Yémen: le bilan des frappes saoudiennes grimpe à 22 morts
Le bilan des frappes saoudiennes samedi dans la région yéménite de Sanaa, contrôlée par les Houthis, est monté à 22 morts et 30 blessés, selon deux médias liés aux combattants pro-iraniens. Un premier bilan faisait état de 11 morts et 20 blessés.
«Le nombre de victimes du massacre perpétré par l'aviation de l'ennemi saoudien (...) est monté à 22 personnes, dont des femmes et des enfants, et celui des blessés à 30», a rapporté l'agence Saba. Ce nouveau bilan a également été avancé par la chaîne Almasirah.
Les frappes ont visé des logements de la zone d'Al-Shariyah, dans la province de Sanaa, selon l'agence Saba. Celle-ci avait précisé que des opérations de sauvetage étaient en cours et affirmé que des «avions avaient ciblé des secouristes à deux reprises».
Les autorités saoudiennes n'ont pas commenté ces informations.
Vendredi, un bombardement sur un marché du gouvernorat de Taëz (ouest), dont la ville du même nom est encerclée depuis des semaines par les Houthis, a tué plusieurs dizaines de personnes. Les forces gouvernementales et les Houthis se sont mutuellement rejeté la responsabilité de l'attaque.
Après quatre ans d'accalmie, le conflit au Yémen, lancé en 2014 avec la prise de la capitale Sanaa par les Houthis, a repris en juillet, ouvrant un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient.
Infrastructures pétrolières visées
Depuis octobre, les Houthis ont multiplié leurs attaques contre les infrastructures pétrolières et les aéroports saoudiens, tandis que la coalition militaire pilotée par Riyad en appui, depuis 2015, au gouvernement yéménite, bombarde régulièrement leurs positions au Yémen.
En septembre, une offensive des combattants pro-iraniens sur le littoral yéménite de la mer Rouge leur a permis de renforcer leur emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb, point de passage stratégique du trafic maritime entre l'Europe et l'Asie.
Selon le Wall Street Journal, des navires empruntant la mer Rouge, où les Houthis ont décrété un blocus contre la flotte d'Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde, prennent désormais contact avec eux pour obtenir leur aval et sécuriser ainsi leur passage. (dal/afp)
