Séoul veut officiellement mettre fin à la guerre de Corée
Le président sud-coréen Lee Jae Myung a proposé samedi un dialogue à Pyongyang pour mettre fin formellement à la guerre de Corée, techniquement toujours en cours depuis plus de 70 ans faute de traité de paix.
Lee, qui avait déjà ouvert la porte à des pourparlers sans condition avec le Nord sur son programme nucléaire, a fait cette nouvelle offre à l'occasion du 81e anniversaire de la Libération de la colonisation japonaise (1910-1945).
Soldée seulement par un armistice, la guerre de Corée (1950-1953), déclenchée par une attaque du Nord, n'est en théorie pas terminée.
«De cette façon, il pourrait également être possible de discuter de mesures efficaces pour stopper le développement des capacités nucléaires de la Corée du Nord», a ajouté le président, qui a pris le contrepied de son prédécesseur à la ligne très dure envers le pays voisin.
Mais Pyongyang a toujours rejeté jusque-là les mains tendues de Lee Jae Myung, et récemment dénoncé les exercices militaires conjoints de Séoul et Washington qui doivent avoir lieu en août, menaçant cette semaine de prendre des mesures de dissuasion à un «nouveau niveau».
La Corée du Nord a déclaré à plusieurs reprises son statut d'Etat nucléaire «irréversible». Les négociations engagées par le président américain Donald Trump ont échoué après un dernier sommet en 2019 à Hanoï avec le dirigeant Kim Jong Un, en raison de désaccord sur la dénucléarisation du pays et la levée des sanctions contre lui.
En juillet, le ministère de l'Unification sud-coréen a dit avoir abandonné ses efforts visant à chercher en priorité le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen, se reportant à défaut sur une campagne pour l'arrêt de son développement.
En parallèle, la Corée du Nord s'est impliquée directement dans la guerre en Ukraine en déployant des troupes en soutien de la Russie, lui fournissant aussi de l'armement. (dal/ats/afp)
