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Zelensky a demandé à Moscou d'arrêter les bombardements et proposé de rencontrer Vladimir Poutine.
Zelensky a demandé à Moscou d'arrêter les bombardements et proposé de rencontrer Vladimir Poutine.Image: sda

Zelensky accuse la Russie de commettre un «génocide» en Ukraine

Le président a accusé la Russie de chercher à éliminer «toute la nation» ukrainienne. Il a demandé à Moscou d'arrêter les bombardements et proposé de rencontrer Vladimir Poutine.
03.04.2022, 17:4604.04.2022, 08:13

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé dimanche la Russie de commettre un «génocide» en Ukraine pour éliminer «toute la nation», au lendemain de la découverte de nombreux corps dans les rues d'une ville près de Kiev après le départ des forces russes. Les Etats-Unis, l'Allemagne, la France et l'Otan ont exprimé leur horreur.

Le président ukrainien s'est exprimé sur la chaîne amériaine CBS. Lors de l'entretien, il a déclaré:

«Oui, c'est un génocide. L'élimination de toute la nation et des gens, nous sommes citoyens d'Ukraine. Nous avons plus de 100 nationalités. Il s'agit de la destruction et de l'extermination de toutes ces nationalités»
Volodymyr Zelensky, président ukrainien

«Et cela se passe dans l'Europe du XXIe siècle», a-t-il soupiré, dénonçant «la torture de toute la nation».

Appel au retrait des Russes

Le président Zelensky a appelé au «retrait de 100% de leurs troupes» pour revenir «au moins» à la situation d'avant le 24 février, jour de l'invasion russe. Il a ajouté sur CBS, selon des extraits diffusés sur Twitter, que:

«Cela nous permettrait de commencer à discuter d'autres questions sur la fin de l'occupation, comment nous vivons après cela. Je ne peux même pas avoir une rencontre tant qu'ils bombardent. Donc d'abord le cessez-le-feu, ensuite on peut rencontrer le président russe. Tous les deux, nous allons discuter. Quand la fin de la guerre arrivera, et ensuite nous discuterons ensemble des garanties de sécurité, et du statut de neutralité.»

Le président ukrainien a dit vouloir discuter de la neutralité tout «en préservant notre souveraineté et une armée puissante», énumérant les propositions ukrainiennes lors des pourparlers en cours avec Moscou.

Une discussion souhaitée depuis plusieurs jours:

«Et si cet accord est violé, nous devons avoir la possibilité de nous défendre», a-t-il prévenu. «Une fois que nous aurons discuté de tout cela, toutes les troupes doivent être retirées. Et après leur retrait, on peut s'asseoir avec les pays qui serviront de garants de la sécurité», a-t-il ajouté.

La réaction des Etats-Unis

Les Etats-Unis et l'Otan ont eux exprimé leur horreur face aux récits d'atrocités contre les civils imputées aux forces russes. Ils ont averti que le départ de Moscou de cette région ne représentait ni un «vrai retrait» ni un espoir de désescalade.

«Ces images sont un coup de poing à l'estomac», a réagi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken sur la chaîne CNN. Il a ajouté que:

«Nous ne pouvons pas normaliser cela. C'est la réalité de ce qui se passe chaque jour, tant que la brutalité de la Russie contre l'Ukraine se poursuit. C'est pourquoi cela doit s'arrêter»

Il a réaffirmé que les Etats-Unis contribuaient à «documenter» d'éventuels «crimes de guerre» auprès des institutions internationales pour que leurs responsables «rendent des comptes».

Antony Blinken a condamné la «brutalité de la Russie contre l'Ukraine».
Antony Blinken a condamné la «brutalité de la Russie contre l'Ukraine».Image: sda

Antony Blinken a encore affirmé que l'invasion de l'Ukraine était déjà «un revers spectaculaire pour la Russie». Le secrétaire d'Etat américain a martelé que: «Ils avaient trois objectifs au départ:

  • le premier était d'assujettir l'Ukraine et lui retirer sa souveraineté et son indépendance;
  • le deuxième était d'affirmer la puissance russe;
  • le troisième était de diviser l'Occident et l'Otan.»

Antony Blinken a conclu en disant que «sur ces trois fronts, ils ont déjà perdu».

«Crimes» dénoncés par Macron et Scholz

Dénonçant des images «insoutenables», le président français Emmanuel Macron a aussi affirmé que «les autorités russes devront répondre de ces crimes». Le chancelier allemand Olaf Scholz a lui exigé que la lumière soit faite sur les «crimes commis par l'armée russe» à Boutcha.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a dénoncé une «brutalité inédite en Europe depuis des décennies». Il a estimé que:

«Il est absolument inacceptable que des civils soient pris pour cibles et tués, et cela souligne l'importance de mettre fin à cette guerre»

Interrogé sur le départ des forces russes de la région de Kiev, il s'est montré prudent: «Nous ne devons pas être trop optimistes» car «nous redoutons une potentielle augmentation des attaques, notamment dans le Sud et l'Est». (sas/ats)

La guerre en Ukraine en images

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La guerre en Ukraine en images
source: sda / efrem lukatsky
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