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Le Canada se lance dans un grand projet pétrolier très controversé

Le Canada a donné son aval pour la construction d'un grand projet pétrolier controversé dans l'océan Atlantique.
Le Canada a donné son aval pour la construction d'un grand projet pétrolier controversé dans l'océan Atlantique.Image: sda
Il s'agira de la cinquième plateforme pétrolière du genre au Canada et elle permettra l'extraction d'environ 300 millions de barils de pétrole sur 30 ans.
07.04.2022, 05:1007.04.2022, 08:42

Le gouvernement du Canada, quatrième producteur mondial de pétrole, a donné son aval pour la construction d'un grand projet pétrolier controversé dans l'océan Atlantique. Sa mise en exploitation est prévue en 2028.

Nommé Bay du Nord et porté depuis des années par le géant norvégien Equinor, le projet permettra d'exploiter un gisement pétrolier à plus d'un kilomètre de profondeur à 500 kilomètres au large de la province de Terre-Neuve, a annoncé mercredi le ministre canadien de l'environnement Steven Guilbeault:

«Le projet d'exploitation de Bay du Nord peut aller de l'avant, sous réserve de certaines des conditions environnementales les plus strictes jamais imposées, y compris l'exigence historique pour un projet pétrolier et gazier d'atteindre la neutralité carbone d'ici à 2050»
Steven Guilbeault, ministre canadien et ex-activiste pour le climat

Projet contesté

Le dilemme était tel sur ce projet, considéré par les écologistes comme un véritable test environnemental pour le gouvernement de Justin Trudeau, que la décision a été reportée deux fois ces derniers mois.

Justin Trudeau a souvent été critiqué ces dernières années par les écologistes pour ses décisions liées au secteur pétrolier, notamment pour avoir nationalisé en 2018 un oléoduc. Mais il avait pris des engagements climatiques forts pendant la dernière campagne électorale.

Il affirmait en octobre dernier qu'il fallait «s'assurer que l'industrie pétrolière et gazière arrête d'augmenter ses émissions et commence à les réduire».

Selon le dernier rapport des experts du climat de l'ONU (GIEC), pour respecter une hausse des températures à +1,5°C, l'usage du charbon sans capture de carbone (une technique non mature à grande échelle) devrait être totalement arrêté et ceux du pétrole et du gaz réduits de 60% et 70%, respectivement, d'ici à 2050 par rapport aux niveaux de 2019. (ats/jch)

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Zelensky et l'Ukraine peuvent-ils nous lasser? «Oui, assurément»
Après avoir été ovationné par les plus puissants parlements du monde, le président ukrainien a donné, le 11 mai dernier, une conférence dans l'enceinte plus modeste de Science-Po Paris. Faut-il y voir un début d'essoufflement dans la méthode Zelensky? Combien de temps le héros de la démocratie, devenu un as de la communication, va-t-il pouvoir incarner efficacement la cause ukrainienne?

L'exercice est franchement casse-gueule, tellement le sujet semble intangible. Les Ukrainiens slaloment entre les bombes russes et les cadavres familiers depuis bientôt trois mois et voilà qu'on esquisse l'éventualité, bien au sec sous notre dôme caniculaire, d'un essoufflement de la méthode Zelensky. Celle qui consiste à repousser l'assaillant (et l'oubli) par la force du verbe, de la bande passante, et du grand écran. Pour se lancer à pleine vitesse dans une analyse de performance, comme le ferait sans bégayer un commentateur sportif avec un runner ordinaire à mi-course, il fallait un argument. Le président ukrainien nous l'a servi récemment sur un plateau: sa stratégie a évolué.

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