Un tireur abat six personnes et fait une dizaine de blessés à Cracovie
Un homme a ouvert le feu sur des passants samedi dans le centre touristique de Cracovie, dans le sud de la Pologne. La fusillade a fait six morts et une dizaine de blessés, selon la police locale, qui a précisé que plusieurs policiers figuraient parmi les blessés.
Vers 15 heures, l'homme a fait irruption en voiture sur la grande place de la Vieille-Ville, très fréquentée en ce jour de week-end, et s'est mis à tirer «au hasard», selon un porte-parole de la police locale, qui a précisé dans un premier temps:
La police a annoncé samedi soir qu'une des personnes blessées avait succombé à ses blessures, portant le bilan provisoire à six morts, quatre femmes et deux hommes. Le ministre de l'Intérieur Marcin Kierwinski a quant à lui indiqué en début de soirée:
Des images amateur circulant sur les réseaux sociaux montrent en outre un policier tirant à plusieurs reprises et à très faible distance sur un homme en tenue militaire.
Des munitions dans la voiture de l'auteur
Le tireur, qui a été transporté à l'hôpital, est un citoyen polonais de 24 ans qui a agi seul, a annoncé une porte-parole de la police locale:
Les motivations du tireur ne sont pour l'heure pas connues. La police a retrouvé d'autres armes et une grande quantité de munitions dans la voiture du suspect, a déclaré Katarzyna Cislo, de la police de Cracovie, sur la chaîne d'information TVN24.
Réactions politiques horrifiées
«C'est une tragédie pour Cracovie, on n'a jamais connu une chose pareille. J'ai vu un homme faire le tour de la place et tirer sur des gens» a raconté Annette, une témoin âgée d'une soixantaine d'années. Comme elle, de nombreux témoins étaient très choqués, pleurant, réfugiés dans les magasins du quartier.
Le premier ministre Donald Tusk a déploré «une tragique fusillade», tandis que le président de la République Karol Nawrocki a fait part de son «immense inquiétude» en indiquant:
Le ministre de l'intérieur Marcin Kierwinski a annoncé se rendre sur place samedi soir, tout comme le premier ministre Donald Tusk. Si les fusillades sont rares en Pologne, le pays était en état d'alerte maximale après une série d'attaques au couteau en octobre. (btr/ats)
