Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
L'équipe iranienne s'est envolée pour le Mexique
L'équipe iranienne s'est envolée pour le Mexique après un stage d'entraînement de 15 jours à Antalya en Turquie, à quelques jours du coup d'envoi du Mondial organisé en Amérique du Nord.
La télévision d'Etat iranienne l'a annoncé samedi. Les joueurs doivent arriver à Tijuana, leur camp de base pendant toute la durée de la compétition. Ils ont obtenu leurs visas pour les Etats-Unis, où ils doivent jouer leur premier match le 15 juin face à la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, vendredi seulement.
Antonelli partira en pole position dimanche à Monaco
Kimi Antonelli (Mercedes) partira dimanche en pole position du Grand Prix de Monaco de Formule 1. L'Italien a dominé les qualifications samedi dans les rues de la Principauté.
Le leader du championnat du monde a décroché ainsi sa quatrième pole en six Grands Prix cette saison. Il a devancé le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen (Red Bull), 2e en Q3 à 43 millièmes de seconde seulement.
Les monoplaces de l'écurie Ferrari se partageront la deuxième ligne sur la grille de départ. Le Britannique Lewis Hamilton a signé le 3e temps des qualifications à 0''228, le Monégasque Charles Leclerc réussissant quant à lui le 4e chrono à 0''300.
Un premier Grand Chelem pour Andreeva
Mirra Andreeva tient son premier titre du Grand Chelem. La Russe de 19 ans a triomphé samedi sur la terre battue de Roland-Garros en battant la qualifiée polonaise Maja Chwalinska 6-3 6-2 en finale.
Elle ne faisait pas partie des principales favorites à l'entame de cette quinzaine un peu folle. Mais son sacre n'a rien de surprenant: révélée aux yeux du grand public avec son accession aux 16es de finale à Paris en 2023, Mirra Andreeva avait atteint le dernier carré un an plus tard Porte d'Auteuil, à tout juste 17 ans.
La Russe n'avait pas pleinement confirmé jusqu'ici dans les Majeurs, se hissant tout de même en quarts à Roland-Garros et à Wimbledon en 2025 pour grimper dans la foulée au 5e rang mondial. Mais elle a maîtrisé son sujet dans cette quinzaine parisienne complètement folle, battant notamment la Seelandaise Jil Teichmann au 4e tour.
Les éliminations prématurées des quatre meilleures joueuses du monde (Aryna Sabalenka, Elena Rybakina, Iga Swiatek et la tenante du titre Coco Gauff) ont fait grimper peu à peu sa cote. Et Mirra Andreeva n'a pas failli, ne concédant qu'un seul set - le premier de son 2e tour - en sept matches joués dans ce tournoi.
Entraînée par l'ancienne championne de Wimbledon Conchita Martinez, Mirra Andreeva n'a pas non plus trop tremblé - sauf au moment de conclure - pour ce qui était sa première finale de Grand Chelem. Elle a cueilli son sixième titre sur le circuit WTA, le troisième de l'année après Adelaide (sur dur) et Linz (sur terre battue indoor).
Maja Chwalinska (24 ans) n'a néanmoins pas grand-chose à regretter. La Polonaise de 24 ans, 114e du classement WTA à l'heure d'entamer les qualifications trois semaines plus tôt, figurera en 21e position dans la hiérarchie lundi. Le chèque de quelque 1,4 million d'euros qu'elle empochera constitue un joli lot de consolation.
Marquez survole la course sprint au Balaton Park
Marc Marquez (Ducati) a survolé la course sprint du GP de Hongrie, samedi sur le circuit de Balaton Park. L'Espagnol a devancé de plus d'une seconde et demie son compatriote Pedro Acosta (KTM), 2e.
Parti en pole position, le champion du monde en titre de MotoGP n'a jamais été inquiété par ses poursuivants. Pedro Acosta a concédé 1''548 alors que Marco Bezzecchi (Aprilia) a pris la 3e place à 2''722.
Marco Bezzecchi conforte ainsi sa première place au championnat du monde. L'Italien (180 points au total) a porté son avance sur son dauphin espagnol Jorge Martin (6e du sprint à 5''708 du vainqueur) à 20 unités.
Septuple champion du monde de la catégorie-reine, Marc Marquez n'avait plus gagné, que ce soir en sprint ou en Grand Prix, depuis le GP de Misano en septembre la saison dernière. Il a compté plus de deux secondes d'avance sur Acosta avant de lever le pied.
La FIFA autorise finalement les fans à apporter une bouteille d'eau
La FIFA a annoncé vendredi qu'elle autorisait de nouveau les spectateurs à apporter une bouteille d'eau en plastique dans les stades du Mondial 2026.
L'instance les avait interdites quelques jours plus tôt pour des raisons de sécurité.
Cette interdiction avait suscité de fortes critiques, alors que plusieurs stades se situent dans des zones de chaleur estivale extrême, aggravée par une humidité étouffante.
"Tous les fans seront autorisés à apporter une bouteille d'eau en plastique, scellée et d'une contenance de 590 ml, pour n'importe quel match du Mondial aux Etats-Unis et au Canada", a affirmé Heimo Schirgi, le chef des opérations de la Coupe du monde, sur le compte X de l'instance internationale.
Les gourdes en plastique dur restent en revanche interdites car elles posent "des risques pour la sécurité", a ajouté le dirigeant.
La FIFA avait modifié mardi son "code de conduite dans les stades" concernant les récipients interdits dans les 16 enceintes de la compétition. Il prohibait "les bouteilles d'eau réutilisables", autorisées jusque-là et qui pouvaient être remplies dans les fontaines à eau gratuites, obligeant les fans à acheter leur bouteille dans les boutiques des parraineurs de l'instance.
Dans un récent rapport, des climatologues ont indiqué qu'une "chaleur éprouvante" pourrait affecter un quart des matches du Mondial 2026, y compris la finale dans le New Jersey le 19 juillet. A Houston et Dallas, la température en plein été avoisine souvent les 40°C, avec une forte humidité.
Le Canada fait match nul contre l'Irlande
Le Canada a fait match nul (1-1) avec l'Irlande vendredi à Montréal pour son dernier match de préparation au Mondial. Les joueurs à la feuille d'érable figurent dans le groupe B, celui de la Suisse.
Qualifiés d'office en tant que pays co-organisateur, les Canadiens ont achevé par un score partagé leur dernière ligne droite vers la Coupe du monde. Ils avaient triomphé dimanche dernier de l'Ouzbékistan (2-0), un autre participant au Mondial.
Rapides et offensifs, ils ont ouvert le score sur un corner de Stephen Eustaquio dévié par le défenseur irlandais Jake O'Brien dans son propre but (23e). L'Irlande a égalisé sur un penalty de Troy Parrott d'abord repoussé par le gardien canadien Maxime Crépeau puis propulsé dans les filets par Chiedozie Ogbene (61e).
Le Canada est versé dans un groupe B abordable avec la Bosnie-Herzégovine, le Qatar et la Suisse, grande favorite pour décrocher la première place. Il a pour objectif de récolter ses premiers points dans une phase finale et d'accéder à la phase à élimination directe.
L'équipe du sélectionneur Jesse Marsh entrera en lice contre la Bosnie le 12 juin à Toronto. Pour ce premier match, elle devrait toujours être privée de son capitaine, le latéral gauche du Bayern Munich Alphonso Davies (25 ans), blessé en mai et qui n'a rejoint ses coéquipiers que fin mai sans jouer les deux dernières rencontres.
Les joueurs iraniens ont leurs visas américains
Les joueurs iraniens ont obtenu leurs visas américains pour disputer la Coupe du monde.
La Team Melli doit jouer ses trois matches de groupe aux Etats-Unis, le premier étant prévu le 15 juin à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande.
L'ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, et le département d'Etat ont annoncé vendredi que les joueurs iraniens et le "personnel d'encadrement nécessaire" avaient obtenu les visas pour les Etats-Unis.
L'agence iranienne Fars a toutefois indiqué que "plus d'une dizaine de membres du personnel de soutien" sportif et médical de la sélection s'étaient vu refuser leurs visas. Le président de la Fédération iranienne Mehdi Taj, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution, est dans la même situation.
L'Iran a été l'un des premiers pays qualifiés pour le Mondial mais sa participation a été remise en question après le déclenchement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février. Les incertitudes quant à l'obtention de visas ont forcé la sélection à déplacer son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, où elle doit arriver dimanche.
L'armée américaine a "abattu quatre drones (...) lancés en direction du détroit d'Ormuz", qui "représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional", a écrit sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). "Les forces américaines ont ensuite frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l'île de Qeshm afin de se défendre contre de nouvelles attaques," a ajouté le Centcom.
Allemagne: Karl forfait et remplacé par Ouédraogo
Le jeune prodige allemand Lennart Karl (18 ans), touché à la cuisse gauche à l'entraînement vendredi, a dû déclarer forfait pour le Mondial 2026 (11 juin-19 juillet).
Karl est remplacé par Assan Ouédraogo dans le groupe de l'Allemagne.
"+Lenny+ s'est déchiré un faisceau musculaire aujourd'hui (vendredi) lors du dernier entraînement et est forfait en raison de cette blessure. Bon rétablissement, on pense à toi", a indiqué la Fédération allemande (DFB) sur son compte Instagram.
Révélation de la saison avec le Bayern Munich, Karl s'est rapidement imposé dans la rotation du double champion d'Allemagne en titre, avec une première sélection en mars, et une première titularisation lors du match amical contre la Finlande (4-0) dimanche à Mayence, s'illustrant avec une passe décisive.
Pour pallier son absence, le sélectionneur Julian Nagelsmann a appelé Assan Ouédraogo. Le jeune milieu offensif du RB Leipzig, 20 ans, a connu sa seule sélection avec l'Allemagne en novembre dernier contre la Slovaquie, inscrivant son premier but lors de la victoire 6-0 synonyme de qualification pour cette phase finale.
Finale NBA: les Knicks se détachent 2-0
Les Spurs de Victor Wembanyama se retrouvent dans une position très délicate en finale NBA.
Encore défait à domicile par les Knicks (105-104) vendredi, San Antonio est mené 2-0 dans la série avant de disputer les deux prochaines rencontres à New York.
A la peine lors du match no 1, Wembanyama a montré un meilleur visage, avec 29 points inscrits dont 22 en seconde période. Mais le Français a manqué le panier de la victoire au "buzzer". Et juste avant, il s'est précipité en donnant un passe dans le mauvais tempo, le ballon heurtant le dos de Stephon Castle.
A ce moment-là, les Knicks étaient tout tremblotants, eux qui venaient de dilapider 14 unités d'avance à 6'04 du terme (97-83). Mais Jalen Brunson a réussi le lancer-franc qu'il fallait à 9''5 de la fin. Ses 20 points ajoutés aux 20 de Mikal Bridges et aux 21 de Karl-Anthony Towns ont été déterminants pour les Knicks.
Il fut une époque, pas si lointaine, New York aurait craqué face à ce scénario renversant qui a mis en fusion la Frost Bank Center. Mais ces Knicks semblent faits d'un autre bois et animés par la foi de chercheurs d'or, plus rassasiés depuis 53 ans et leur deuxième sacre de champions.
Les Knicks, qui restent en outre sur 13 succès d'affilée dans ces play-off, sont la troisième équipe de l'histoire à gagner les deux premiers matches d'une finale à l'extérieur après les Chicago Bulls version 1993 et les Houston Rockets de 1995. Bulls et Rockets avaient alos remporté le titre.
Breel Embolo a rejoint l'équipe de Suisse à San Diego
L'équipe de Suisse est désormais au complet à une semaine du début de la Coupe du monde. Breel Embolo est arrivé vendredi soir à San Diego, après avoir été retardé par les autorités américaines.
L'attaquant bâlois a rallié le camp de base de la sélection helvétique peu après 19h00, a constaté un photographe de Keystone-ATS. Il s'était envolé de Zurich en début d'après-midi en direction de Los Angeles, avant de rejoindre San Diego par la route.
Mardi, Embolo n'avait pas pu partir avec ses coéquipiers car son autorisation de voyage électronique (ESTA) a été invalidée au dernier moment. Les autorités américaines souhaitaient obtenir des renseignements supplémentaires sur sa condamnation pour des menaces proférées lors d'une sortie nocturne en 2018.
Le joueur du Stade rennais a donc dû faire une demande de visa auprès de l'Ambassade américaine à Berne, un visa qui lui a finalement été délivré jeudi soir.
Ce retard empêchera Embolo de disputer le dernier match amical de la Suisse avant la Coupe du monde. Les joueurs de Murat Yakin affrontent l'Australie samedi à San Diego (21h00 en Suisse).
Roland-Garros: Deux novices pour un premier titre
Issue des qualifications, Maja Chwalinska (WTA 114) peut réaliser un exploit en finale (15h00). La Polonaise sera opposée à la Russe Mirra Andreeva, favorite pour remporter son premier Grand Chelem.
La Polonaise de 24 ans, pour sa première apparition dans le tableau final de Roland-Garros, a réalisé un parcours jamais vu dans l'histoire du tournoi parisien depuis le début de l'ère Open en 1968. Pour la deuxième fois depuis cette époque (messieurs et dames confondus), une joueuse issue des qualifications s'est hissée en finale d'un tournoi du Grand Chelem, après la victoire d'Emma Raducanu à l'US Open 2021.
La vainqueure du tournoi WTA 125 de Montreux la saison dernière a survécu aux trois tours de qualifications avant d'enchaîner six victoires dans le tableau final. La dernière marche vers le titre sera toutefois la plus compliquée à franchir, tant Mirra Andreeva s'est montrée intouchable durant cette quinzaine.
A 19 ans, la prodige Sibérienne, 8e joueuse mondiale, est habituée à brûler les étapes. Demi-finaliste à Roland-Garros en 2024, elle a remporté en 2025 les WTA 1000 de Dubaï et d'Indian Wells pour s'installer durablement dans le top 10. Elle avait toutefois connu une grosse déception l'an dernier porte d'Auteuil, lorsqu'elle avait complètement perdu pied en quart de finale, sur un court Philippe-Chatrier entièrement acquis à la cause de son adversaire française, la demi-finaliste surprise Loïs Boisson (361e à l'époque).
Pour Chwalinska, qui grimpera au moins jusqu'à la 21e place mondiale après "Roland", ce parcours s'apparente déjà à un véritable conte de fées, elle qui ne savait plus comment payer son hôtel après sa victoire au troisième tour. Mais un titre pourrait l'immortaliser dans le palmarès d'un tournoi qui n'a sacré qu'une seule Polonaise, la quadruple lauréate et no 3 mondiale Iga Swiatek.
Suisse - Australie: les défis de la répétition générale
L'équipe de Suisse dispute samedi à San Diego son dernier match de préparation avant le Mondial, face à l'Australie (21h en Suisse). Elle fait face à quatre défis pour cette répétition générale.
"Le grand changement, c'est qu'on va probablement manger des pâtes ou du riz à 8h30", explique le défenseur Nico Elvedi, qui ne se réjouit pas forcément de ce petit-déjeuner chargé. "Ca va sûrement être particulier, mais on devrait s'y habituer rapidement."
C'est aussi pour cela que la Suisse s'entraîne tôt depuis le début de sa préparation. Tout est mis en oeuvre pour que les organismes soient prêts lorsque Murat Yakin et ses hommes entreront en lice contre le Qatar.
Face à la Jordanie (victoire 4-1), le Genevois Denis Zakaria a été aligné au sein d'une défense à trois, avec Nico Elvedi et Manuel Akanji. Les trois hommes jouent régulièrement dans un tel système en club, et leur association a plutôt bien fonctionné dimanche dernier.
Murat Yakin l'a répété à plusieurs reprises: il veut une équipe polyvalente, capable de s'adapter à son adversaire. Mais le système choisi au coup d'envoi a son importance. Si le sélectionneur devait opter à nouveau pour une défense à trois samedi, ce serait une indication claire sur ses intentions pour la Coupe du monde.
Même s'il fera partie du groupe, difficile de l'imaginer en action samedi dans le stade du San Diego FC, la franchise de MLS locale. L'apport du buteur patenté de l'équipe de Suisse (9 buts lors de ses 12 dernières sélections) ne se résume toutefois pas à sa réussite dans les seize mètres. "Breel est très important pour nous. C'est quelqu’un de très joyeux, qui apporte toujours de la bonne humeur", assure le gardien Gregor Kobel.
Zeki Amdouni et Cédric Itten sont en pole position pour le remplacer temporairement. Noah Okafor pourrait aussi être relancé à la pointe de l'attaque helvétique.
Les Australiens, qui affronteront la Turquie, les Etats-Unis et le Paraguay dans le groupe D, semblent d'un niveau similaire au Canada, troisième adversaire de la Suisse dans cette Coupe du monde (le 24 juin à Vancouver). La sélection entraînée par l'ex-international Tony Popovic évolue toutefois dans un registre plus défensif.
"Ce serait idéal de terminer sur une victoire, mais l'important est surtout de s'habituer au climat", souligne Nico Elvedi. Il devrait être doux et nuageux samedi dans le sud de la Californie, où la Suisse espère monter en puissance à J-7 du grand rendez-vous.
Allemagne: Karl blessé et incertain pour le Mondial
Le jeune prodige allemand Lennart Karl pourrait déclarer forfait pour le Mondial 2026 en Amérique du Nord (11 juin-19 juillet).
Il s'est blessé à l'entraînement à Chicago, a annoncé vendredi le sélectionneur Julian Nagelsmann.
S'exprimant à la veille du match amical contre les Etats-Unis, dernière rencontre de préparation de l'Allemagne, Julian Nagelsmann a confirmé que le joueur de 18 ans était incertain pour le tournoi planétaire.
"Pour être honnête, ça ne sent pas bon. Il va se rendre à l'hôpital dès à présent pour passer un scanner", a-t-il dit sans révéler la nature de sa blessure. "Nous avons d'abord besoin de prendre la mesure de la situation, et lui aussi. Il nous faut un diagnostic pour cela. Ensuite, nous verrons s'il faut faire appel ou non à un remplaçant."
Lennart Karl, révélation de la saison avec le Bayern Munich, s'est rapidement imposé comme un élément à part entière de l'équipe championne d'Allemagne, au point de taper dans l'oeil du sélectionneur de la Mannschaft. Ce dernier l'a titularisé lors du match amical contre la Finlande (4-0) dimanche à Mayence où il s'est illustré avec une passe décisive.
La Suisse assure l'essentiel: promotion et 1re place
L'équipe de Suisse dames a fait le job vendredi à Lugano.
Victorieuse 6-1 de Malte lors de l'avant-dernière journée de la première phase des qualifications pour le Mondial 2027, elle a validé sa promotion en Ligue A de la Ligue des nations tout en s'assurant la 1re place de son groupe.
La troupe du coach Rafel Navarro, qui avait égaré ses premiers points dans cette poule lors de sa dernière sortie en Turquie en avril (1-1), a maîtrisé son sujet pour l'inauguration du nouveau stade de Lugano. Un superbe but inscrit dès la 8e minute par Sydney Schertenleib sur un ballon piqué l'a placée sur la bonne orbite.
Tout ne fut certes pas parfait. La gardienne Livia Peng a ainsi dû capituler à la 21e minute sur la première occasion maltaise, l'attaquante Kailey Willis égalisant à la surprise générale grâce à un magnifique lob armé des trente mètres. Mais la réaction helvétique n'a pas tardé.
Moins de deux minutes plus tard, Seraina Piubel a inscrit du pied gauche le 2-1 (23e), en profitant d'un décalage de Schertenleib. Et la messe était même dite à la pause, Riola Xhemaili (38e, 3-1) et Aurélie Scillag (40e, 4-1) profitant de deux coups de pied arrêtés pour saler l'addition.
Les 7526 spectateurs présents dans l'arène luganaise ont aussi pu s'enthousiasmer en deuxième mi-temps. Passeuse décisive sur le 3-1, Géraldine Reuteler a inscrit le 5-1 (70e) sur une grosse erreur défensive. Et Riola Xhemaili, qui avait manqué la transformation d'un penalty à la 54e, a scellé le score en signant un doublé (81e).
Mais avant de songer à la suite de la campagne des qualifications pour le Mondial 2027 au Brésil, l'équipe de Suisse doit conclure en beauté cette première phase, dans laquelle elle avait pour objectif initial de gagner tous ses matches. Elle se rendra mardi à Lurgan pour y affronter l'Irlande du Nord, que les Suissesses avaient battue 2-0 à la Tuilière le 3 mars lors de la 1re journée.
Murat Yakin: "Pour l'instant, je suis vraiment détendu"
Le Mondial se rapproche pour Murat Yakin et la Suisse, qui affrontent l'Australie samedi à San Diego pour un dernier match amical. Les émotions vont monter crescendo autour de l'équipe.
"Pour l'instant, je suis vraiment détendu. On s'entraîne, on a de belles installations, un bel hôtel... Mais l'excitation liée à la Coupe du monde va sans doute monter d'un cran ces prochains jours", a déclaré Murat Yakin vendredi en conférence de presse, à huit jours de l'entrée en lice de la Suisse contre le Qatar.
Assis à côté du Vaudois Dan Ndoye, le sélectionneur s'est félicité de l'arrivée de Breel Embolo, lequel s'est envolé vendredi en début d'après-midi pour la Californie. "Il nous a manqué et nous sommes heureux qu’il soit en route pour nous rejoindre. Nous avons besoin de lui, il a besoin de nous", a-t-il lâché.
Murat Yakin a toutefois confirmé que son buteur ne foulera pas la pelouse samedi face aux Socceroos: "Au vu de la situation, avec le voyage, le stress et le décalage horaire, ça n'a pas de sens qu'il joue demain."
Cela ne signifie pas forcément que les onze titulaires de samedi seront ceux du 13 juin à Santa Clara. Hormis Embolo qui récupérera sa place sur le front de l'attaque, Ruben Vargas pourrait aussi être ménagé. L'ailier lucernois, l'un des hommes forts de Yakin depuis le début de son mandat, est légèrement blessé depuis mercredi et s'est entraîné à l'écart du groupe vendredi.
Le sélectionneur veut surtout profiter de cet ultime match de préparation pour peaufiner son approche tactique. "Lors de la répétition générale de l'Euro 2024 (1-1 face à l'Autriche), le résultat et le style de jeu avaient été corrects, mais je n'étais pas tout à fait satisfait", a-t-il rappelé. "Je me réjouis de voir les joueurs à l'oeuvre demain. Ensuite, dès lundi ou mardi, nous pourrons travailler de manière ciblée en vue du Qatar."
