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Netanyahu est prêt à former son prochain gouvernement

Netanyahu est prêt à former son prochain gouvernement

Plus pérenne des chefs de gouvernement de l'histoire d'Israël avec 15 ans dans la fonction (1996 à 1999 et de 2009 à 2021) Benjamin Netanyahu est habitué à former des coalitions (archives).
L'annonce de Benjamin Netanyahu est intervenu à quelques minutes d'une échéance clé.Image: sda
Vainqueur avec ses alliés des élections législatives du 1er novembre, le dirigeant avait jusqu'à 23h59 (22h59 en Suisse) mercredi faire son choix.
22.12.2022, 09:3922.12.2022, 10:48
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Le Premier ministre israélien désigné Benjamin Netanyahu a annoncé tard mercredi soir être en mesure de former le prochain gouvernement avec ses partenaires des partis ultra-orthodoxes et d'extrême droite.

«Je l'ai», a-t-il tweeté en hébreu, quelques minutes avant cette échéance, pour annoncer la formation du prochain gouvernement:

«Cher Président, grâce à l'énorme soutien public que nous avons reçu lors des dernières élections, je vous informe que j'ai pu former un gouvernement qui agira dans l'intérêt de tous les citoyens d'Israël.»
Benjamin Netanyahu

Jusqu'au 11 décembre

Dans la foulée des élections et en vertu des règles israéliennes, M. Netanyahu avait jusqu'au 11 décembre pour annoncer son gouvernement, mais il avait demandé une prolongation de 14 jours, le maximum prévu par la loi.

Or le président Herzog ne lui avait octroyé que dix jours supplémentaires et la presse israélienne s'attendait à une annonce en journée et ce, même si la composition précise du prochain gouvernement n'était pas encore totalement ficelée.

Les partenaires sont toutefois connus, dans ce qui devrait être, selon les analystes, le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël: les deux partis ultra orthodoxes Shass et Judaïsme unifié de la Torah (UJT) ainsi que les trois formations d'extrême droite «Sionisme religieux» de Bezalel Smotrich, Force juive d'Itamar Ben Gvir et Noam d'Avi Maoz.

Au cours des dernières semaines, le parti du nouveau Premier ministre, le Likoud, a signé des ententes avec les partis d'extrême droite prévoyant une répartition de certains postes comme celui de ministre de la Sécurité nationale à Itamar Ben Gvir, la responsabilité des colonies en Cisjordanie occupée à Bezalel Smotrich, ou un portefeuille à Arié Dery, leader de Shass.

Cependant, les députés israéliens doivent encore voter en seconde et troisième lecture des projets de loi pour permettre à Dery d'occuper un poste de ministre après avoir été reconnu coupable de fraude fiscale et à Ben Gvir d'étendre ses futurs pouvoirs de ministre sur la police israélienne.

Etat de droit

La procureure générale d'Israël, Gali Baharav-Miara, a averti la semaine dernière que des projets de loi du futur gouvernement menaçaient de faire d'Israël une «démocratie qui en a le nom, mais pas l'essence»:

«La politisation des forces de l'ordre portera un coup sérieux aux principes les plus fondamentaux de l'Etat de droit, c'est-à-dire l'égalité, l'absence d'arbitraire et l'impartialité. Le blitz législatif actuel pourrait mener à des changements profonds et nécessitait plus de discussions.»

Plus pérenne des chefs de gouvernement de l'histoire d'Israël avec 15 ans dans la fonction (1996 à 1999 et de 2009 à 2021) et donc habitué à former des coalitions, Benjamin Netanyahu doit aussi distribuer les portefeuilles ministériels au sein de sa propre formation.

Avant l'investiture du prochain gouvernement, annoncée le «plus tôt possible» par Netanyahu, soit la semaine prochaine ou début janvier selon les analystes, il a désigné et ses alliés pourraient tenter de faire adopter ces projets de loi par la Knesset, le Parlement.

Le Premier ministre a en outre annoncer la distribution des postes de ministres au sein de son propre camp, ce qui n'est pas une mince affaire car «il y a plus de demandes de députés du Likoud pour des portefeuilles importants que de postes disponibles à la suite des accords avec les autres partenaires de la coalition», notait mercredi le quotidien de centre-droit Maariv. (ats/jch)

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