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Des complaintes, mais Thomas ne s'avoue jamais vaincu.
Des complaintes, mais Thomas ne s'avoue jamais vaincu. Image: sda

Isaiah Thomas, une ode à la résilience version US

Devenu le chouchou des suiveurs grâce à son abnégation et sa furieuse envie de retrouver le tout haut niveau, Isaiah Thomas a réussi son pari: fouler à nouveau les parquets de la plus prestigieuse ligue.
19.04.2022, 11:46
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Entre 2015 et 2017, il était une révélation dans les rangs des Boston Celtics. Des performances récurrentes à plus de 30 points et une réputation d'héritier d'Allen Iverson. Mais à partir de 2018, c'est le début des problèmes: une opération à la hanche, des passages furtifs aux Lakers et aux Denver Nuggets, avant d'atterrir aux Clippers dans un énième échange. Pléthore de voyages pour perdre le fil de son basket.

L'homme de Tacoma, dans l'Etat de Washington, disparaît des radars et panse ses plaies à l'abri des regards. Plus rien depuis 2020 et son départ de l'autre franchise californienne. Rien, que nenni, hormis des performances de choix (en août 2021) en ligue d'été, et sans quelconque intérêt, avec 81 points inscrits en une seule partie. Thomas brille dans les ligues mineures, loin, très loin de la NBA. Mais l'habile shooter ne désespère pas.

Il faut dire que le «lutin» ne chôme pas. Le meneur s'est préparé à l'écart, sans perdre son objectif de vue: une nouvelle franchise qui lui offrira un numéro dans le dos. Isaiah Thomas a documenté (massivement) son entraînement sur les réseaux sociaux. Un facteur qui a participé à l'affection du grand public et de ses nombreux abonnés (3,7 millions sur Instagram).

Une posture de «hard worker» qui plaît outre Atlantique, où les athlètes bourrés de courage pour revenir au plus haut niveau sont applaudis et portés aux nues. Une incantation à la résilience nourrissant le mythe Isaiah Thomas.

Un destin digne des productions hollywoodiennes. Le cas Lance Armstrong, par exemple, qui a vaincu son cancer des testicules a logiquement architecturé la légende (déchue) du cycliste américain. Thomas a compris: s'entraîner dur, se lever aux aurores, transpirer face caméra et dégouliner d'envies pour retrouver les sommets de son sport.

La récompense (relative) en 2021, avant la délivrance

En avril 2021, il tente un expérience avec les Pelicans de La Nouvelle Orléans, avec ce fameux «Ten days contract», sans pour autant convaincre la franchise. Retour à la case départ.

Ces ententes de dix jours, Isaiah Thomas va les accumuler. Après les Pelicans, il retourne aux Lakers pour un énième accord de courte durée, avant de filer chez les Dallas Mavericks et de trouver refuge chez les Hornets. Enfin, après un nouveau test, Thomas accroche un contrat jusqu'à la fin de la saison.

«Il fait garder la tête froide à tout le monde. Il a de l’expérience, il a vécu beaucoup de choses, notamment en play-off. C’est juste un super coéquipier et un super vétéran.»
Mile Bridges, joueur des Hornets, dans des propos rapportés par le Charlotte Observer

Débarqué et intégré dans l'effectif, Thomas n'a pas chômé: du shoot, avec une adresse extérieure revue à la hausse, de la création, et du job de «floor general», comme on dit dans le jargon. Les statistiques ne sont pas affolantes, mais les 8,4 points de moyenne par match, en sortie de banc, sont tout à fait honorables.

Il n'est pas ou plus un joueur qui pèse, la métamorphose est surtout hors du parquet, comme leader dans le vestiaire plus particulièrement. Son rôle (crucial) est de seconder Lamelo Ball, la grande star de la franchise, pour permettre au cadet de la famille Ball de souffler un peu. Surtout, de lui apprendre à ne pas mêler vitesse et précipitation. Il est dans la peau du mentor.

Un rôle de grand frère, voire de capitaine qui lui sied à merveille. Et qui lui tient à coeur. La preuve:

«Mon boulot tant que je serai là, c’est de m’assurer que Lamelo Ball prenne chaque possession sérieusement et qu’il s’affirme comme le leader de cette équipe. Jeune ou pas, il a beaucoup le ballon dans les mains, et donc il doit prendre cette responsabilité d’être volubile, de s’affirmer. Il l’a fait ce soir, et le ciel est la limite pour ce gamin.»

Enfin accepté et intégré dans un effectif NBA, Isaiah Thomas paraît épanoui. Et même si son club vient d'être éliminé de la course au titre par les Hawks d'Atlanta et de Clint Capela, Thomas se sent à l'aise et épanoui. Et s'il fallait encore une preuve pour les sceptiques: oui, le travail paie.

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