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Omicron pullule, où a-t-il été détecté?

Le nouveau variant du coronavirus, Omicron, continuait dimanche à se propager dans le monde entier, semant l'inquiétude. Il a poussé de plus en plus de pays à fermer à nouveau leurs frontières aux voyageurs étrangers.
29.11.2021, 07:5329.11.2021, 11:30

Alors que la pandémie a déjà fauché plus de cinq millions de vies dans le monde depuis fin 2019, l'arrivée durant la semaine écoulée du variant Omicron a été jugée «préoccupante» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Identifié en Afrique du Sud, il a poussé de nombreux pays à fermer leurs frontières à l'Afrique australe alors qu'ils venaient parfois à peine de se rouvrir au monde. Et pourtant 👇.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est venue au secours des pays africains, demandant «que les frontières restent ouvertes» et appelant les autres pays à «adopter une approche scientifique», basée sur «l'évaluation des risques». Se jugeant déjà «punie» pour avoir révélé l'existence d'Omicron, l'Afrique du Sud a demandé la levée «immédiate et urgente» des restrictions de voyage. Le Malawi, également concerné, a dénoncé des restrictions de voyage relevant de «l'afrophobie».

Où en est la recherche?

Dans l'immédiat, le prestigieux hôpital Bambino Gesù de Rome a publié une première «image» du variant Omicron, qui montre qu'il présente beaucoup plus de mutations que le variant Delta actuellement dominant. A toutes fins utiles, voici 👇.

«Cela ne signifie pas automatiquement que ces variations sont plus dangereuses, simplement que le virus s'est encore adapté à l'espèce humaine en générant un autre variant. D'autres études nous diront si cette adaptation est neutre, moins dangereuse ou plus dangereuse.»
L'hôpital Bambino Gesù.

Dans l'immédiat, la présidente de l'Association médicale sud-africaine, Angelique Coetzee, qui a traité une trentaine de cas du nouveau variant, a indiqué dimanche que ces patients souffraient de «symptômes légers».

Plusieurs cas détectés à travers le monde

En Suisse, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé, dimanche soir, un premier cas probable chez une personne revenue d'Afrique du Sud il y a environ une semaine. Ailleurs dans le monde 👇:

  • Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires ont annoncé dimanche que 13 passagers arrivés d'Afrique du Sud vendredi à Amsterdam étaient porteurs du variant.
  • Deux cas ont également été signalés au Danemark, toujours chez des passagers venant d'Afrique du Sud.
  • Tout comme les trois cas désormais confirmés en Allemagne.
  • Le Royaume-Uni a aussi annoncé un troisième cas, venu d'Afrique australe.
  • Israël, où un cas a été confirmé chez un voyageur revenu du Malawi.
  • Deux cas ont été confirmés en Australie chez deux passagers vaccinés venus d'Afrique australe.
  • Deux cas ont été confirmés en Australie chez deux passagers vaccinés venus d'Afrique australe.
  • Le Canada a également annoncé dimanche avoir détecté ses premiers cas, chez deux personnes ayant récemment voyagé au Nigéria.
  • La présence du variant Omnicron est aussi confirmée en Afrique du Sud.
  • Au Botswana
  • A Hong Kong.
  • En Belgique.
  • Italie.
  • République tchèque.
  • En France, la détection du variant Omicron est «très probablement une question d'heures», a estimé dimanche le ministre de la Santé Olivier Véran.

Réunion d'urgence à l'international

Face à cette propagation, le gouvernement britannique, qui occupe en ce moment la présidence tournante du G7 (l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et l'Union européenne), a convoqué pour lundi «une réunion d'urgence» des ministres de la Santé.

Le nouveau variant B.1.1'529 représente un risque «élevé à très élevé» pour l'Europe, selon l'agence de santé de l'Union européenne.

Avant même son apparition, le continent affrontait une flambée épidémique liée au variant Delta, avec le rétablissement de restrictions sanitaires pas toujours bien acceptées comme aux Pays-Bas, dans les Antilles françaises ou en Suisse. Cette dernière a néanmoins largement validé dimanche le pass sanitaire.

Selon le groupe d'experts de l'OMS, les données préliminaires suggèrent que le variant Omicron présente «un risque accru de réinfection» par rapport aux autres variants. Jamais un variant n'avait provoqué autant d'inquiétude dans le monde depuis l'émergence de Delta, déjà très contagieux.

Aux Etats-Unis, qui venaient tout juste de se rouvrir au monde entier début novembre, les frontières seront fermées à partir de lundi aux voyageurs venant de huit pays d'Afrique australe.

Vaccins: «course contre la montre»

Du côté des fabricants de vaccins, AstraZeneca comme Pfizer-Biontech, Moderna et Novavax se sont déclarés confiants dans leur capacité à combattre la souche Omicron.

Il faudra «plusieurs semaines» pour comprendre le niveau de transmissibilité et de virulence du nouveau variant, a toutefois souligné vendredi l'OMS.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé à «deux à trois semaines» ce délai, appelant dimanche à redoubler de précautions sanitaires pour «gagner du temps» durant cette «course contre la montre».

Près de 54% de la population mondiale a reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19, mais seulement 5.6% dans les pays à faible revenu, selon le site Our World in Data. (jah/ats)

Et si on devait porter le masque à vie? Décryptage en vidéo.

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