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A Gaza, plus de 200 otages sont toujours bloqués

«J'ai vécu un enfer»: 2 otages libérés du Hamas racontent

TEL AVIV, ISRAEL - OCTOBER 24: Yocheved Lifshitz speaks to the media outside Ichilov Hospital after she was released by Hamas last night, on October 24, 2023 in Tel Aviv, Israel. Last night, two hosta ...
Yocheved Lifshitz, 85 ans, devant un hôpital de Tel AvivGetty Images Europe
Le 7 octobre, 222 personnes ont été enlevées par le Hamas. Karin Nahon et son équipe constituée de centaines de civils contribuent à en retrouver le plus grand nombre possible. On fait le point.
25.10.2023, 16:5325.10.2023, 19:30
Natasha Hähni / ch media
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«J'ai vécu un enfer», lance Yocheved Lifshitz devant un hôpital de Tel Aviv. Cette femme de 85 ans a été enlevée par des terroristes à son domicile du kibboutz Nir Oz le 7 octobre et emmenée à Gaza à moto. Elle a été battue et a subi des contusions, a-t-elle déclaré mardi aux journalistes.

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Yocheved Lifshitz raconte d'abord son parcours à travers les tunnels souterrains du Hamas. Puis comment elle a été accueillie par des gens qui lui ont assuré qu'ils ne lui feraient pas de mal. «Ils ont vraiment veillé à l'hygiène pour que nous ne tombions pas malades», souligne-t-elle. Elle dormait sur un matelas au sol et mangeait toujours la même nourriture. Elle était également régulièrement soignée par des médecins ainsi que par ses ravisseurs et les autres otages.

Un porte-parole du Hamas a déclaré sur Telegram que des dizaines d'otages étaient cachés dans des endroits sûrs dans un réseau souterrain sous la bande de Gaza.

epa10938139 Fliers showing currently missing people who were kidnapped by Hamas in Israel, are pasted on a wall at a construction site in Berlin, Germany, 25 October 2023. According to the Israel Defe ...
Des tracts montrant des personnes actuellement disparues qui ont été kidnappées par le Hamas en Israël, à Berlin, Allemagne, 25 octobre 2023.Keystone

Yocheved Lifshitz a été libérée par le Hamas mardi soir avec sa voisine Nurit Cooper, 79 ans. Leurs maris, également kidnappés par les terroristes, y sont toujours. Depuis que le Hamas a attaqué leur maison, plus d'un quart des habitants de Nir Oz seraient morts ou portés disparus.

Avec Yocheved Lifshitz et Nurit Cooper, quatre des 222 otages qui, selon l'armée israélienne, étaient détenus dans la bande de Gaza depuis début octobre ont été libérés. Dans l'espoir également de gagner du temps pour de nouvelles négociations visant à libérer les prisonniers et à fournir une aide humanitaire à Gaza, les États-Unis ont conseillé à Israël de suspendre son offensive terrestre dans la bande de Gaza.

Selon le Wall Street Journal, des négociations auraient également eu lieu entre les États-Unis et le Qatar. La libération de 50 binationaux a été discutée. En échange, le Hamas exige une livraison immédiate de carburant. Certains des otages sont israéliens, mais beaucoup sont originaires de dizaines d’autres pays. Il s'agissait notamment de civils, de soldats, d'enfants, de personnes âgées et d'un bébé de neuf mois, a indiqué le gouvernement israélien. Leur recherche occupe l'armée, les services communautaires, la police et l'université Reichman près de Tel-Aviv.

Le poids du collectif

Ces derniers organisent une «War room» où des civils aident à retrouver les personnes kidnappées. «Nous avions environ 450 personnes qui ont travaillé ici pendant deux semaines», explique la cheffe de projet Karin Nahon à CH Media. Au total, environ 1 500 personnes ont suivi son appel dans un groupe Whatsapp.

Leurs recherches auraient déjà permis de déterminer le statut de centaines de personnes. «Nous avons pu identifier les gens, par exemple, grâce à la matière de leurs vêtements ou à leur voix», explique la responsable. Mais les histoires n’ont pas toujours une fin heureuse.

«Il y a également eu des cas où nous avons pu reconnaître une personne sur une vidéo et nous rendre compte ensuite sur une autre qu'elle était blessée ou inconsciente»
Karin Nahon

Afin de traiter les terribles images, 35 psychologues étaient sur place. Travailler dans la War room a aidé de nombreuses personnes. «C'était un refuge où les gens pouvaient se rassembler et transformer leur frustration en un travail significatif», estime Karin Nahon.

50 personnes travaillent sur les derniers dossiers

Dans la recherche des plus de 200 otages, les bénévoles se sont appuyés sur les «meilleures recrues» de l’organisation. Des data scientists, des experts en technologie et des personnes connaissant bien les réseaux sociaux ont travaillé ensemble pour développer des méthodes permettant de retrouver les personnes disparues.

La War Room
La «War Room»Image: dr

Karin Nahon et son équipe transmettent l'information aux militaires, à la police ou aux services secrets. «Nous travaillons en étroite collaboration», déclare le responsable du programme Données, gouvernement et démocratie de l'Université Reichman. L'endroit est désormais à nouveau fermé, mais la recherche des personnes disparues se poursuit. «Une cinquantaine de personnes travaillent actuellement intensivement sur les quelques dossiers encore ouverts», précise Karin Nahon.

A l'avenir, la chercheuse souhaite pouvoir continuer à appliquer ce programme. «Nous avons accumulé beaucoup de connaissances spécialisées. Si une autre catastrophe comme celle-ci se produit, nous devons être prêts.»

L'attaque du Hamas contre Israël, en images
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L'attaque du Hamas contre Israël, en images
Des habitants de la ville d'Ashkelon, dans le sud d'Israël, évacués par la police.
source: ap / tsafrir abayov
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Gaza après les bombes
Video: watson
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