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Le président et candidat Emmanuel Macron après les résultats du premier tour de l'élection présidentielle française 2022, le dimanche 10 avril 2022.
Le président et candidat Emmanuel Macron après les résultats du premier tour de l'élection présidentielle française 2022, le dimanche 10 avril 2022.Image: sda
Présidentielle 2022

Vous avez manqué le pitch de Macron dimanche? Son discours en punchlines

Le président candidat, qui se positionne en tête des suffrages, a remercié ses partisans et donné la couleur du second tour de la présidentielle. Au programme: remerciements aux perdants, l'union fait la force, et barrage contre l'extrême droite. Voici le résumé en punchlines.
10.04.2022, 23:2911.04.2022, 06:34
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D'abord, des remerciements s'imposent.

«Mes chers compatriotes, merci!»

On continue...

«Je remercie tous nos compatriotes qui, dès le premier tour, ont porté leur suffrage vers ma candidature»

Mais que les Français soient quand même reconnaissants de leurs droits fondamentaux:

«Ce dimanche 10 avril, vous avez été plus de 36 millions à faire valoir ce droit conquis par les générations précédentes: le droit de vote»

Et Macron n'oublie pas son sens du devoir:

«Leur confiance, votre confiance m’honore et m’oblige»

Du coup, les électeurs doivent être récompensés de leur confiance:

«Vous pouvez toutes et tous compter sur moi pour mettre en oeuvre ce projet de progrès, d’ouverture, d’indépendance française et européenne»

Mais Macron tient aussi à remercier ses collaborateurs, quand même:

«Je vous aussi remercier toutes celles et ceux qui, durant ces dernières années, ont tant donné»

La reconnaissance, encore et toujours:

«Je sais ce que je vous dois, merci»

Après les remerciements, un appel solonnel:

«J’appelle tous ceux qui, depuis six ans et jusqu’à ce soir, se sont engagés pour travailler à mes côtés à transcender leurs différences, pour se rassembler en un groupe mouvement d’unité et d’action pour notre pays»

Et finalement, il adresse une pensée aux candidats déçus:

«Je veux saluer l’ensemble des candidats présents au premier tour…» (Liste des 10 candidats, on ne va pas vous la faire, quand même)

C'était bien tenté de leur part...

«Merci à toutes et tous ce soir de les applaudir»

Bref, merci encore:

«Parce que depuis le début, et depuis toujours, nous défendons des convictions avec force, mais en respectant chacune et chacun. Merci pour cela»

Evidemment, ils sont déçus:

«Je sais la déception des candidates et candidats dont je viens d’évoquer le nom, celle de leurs soutiens et de leurs électeurs»

Mais merci quand même d'exister:

«Notre démocratie est riche de tous les engagés qui défendent leur idées avec force et conviction. Merci à eux»

Quant à ceux qui ont déjà apporté leur soutien:

«Je remercie (les candidats) qui m’ont dès ce soir apporté leur soutien»

Et pour les autres?

«J’invite solennellement nos concitoyens, quelle que soit leur sensibilité et quel ait été leur choix au premier tour, à nous rejoindre»

Bon, Macron n'oublie pas qu'ils ne le soutiendront pas par gaieté de cœur:

«Certains le feront pour faire barrage à l’extrême-droite, et je suis pleinement conscient que cela ne vaudra pas un soutien du projet que je porte, et je le respecte»

D'ailleurs, il mentionne particulièrement un intéressé:

«Je sais que c’est le choix fait par Jean-Luc Mélenchon»

En tout cas, merci à tout ce beau monde:

«Je veux ici saluer leur clarté pour faire barrage à l’extrême-droite»

Ma foi, des fois, pas le choix:

«Mais dans ce moment décisif pour l’avenir de la nation, plus rien ne doit être comme avant. C’est pourquoi je souhaite tendre la main à tous ceux qui veulent travailler pour la France»

C'est pour la bonne cause:

«Je suis prêt à inventer quelque chose de nouveau pour rassembler les convictions, les sensibilités diverses, afin de bâtir avec eux une action commune au service de notre nation pour les années qui viennent»

Ensuite, Emmanuel Macron s'adresse à ses opposants:

«A tous nos compatriotes, qui se sont tournés vers l’abstention ou le vote extrême, parce qu’ils sont en colère (…), soit parce qu’ils se sentent insuffisamment représentés…»

Il reste une lueur d'espoir:

«Je veux les convaincre, dans les jours à venir, que notre projet répond bien plus solidement que celui de l’extrême-droite à leurs peurs et aux défis du temps»

Petit rappel:

«Comptez sur moi»

Car tout peut basculer...

«Ne nous trompons pas: rien n’est joué, et le débat que nous aurons dans les quinze jours à venir est décisif pour notre pays et pour l’Europe»

Une question se pose:

«Voulons-nous d’une France qui, par le plein-emploi et par (son) sérieux (…), est capable de financer son Etat-providence, nos retraites, notre école, notre hôpital et nos services publics?»

En tout cas, Macron sait ce qu'il ne veut pas:

«Je ne veux pas d’une France qui empêche les Musulmans ou les Juifs de manger comme le prescrit leur religion. Ce n’est pas nous»

Ah, en fait, il sait aussi ce qu'il veut:

«Je veux une France qui porte des progrès pour chacun (…). Pas une France de la régression pour tous! Ce n’est pas nous»

D'autres désirs?

«Je veux une France qui s’inscrit dans une Europe forte, continue de nouer des alliances avec les grandes démocraties pour se défendre»

Ah, et d'autres craintes aussi:

«Pas d’une France qui, seule sortie de l’Europe, n’aurait pour seuls alliés que l’international des populistes et des xénophobes. Ce n’est pas nous»

Ne jamais oublier les Lumières:

«Je veux une France fidèle à l’humanisme, à l’esprit des Lumières, au souffle de 1789»

Hop, un petit coup de pression:

«Tels sont les enjeux, mes chers compatriotes, du 24 avril. Ce sont les choix, que par votre vote, vous aurez à faire dans 15 jours»

Et on rajoute le pouvoir d'achat par là-dessus...

«Je mettrai toutes mes forces pour convaincre que chacun, le seul projet pour le pouvoir d’achat, c’est le nôtre»

Surtout, Macron n'oublie personne:

«Le seul projet des travailleurs, de tous ceux qui sont au bord du chemin, c’est le nôtre. Le seul projet de la France et de l’Europe, c’est le nôtre»

Et il le rappelle:

«Je crois en nous, en nous tous»

Que personne ne se sente oublié, surtout:

«Quels que soit nos parcours, nos milieux, nos origines, nos territoires, nos opinions.... Nous tous»

Et tout ce beau monde réuni, ça donne ça:

«C’est cela, la France»

Mais attention!

«Durant les 15 jours à venir, ne ménageons aucun effort, car rien n’est fait»

Et surtout, que les Français n'oublient pas:

«Soyons humble, déterminé, allons convaincre, chacune et chacun»

Le choix est entre leurs mains:

«Nous pouvons faire le choix d’une nouvelle époque, française et européenne»

En conclusion:

«Le 24 avril, nous pouvons faire le choix de l’espoir. Nous pouvons faire le choix de la France et de l’Europe, ensemble»

Présidentielle: tout savoir sur le premier tour!

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