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Benijing 2022: les athlètes n'en rêvent pas

epa09718011 A view of Yanqing National Alpine Skiing Center, the Olympic venue for alpine skiing, in Beijing, China, 30 January 2022. The Beijing 2022 Winter Olympics is scheduled to start on 04 Febru ...
Image: EPA

La Chine n'est pas la destination rêvée des sportifs

Les Jeux de Pékin n'enthousiasment pas les athlètes. Mais pourquoi ? 3 points pour comprendre.
30.01.2022, 14:5330.01.2022, 18:29
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«J'aurais clairement préféré aller ailleurs». A l'image du biathlète suédois, Sebastian Samuelsson, de nombreux sportifs ont assumé leur peu de goût pour la Chine, hôte des JO 2022, pour divers raisons 👇

Raisons culturelles

«Je trouve cela dommage, ce n'est pas un pays qui a une culture de ski», expliquait en novembre la Française, Perrine Laffont, championne olympique de ski de bosses en 2018. «On est allés en Chine pour la première fois en 2017, on a vu les stations de ski se construire pour les JO.» Le biathlète Quentin Fillon-Maillet, leader du classement général de la Coupe du monde, abonde:

«Ce seront des Jeux olympiques particuliers. Il y a une petite déception d'aller en Chine. Il n'y a pas la ferveur pour les sports d'hiver comme en Europe ou dans d'autres pays»
Quentin Fillon-Maillet

Raisons écologiques

La Chine part en effet de loin: 👇

  • En dix ans, le nombre de stations est passé de 200 à 770, selon la société américaine de conseil immobilier JLL.
  • Plusieurs sont des complexes d'intérieur.

«J'ai vu une station de ski se créer de toutes pièces, chose qui n'est vraiment pas écologique alors qu'il y a des stations et des infrastructures toutes prêtes dans d'autres pays. Il n'y a pas de neige, cela n'a pas de sens», regrettait aussi Laffont.

La région des sites olympiques est connue pour sa sécheresse hivernale, il n'y tombe presque jamais de neige malgré le froid. Les Jeux vont dépendre entièrement de la neige artificielle, dont la production est coûteuse en eau et en énergie. Pékin a assuré que l'électricité consommée lors des JO serait entièrement d'origine renouvelable (éoliennes, panneaux solaires, etc.).

Raisons politiques

«J'aurais clairement préféré aller ailleurs. Je ne pense pas que nous devrions organiser des championnats ou des Jeux dans ce genre de pays», cinglait Sebastian Samuelsson, il y a quelques mois dans une interview à la télévision publique suédoise (SVT).

Face aux violations des droits de l'Homme dans la province du Xinjiang, plusieurs pays ont décidé un boycott diplomatique des Jeux, dont les Etats-Unis, l'Australie, le Royaume-Uni, le Canada ou encore le Japon. Un sujet qui interpelle certains sportifs, sans qu'ils n'aillent plus loin face aux enjeux importants pour leur carrière.

Le Canadien Mikael Kingsbury, champion olympique 2018 de ski de bosses, témoigne:

«On n'a pas le pouvoir de choisir où vont les Jeux. Côté sportif, je m'en vais faire ma performance et je n'ai pas envie d'entrer dans la politique. En tant qu'athlète, on n'a aucune envie que les Jeux soient annulés. Pour nous, ce sont quatre ans d'efforts».
Mikael Kingsbury

«On discute de la Chine en équipe, on discute avec Amnesty Norway pour avoir plus d'infos sur ce qu'il se passe», explique le champion du monde de slalom norvégien, Sebastian Foss-Solevaag.

«On réfléchit à ce que l'on peut faire. Mais notre conclusion est que rien de bon n'est arrivé avec les boycotts. Si tu boycottes, c'est personnel, tu ne seras pas là mais tu ne feras pas avancer les choses. Donc le boycott n'est pas une option, on réfléchit à d'autres choses. J'espère me concentrer sur le ski mais on est conscient des gros problèmes en Chine.» (jug/ats)

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