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L'attaque d'Atlanta révèle le racisme anti-asiatique

L'homme est suspect

Les hommages aux victimes se sont multipliés après l'attaque de mardi. Image: sda

Une agression sanglante contre des salons de massage survenue juste après la parution d'une étude sur le racisme anti-asiatique a mobilisé cette communauté.



Robert Aaron Long, 21 ans, a «assumé » avoir ouvert le feu dans trois salons de massage oriental de la région d'Atlanta, lors d'une attaque qui a fait huit morts et choqué la population d'origine asiatique. Le tireur présumé a pourtant affirmé avoir agi «sans mobile raciste».

Mercredi, de premières informations commençaient à émerger sur Robert Aaron Long, le décrivant comme un homme introverti, passionné par les armes et chrétien très religieux. Selon les enquêteurs, il souhaitait poursuivre son équipée meurtrière jusqu'en Floride, en luttant contre des pulsions qu'il assimilait à de la «tentation».

Inquiétudes face au racisme

L'agresseur a perpétré ces trois attaques mardi, dans un contexte d'inquiétudes croissantes au sein de la population américaine d'origine asiatique, qui dénonce une hausse des agressions racistes à son encontre. Parmi les victimes figurent six femmes d'origine asiatique.

«Pendant l'année dernière, nous avons constaté du racisme, des discriminations et une résurgence des violences contre les Américains d'origine asiatique, considérés comme des boucs émissaires à cause de la pandémie», a déploré Sam Park, représentant local de la communauté. Selon les militants antiracistes, le ressentiment a été alimenté par le discours de l'ancien président Donald Trump, qui qualifiait souvent le coronavirus de «virus chinois».

Ces fusillades sont intervenues quelques heures après la parution d'un rapport d'une organisation, Stop AAPI Hate, dans lequel près de 70% des personnes d'origine asiatique interrogées déclarent avoir été victimes de harcèlement verbal et un peu plus d'une sur dix d'avoir été agressée physiquement, entre mars 2020 et février 2021. Sur Twitter derrière le hashtag #StopAsianHate les gens ont appelé à la tolérance et ont raconté leur peur:

«Ça fait mal. La haine empoisonne l’esprit et divise l’âme. Faites ce que vous pouvez pour rendre ce monde meilleur. La société l’exige.»

«Je suis ravi que mon père de 79 ans vient de se faire vacciner pour la première fois il y a quelques instants dans le Maryland. Et pourtant, je suis terrifié parce qu’il est à l’extérieur parmi beaucoup d’autres, après que six femmes asiatiques ont été abattues à Atlanta.»

Quand j'ai vu ce trend sur Twitter ce matin, ça me semblait familier... étrangement familier.

Hausse des attaques

Bien qu'il soit parfois difficile d'établir le mobile xénophobe d'une attaque, le nombre de ces crimes a presque triplé, passant de 49 à 122 l'année dernière dans les seize plus grandes villes américaines, d'après une étude du Center for the Study of Hate and Extremism (CSUSB).

Mardi soir, la police de New York a annoncé «par mesure de prudence» l'envoi de patrouilles en renfort dans les zones concentrant des habitants d'origine asiatique. (jah/ats)

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