Le corps d'une potentielle victime de Dominique Pelicot a été exhumé
Le corps d'une agente immobilière de 23 ans, potentielle victime de l'ex-mari de Gisèle Pelicot, Dominique Pelicot, a été exhumé mardi, a indiqué jeudi la justice française. Cette potentielle victime de Dominique Pelicot avait été violée et tuée en 1991 à Paris.
Gisèle Pelicot est devenue figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles pour avoir publiquement témoigné des viols commis par des dizaines d'hommes recrutés par son ex-mari.
Condamné en décembre 2024 à 20 ans de réclusion pour l'avoir droguée afin de la violer et de la livrer à des dizaines d'inconnus dans leur maison de Mazan entre 2011 et 2020, Dominique Pelicot a été inculpé dans cette nouvelle affaire en octobre 2022.
Résultats attendus
L'exhumation du corps de la victime, qui s'est déroulée dans un cimetière au sud-ouest de Paris et avait été demandée par l'avocate de l'inculpé, Béatrice Zavarro, a été autorisée en novembre par la cour d'appel de Versailles après un premier refus en avril 2025.
«Je suis satisfaite que l'acte ait pu avoir lieu, contrairement à ce que les autres ont pu déclarer parfois, comme quoi l'acte ne pouvait pas être réalisable», a déclaré Me Zavarro jeudi après-midi. Son «espoir»? Que ces résultats innocentent son client, inculpé pour le viol et le meurtre de la jeune agente immobilière.
«C'était prévu, ça a été fait, on attend maintenant les résultats», a indiqué Florence Rault, qui défend la famille de la victime. Elle précise ne pas avoir été à l'origine de la demande d'exhumation et ne pas s'en «réjoui(r), parce que je pense d'abord à la mémoire de la défunte, à ses parents, à ses amis».
Rouée de coups
L'agente immobilière a été violée puis tuée en décembre 1991, lors de la visite d'un appartement du XIXe arrondissement de Paris. Son corps, roué de coups et à demi-dévêtu, avait été ensuite découvert par le directeur de son agence.
L'auteur n'a jamais pu être identifié, mais des doutes ont été récemment émis après que Dominique Pelicot a partiellement reconnu son implication dans la tentative de viol près de Paris en 1999 d'une autre agente immobilière, pour laquelle il a été confondu par son ADN.
Les deux femmes avaient été déshabillées de la même manière et une forte odeur d'éther avait été sentie sur la scène du crime de l'agente immobilière, substance utilisée pour agresser l'autre agente en 1999.
Selon les deux avocates, les résultats des analyses sont attendus dans plusieurs semaines. (ag/ats)
