La leader de cette secte mondiale va devoir retourner en prison
La Cour d'appel de Séoul a révoqué mardi la libération sous caution accordée à la dirigeante de l'Eglise de l'Unification. Une chaîne de télévision avait auparavant diffusé des images la montrant en train de se rendre au siège de son mouvement.
Han Hak-ja, dirigeante de l'Eglise de l'Unification, aussi connue sous le nom de secte Moon, a été condamnée à deux ans d'emprisonnement pour corruption en août.
L'octogénaire était entre autres accusée d'avoir fourni des biens de luxe, dont un sac à main de créateur, à l'épouse de l'ex-président Yoon Suk Yeol (2022-2025), Kim Keon Hee, pour tenter d'obtenir des faveurs politiques.
Elle avait été libérée sous caution deux mois plus tard pour raisons de santé, à condition de résider dans un hôpital de Séoul.
Mais des images diffusées lundi par la chaîne de télévision JTBC ont montré que Han Hak-ja se faisait conduire de l'hôpital au siège de l'Église, situé dans le comté de Gapyeong, à l'est de Séoul, tôt le matin, puis revenait à l'hôpital le soir, et ce à plusieurs reprises.
Ces informations ont incité la justice à réexaminer son dossier. La Cour d'appel de Séoul «a révoqué la liberté sous caution de Han Hak-ja en raison de ses visites au palais de Cheonjeonggung», a rapporté l'agence de presse Yonhap, faisant référence au siège de l'Église.
L'Église de l'Unification a nié toute mauvaise conduite. «La liberté sous caution, par définition, limite son lieu de résidence à l'hôpital, ce à quoi nous nous sommes conformés. Les sorties de Han Hak-ja étaient conformes aux conseils des médecins», a réagi un porte-parole de l'Église à l'AFP avant la décision de la cour d'appel.
Fondée en 1954 par Moon Sun-myung, la secte Moon revendique des millions d'adeptes dans le monde et dirige un important empire économique. Elle est notamment célèbre pour ses mariages collectifs.
Han Hak-ja – la «Vraie Mère», comme l'appellent les fidèles – avait pris la tête de l'Eglise après la mort en 2012 de son époux. (ats/afp)
