Vol détourné: Trump suspecte l'Iran et menace de frappes
Le président américain Donald Trump a menacé jeudi de frapper l'Iran «très fort» si une implication de Téhéran se confirmait dans l'attaque au couteau en plein vol du pilote d'un vol Flydubai. Israël pointe «un endoctrinement islamiste» du copilote.
«Ils seront frappés très fort, ne vous en faites pas», a dit le président américain lorsqu'une journaliste lui a demandé si les Etats-Unis répondraient dans le cas où une responsabilité de Téhéran était démontrée.
Deux jours après l'atterrissage en urgence en Arabie saoudite de l'avion qui reliait Dubaï à Tel-Aviv avec 174 personnes à bord, dont 166 Israéliens selon les médias, le profil et les motivations du suspect restent flous. D'après le récit de voyageurs, il a poignardé le commandant de bord pour faire s'écraser l'avion, provoquant une perte d'altitude d'environ 5000 mètres en une minute, avant que des passagers ne se ruent dans le cockpit pour le maîtriser.
Sans attendre les résultats des enquêtes en cours, Israël a dénoncé une «tentative d'attentat terroriste djihadiste», visant notamment les Emirats arabes unis et les accords d'Abraham qui ont normalisé les relations entre les deux pays en 2020. Pendant un échange avec la presse à la Maison-Blanche, Donald Trump a dit penser que l'Iran était impliqué. «Je dirais que la réponse est oui, sur la base de ce que j'entends, mais nous travaillons là-dessus en ce moment même», a-t-il déclaré.
Un nouveau porte-avions déployé
Les États-Unis n'ont pas frappé l'Iran depuis le 1er septembre, même si des navires sont régulièrement pris pour cible dans le détroit d'Ormuz. Mais aucune issue diplomatique ne semble en vue entre Washington et Téhéran, plus de sept mois après le lancement de l'offensive israélo-américaine sur la République islamique.
Dans un entretien avec le magazine Time paru jeudi, Donald Trump avait jugé «possible» d'intensifier les attaques contre l'Iran après les élections législatives de mi-mandat au début novembre. Selon plusieurs médias, le Pentagone a décidé d'envoyer dans la région un porte-avions et d'autres bâtiments, partis ces derniers jours et dont l'arrivée est prévue à la fin novembre. Cela représente 9000 à 10 000 soldats supplémentaires, dont 2000 Marines.
Deux porte-avions américains sont déjà au Moyen-Orient, il n'est pas clair si le chiffre passera à trois ou si le bâtiment qui doit arriver remplacera l'un de ceux sur place. (jzs/ats/afp)
