Mbappé perd trois sponsors chinois et Pékin réagit à ses excuses
La Chine a déclaré, mercredi, prendre «au sérieux» les excuses présentées par le footballeur Kylian Mbappé après ses propos sur l'ancien dirigeant chinois Mao Zedong. Des propos qui lui ont coûté sa collaboration avec plusieurs marques du pays.
Le capitaine de l'équipe de France s'est excusé mardi pour avoir évoqué l'ancien dirigeant Mao Zedong dans le podcast The Bridge, qui a depuis supprimé la vidéo. Il y déclare que le mème à son sujet «où (il a) le plus rigolé» l'associe à un homme qu'il croit être «un dictateur chinois», apparente référence à des montages qui plaquent son visage sur des images de Mao Zedong.
«Nous prenons au sérieux les excuses présentées par la personne concernée», a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, lors d'un point presse régulier. Mardi, dans un communiqué diffusé en français, anglais et mandarin, Kylian Mbappé a déclaré:
La Liga a elle aussi présenté des excuses, le Real Madrid ne s'est pas exprimé à ce stade.
Mao Zedong est un personnage central de l'histoire chinoise, toujours décrit officiellement comme un héros malgré des chapitres très sombres et les millions de morts auxquels des historiens associent son exercice du pouvoir.
La rupture avec les sponsors chinois
Trois grandes entreprises chinoises avaient annoncé mardi rompre leur coopération avec la star du Real Madrid, et la télévision d'État a suspendu la diffusion des matches du championnat espagnol.
Les déclarations initiales de Kylian Mbappé n'ont pas été publiées – ou ont été supprimées – sur les réseaux sociaux chinois, soumis à une surveillance stricte. Les médias d'État omettent eux aussi toute référence à Mao Zedong, rapportant que le footballeur a tenu des «propos inappropriés concernant la Chine».
Les critiques ont tout de même continué à pleuvoir mercredi sur les plateformes chinoises, dont des propos racistes comparant le joueur à «un chimpanzé aux muscles puissants mais à l'esprit simple».
«Ses propos étaient blessants envers la Chine et le peuple chinois, donc ils ne peuvent pas être traduits», écrit un internaute sur le réseau social Weibo. (ats/mrs)
