Pourquoi le tireur présumé de la fusillade en France n'est plus en garde à vue
La garde à vue de l'assaillant ayant tué vendredi une personne et blessé cinq autres vendredi au sud-ouest de Paris a été suspendue. Cette décision a été prise pour des raisons psychiatriques, a annoncé dimanche le parquet national antiterroriste (Pnat).
«A l'issue d'un examen psychiatrique de Kévin T. réalisé dans la soirée (de samedi, NDLR), sa garde à vue a été levée», a expliqué le Pnat. Le suspect a ensuite été «transféré à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (à Paris), afin d'y être soumis à une période d'observation psychiatrique susceptible de durer 48 heures», a-t-il ajouté.
Cette période d'observation «doit permettre d'apprécier si son état de santé psychiatrique est compatible avec la possibilité de poursuivre ses auditions».
En revanche, «les gardes à vue des (quatre) membres de l'entourage familial et amical de l'intéressé se poursuivent», a précisé le Pnat. Parmi eux figurent sa mère et son père, avait indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
L'analyse toxicologique réalisée sur l'assaillant a révélé «la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang», a par ailleurs indiqué le Pnat.
Au cours de son périple sanglant commencé vendredi vers 10h00 à Trappes et qui s'est poursuivi dans la commune voisine de La Verrière, cet habitant des Yvelines a tiré en rafales dans la rue depuis sa voiture. Il a tué un Français de 26 ans d'origine africaine et en a blessé cinq autres.
Selon une source policière, le suspect était «très calme» lors de son arrestation. La perquisition a révélé qu'il avait piégé son appartement avec des bouteilles de gaz et des fils électriques connectés à un minuteur.
Un exemplaire du livre d'Adolf Hitler, «Mein Kampf», a été découvert sur place, tout comme une Bible et un Coran, a indiqué à l'AFP la source proche du dossier. Et dans son véhicule ont été retrouvés «un pistolet-mitrailleur de type Sten et une bombe lacrymogène», selon le Pnat. (tib/ats)
