DE | FR

A Washington, Joe Biden peut enfin se réjouir d'une bonne nouvelle

Image: sda
Un juge à la Cour suprême, la plus haute juridiction des Etats-Unis, va prendre sa retraite. C'est une excellente nouvelle pour Joe Biden, qui va pouvoir le remplacer à sa guise.
27.01.2022, 04:5027.01.2022, 06:19

Le juge progressiste Stephen Breyer va quitter ses fonctions à la Cour suprême des Etats-Unis d'ici l'été, ce qui permettra à Joe Biden de nommer, pour la première fois, une femme noire au sein de la puissante institution.

Le magistrat de 83 ans, qui occupe ce poste depuis près de 28 ans, a l'intention de se retirer à la fin de la session en cours, qui se termine le 30 juin, ont rapporté, mercredi, plusieurs médias américains, citant des sources anonymes.

Sans attendre l'annonce officielle, la Maison Blanche a confirmé que la promesse faite par Joe Biden pendant sa campagne de nommer une Afro-Américaine à la Cour suprême «tenait toujours», comme le rapporte le New York Post.

De son côté, le chef démocrate du Sénat, Chuck Schumer, a rendu un hommage appuyé au juge Breyer, «un juriste modèle» à qui «l'Amérique doit beaucoup», et s'est dit prêt à organiser «rapidement» une audience de confirmation pour son successeur.

Stephen Breyer, un magistrat brillant connu pour son ton espiègle et ses valeurs progressistes, est, depuis des mois, sous une intense pression: plusieurs voix à gauche l'ont appelé à démissionner avant les élections de mi-mandat de novembre lors desquelles les démocrates risquent de perdre le contrôle du Sénat.

La Constitution américaine prévoit, en effet, que les neuf sages de la Cour soient nommés à vie par le président et confirmés par la chambre haute du Congrès.

Et les républicains ne cachent pas qu'ils pourraient bloquer un candidat choisi par Joe Biden s'ils reprennent la majorité au Sénat. Comme ils l'ont fait en 2018 quand Barack Obama avait tenté, en vain, de pourvoir un poste ouvert par le décès d'un magistrat.

Les candidates potentielles

  • Parmi les candidates potentielles pour le remplacer figure Ketanji Brown Jackson, 51 ans, que Joe Biden a fait entrer à la cour fédérale d'appel de Washington, considérée comme un tremplin pour la Cour suprême.

    Son parcours – championne de concours d'éloquence dès le lycée, diplômée avec mention de la prestigieuse université d'Harvard, une carrière dans le public et le privé et huit ans comme juge fédérale de première instance – la place en tête des pronostics.

    Devant les sénateurs, en avril, elle a juré mettre à l'écart «ses opinions personnelles et tout autre considération inappropriée», y compris sa couleur de peau, dans son examen des dossiers. Mais, «j'ai peut-être une expérience de la vie différente de celle de mes collègues», a-t-elle sobrement reconnu.
  • Le nom de Leondra Kruger, juge à la Cour suprême de Californie, 45 ans, circule également avec insistance. Fille d'une immigrée jamaïcaine, elle a travaillé pour l'administration Obama.

Les nominations à la Cour suprême, qui arbitre la plupart des grands sujets de société aux Etats-Unis, sont l'objet depuis quelques années de féroces batailles politiques.

Ailleurs, sur la planète: Le plus grand avion-cargo au monde balaie le brouillard à son atterrissage

L'actu' internationale, jour et nuit, c'est par ici:

Une gardienne de prison offre la liberté à son détenu préféré

Link zum Artikel

Moscou va montrer toute la force de l'armée russe pour célébrer le 9 Mai

Link zum Artikel

Le chanteur Bono du groupe U2 a chanté sur le quai d'un métro à Kiev

Link zum Artikel

Le G7 hausse le ton et s'engage à ne plus acheter de pétrole russe

Link zum Artikel

Un acteur de Sex Education devient le nouveau Docteur Who

Link zum Artikel
Montrer tous les articles
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Procès du 13-Novembre: «Les victimes ne voulaient du mal à personne»
Le procès des attentats du 13-Novembre 2015 s'est poursuivi ce lundi, avec la prise de parole des avocats des familles des victimes. Une plaidorie collective qui a pris une forme totalement inédite.

«Nous allons donc vous présenter autre chose, une autre forme de plaidoirie, inédite, à laquelle ont participé une centaine d'avocats»: les mots de maître Frédérique Giffard, avocat indépendant, face à la cour d'assises spéciale de Paris, ce lundi.

L’article