International
Russie

Banksy: la vente de ses oeuvres pour l'Ukraine cible d'une cyberattaque

Une vente de Banksy en faveur de l'Ukraine a été attaquée par les Russes

L'artiste Banksy avait indiqué sur Instagram que les bénéfices de la vente de ces 50 sérigraphies «iront à nos amis en Ukraine».
L'artiste Banksy avait indiqué sur Instagram que les bénéfices de la vente de ces 50 sérigraphies «iront à nos amis en Ukraine».image: instagram
Destinée à recueillir des fonds au profit des civils en Ukraine, la vente d'oeuvres signée Bansky a été la cible d'une vaste attaque informatique.
10.01.2023, 20:0011.01.2023, 06:51

Selon la fondation Legacy of War Foundation sur son site internet, la vente a été la cible de pas moins de 3500 attaques hostiles venant d'adresses IP russes.

En décembre dernier, elle avait organisé la vente de 50 sérigraphies de l'artiste britannique Banksy. Chaque pièce, numérotée et limitée à un exemplaire par acheteur, représentait une souris blanche glissant, les griffes plantées dans un carton estampillé «fragile».

Image
image: instagram

Vendus au prix unitaire de 5000 livres sterling (5660 euros), les oeuvres ont intéressé plus d'un million d'acheteurs, selon la fondation.

Banksy avait indiqué sur Instagram que les bénéfices tirés de la vente de ces 50 sérigraphies «iront à nos amis en Ukraine».

Ils serviront notamment à acheter ambulances, générateurs, chauffages et lampes solaires pour des populations privées d'électricité et à continuer à aider des refuges à destination des femmes et de la communauté LGBTQ, précise encore l'association.

L'attaque d'une babouchka

Mi-novembre, Banksy avait posté sur son compte Instagram une vidéo compilant ses oeuvres peintes au pochoir en Ukraine, dont celle représentant un individu portant un masque à gaz à Gostomel, confirmant ainsi en être l'auteur.

En Ukraine, l'artiste a été en contact avec la Legacy War Foundation, dont il a vu les équipes apporter «soins, chauffages, eau, et un visage amical pour des gens en plein désespoir dans un bâtiment bombardé», a-t-il expliqué sur le site de la fondation.

«Ils m'ont aussi prêté une de leurs ambulances pour travailler», a-t-il raconté, «ce qui s'est avéré extrêmement utile quand une babouchka (grand-mère) en colère m'a découvert en train de peindre sur son bâtiment et a appelé la police». (mbr/ats)

Ce Jack Russell appelé Patron s'est vu décoré d'une médaille pour ses services, par Zelensky
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Elle a fui les sbires de Kim Jong-un: «On a jeté des objets pour les semer»
Une jeune mère raconte la faim, la peur et le contrôle total dans son pays natal, la Corée du Nord. Elle explique aussi la fuite de sa famille de l'un des régimes les plus brutaux au monde.
Lorsque Kim Yumi monte dans le bateau en bois, cette nuit-là, la tempête fait rage. Il est presque 22 heures. A ses côtés: son mari, leurs deux jeunes enfants, sa mère, son frère, le frère aîné de son mari, l’épouse de ce dernier, enceinte jusqu’aux derniers mois, ainsi que sa belle-mère. Neuf personnes – dix avec le bébé à naître. Derrière eux, la Corée du Nord; devant eux, la mer ouverte. Ils le savent: si leur tentative de fuite échoue, ils ne survivront pas.
L’article