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La réponse du CIO à la Suisse ressemble à la consolante d'une tombola

epa09727398 Athletes of Switzerland march during the Opening Ceremony for the Beijing 2022 Olympic Games at the National Stadium, also known as Bird's Nest, in Beijing China, 04 February 2022. EP ...
La délégation suisse, emmenée par Andres Ambuhl et Wendy Holdener, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Pékin 2022.Image: keystone
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La réponse du CIO à la Suisse ressemble à la consolante d'une tombola

La Suisse souhaitait accueillir les Jeux olympiques d'hiver de 2030, le Comité international olympique (CIO), lui, préfère les attribuer à la France. Le projet helvète est recalé, mais entre dans une phase inédite de «dialogue privilégié». Ce qu'il faut en penser.
02.12.2023, 15:5103.12.2023, 12:04
Rainer Sommerhalder / ch media
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On se frotte les yeux. Ruth Wipfli-Steinegger, vice-présidente de Swiss Olympic, en charge du comité de pilotage pour des Jeux d'hiver décentralisés et durables en Suisse, défendait avec assurance son plan. Il y a quelques jours encore, la conseillère fédérale et ministre des Sports Viola Amherd déclarait, elle, qu'une candidature helvétique faisait avant tout les affaires du Comité international olympique. «Les Jeux s'adaptent désormais au pays organisateur et non l'inverse», ajoutait le président de Swiss-Ski, Urs Lehmann.

Et voilà que le CIO nous laisse sur la touche pour 2030 et 2034, créant un nouveau statut de «dialogue privilégié» pour le «cas particulier de la Suisse», qui ressemble fort à un lot de consolation d'une tombola. Le premier prix revient à la France, le second aux Etats-Unis, et les dirigeants suisses sont aux anges, alors même qu'ils viennent d'essuyer une rebuffade.

On se frotte les yeux. Ce devait être les premiers Jeux organisés à l'échelle nationale, et le Comité international olympique a exprimé son refus catégorique. Neuf cantons, c'est beaucoup trop, il vaut mieux quatre clusters. Le CIO regrette ainsi l'absence d'esprit olympique au sein du projet helvétique. Mais pourquoi cette information n'est-elle parvenue que le 29 novembre, alors que depuis avril, le projet a été développé «ensemble», dans le cadre d'un dialogue continu, selon la fiche d'information du CIO?

On se frotte les yeux. Six ans après Paris 2024, la France organisera donc les Jeux d'hiver, sur l'ensemble de son massif alpin. De Nice à La Clusaz, où se dérouleront les épreuves nordiques, il y a un trajet de 600 kilomètres à parcourir en voiture. Deux arènes de hockey sur glace vont devoir être construites, en bord de mer, sur la Côte d'Azur. C'est peut-être ça le point de vue du perdant - ne pas admettre au premier regard les avantages décisifs du projet de notre voisin français.

Nous aimerions comprendre. La Suisse détient toutes les qualités pour organiser des Jeux olympiques d'hiver. Nous sommes l'un des pays les plus riches au monde, nous avons des compétences dans presque toutes les disciplines hivernales. Au cours des sept prochaines années, nous organiserons des Championnats du monde dans plus d'une demi-douzaine de ces sports, nous mettrons en place des organisations similaires. Aucun pays au monde n'aura un meilleur élan que la Suisse au niveau des sports d'hiver, d'ici 2030.

Le Comité international olympique doit mieux comprendre le projet helvétique, dit-on à Lausanne. Ce n'est pourtant pas si difficile, il faut seulement le vouloir. Le refus peut également être interprété d'une autre façon: la démocratie directe de la Suisse est une véritable épine dans le pied de la puissante organisation aux cinq anneaux. Si le CIO souhaite que les Jeux olympiques échouent encore et toujours face aux votations populaires - et pas seulement en Suisse - qu'il continue d'agir ainsi.

Adaptation en français: Romuald Cachod.

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