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Le premier ministre japonais Yoshihide Suga va quitter son poste

L'homme politique à la tête du Parti libéral-démocrate a annoncé renoncer à se représenter aux élections et quitter ses fonctions après ces dernières. En attendant, il préfère se concentrer sur la gestion de la pandémie du Covid.
03.09.2021, 15:4004.09.2021, 08:12

En difficulté dans les sondages, le Premier ministre japonais Yoshihide Suga ne se représentera pas à la tête du Parti libéral-démocrate (PLD) lors d'une élection prévue le 29 septembre. Il renonce ainsi à se maintenir au pouvoir. Il a fait part de cette nouvelle et de la raison de son choix lors d'une réunion avec les cadres de la formation politique au pouvoir dans le pays:

«Je veux me concentrer sur les efforts contre le coronavirus et avec cela à l'esprit, je ne me présenterai pas à l'élection»

En effet, l'homme de 72 ans a dit s'être «rendu compte» qu'il ne pouvait pas mener à la fois la lutte contre le Covid-19 et la campagne pour sa réélection au sommet du PLD.

L'histoire Yoshihide Suga, c'est par ici 👇
Originaire du nord du Japon, fils d'un cultivateur de fraises et d'une enseignante, Suga était arrivé au pouvoir en septembre 2020. Durant son bref mandat, au-delà de la lutte contre la pandémie, Yoshihide Suga a maintenu la politique de relance économique qui caractérisait son prédécesseur, Shinzo Abe. Il a aussi fixé de nouveaux objectifs environnementaux plus ambitieux pour le Japon et milité pour la transformation numérique du pays.

Diverses stratégies envisagées

Selon la presse locale, Yoshihide Suga ne voulait pas forcément renoncer à son poste et songeait, ces derniers jours, à diverses stratégies pour rester en place.

Par exemple, orchestrer un remaniement de dernière minute de son gouvernement et des élections législatives anticipées avant le scrutin interne du PLD. Mauvaise idée. Cette dernière option a été mal accueillie au sein du parti, fragilisant l'homme politique.

Impopulaire auprès des Japonais

Yoshihide Suga était jusqu'ici considéré comme le favori en interne, en dépit d'une impopularité record de son gouvernement dans les sondages, avec à peine 30% environ d'opinions favorables. La raison? Il a vu sa popularité fondre depuis des mois à cause de sa gestion très critiquée de la pandémie, dont la propagation est en hausse depuis juin.

Son gouvernement a tardé à accélérer la vaccination et a instauré des états d'urgence successifs dans le pays depuis début 2021. Le choix de maintenir à tout prix les Jeux Olympiques de Tokyo a également fortement déplu à une nette majorité des Japonais

La succession est ouverte avec déjà un favori

Cette annonce semble réjouir les membres du parti. Selon Tomoaki Iwai, professeur de sciences politiques à Tokyo:

«Pour les élus du PLD c'est un soulagement de ne pas devoir faire campagne aux législatives sous la bannière d'un Premier ministre impopulaire»

Et toujours d'après ce dernier, Fumio Kishida, ancien ministre des Affaires étrangères (2012-2017) et déjà candidat déclaré à l'élection du PLD, est dorénavant «favori». Pour quelles raisons? Il est à la fois «modéré et expérimenté».

Attention. Il y a de la concurrence. L'actuel ministre de la Réforme administrative et chargé de la campagne nationale de vaccination, Taro Kono, a annoncé, vendredi, se lancer dans la course à la présidence du PLD à plusieurs médias nippons. D'autres candidats pourraient encore émerger. (ats/fag)

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