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La Grève à la SNCF a perturbé le réveillon de Noël

La Grève à la SNCF a perturbé le réveillon de Noël

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Image: sda
La grève des contrôleurs de la SNCF provoquait encore des perturbations dans le trafic ferroviaire en France samedi.
24.12.2022, 16:0124.12.2022, 16:47

Les voyageurs étaient toutefois plus sereins après l'accord conclu entre la direction et les syndicats. Après l'annulation d'un train sur trois vendredi, 40% des TGV ont été supprimés samedi et dimanche sur les axes Sud-Est et Est. Sur les axes Nord et Atlantique, la proportion monte à 50%.

Depuis mardi, la compagnie ferroviaire avait entrepris de prévenir tous les voyageurs de l'annulation ou du maintien de leur trajet. Si, samedi, le sentiment d'avoir été chanceux prévalait parmi les voyageurs assurés de pouvoir prendre leur train en gare de Marseille, dans certains cas, l'agacement pointait encore.

«Souvent en galère pour rentrer»

«Ils ont fait leur travail (d'information), maintenant on attend pour le retour. Normalement ça doit être bon», reconnaît Gérard Pollet, 52 ans, qui s'estime, avec son épouse, «chanceux par rapport à d'autres». Ils ont été avertis mercredi que leur train avait été maintenu.

«Je comprends la 'lutte' et je comprends aussi les utilisateurs à bout de nerfs qui veulent rejoindre leur famille», explique Félix Deloux, frère de cheminot de 28 ans qui reconnaît être «souvent en galère pour rentrer» de Marseille vers le nord de la France.

«Pour ma part, j'ai toujours eu la chance. Faudrait que je joue au loto peut-être», ironise-t-il alors que tous les trajets qu'il devait faire le week-end de Noël entre Marseille, Paris, la Normandie et Strasbourg ont été maintenus.

Une centaine de millions d'euros pour la SNCF

Une soirée de négociations jeudi a permis de trouver une issue au conflit initié par un collectif de contrôleurs hors syndicats, conduisant à la levée du préavis de grève pour le week-end prochain par les syndicats, qui n'appelaient toutefois pas à la grève.

Mais pour Noël, c'est trop tard: les trains se préparant plusieurs jours en avance, ils n'ont pas pu être reprogrammés du jour au lendemain.

Les billets annulés vont pouvoir être remboursés pendant six mois au double du montant initial, en bons d'achat. Au total, le coût de la grève devrait s'élever à une centaine de millions d'euros pour la SNCF, selon le ministre délégué aux Transports Clément Beaune.

Nécessité d'une écoute attentive

Observant des «mouvements spontanés qui se créent très brutalement sur les réseaux sociaux» et des revendications qui «touchent surtout à un besoin de considération», Clément Beaune a jugé dans un entretien au JDD nécessaire «d'avoir une écoute plus attentive au sein des entreprises publiques et (...) de réfléchir à des dispositifs d'alerte sociale, de négociations internes à l'entreprise».

La Suisse est aussi touchée par le mouvement. Vendredi, onze TGV Lyria ont été supprimés, cinq de Paris vers Lausanne, Genève ou Zurich, et six dans l'autre sens. Samedi, dix trajets devraient être supprimés, et dimanche treize, précise l'entreprise sur son site internet, régulièrement mis à jour. (chl/ats)

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