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Elections: cette publication de Netanyahou agace son opposition

Netanyahou met en garde contre un «second Holocauste», et ça passe mal.
Image: Imago / X, montage watson

Elections: Netanyahou accusé d'«intimider la population israélienne»

Selon les sondages, Benjamin Netanyahou ne peut pas compter sur une majorité aux élections législatives. Pour sa campagne, l’homme de 77 ans mise désormais sur un montage effrayant réalisé par IA.
26.10.2026, 11:5526.10.2026, 11:55

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a mis en garde contre le danger d’une bombe atomique iranienne, deux jours avant les élections législatives, à l’aide d’une illustration choc. Sur les réseaux sociaux, l’homme de 77 ans a publié une image censée montrer une explosion nucléaire au-dessus de la métropole côtière de Tel-Aviv.

Il y citait l’entrepreneur du secteur informatique Yuval Bloomberg, qui parlait d’une «menace existentielle réelle et concrète» de la part de l’Iran. Si les Iraniens obtenaient l’arme atomique, plus rien d’autre n’aurait d’importance, disait la citation.

Benjamin Netanyahou a en outre réaffirmé son évaluation selon laquelle Israël dispose encore de deux ans, sous le gouvernement du président américain Donald Trump, pour faire face à la menace iranienne. Pour sa part, Téhéran dément avoir des projets d’armement nucléaire.

La publication 👇

Les dangers de l'Iran au centre des préoccupations

Dans sa publication, Benjamin Netanyahou place le risque d’une attaque nucléaire au-dessus des querelles de politique intérieure. Il décrit les débats sur le Qatar, la population ultraorthodoxe et le service militaire obligatoire comme des manœuvres de diversion. Si deux bombes atomiques tombaient sur le centre d’Israël, plus personne ne s’intéresserait à ces affrontements, peut-on lire dans la publication.

En référence à une probable nouvelle action contre l’Iran, le texte poursuit:

«Quiconque est préoccupé par sa propre survie physique, celle de sa famille et de ses proches devrait voter la main tremblante, s’il veut donner sa voix à quelqu’un qui ne sera pas en mesure de remplir la mission.»

Ces concurrents politiques s'exposeraient eux-mêmes, ainsi que leurs proches, au danger d’un «second Holocauste», a écrit le président du parti de droite conservatrice Likoud.

Les critiques de l'opposition

Le principal rival de Benjamin Netanyahou, l’ancien chef de l’armée Gadi Eisenkot, du parti centriste Yashar, a qualifié le chef du gouvernement d’«hystérique». Il a écrit sur X:

«Comme dans chaque campagne électorale, tu recours de nouveau aux bonnes vieilles méthodes: le mensonge et l’alarmisme. Cette fois, tu intimides la population israélienne en la menaçant de destructions massives. Et cela, après que tu n’as pas atteint les objectifs de guerre face à l’Iran.»

Benjamin Netanyahou a échoué et il sera remplacé après les élections, a en outre affirmé Gadi Eisenkot.

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Gadi Eisenkot est l'un des principaux concurrents politiques de Benjamin Netanyahou.Keystone

Avant le scrutin de mardi, les sondages situent le camp de la droite religieuse de Benjamin Netanyahou autour des 50 sièges, soit nettement en deçà du seuil des 61 des 120 mandats de la Knesset nécessaires pour obtenir une majorité gouvernementale. Le camp de l’opposition obtient, lui, entre 52 et 56 sièges. Les partis arabes, avec 14 à 16 mandats supplémentaires, pourraient jouer un rôle clé. Aucune majorité nette d’un camp ne se dessine pour l’instant.

Benjamin Netanyahou se bat pour sa survie politique lors de ce scrutin. Au cours de sa longue carrière, il s’est, à maintes reprises, sorti de situations tendues. Cette fois cependant, l’échec du 7 octobre 2023 pèse particulièrement lourd: ce jour-là, des milliers de terroristes ont pénétré en Israël depuis la bande de Gaza, tué quelque 1200 personnes et enlevé plus de 250 autres. Netanyahou est le seul des principaux décideurs de l’époque à être toujours en fonction.

Une famille est assise devant un mémorial dédié à l'une des victimes des attentats du 7 octobre 2023, sur le site du festival Nova à Reim, dans le sud d'Israël, à l'occasion du deuxième ...
Un mémorial aux victimes du 7 octobre, sur le site du festival Nova visé par les terroristes.Image: JOHN WESSELS / AFP

Le soutien de Donald Trump

Benjamin Netanyajou rejette toutefois toute responsabilité personnelle dans le massacre du 7 octobre. Il refuse également la création d’une commission d’enquête d’Etat.

Parallèlement, il bénéficie du soutien du président américain Donald Trump, qui s’est prononcé explicitement en faveur d’un nouveau mandat du chef du Likoud.

Sur le plan international, Netanyahou est toutefois massivement critiqué pour sa conduite de la guerre dans la bande de Gaza, qui a fait des dizaines de milliers de morts. La Cour pénale internationale a émis, en novembre 2024, un mandat d’arrêt contre lui pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés. (chm/dpa) (trad. ysc)

Le président américain Donald Trump soutient Benjamin Netanyahou.
Le président américain Donald Trump soutient Benjamin Netanyahou.Image: Imago
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source: epa keystone / martial trezzini
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