International
Mexique

La ville de Mexico veut des corridas sans cruauté animale

FILE - Mexican bullfighter Sergio Flores demonstrates his capework during a bullfighting workshop, in Aculco, Mexico, Jan. 25, 2024. (AP Photo/Fernando Llano, File)
Mexico Bullfighting
Mexico city souhaite désormais conditionner les corridas.Keystone

La ville de Mexico veut révolutionner les corridas

La ville de Mexico vient de proposer l'interdiction des corridas avec mise à mort ou maltraitant les taureaux. Une petite révolution dans l'une des métropoles les plus importantes de la tradition tauromachique en Amérique latine.
14.03.2025, 08:2114.03.2025, 08:21

La maire de la capitale, Clara Brugada, estime que sa proposition permettra d'appliquer la réforme constitutionnelle approuvée par le Parlement en décembre, qui a interdit la maltraitance animale et garantit la protection des animaux.

Brugada, en présentant publiquement mardi sa proposition, qui sera débattue en conseil municipal, a déclaré:

«La grandiose ville de Mexico ne peut pas maintenir la cruauté comme spectacle, et encore moins la prolongation de la souffrance et la mort d'un animal pour le divertissement»

L'intention de la maire est d'interdire «la mort du taureau à l'intérieur et à l'extérieur de l'arène» afin qu'une fois le spectacle terminé, l'animal retourne dans son élevage.

Pas d'objets tranchants

La proposition interdirait l'utilisation d'objets tranchants «qui provoquent des blessures ou la mort du taureau», comme les épées, les lances ou les banderilles (bâtons munis de harpons que le matador plante dans le garrot du taureau), autorisant seulement la cape et la muleta (drap rouge), a précisé l'élue.

Les cornes du taureau devraient également être protégées pour éviter de blesser d'autres animaux ou des personnes. Chaque animal verrait son temps par corrida limité à 10 minutes, pour un maximum d'une demi-heure au total.

La maire créerait également la notion juridique de «spectacle de taureaux sans violence», qui vise à préserver l'activité économique et les emplois entourant la tauromachie.

Le temple des corridas dans la capitale, la Monumental Plaza de Toros Mexico, est le plus imposant au monde avec une capacité de 42 000 spectateurs.

Clara Brugada a assuré que les entreprises et les promoteurs ont accepté de «passer à un spectacle de taureaux sans violence».

Fin de saison

Cette annonce survient quelques jours après la dernière corrida de la saison célébrée dans l'arène de Mexico, où ont participé des matadors espagnols et mexicains.

Or, des litiges juridiques durent depuis des années entre les promoteurs des corridas et les défenseurs des animaux. «La culture, la musique, l'art et les droits changent, évoluent, se transforment. Et les grandes villes ont l'obligation de se transformer en même temps», a estimé la maire.

Quatre des 32 Etats mexicains interdisent les corridas de taureaux.

D'autres pays d'Amérique latine ont débattu de cet enjeu. À Bogota (Colombie) et Quito (Équateur), il est interdit de tuer les taureaux. Le Venezuela a annulé certaines corridas, tandis qu'au Pérou les tribunaux ont statué contre l'interdiction. (ats/svp)

Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Des tracteurs ont envahi Paris
Faisant face à plusieurs crises, les agriculteurs français sont en colère. Pour protester, ils ont gagné ce jeudi d'emblématiques sites parisiens au volant de leurs engins.
Des agriculteurs sont entrés jeudi dans Paris avec leurs tracteurs gagnant la Tour Eiffel et l'Arc de Triomphe pour protester notamment contre la signature toute proche d'un accord commercial entre l'Union européenne et les pays latino-américains du Mercosur. Le président de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole français, Bertrand Venteau, a évoqué «une centaine» de tracteurs entrés dans la capitale avant l'aube.
L’article