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28 Suisses sont encore en Afghanistan, la Confédération s'inquiète

28 Suisses sont encore en Afghanistan, la Confédération s'inquiète

Des combattants talibans montent la garde devant l'aéroport international Hamid Karzai, à Kaboul, en Afghanistan, le lundi 16 août 2021.
Image: KEYSTONE
Tous les collaborateurs du DFAE qui travaillaient à Kaboul ont été évacués. 28 citoyens suisses sont encore en Afghanistan. La Confédération est préoccupée par la situation.
16.08.2021, 16:3718.08.2021, 00:40

Ils ont atterri à Doha à l'aurore ce lundi. «Dès que possible», ils seront rapatriés en Suisse. Les trois derniers collaborateurs du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) travaillant à la Direction du développement et de la coopération (DDC), à Kaboul, ont été évacués, annonce la Confédération ce lundi.

Les employés ont été transportés dans un avion militaire américain avec d'autres membres du personnel international, via le dispositif d'évacuation de l'ambassade allemande.

Vendredi, trois employés du DFAE avaient déjà quitté la capitale de l'Afghanistan, tombée aux mains des talibans.

D'autres citoyens suisses
encore sur place

Cependant, il reste encore des Suisses en Afghanistan. Ils sont 28 à être enregistrés auprès de l'ambassade de Suisse au Pakistan (qui a une responsabilité consulaire pour l'Afghanistan).

Le DFAE les encourage à contacter l'ambassade s'ils ont besoin d'aide pour quitter l'Afghanistan. Elle est déjà en contact avec certains d'entre eux.

Les agents afghans de la DDC
en danger

Les autres membres du bureau de coopération à Kaboul, 38 agents locaux, n'ont pas encore pu quitter le pays. Le DFAE dit travailler «intensivement à la recherche de solutions» pour eux et leurs familles.

En tout, ces 230 personnes vont recevoir un visa humanitaire pour la Suisse. Pourquoi? Le secrétaire d'Etats aux migrations Mario Gattiker explique:

«Le personnel afghan (...) pourrait être considéré par les talibans comme des collaborateurs occidentaux et est donc en danger de mort»

Le ministre des affaires étrangères, Ignazio Cassis, a déclaré lundi lors d'un point de presse: «On essaie avec tous les moyens possibles de ramener en Suisse nos collaborateurs locaux. La situation est chaotique, nous la suivons 24h sur 24, nous faisons tout le possible pour les mettre en sécurité».

La Suisse préoccupée

Dans son communiqué, le DFAE s'est dit préoccupé par la «grave situation sécuritaire» en Afghanistan. La Suisse condamne le «niveau élevé de violence» et «les violations présumées du droit international».

Elle exhorte les acteurs impliqués à respecter le droit international humanitaire, les droits de l'homme, et en particulier ceux des minorités et des femmes.

Si pour l'heure le bureau de la DDC est fermé, la direction souhaite reprendre son travail de terrain, en collaborant avec des partenaires locaux et internationaux.

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