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Turquie

Erdogan rassemble ses partisans, à deux semaines des élections

Erdogan rassemble ses partisans, à deux semaines des élections

Recep Tayyip Erdogan, et son épouse, lors d'un rassemblement de campagne, à Ankara, dimanche.
Recep Tayyip Erdogan, et son épouse, lors d'un rassemblement de campagne, à Ankara, dimanche.Image: sda
Le dirigeant turc, au pouvoir depuis vingt ans, a appelé ses partisans à aller frapper aux portes des indécis.
01.05.2023, 05:2601.05.2023, 05:26

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et Kemal Kiliçdaroglu, son principal rival, ont rassemblé d'immenses foules dimanche, à deux semaines d'élections présidentielle et législatives annoncées comme disputées.

«Êtes-vous prêts pour le 14 mai? Êtes-vous prêts à faire déborder les urnes? Notre nation, si Dieu le veut, les éliminera de la scène politique!»
Recep Tayyip Erdogan

«La Turquie va retrouver la lumière !», a promis en retour Kemal Kiliçdaroglu, qui s'est exprimé peu après depuis Izmir (Ouest), troisième ville de Turquie et bastion de l'opposition, devant une marée de sympathisants.

«Ces élections sont là pour reconstruire notre démocratie», a déclaré le chef du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), candidat d'une coalition réunissant six partis de l'opposition:

«Nous apporterons la paix (...) et la fraternité»

Les deux candidats s'étaient déjà livrés samedi un duel à distance. L'ancien haut fonctionnaire âgé de 74 ans s'est exprimé dans une ville conservatrice de l'Anatolie centrale, et le président actuel à Izmir, où il avait recueilli moins d'un tiers des suffrages à la présidentielle de 2018.

Les sondages prédisent un scrutin serré, le plus périlleux pour Erdogan, depuis son avènement au poste de Premier ministre en 2003.

Le chef de l'Etat, aux prises avec un virus intestinal, avait dû mettre sa campagne sur pause cette semaine, après avoir été contraint mardi soir d'interrompre une interview en direct à la télévision.

Mais il s'est félicité samedi d'avoir «repris (son) programme», promettant de ne «pas s'arrêter» jusqu'au double scrutin du 14 mai. (ats/jch)

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