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Le Proche-Orient, talon d'Achille de l'ONU

La réunion du Conseil de sécurité s'est tenu virtuellement.
La réunion du Conseil de sécurité s'est tenu virtuellement.Image: sda
Alors que le conflit entre Israël et la Palestine connaît son jour le plus sanglant, les membres du conseil de sécurité de l'ONU ne sont pas parvenus à s'accorder sur une motion commune, dimanche 16 mai.
17.05.2021, 04:0017.05.2021, 18:29

Le temps de la diplomatie est-il venu? Pas pour tout de suite, apparemment. Alors que les affrontements s'intensifient sur la bande de Gaza et dans le ciel des principales villes israéliennes, le Conseil de sécurité s'est de nouveau réuni en urgence, ce dimanche après-midi. Au sortir de la réunion, aucune déclaration commune, ni de propositions sur un arrêt des combats n'ont été trouvées.

La session virtuelle a au contraire donné lieu à des diatribes réciproques et récurrentes des Palestiniens et des Israéliens. Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, a notamment accusé Israël de «crimes de guerre», dénonçant «l'agression» de l'Etat hébreu contre «le peuple» palestinien et ses «lieux saints».

«Le Hamas a choisi d'accélérer des tensions, utilisées comme prétexte, pour commencer cette "guerre" qui a été "préméditée"», a alors rétorqué l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis et à l'ONU, Gilad Erdan.

Ce dernier a d'ailleurs demandé au Conseil de sécurité de condamner les «tirs aveugles de roquettes» tandis que le ministre palestinien réclamait à l'instance «d'agir» pour arrêter l'offensive israélienne.

Les Etats-Unis font obstacle

Mais selon plusieurs diplomates interrogés par l'Agence France-Presse (AFP), ce sont, comme ils s'y attendaient, les Etats-Unis qui ont fait obstacle à tout accord, en refusant de signer une déclaration conjointe. Depuis une semaine, c'est le troisième texte que Washington, qui ne cesse de défendre le droit d'Israël à se défendre, écarte. Une position jugée incompréhensible par une majorité de ses alliés.

«Ce cycle insensé d'effusion de sang, de terreur et de destruction doit cesser immédiatement»
Le secrétaire général de l'ONU António Guterres

Un appel largement repris par nombre de pays ayant choisi de faire participer un ministre à la session dimanche, de la Russie à la Tunisie, en passant par la Norvège ou l'Irlande. Une façon de marquer chacun leur engagement diplomatique dans le conflit, commente le Washington Post.

La crainte d'une crise régionale «sécuritaire et humanitaire incontrôlable»

Depuis le début des affrontements, au moins 192 Palestiniens ont perdu la vie dont 58 enfants et au moins 1200 blessés. Côté israélien, dix personnes ont été tuées par des roquettes tirées depuis Gaza. (ga)

Les affrontements en Israël

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Les affrontements en Israël
source: ap / khalil hamra
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