Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Le CIO réintègre les Russes, sans leur rendre hymne et drapeau
Le CIO a levé mardi les restrictions imposées aux sportifs russes. Ceux-ci pourront retrouver les sports d'équipe et participer aux qualifications pour les JO 2028 de Los Angeles.
Mais ceci sans leur rendre dans l'immédiat leur hymne et leur drapeau. Cette réintégration, recommandée dès maintenant aux fédérations internationales dans leurs sports respectifs, s'accompagne d'exigences particulières dans le suivi antidopage, précise le CIO dans un communiqué: chaque athlète russe devra se soumettre à "plusieurs tests" avant de retrouver les compétitions internationales.
Serena Williams aimerait jouer un tournoi avant l'US Open
De retour sur le circuit à 44 ans, l'ex-no 1 mondial Serena Williams "aimerait jouer un tournoi avant l'US Open".
Sa coach Rennae Stubbs l'a affirmé une semaine après la défaite de l'Américaine au 1er tour de Wimbledon, son premier match de simple depuis près de quatre ans.
Revenue sur le circuit début juin, Serena Williams a disputé deux matches de double au Queen's et à Berlin, glanant une victoire, avant de perdre en trois sets contre l'Australienne Maya Joint (87e mondiale) dès son entrée en lice en simple à Wimbledon.
Blessée à un genou lors de ce premier match de simple depuis sa défaite au 3e tour de l'US Open 2022, la joueuse aux 23 titres en Grand Chelem avait ensuite déclaré forfait pour le tournoi de double de Wimbledon, qu'elle devait disputer avec sa soeur Venus.
Dispensée de conférence de presse après sa défaite contre Joint en raison de sa blessure, Serena Williams ne s'était pas exprimée sur les prochains tournois qu'elle pourrait disputer. "Je la laisserai parler elle-même de la façon dont elle se sent, mais je sais qu'elle aimerait essayer de jouer un tournoi avant l'US Open", a déclaré Rennae Stubbs mardi lors d'un point presse à Wimbledon.
Par rapport au gazon, les courts en dur sur lesquels se jouent l'US Open et les tournois de préparation au dernier Grand Chelem de la saison (WTA 1000 de Montréal et Cincinnati notamment) "offriront plus de stabilité" à Serena Williams, a jugé Rennae Stubbs.
"Et on sait tous combien elle joue bien sur les courts en dur. Donc il s'agit juste que son physique revienne au niveau qu'elle souhaite, puis on verra. Elle a beaucoup de choses différentes à prendre en compte: sa famille, ses affaires... Mais son objectif est de continuer" à jouer, a insisté Rennae Stubbs.
Les Belges disent avoir été boostés par l'affaire Balogun
Le "sentiment d'injustice" lié au fait que l'attaquant américain Folarin Balogun ait pu jouer le 8e de finale contre la Belgique a donné un surcroît de motivation aux Diables Rouges.
"Ces deux derniers jours, il s'est passé beaucoup de choses sur le plan extra-sportif", a raconté à la RTBF le milieu de terrain Nicolas Raskin, après un match gagné avec autorité (4-1) par la Belgique. "Il y avait un sentiment d'injustice dans le groupe et on avait à coeur de répondre sur le terrain."
Prié de dire si l'affaire avait boosté les Diables rouges avant le match, son capitaine Youri Tielemans a répondu: "Oui". "On ne va pas se le cacher, on a eu une réunion quand on a appris la nouvelle", a déclaré le joueur d'Aston Villa à la RTBF. "On s'est dit qu'on devait répondre sur le terrain. C'est ce qu'on a fait aujourd'hui. Je suis très fier de l'équipe."
Remontée après un début de tournoi poussif et le scandale Balogun, la Belgique a sorti sèchement les Etats-Unis (4-1) dès les 8es de finale de leur propre Mondial, entamé avec entrain et achevé sur un immense gâchis.
"Allez annuler ça" ("Overturn this"), a écrit à l'issue de ce 8e de finale l'équipe de Belgique sur X, dans une référence ironique à la suspension de la sanction contre Folarin par la FIFA.
A rebours de ses joueurs, qui ont admis s'être servi de cet élément, "notre motivation c'était de rejoindre les quarts", a balayé le Français, qui a pu échanger quelques mots avec Balogun après le coup de sifflet final: "Il est venu me voir, j'ai apprécié, lui n'y est pour rien. C'est un attaquant intéressant mais ce soir je n'avais pas de doute que notre charnière soit capable de bien le maîtriser."
L'ex-entraîneur de Lille, Lyon ou encore Marseille a développé sa volonté de "ne pas se faire presser et d'aller les chercher haut". "On a joué avec beaucoup de maîtrise, beaucoup d'envie, on est allé de l'avant, c'est une belle soirée pour nous et une belle qualification pour les quarts de finale."
Le technicien a fait le choix fort de se priver de Kevin De Bruyne, remplaçant qui n'est pas du tout entré en jeu. "Le plan c'était de faire rentrer Kevin si on avait besoin, ce qui n'a pas été le cas puisqu'on a marqué des buts."
Maceiras rejoint Servette avec un contrat de 2 ans
Quentin Maceiras est de retour en Suisse. Le défenseur de 30 ans a signé un contrat portant jusqu'à l'été 2028 avec Servette, a annoncé le club genevois de Super League mardi.
Né et formé à Sion, où il a évolué de 2016 à 2020, Maceiras évoluait depuis trois ans dans le championnat de Hongrie au sein du Puskas AFC. Le latéral droit a également porté les couleurs des Young Boys, avec qui il a glané deux titres de champion (2021, 2023) et une Coupe de Suisse (2023).
Une "wild card" pour Jérôme Kym à Gstaad
Les organisateurs du Swiss Open de Gstaad (13-19 juillet) ont attribué une première "wild card" à Jérôme Kym (ATP 196), ont-ils annoncé mardi dans un communiqué.
L'Argovien de 23 ans avait atteint les quarts de finale l'an dernier dans l'Oberland bernois. Il y avait décroché ses premiers succès dans le tableau principal d'un tournoi ATP, six semaines avant de se hisser au 3e tour de l'US Open. Il avait alors déjà bénéficié d'une invitation.
L'Argovien sera par ailleurs associé en double à Stan Wawrinka, avec pour ce duo un 1er tour prévu dès le lundi 13 juillet si les tirages au sort le permettent, précise encore le communiqué des organisateurs du tournoi. Ceux-ci doivent par ailleurs attribuer deux autres "wild cards" pour le tableau de simple.
La Colombie sans Córdoba face à la Suisse
La Suisse n'est pas la seule à être confrontée à des problèmes de blessures avant le 8e de finale de la Coupe du monde contre la Colombie. L'attaquant Jhon Cordoba est forfait du côté des Cafeteros.
Le sélectionneur de la Colombie Nestor Lorenzo l'a annoncé à la veille d'une rencontre prévue mardi (22h heure suisse) à Vancouver. "Il ne pourra plus disputer le reste du tournoi. Il n’est malheureusement plus à notre disposition", a-t-il expliqué.
L'attaquant de 33 ans, qui a évolué en Bundesliga de 2015 à 2021 et qui est depuis sous contrat avec le club russe de Krasnodar, s'est blessé à un muscle lors de la victoire en 16es de finale contre le Ghana. Lorenzo n'a pas donné plus de détails à ce sujet. Selon le journal colombien "El Tiempo", Cordoba a subi une déchirure des fibres musculaires de l'adducteur gauche.
La Belgique élimine les Etats-Unis
La morale est sauve ! Malgré la titularisation lunaire de Folarin Balogun, les Etats-Unis ont été éliminés de "leur" Coupe du monde. Ils se sont inclinés 4-1 à Seattle devant la Belgique.
Présent au coup d’envoi à la pointe de l’attaque du "Team USA" alors qu’il avait été expulsé face à la Bosnie-Herzégovine, Folarin Balogun n’a pas apporté l’impulsion espérée dans ce huitième de finale. L’attaquant de l’AS Monaco a dû céder la vedette à celui de l’Atalanta Bergame. Auteur d’un doublé (9e et 33e), Charles De Ketelaere s'est, en effet, avancé comme le grand homme de la rencontre.
Le sang-froid du no 17 des Diables Rouges a validé les choix forts de Rudi Garcia qui avait laissé sur le banc Thomas Meunier, Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku, qui a scellé le score dans le temps additionnel après son introduction à la 67e, et Jérémy Dokou. La Belgique a, ainsi, très largement dominé les débats. Très en verve sur son flanc gauche, Leandro Trossard a également tenu un rôle déterminant. A l’origine des deux buts de De Ketelaere, le joueur d’Arsenal a pris un malin plaisir à tourmenter une défense adverse qui ne fut pas la hauteur de l’événement.
Le 3-1 inscrit par Hans Vanaken qui redonnait deux longueurs d’avance aux Belges à la 57e a parfaitement illustré les errements de l’arrière-garde de Mauricio Pochettino. Un pressing timide de De Ketelaere a suffi pour que le portier Matt Freese commette l’erreur de relance la plus funeste de cette Coupe du monde. A 3-1, la messe était dite. Les Etats-Unis, qui avaient pu égaliser à la 31e sur un coup franc de Malik Tillman dévié par Vanaken, n’avaient ni les jambes et ni la tête pour revenir dans ce match.
La Belgique a donc parfaitement redressé la barre après avoir négocié bien laborieusement ses deux premiers matches du tournoi contre l’Egypte (1-1) et l’Iran (0-0). Vendredi à Miami, elle défiera l’Espagne en quart de finale. Même si elle abordera cette rencontre dans la peau de l’outsider, elle peut vraiment nourrir certaines espérances.
L'Egypte défie Argentine en 8e de finale à Atlanta
Malmenée par le Cap-Vert en 16e de finale, l'Argentine doit se reprendre. L'Abliceleste se mesurera à l'Egypte mardi en 8e de finale du Mondial, à Atlanta (18h heure suisse).
Le tenant du titre mondial a souffert jusqu'au terme des prolongations avant de pouvoir valider sa victoire face au Cap-Vert, battu 3-2 après être revenu deux fois au score. Nul doute que Lionel Messi et ses coéquipiers auront retenu la leçon à l'heure de se frotter à l'Egypte.
L'Argentine reste évidemment favorite de cette rencontre, dont le vainqueur affrontera la Suisse ou la Colombie en quarts de finale à Kansas City. Mais l'Egypte, tombeuse aux tirs au but de l'Australie en 8e, possède suffisamment d'atouts offensifs pour gêner la défense argentine, à commencer par l'ancien joueur du FC Bâle Mohamed Salah.
Lionel Messi aura, sur un plan personnel, l'opportunité de reprendre seul la tête du classement des buteurs de cette Coupe du monde 2026. Le no 10 de l'Albiceleste voudra tout faire pour que son duel avec le Français Kylian Mbappé et le Norvégien Erling Haaland, qui comptent comme lui 7 buts, se prolonge de quelques jours.
L'heure du jugement pour l'équipe de Suisse
Murat Yakin et ses hommes vont disputer mardi à Vancouver (13h00, 22h00 en Suisse) le match sur lequel ils seront jugés lors des quatre prochaines années.
Face à la Colombie de Luis Diaz, ils jouent pour une place en quart de finale de la Coupe du monde, et pour leur entrée au panthéon du football suisse.
L'ambition se lisait sur toutes les lèvres après la solide victoire contre l'Algérie en 16e de finale (2-0). "On en veut plus", disait Dan Ndoye. "Ecrire l'histoire, ce n'est pas se qualifier en 8es de finale", estimait Breel Embolo. Pierluigi Tami, le directeur des équipes nationales, leur emboîtait le pas le lendemain: "Je suis content de ce qu'on a montré, mais je veux croire que les joueurs ont encore faim."
La faim nécessaire pour enfin passer l'écueil des 8es de finale en Coupe du monde, et retrouver, peut-être, l'Argentine de Lionel Messi au tour suivant. Après des éliminations plus ou moins cruelles à ce stade de la compétition en 1994, 2006, 2014, 2018 et 2022, le cru 2026 doit être celui qui fera entrer l'équipe de Suisse dans une nouvelle dimension. Celle des meilleures équipes du monde.
Les Suisses semblent également monter en puissance. Après un début de tournoi en dents de scie - le match nul concédé face au Qatar, les 70 premières minutes décevantes contre la Bosnie -, ils ont signé une troisième victoire consécutive en battant les Algériens. Ils attendent désormais leur nouvel adversaire de pied ferme.
Mais il ne faut évidemment "pas sous-estimer la Colombie", prévient Pierluigi Tami. "C'est une équipe qui m'a impressionnée, par sa force physique. Techniquement, tactiquement très intéressante. Pour passer, il faudra voir la meilleure Suisse qu'on n'a jamais montrée."
Les Cafeteros débarquent au Canada après leur victoire en 16e de finale face au Ghana (1-0) à Kansas City. Portés par un public acquis à leur cause où qu'ils passent, ils n'ont encaissé qu'un seul but en quatre matches, en ouverture face à l'Ouzbékistan.
C'est la première fois depuis la défaite 1-0 contre le Brésil en phase de groupes du Mondial 2022 que la Suisse affronte une équipe sud-américaine. "Ce sont généralement des nations plus passionnées que d'autres. On doit s'attendre à un adversaire agressif, qui pratique un football avec beaucoup d’intensité et de dynamisme", présage Ardon Jashari.
Après avoir vu la rugosité des Paraguayens déstabiliser l'équipe de France, Ruben Vargas s'attend lui aussi à un match particulièrement émotionnel. "Ils vont sûrement chercher la confrontation, peut-être même les provocations verbales. Il faudra être prêt à tout", dit l'ailier lucernois.
Les joueurs qui fouleront le BC Place de Vancouver mardi soir seront quoiqu'il arrive soutenus dans les bars et les fan-zones de Suisse, cette fois en fin de soirée après l'horaire matinal du précédent match. Ardon Jashari et ses coéquipiers sont reconnaissants: "C'est un privilège de rassembler les gens depuis ici, comme on a pu le voir sur tellement de vidéos. On espère continuer à leur faire plaisir." Quel meilleur moyen pour prolonger l'euphorie que d'atteindre, pour la première fois depuis 1954, les quarts de finale de la Coupe du monde?
"On essaie d'accepter la situation", lâche Nestor Lorenzo
Contrainte de passer par tous les fuseaux horaires nord-américains, la Colombie aborde son 8e de finale contre la Suisse avec un désavantage. Mais son sélectionneur Nestor Lorenzo reste pragmatique.
Après avoir joué au Mexique et à Miami en phase de groupes, puis à Kansas City pour leur 16e de finale, les Cafeteros ont voyagé jusqu'à Vancouver, sur la côte ouest de l'Amérique du Nord. "Ce ne sont pas seulement les voyages qui sont difficiles, mais les changements de fuseaux horaires, de météo, d'humidité, d'altitude", a énuméré le sélectionneur Nestor Lorenzo lundi en conférence de presse d'avant-match.
L'Argentin de 60 ans, sur le banc de la Colombie depuis 2022, n'a pas voulu s'apitoyer sur le sort de son équipe. "Cela aurait pu arriver à n'importe quelle équipe, ça tombe sur nous. On essaie de l'accepter et de résoudre les problèmes que cela crée jour après jour", a-t-il dit.
L'un de ces problèmes a été l'apparition de symptômes grippaux chez plusieurs joueurs de la sélection ainsi que certains membres du staff. James Rodriguez, le capitaine des Cafeteros, a d'ailleurs dû céder sa place à la mi-temps du 16e de finale contre le Ghana à cause de ce virus. Nestor Lorenzo a toutefois assuré lundi que son groupe avait bien récupéré.
L'ancien défenseur international argentin (134 sélections) a également donné son avis sur la Suisse. "C'est une équipe bien organisée, qui attaque bien, qui défend bien. Leurs joueurs évoluent dans des grands clubs européens et leur sélectionneur est en place depuis cinq ans. On peut donc dire qu'ils ont une certaine expérience", a-t-il souligné.
Inquiétude pour Manzambi, Vargas et Sow, touchés à l'entraînement
La Suisse va peut-être affronter la Colombie mardi en 8es de finale du Mondial sans trois joueurs importants. Johan Manzambi, Ruben Vargas et Djibril Sow ont dû écourter leur entraînement à J-1.
Complètement inattendue, cette triple mauvaise nouvelle a été annoncée en ouverture de la conférence de presse d'avant-match lundi au BC Place de Vancouver. "Manzambi, Vargas et Sow n'ont pas pu terminer l'entraînement ce matin", a déclaré Adrian Arnold, responsable de la communication de l'ASF. Il a précisé que les trois joueurs allaient passer des examens complémentaires dans l'après-midi.
Depuis son entrée en jeu lors du deuxième match contre la Bosnie, Johan Manzambi a été le meilleur joueur offensif de la Suisse. Le Genevois a déjà marqué trois buts et délivré deux passes décisives. Ruben Vargas compte lui deux réussites et un assist depuis le début du tournoi. Djibril Sow a été titularisé contre le Canada et était entré en jeu face à la Bosnie.
Si ce triple forfait devait se confirmer, la Suisse pourrait bien affronter les Cafeteros avec cinq joueurs en moins, puisque Luca Jaquez et Michel Aebischer sont toujours incertains.
"Ça fait partie du football, ça fait partie de la vie. Notre façon de jouer ne va pas changer. Quoiqu'il arrive, nous jouerons avec la meilleure équipe à notre disposition. Et peut-être que dans quelques heures je serai de meilleure humeur", a ajouté le sélectionneur, en espérant que ces blessures soient sans gravité.
"On sait que ces joueurs sont très importants. Pour qu'ils jouent, ils devront être à 100%, sinon ça serait une très mauvaise idée de les faire jouer. Et s'ils sont absents, ça donnera la possibilité à d'autres joueurs de montrer leur talent", a encore déclaré Yakin.
Si ce gros coup dur devait se confirmer, il renverrait directement aux jours précédents le 8e de finale du Mondial 2022. Affaiblie par une grippe qui avait circulé au sein de la sélection, elle avait été balayée par le Portugal (6-1).
"Il y a quatre ans, la situation était très différente, a toutefois assuré Murat Yakin. Des joueurs étaient malades sur la pelouse, car ils n'avaient pas pu se remettre à temps. Cette fois, tous ceux qui entreront sur le terrain demain seront en bonne santé."
L'Espagne s'impose sur le fil et prend le quart
L’Espagne est en quarts de finale de la Coupe du monde. La Roja a dominé le Portugal 1-0 à Arlington dans un duel tendu entre les cousins de la péninsule ibérique.
Il a fallu un coup franc joué intelligemment et très rapidement par les champions d'Europe pour débloquer la situation et éviter un match partant en prolongations. Au terme d'un superbe jeu à une touche, c'est Mikel Merino qui a marqué le but de la victoire à la 91e. Cette réussite a fait le bonheur des Ibères et le malheur de Cristiano Ronaldo qui a disputé son dernier match lors d'un Mondial.
Les Espagnols furent les premiers à se procurer une belle occasion par Mikel Oyarzabal à la 8e, mais l'attaquant de la Real Sociedad a manqué le but en tirant de peu à droite du poteau. Les Ibères ont à nouveau alerté le gardien portugais Diego Costa à la 16e. Lamine Yamal a tenté sa fameuse frappe enroulée du gauche, mais le portier lusitanien a repoussé. Le ballon est retombé dans les pieds d'Alex Baena qui a frappé du droit et obligé Diego Costa à une nouvelle parade décisive, cette fois du bras droit en extension.
Les Espagnols ont continué à pousser, mais le Portugal a répondu. Cristiano Ronaldo a d’ailleurs obligé Unai Simón à un arrêt spectaculaire à la 37e sur une reprise dans la surface, après un ballon mal repoussé. Le tournant aurait pu intervenir juste avant la pause, quand Nuno Mendes a trouvé une position intéressante à l’entrée de la surface, mais son tir a été dévié sur la transversale par un défenseur espagnol.
L'entraîneur espagnol du Portugal, Roberto Martinez, a tenté de dynamiser la rencontre en effectuant assez rapidement ses cinq changements, mais ce sont finalement les Espagnols qui ont eu le dernier mot. Les joueurs de de la Fuente affronteront le vainqueur de la rencontre entre les Etats-Unis et la Belgique.
Mbappé: propos "abjects" et "racistes" d'une sénatrice paraguayenne
La ministre française des Sports Marina Ferrari se dit lundi "scandalisée". Ceci après les propos "abjects" et "racistes" tenus par une sénatrice paraguayenne envers Kylian Mbappé.
Des propos faisant suite à la défaite (1-0) du Paraguay en 8e de finale du Mondial. "Cet abruti n'a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. Tu aurais dû lui faire un doigt d'honneur, Orlando Gill (réd: le gardien du Paraguay, NDLR). Je le fais au Sénat et il ne se passe rien", a écrit la sénatrice Celeste Amarilla sur X/Twitter.
"Un Camerounais issu de la colonisation, s'efforçant désespérément de passer pour un Français, rancunier, nouveau riche, arrogant et laid. Il était nerveux et mort de peur pendant tout le match, à l'image de toute son équipe; ils n'ont même pas réussi à marquer un but, ils ont gagné grâce à un coup de chance...", écrit-elle encore dans une autre publication toujours sur X/Twitter.
"Je suis absolument scandalisée par les propos de la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla. La France condamne avec la plus grande fermeté les attaques racistes dont Kylian Mbappé a été la cible", a réagi Marina Ferrari dans une déclaration transmise à la presse.
"Ces propos sont abjects, indignes et d'autant plus inacceptables qu'ils émanent d'une responsable politique. Face au racisme, nous ne resterons pas silencieux. En s'en prenant à Kylian Mbappé, la sénatrice s'attaque à tout ce que notre capitaine incarne et à tout ce que notre pays défend: la liberté, l'égalité et la fraternité", estime la ministre des Sports.
Elle dit apporter "tout [son] soutien à notre capitaine, à notre sélectionneur et à l'ensemble de l'équipe de France".
Samedi, un penalty de Kylian Mbappé avait délivré l'équipe de France et scellé la qualification des Bleus pour les quarts de finale du Mondial, au terme d'une partie irrespirable face à la très rugueuse défense du Paraguay. La mansuétude de l'arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev, jugé permissif face aux nombreux actes d'antijeu des Sud-Américains, a été au coeur des débats.
"Injustifiable", l'affaire Balogun exaspère le foot européen
La goutte d'eau après des années d'agacement? En plein Mondial, la suspension par la FIFA du carton rouge à l'Américain Folarin Balogun, après intervention de Trump, fait réagir l'Europe du foot.
"Nous exprimons notre stupeur face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable", qui "a franchi une ligne rouge", a commenté l'UEFA dans un communiqué d'une rare sévérité.
Sans la moindre explication de fond, la FIFA a annoncé dimanche que l'attaquant Folarin Balogun, exclu en 16e de finale pour avoir marché sur une jambe du défenseur bosnien Tarik Muharemovic, serait finalement éligible pour affronter la Belgique mardi à Seattle à 2h du matin.
Sa commission de discipline, dont tous les membres sont choisis par l'exécutif de la FIFA et validés par son Congrès, a commué sa suspension ferme en "un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an".
Face au déluge de critiques, Gianni Infantino a confirmé lundi avoir été appelé par Donald Trump, comme venait de l'annoncer le président américain. Mais il a assuré lui avoir répondu que les instances de la FIFA étaient "indépendantes", niant en creux toute intervention personnelle.
L'UEFA, dans son texte, ne fait même pas allusion à ce coup de fil, mais rappelle les bases d'une "compétition équitable, honnête et transparente": "une suspension automatique minimale d'un match à la suite d'un carton rouge n'est pas une option laissée à la discrétion des instances", tance l'organisation.
"Inutile de se raconter des histoires, cette décision a un évident parfum politique (...) C'est objectivement un précédent extrêmement dangereux", déplore ainsi le nouveau président de la fédération italienne, Giovanni Malago, sur la station Rai Radio 1.
Prédécesseur d'Infantino à la tête de la FIFA, Sepp Blatter rappelle lui que "les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques". "Si un président des Etats-Unis intervient auprès du président de la FIFA - et qu'un joueur est soudainement blanchi avant un match à élimination directe de la Coupe du monde -, la question est inévitable: Quo vadis (Où vas-tu, NDLR), FIFA ?", poursuit-il sur X/Twitter.
Quant à Michel Platini, sa réaction tient en un mot: "Honteux", a dit l'ancien patron de l'UEFA, qui accusait en janvier Gianni Infantino d'avoir "viré autocrate depuis la pandémie" de Covid.
"La cohérence de la FIFA, c'est le fait du prince: c'est la manifestation de la manière dont elle fonctionne. On est choqué mais on ne peut plus être surpris", résume un familier des instances internationales.
Lors du tirage au sort du Mondial en décembre dernier, la remise à Donald Trump d'un "prix FIFA de la paix" inventé pour l'occasion avait suscité incrédulité et railleries en coulisses - mais parmi les 211 fédérations membres de la FIFA, seuls les Norvégiens avaient demandé des comptes.
"Tout le monde s'en accommode, en calculant le rapport bénéfice/risque pour lui-même de s'opposer à la FIFA", poursuit la même source. Or, avec des montants en perpétuelle hausse distribués aux fédérations, le calcul est vite fait.
Sauf que le rapprochement avec Donald Trump dépasse les manoeuvres habituelles pour flatter le pays hôte, déjà visibles quand Gianni Infantino avait tenté de maintenir le vice-Premier ministre russe Vitali Moutko au Conseil de la FIFA, en 2017, contre son propre comité d'éthique.
L'épisode Balogun, estime Simon Chadwick, spécialiste en géopolitique du sport, est "parfaitement cohérent avec la conception trumpienne" qui remplace les règles par des "deals" fondés sur un rapport de force.
Faire du Mondial 2026 "un accroc temporaire", entre pauses fraîcheur et arbitrage à géométrie variable, "serait naïf", poursuit-il: "Cette Coupe du monde est un point de bascule".
La Suisse s'incline en Turquie
Pas de surprise à Istanbul. La Suisse s'est inclinée 95-72 pour son sixième et dernier match des qualifications à la Coupe du monde 2027.
Comme face à la Serbie à Fribourg, la troupe d'Ilias Papatheodorou a tenu bon pendant les vingt premières minutes. Il n'y avait en effet que 47-41 en faveur des Turcs à la pause. Puis dans le troisième quart, remporté 29-11 par la Turquie, la star de Houston Alperen Sengun (17 pts) et ses coéquipiers ont enclenché la seconde et se sont détachés pour mener de 24 longueurs. Les Helvètes pourront se dire qu'ils ont au moins enlevé le dernier quart (20-19).
A nouveau excellent, Alex Schumacher a enquillé 23 points, dont un 3/7 à 3 pts, 4 rebonds et 5 assists. Toni (12 pts) et Niko (11 pts) ont été les seuls à franchir le cap des 10 points. La Suisse a logiquement été dominée sous les panneaux avec 42 rebonds en faveur des Turcs contre seulement 27 pour les hommes de Papatheodorou.
La Suisse va maintenant se tourner vers les qualifications pour le Championnat d'Europe 2029.
