Ça chauffe pour le gouvernement albanais
La tension monte encore d’un cran en Albanie. Dimanche 22 mars, une manifestation antigouvernementale a dégénéré en émeute dans la capitale, Tirana, où des milliers de personnes réclamaient la démission du premier ministre Edi Rama.
Organisé par l’opposition, le rassemblement s’est rapidement transformé en affrontements. Des manifestants ont tiré des feux d’artifice et lancé des cocktails Molotov en direction de bâtiments gouvernementaux et du siège du parti au pouvoir. Des véhicules ont également été incendiés. Le chef de l’opposition Sali Berisha était présent sur place.
La police est intervenue pour disperser la foule à l’aide de canons à eau et de gaz lacrymogène. Plusieurs rues ont été fermées dans la capitale. Selon les autorités, 30 personnes ont été interpellées, tandis que l’opposition évoque au moins 40 arrestations.
Il s’agit de la sixième mobilisation d’ampleur en quelques mois, rappelle Euronews. L’opposition accuse le gouvernement de corruption et réclame la mise en place d’un exécutif de transition chargé d’organiser des élections anticipées. Malgré cette pression, le pouvoir en place conserve sa majorité et les manifestations devraient se poursuivre. (jah)
