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L'Italie réclame une vice-présidence de la Commission européenne

L'Italie réclame une vice-présidence de la Commission européenne

Italy's Prime Minister Giorgia Meloni arrives for a round table meeting at an EU summit in Brussels, Monday, June 17, 2024. The 27 leaders of the European Union gather in Brussels on Monday eveni ...
La première ministre italienne Giorgia Meloni à Bruxelles.Keystone
Le gouvernement dirigé par Giorgia Meloni veut un poste-clé au sein de Commission européenne, rappelant au passage les bons résultats de l'extrême droite lors des dernières élections européennes.
24.06.2024, 16:32
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L'Italie réclame «au minimum» une vice-présidence de la Commission européenne, a indiqué lundi à Luxembourg son ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani. Cela à quelques jours d'un nouveau sommet européen devant décider des postes-clés de l'UE.

«Nous voulons avoir une vice-présidence, un commissaire fort pour avoir une bonne politique européenne en faveur de l'industrie et de l'agriculture, bien sûr engagée sur le changement climatique, mais pas d'une façon fondamentaliste. Je crois que l'Italie ne peut pas ne pas avoir un poste de vice-président de la Commission et ne pas avoir un commissaire avec un portefeuille important.»
Antonio Tajani

A l'écart des négociations

Une première discussion sur les postes clés au sein de l'Union européenne a eu lieu entre les dirigeants des 27 le 17 juin à Bruxelles. Aucun accord n'avait été trouvé, et l'Italie avait manifesté son agacement après avoir été tenue à l'écart de ces négociations, en dépit du bon résultat obtenu par l'extrême droite après les élections européennes du 9 juin.

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni est aussi la cheffe du parti Fratelli d'Italia, principale composante du groupe des Conservateurs et réformistes (ECR), qui rassemble une partie de l'extrême droite eurosceptique au Parlement européen.

Situation «surréaliste»

Le groupe ECR est en passe de ravir aux centristes de Renew Europe la place de troisième force politique au sein du Parlement de Strasbourg.

Or, les négociations au sommet de lundi dernier ont exclusivement eu lieu entre les dirigeants du PPE (droite), première force représentée au Parlement européen, les socio-démocrates de S&D, deuxième groupe le plus important à Strasbourg et les représentants de Renw (centristes, libéraux).

Une situation «surréaliste» avait alors dénoncé la dirigeante italienne en rappelant la poussée de l'extrême droite après le 9 juin. (jch/ats)

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