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Des militants pro-démocratie reconnus coupables à Hong Kong

A pro-China supporter shouts slogans outside a court in Hong Kong Thursday, April 1, 2021. Seven pro-democracy advocates, including media tycoon Jimmy Lai and veteran of the city's democracy movement Martin Lee, are expected to be handed a verdict for organizing and participating in an illegal assembly during massive anti-government protests in 2019 as Hong Kong continues its crackdown on dissent. A sign next to Lai's photo, center, reads

Image: sda

Neuf vétérans de l'opposition hongkongaise ont été condamnés mardi pour leur rôle dans l'organisation d'une des plus grandes manifestations de 2019. Cette décision illustre à nouveau l'implacable répression en cours dans la région chinoise.



Avec cette sentence, Hong-Kong se voit porter un dernier coup au mouvement démocratique. Un tribunal de la ville a reconnu jeudi neuf militants pro-démocratie coupables de rassemblement non autorisé.

L'un des plus célèbres est l'avocat de 82 ans Martin Lee, qui avant la rétrocession en 1997. Il avait été choisi par Pékin pour rédiger la Loi fondamentale, qui sert de mini-constitution dans la région semi-autonome.

Rassemblement non autorisé

Etaient également poursuivis l'ex-députée de l'opposition et avocate Margaret Ng, 73 ans, ou encore le magnat des médias Jimmy Lai et l'ex-député Leung Kwok-hung connu sous le surnom de «Long Hair».

Le groupe était accusé d'avoir pris part à un rassemblement non autorisé le 18 août 2019, lorsque des manifestations antigouvernementales secouaient le centre financier international. Ils avaient plaidé non coupable à cette accusation. La sentence sera prononcée à une date ultérieure.

Quarante-sept militants pro-démocratie emprisonnés

Début mars, quarante-sept militants pour la démocratie se sont retrouvé en prison à Hong Kong au terme d’une audience-marathon de quatre jours qui a relancé l’inquiétude à l’étranger sur la répression chinoise dans le territoire.

C’est le plus gros groupe de dissidents poursuivi à ce jour au nom de la loi draconienne sur la sécurité nationale imposée en juin 2020 par la Chine. Le Parti communiste chinois étend son influence sur cette ancienne colonie britannique. Notamment pendant sa reprise en main après le long mouvement de contestation de 2019.

Prison à vie

La Chine avait qualifié ces manifestations de « grave provocation » et prévenu que la campagne pouvait relever de la «subversion». La subversion est, avec la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, un des quatre crimes visés par la nouvelle loi de sécurité globale qui prévoit des peines allant jusqu’à la prison à vie... (ga)

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