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La France convoque l'ambassadeur chinois pour «propos inacceptables»

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Les relations diplomatique entre le France et la Chine ne sont pas au beau fixe ces derniers temps.

Le ministre des Affaires étrangères français a convoqué, lundi, l’ambassadeur de Chine en France pour protester contre les propos «inadmissibles» tenus à l'égard d'un chercheur. Le concerné n'a pu se rendre à la convocation «en raison d'agenda».



Le torchon brûle entre la France et la Chine. Le chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), Antoine Bondaz, est dans le collimateur de l’ambassadeur de Chine en France, Lu Shaye. Il a été traité de «petite frappe» et de «hyène folle». Le français avait dénoncé des pressions chinoises sur des parlementaires français souhaitant se rendre à Taïwan.

Antoine Bondaz préfère jouer la carte de la dérision face aux accusations de l'ambassadeur chinois.

L'ambassadeur Lu Shaye s'est aussi déclaré «fermement opposé» à un projet de visite de parlementaires français à Taïwan. La Chine considère Taïwan comme une de ses provinces et dénonce chaque visite de responsables occidentaux sur l'île. Elle va jusqu’à menacer de recourir à la force en cas de proclamation formelle d'indépendance par Taïpei.

Premières sanctions européennes contre la Chine depuis le massacre de Tiananmen

Paris a également jugé «inacceptable» la décision de Pékin de sanctionner dix ressortissants européens sur la question des Ouïghours. Elle fait suite à des sanctions de l'UE contre quatre responsables chinois de la région chinoise du Xinjiang pour les violations des droits de cette minorité musulmane. Il s'agit des premières sanctions européennes contre la Chine depuis un embargo sur les armes décrétées en 1989 après la répression de la place Tiananmen.

«Dans nos relations avec la Chine, il n’y a pas de place pour les insultes et les tentatives d’intimidation contre des élus de la République et des chercheurs. Nous défendons ceux qui incarnent la liberté d’expression et la démocratie. Toujours et partout.»

Jean-Yves le Drian réagit aux propos de l'ambassadeur chinois.

Ce week-end, Antoine Bondaz avait dénoncé ces emportements, déplorant "un sentiment d'impunité totale" et une "rhétorique décomplexée" de la diplomatie chinoise à l'étranger. L'ambassade de Chine est coutumière des piques, sinon attaques en règle à l'encontre des détracteurs de la Chine.

Les diplomates chinois à l'étranger investissent de plus en plus les réseaux sociaux pour défendre la position de leur gouvernement. Répliquant par anticipation à la convocation du Ministère français, l'ambassade a nié sur son site Internet avoir outrepassé les usages diplomatiques... puis a décliné la convocation «en raison d'agenda». (ga)

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