International
Politique

Etats-Unis: Trump réduit la protection de l'habitat d'espèces menacées

Donald Trump affaiblit la protection des habitats d'espèces menacées

A red-tailed hawk flies in front of the Eisenhower Executive Office Building on the campus of the White House, Sunday, May 31, 2026, in Washington. (AP Photo/Alex Brandon)
La loi sur les espèces menacées a notamment contribué à la sauvegarde du pygargue, symbole des Etats-Unis, sur le territoire américain.Image: AP
Les Etats-Unis ont modifié la définition du terme «nuire» dans la loi américaine sur les espèces menacées. Une décision qui inquiète les défenseurs de l'environnement.
11.07.2026, 09:2811.07.2026, 09:28

Le gouvernement américain a finalisé vendredi une mesure qui restreint la définition juridique du terme «nuire» dans la loi sur les espèces menacées. Cette décision a été vivement critiquée par les défenseurs de l'environnement qui craignent qu'elle ne facilite la destruction des habitats naturels jusqu'ici protégés.

L'exécutif présente cette modification comme un retour à l'esprit initial de l'Endangered Species Act (ESA), loi majeure adoptée en 1973, et la fin de ce qu'ils considèrent comme des décennies d'excès réglementaires. Le ministre américain Doug Burgum a déclaré dans un communiqué le ministre américain chargé de la gestion des terres fédérales:

«Pendant des années, les agences fédérales ont détourné l'ESA pour entraver l'utilisation légitime des terres et imposer des contraintes excessives aux familles et aux entreprises américaines»

«Cette mesure rétablit le bon sens, respecte le droit à la propriété privée, apporte aux propriétaires fonciers une certitude indispensable et applique le texte tel que le Congrès l'a réellement adopté», a-t-il ajouté.

En vigueur depuis 30 ans

Cette loi emblématique à laquelle est notamment attribuée la survie du pygargue à tête blanche, rapace symbole du pays, ainsi que d'autres espèces, interdit toute forme de «prélèvement» d'espèces menacées. La loi définit ce terme comme le fait de «harceler, nuire, poursuivre, chasser, tirer, blesser, tuer, piéger, capturer ou collecter» un animal protégé, ou de tenter de le faire.

Dans l'application de ce texte, le gouvernement avait alors précisé que le terme «nuire» («harm») englobait également toute «modification ou dégradation importante de l'habitat» lorsqu'elle entraîne la mort ou des blessures chez des animaux sauvages en perturbant gravement leurs comportements essentiels, notamment la reproduction, l'alimentation ou l'abri.

Cette interprétation était en vigueur depuis près de trois décennies. Kristen Boyle, avocate pour l'association Earthjustice, a annoncé son intention de contester la mesure devant les tribunaux. Elle a déclaré:

«Pour la première fois, une administration présidentielle affirme que les espèces protégées par l'Endangered Species Act ne devraient pas être à l'abri de modifications de leur habitat qui détruisent les lieux où elles vivent, élèvent leurs petits ou cherchent leur nourriture»

«Si les animaux n'ont plus d'endroit où vivre, ils ne peuvent pas survivre», a alerté de son côté Tara Zuardo, de l'association environnementale Center for Biological Diversity. (btr/ats)

Les candidats au poste de secrétaire général de l'ONU
1 / 8
Les candidats au poste de secrétaire général de l'ONU

Devant un parterre de journalistes et membres des délégations, les candidates ont répondu aux questions du public.

partager sur Facebookpartager sur X
Etats-Unis: un homme tue huit enfants dont sept sont les siens
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Le bilan du double séisme au Venezuela monte à 3811 morts
Les autorités vénézuéliennes font le point sur les conséquences de la catastrophe qui a frappé le pays. Le déblocage des avoirs gelés à travers le monde est réclamé.
Le bilan du double séisme du 24 juin au Venezuela a été révisé à la hausse et s'élève désormais à 3811 morts, a annoncé mercredi le président de l'assemblée nationale Jorge Rodriguez. Le précédent bilan, daté de dimanche, était de 3685 morts.
L’article