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Taper ses symptômes sur Google ne serait pas une si mauvaise idée

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Image: Shutterstock

Faire son autodiagnostic sur internet aurait (un peu) de bon. Et c'est une étude de la prestigieuse université d'Harvard qui le dit.

Hélène Krähenbühl
Hélène Krähenbühl



Se sentir patraque et taper ses symptômes sur internet. Soyons honnêtes, on l'a tous déjà fait au moins une fois. Or, cette pratique qui exaspère souvent le corps médical, ne serait pas si inutile que ça.

En effet, selon une récente étude, réalisée par des chercheurs d'Harvard, publiée le 29 mars sur la revue médicale Java Network, effectuer une recherche en ligne améliorerait, légèrement, le diagnostic.

Plus de précisions dans le diagnostic

Cette enquête a été menée auprès de 5000 adultes américains, majoritairement des femmes et des hommes blancs de plus de 45 ans. Les chercheurs ont voulu mesurer l’association entre une recherche internet pour obtenir une information relative à la santé et l’amélioration de l’autodiagnostic chez les personnes non-professionnels.

Les résultats montrent que la précision du diagnostic est (un peu) plus élevée lorsque la personne a recherché ses symptômes en ligne. Elle passe de 49,8% avant, à 54% après.

Pratique controversée

Comme le souligne, toutefois, les auteurs de l'étude, la valeur d'une recherche sur Internet à des fins de santé est controversée. Et pour cause, elle peut entraîner un diagnostic inexact et un triage inapproprié. Mais aussi une anxiété accrue, appelée «cyberchondrie».

Certains gouvernements ont même lancé des campagnes publicitaires pour exhorter leurs résidents à ne pas utiliser Internet pour rechercher leurs problèmes de santé. C'est notamment le cas en Belgique avec «Don't Google it.»

Interrogé par le quotidien britannique The Guardian, le Docteur David Levine, de l’école de médecine de Harvard nuance:

«Les chercheurs n'ont pour la plupart pas utilisé de mauvaises sources d'informations telles que les forums de discussion ou les réseaux sociaux. Cela réfute de la même manière l'idée que les personnes qui effectuent des recherches sur Internet obtiennent de «mauvais conseils» de sources de données médiocres».

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