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Facebook: certains VIP ont eu le droit de ne pas respecter les règles

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Le footballeur et star du PSG, Neymar Jr, aurait bénéficié d'un règlement secret validé par la plateforme Facebook. Image: facebook

Facebook ferme les yeux sur les publications (scandaleuses) des stars

Facebook affirme que ses trois milliards d'utilisateurs peuvent tous s'exprimer sur un pied d'égalité. Une enquête du Wall Street Journal raconte le contraire.
14.09.2021, 04:1514.09.2021, 15:28
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Nom de code : XCheck. Un programme secret que la société de Mark Zuckerberg aurait bien aimé ne jamais avoir à révéler. Selon des documents révélés par le Wall Street Journal (WSJ), le géant américain a construit un système qui exempterait des utilisateurs jugés «VIP» (artistes, célébrités, journalistes) de devoir respecter les règles de la plateforme.

Qui sont les personnalités publiques concernées?

«Certains utilisateurs sont sur une liste blanche qui les place à l’abri de sanctions. D’autres sont autorisés à publier du matériel enfreignant les règles en attendant les avis des employés de Facebook qui souvent ne viennent jamais.»
Le rapport du Wall Street Journalwsj.com

Quelques membres de cette «liste blanche»:

  • La star du PSG, Neymar Jr;
  • L’ancien président américain Donald Trump;
  • Son fils Donald Trump Jr;
  • La sénatrice américaine démocrate Elizabeth Warren;
  • Doug The Pug (un chien carlin aux 6 millions de followers);
  • Ou encore... Mark Zuckerberg, lui-même.

Les publications qui ont été exemptées de «punition»

A travers XCheck, Facebook aurait protégé des personnalités publiques dont les publications contenaient du harcèlement ou de l'incitation à la violence. Des violations qui entraîneraient normalement des sanctions pour les utilisateurs «lambda». Des exemples:

  • En 2019, le programme a permis à la star du football Neymar de montrer des photos nues d’une femme, qui l’avait accusé de viol, à des dizaines de millions de ses fans avant que le contenu ne soit supprimé par Facebook.
  • D'autres comptes inscrits sur la liste blanche ont pu librement partager des affirmations pertinemment fausses, comme le fait que les vaccins contre le Covid-19 sont mortels;
  • Ou encore, que l'ex candidate à la Maison-Blanche, Hillary Clinton, avait couvert des «réseaux pédophiles»;
  • Et que le président de l'époque, Donald Trump, avait qualifié tous les réfugiés demandant l'asile «d'animaux». Trump aurait bénéficié du programme pendant les deux années avant sa suspension officielle du réseau social.

5,8 millions d'utilisateurs VIP auraient bénéficié de XCheck

Dans un document confidentiel également obtenu par le WSJ, les dirigeants de Facebook semblent faire preuve d’un cynisme certain vis-à-vis de leur programme XCheck:

«Nous ne faisons pas réellement ce que nous disons que nous faisons publiquement. Contrairement au reste de notre communauté, ces personnes peuvent violer nos normes sans aucune conséquence.»
Des dirigeants de Facebookwsj.com

Le Wall Street Journal estime que le nombre d’utilisateurs inclus dans XCheck était de 5,8 millions jusqu’en 2020. (jch)

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