Elections: Netanyahou accusé d'«intimider la population israélienne»
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a mis en garde contre le danger d’une bombe atomique iranienne, deux jours avant les élections législatives, à l’aide d’une illustration choc. Sur les réseaux sociaux, l’homme de 77 ans a publié une image censée montrer une explosion nucléaire au-dessus de la métropole côtière de Tel-Aviv.
Il y citait l’entrepreneur du secteur informatique Yuval Bloomberg, qui parlait d’une «menace existentielle réelle et concrète» de la part de l’Iran. Si les Iraniens obtenaient l’arme atomique, plus rien d’autre n’aurait d’importance, disait la citation.
Benjamin Netanyahou a en outre réaffirmé son évaluation selon laquelle Israël dispose encore de deux ans, sous le gouvernement du président américain Donald Trump, pour faire face à la menace iranienne. Pour sa part, Téhéran dément avoir des projets d’armement nucléaire.
La publication 👇
תקראו את הדברים החשובים של יובל בלומברג: מדינת ישראל נמצאת בסכנה קיומית אמיתית ומוחשית. אם האיראנים ישיגו גרעין, שום דבר כבר לא ישנה יותר. הכל כל כך טפל אל מול הסכנה הקיומית של איראן והציר השיעי. הסערות המבוימות והמומצאות חדשות לבקרים נועדו להסיט את תשומת הלב מהדבר האחד שהוא החשוב ביותר: סיום העבודה באיראן. זה נוגע בקיום הפיזי של כל אדם ואדם כאן. יש לנו עוד שנתיים של טראמפ לסיים את העבודה באיראן, ואין לדעת מה יהיה לאחר מכן, אם זו תהיה קמאלה האריס, או תואם מאמדני כלשהו. זה חלון הזמן שנותר לנו כדי להשלים את העבודה הנדרשת כדי להבטיח את הקיום הפיזי שלנו לשנים הבאות. כל משאבי המדינה הנדרשים, צריכים להיות מושקעים במשימה הזו. קטאר, חרדים, אוריך, גיוס, התראות. הכל מסך עשן ענקי כדי להסתיר את הנושא היחיד שניצב מעל כולם בפער. אם יפלו במרכז הארץ שתי פצצות אטום, את מי יעניינו כל סערות הסרק האלה? הדורות הבאים לא יסלחו לנו אם נפספס את חלון ההזדמנויות ההיסטורי שמאפשר לנו לנסות ולהשלים את המשימה הקריטית ביותר שעומדת בפני הדור שלנו. זה לא יקרה עם ראש ממשלה שמוחזק בצווארו על ידי האחים המוסלמים וסייעני הטרור. זה לא יקרה עם ראש ממשלה שלא מסוגל להרים את הטלפון ולנהל שיחה אינטימית רציפה עם טראמפ. זה לא יקרה עם ראש ממשלה שלא מסוגל לעמוד בלחץ של ראיון טלויזיה. השינאה לנתניהו, ככל שהיא עולם ומלואו עבור מחנה שלם, לא תעזור מול הגרעין האיראני. כל אחד שדואג לקיום הפיזי שלו, של משפחתו, ושל אהוביו, ידו צריכה לרעוד לפני שהוא בוחר במישהו שלא יהיה מסוגל להשלים את המשימה, ובכך לדון את עצמו ואת משפחתו לסכנה של שואה שניה, בגלל השינאה הפוליטית שלו או בגלל סערת דמה מטופשת וחסרת חשיבות.
— Benjamin Netanyahu - בנימין נתניהו (@netanyahu) October 25, 2026
Les dangers de l'Iran au centre des préoccupations
Dans sa publication, Benjamin Netanyahou place le risque d’une attaque nucléaire au-dessus des querelles de politique intérieure. Il décrit les débats sur le Qatar, la population ultraorthodoxe et le service militaire obligatoire comme des manœuvres de diversion. Si deux bombes atomiques tombaient sur le centre d’Israël, plus personne ne s’intéresserait à ces affrontements, peut-on lire dans la publication.
En référence à une probable nouvelle action contre l’Iran, le texte poursuit:
Ces concurrents politiques s'exposeraient eux-mêmes, ainsi que leurs proches, au danger d’un «second Holocauste», a écrit le président du parti de droite conservatrice Likoud.
Les critiques de l'opposition
Le principal rival de Benjamin Netanyahou, l’ancien chef de l’armée Gadi Eisenkot, du parti centriste Yashar, a qualifié le chef du gouvernement d’«hystérique». Il a écrit sur X:
Benjamin Netanyahou a échoué et il sera remplacé après les élections, a en outre affirmé Gadi Eisenkot.
Avant le scrutin de mardi, les sondages situent le camp de la droite religieuse de Benjamin Netanyahou autour des 50 sièges, soit nettement en deçà du seuil des 61 des 120 mandats de la Knesset nécessaires pour obtenir une majorité gouvernementale. Le camp de l’opposition obtient, lui, entre 52 et 56 sièges. Les partis arabes, avec 14 à 16 mandats supplémentaires, pourraient jouer un rôle clé. Aucune majorité nette d’un camp ne se dessine pour l’instant.
Benjamin Netanyahou se bat pour sa survie politique lors de ce scrutin. Au cours de sa longue carrière, il s’est, à maintes reprises, sorti de situations tendues. Cette fois cependant, l’échec du 7 octobre 2023 pèse particulièrement lourd: ce jour-là, des milliers de terroristes ont pénétré en Israël depuis la bande de Gaza, tué quelque 1200 personnes et enlevé plus de 250 autres. Netanyahou est le seul des principaux décideurs de l’époque à être toujours en fonction.
Le soutien de Donald Trump
Benjamin Netanyajou rejette toutefois toute responsabilité personnelle dans le massacre du 7 octobre. Il refuse également la création d’une commission d’enquête d’Etat.
Parallèlement, il bénéficie du soutien du président américain Donald Trump, qui s’est prononcé explicitement en faveur d’un nouveau mandat du chef du Likoud.
Sur le plan international, Netanyahou est toutefois massivement critiqué pour sa conduite de la guerre dans la bande de Gaza, qui a fait des dizaines de milliers de morts. La Cour pénale internationale a émis, en novembre 2024, un mandat d’arrêt contre lui pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés. (chm/dpa) (trad. ysc)
