La canicule a déjà causé 74 noyades mortelles en France
Les autorités françaises ont comptabilisé 74 décès par noyade depuis le 18 juin en France, en lien avec la canicule extrême qui frappe le pays, a annoncé Laurent Nuñez. Parmi les victimes, «beaucoup ont entre 15 et 25 ans».
Ces décès ont eu lieu «en grande partie sur des plans d'eau non autorisés, non surveillés: les fleuves, les rivières, les étangs, notamment», a-t-il développé dans une interview au Parisien, mise en ligne samedi. Il y a aussi «des noyades dans des piscines privées».
«Il y a un phénomène d'hydrocution, parfois de suractivité... On constate beaucoup de décès par crise cardiaque», a ajouté le ministre de l'Intérieur.
Questionné sur le nombre de morts survenus depuis le début de ce phénomène climatique, le ministre a renvoyé vers le ministère de la Santé qui centralise les données. Mais s'agissant de Paris et de son agglomération, il a fait état d'une «surmortalité» en soulignant une augmentation de «122%» des interventions de secours aux personnes en Ile-de-France par rapport à la même période de 2025.
«D'une manière générale, a-t-il poursuivi, les personnes dont nous avons connaissance, les plus de 65 ans sont les plus touchés». Alors que des voix s'élèvent à droite et à gauche pour accuser le gouvernement de manque d'anticipation, le ministre a répondu: «tous les services ont répondu présent (...) car nous étions préparés».
Urgences: «exceptionnellement élevé»
L'activité des services d'urgence des hôpitaux publics parisiens est restée ces dernières 24 heures «à un niveau exceptionnellement élevé», pour la deuxième journée consécutive, a de son côté indiqué l'AP-HP qui regroupe ces établissements.
Comme vendredi, «près de 3000 passages ont été recensés» sur les services d'urgences, soit un niveau «supérieur de 36%» à une journée normale, selon l'AP-HP. «Les plus de 75 ans représentent 23,4%» des passages aux urgences, «une proportion en hausse de 1,5 point en 24 heures», note l'AP-HP.
Plus de la moitié de ces patients de plus de 75 ans restent hospitalisés à l'issue de leur séjour aux urgences, alors que la proportion est beaucoup plus faible sur l'ensemble des patients (20% restent hospitalisés). (tib/ats)
