuses sur les côtes voisines.
L'alerte au tsunami a été levée après le double séisme de magnitude 6,9 et 6,3 survenu samedi au large de l'archipel du Vanuatu, dans le Pacifique, a indiqué le centre de surveillance des tsunamis.L'agence de sismologie américaine (USGS) avait fait état dans un premier temps d'un tremblement de terre de magnitude 7,2, avant d'annoncer finalement un double séisme de magnitude 6,9 et 6,3, survenu à une faible profondeur dans les eaux entourant l'archipel.
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