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Quatre «mercenaires» liés à la mort du président haïtien ont été tués

Image: AP
En Haïti, le président Moïse a été abattu par un commando armé, dans la nuit de mardi à mercredi, à son domicile. L'état de siège a été décrété dans le pays, et quatre personnes impliquées dans l'assassinat ont été tuées.
08.07.2021, 07:4108.07.2021, 17:54

Quatre «mercenaires» impliqués dans l'assassinat du président haïtien Jovenel Moïse ont été tués, et deux autres ont été arrêtés. Le pays des Caraïbes est désormais plongé dans une crise profonde.

Pour en savoir plus: Le président Jovenel Moïse a été assassiné par un commando

Qui sont les assaillants?

Selon le Premier ministre par intérim Claude Joseph, les assaillants étaient «des étrangers qui parlaient l'anglais et l'espagnol».

La police a indiqué, mercredi soir, avoir poursuivi les membres présumés du commando aussitôt après l'attaque, et que les forces de l'ordre continuaient de mener, dans la soirée, une opération dans les hauteurs de la capitale Port-au-Prince.

«Quatre mercenaires ont été tués, deux ont été interceptés sous notre contrôle»
Léon Charles, directeur général de la police nationale d'Haïti

Aucune autre information sur l'identité ou les motivations des auteurs de l'assassinat n'a été divulguée.

Le Conseil de sécurité réclame justice
Les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont demandé mercredi que les auteurs de l'assassinat du président haïtien Jovenel Moïse «soient rapidement traduits en justice» pour ce «crime odieux». Ils «condamnent dans les termes les plus forts» cet assassinat. Le Conseil de sécurité appelle «toutes les parties à rester calmes, à faire preuve de retenue et à éviter tout acte qui pourrait contribuer à accroître l'instabilité», précise son texte qui exprime aussi son «soutien indéfectible au dialogue».

Appel à maintenir les élections

Selon la presse locale citant le juge chargé de l'affaire, la dépouille du président Moïse a été retrouvée criblée de 12 balles, et son bureau et sa chambre ont été saccagés.

Plus tôt, le Premier ministre Claude Joseph avait annoncé, dans un discours en créole, avoir décidé de «déclarer l'état de siège dans tout le pays», octroyant ainsi des pouvoirs renforcés à l'exécutif pour quinze jours. Il a promis que «les assassins de Jovenel Moïse paieraient pour ce qu'ils ont fait devant la justice».

(ats)

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