Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Les Suissesses commencent par une victoire contre l'Italie
L'équipe de Suisse féminine a entamé du bon pied le tournoi olympique. Silvana Tirinzoni et Cie ont dominé l'Italie sur le score de 7-4 jeudi à Cortina.
Le quatuor du CC Aarau a livré une prestation très propre pour son entrée en lice. Alina Pätz, Carole Howald, Selina Witschonke et Silvana Tirinzoni menaient 4-2 après cinq ends, et ont assuré leur succès en volant une pierre italienne au 8e end.
Quatre fois championnes du monde entre 2019 et 2024, les Suissesses visent une médaille dans ce tournoi. Elles disputeront leur deuxième match vendredi face à la Chine (14h05).
Leurs homologues masculins entrent quant à eux en lice jeudi après contre les Etats-Unis (14h05).
Un Ukrainien disqualifié pour son casque mémoriel
L'Ukrainien Vladislav Heraskevych a été disqualifié jeudi des épreuves de skeleton des JO 2026. Il voulait porter un casque honorant plusieurs coéquipiers tués lors du conflit avec la Russie.
"Il a été disqualifié", a indiqué à l'AFP un porte-parole du comité olympique ukrainien.
Dans un communiqué, le Comité international olympique (CIO) qui avait proposé mardi à Vladislav Heraskevych de porter un brassard noir à la place de ce casque, a confirmé qu'il n'avait pas été autorisé à prendre part aux épreuves "pour avoir refusé d'accepter les règles du CIO en matière d'expression des athlètes".
"Ce matin, à son arrivée sur le site de compétition, M. Heraskevych a rencontré la présidente du CIO Kirsty Coventry, qui lui a expliqué une dernière fois, la position du CIO. Comme lors des réunions précédentes, il a refusé de changer de position", a argué l'instance olympique dans son long texte explicatif.
Dans ces conditions, "la décision a été prise par le jury de la Fédération internationale (IBSF), en se basant sur le fait que le casque qu'il entendait porter n'était pas conforme à la réglementation", poursuit le communiqué.
"Le CIO a décidé en conséquence, avec regret, de lui retirer son accréditation pour les JO 2026. Malgré de nombreux échanges et discussions en personne avec M. Heraskevych (...), il n'a pas voulu faire de compromis", a ajouté le CIO.
"Son casque arbore les portraits de nos athlètes qui ont été tués par la Russie. Le patineur artistique Dmytro Sharpar, tué au combat près de Bakhmut; Yevhen Malyshev, un biathlète de 19 ans tué par les occupants près de Kharkiv; et d'autres athlètes ukrainiens dont la vie a été emportée par la guerre menée par la Russie", a-t-il souligné sur Telegram.
Halfpipe: Liu Jiayu dit "aller bien" après une terrible chute
La Chinoise Liu Jiayu a assuré depuis son lit d'hôpital avoir évité toute blessure grave et "aller bien" après une chute spectaculaire aux JO de Milan Cortina.
La vice-championne olympique 2018 a remercié ses fans pour leur soutien.
Agée de 33 ans, Liu Jiayu a lourdement chuté mercredi lors des qualifications du halfpipe et s'est cogné la tête contre la neige. Elle est restée immobile au sol de longues minutes, durant lesquelles elle a reçu des soins médicaux avant d'être évacuée sur une civière. Les examens médicaux n'ont révélé aucune anomalie au niveau de la colonne vertébrale, a indiqué l'agence de presse officielle Chine nouvelle.
"Merci à tous pour vos gentils messages", a écrit Liu Jiayu dans un post sur le réseau social chinois Weibo, accompagné d'un selfie d'elle, souriante, en blouse d'hôpital et faisant un signe "V" de la main. "Je viens de passer des examens à l'hôpital, rien de grave, tout va bien", a-t-elle souligné.
Le quotidien officiel China Sports Daily a salué jeudi "la combativité" de la sportive, qui participe à ses cinquièmes Jeux d'hiver. "Le sourire éclatant de Liu Jiayu a toujours marqué les esprits. Mais derrière cette apparente douceur se cache une battante, prête à serrer les dents et à tout donner pour l'honneur de son pays et pour sa passion, le snowboard", écrit le journal.
Selon le quotidien, la sportive a souffert de nombreuses blessures durant sa carrière et a subi trois opérations majeures à l'épaule.
Battus mardi à Houston, les Clippers prennent leur revanche
Les Clippers savourent leur revanche. Battus à Houston mardi, Yanic Konan Niederhäuser et ses équipiers ont battu les Rockets de Clint Capela 24 heures plus tard en NBA, toujours au Texas.
La franchise de Los Angeles s'est imposée 105-102 dans cette rencontre, la dernière pour les deux équipes avant le All-Star week-end prévu à Los Angeles dans l'antre des Clippers. Un week-end de gala auquel participera le "rookie" Yanic Konan Niederhäuser, retenu pour le tournoi des étoiles montantes ("Rising Stars").
Le pivot fribourgeois est resté discret mercredi à Houston. Aligné durant 10 minutes, il n'a pas marqué de point (0/1 au tir), réussissant tout de même 3 rebonds et 2 contres. Clint Capela a quant à lui eu droit à 16 minutes de jeu, cumulant 3 points, 5 rebonds et surtout 4 contres.
Cette rencontre s'est jouée dans les ultimes secondes. Kawhi Leonard a donné la victoire aux Clippers sur une action à 3 points à 2''0 de la fin, rentrant son tir puis le lancer-franc dont il a bénéficié pour une faute subie sur cette action. L'ailier de Houston Tari Eason a ensuite manqué la cible à 3 points au "buzzer".
Egalement sélection pour le "Rising Stars Challenge" du All-Star week-end, Kyshawn George a connu la défaite mercredi, la troisième d'affilée pour les Wizards. Washington s'est lourdement incliné (138-113) sur le parquet de Cleveland, où l'ailier valaisan a terminé meilleur marqueur de son équipe avec 17 points.
Wasserman soutenu par son comité exécutif
Le comité exécutif des Jeux olympiques et paralympiques de Los Angeles 2028 a soutenu mercredi le président du comité d'organisation Casey Wasserman.
Wasserman est dans la tourmente depuis fin janvier et l'apparition de son nom dans les fichiers de l'affaire Epstein.
M. Wasserman (51 ans), patron des prochains JO d'été et personnalité influente d'Hollywood avec son agence de gestion de stars, avait échangé des courriels salaces en 2003 avec Ghislaine Maxwell, l'ex-compagne de Jeffrey Epstein, emprisonnée pour avoir aidé le financier décédé à recruter des prostituées mineures, ce qu'il dit "regretter profondément".
Mis sous pression par des élus de Los Angeles et des personnalités du monde du spectacle qui demandent sa démission, Casey Wasserman a vu mercredi le comité exécutif des JO 2028 assurer dans un communiqué qu'il continuerait dans ses fonctions. "Vu les faits avancés et le leadership démontré ces dix dernières années, M. Wasserman doit continuer à diriger LA28 afin d'organiser des Jeux réussis", écrit le comité.
Nottingham se sépare de son entraîneur Sean Dyche
L'international suisse Dan Ndoye va découvrir un nouveau coach.
L'entraîneur de Nottingham Forest Sean Dyche a en effet été limogé mercredi après un match nul décevant contre Wolverhampton qui laisse les "Tricky Trees" proches de la zone de relégation (17e place).
"Le Nottingham Forest Football Club confirme que Sean Dyche a été démis de ses fonctions d'entraîneur principal", a déclaré le club dans un communiqué. "Nous tenons à remercier Sean et son équipe pour leurs efforts pendant leur passage au club et leur souhaitons bonne chance pour l'avenir."
Le match nul 0-0 à domicile contre Wolverhampton, dernier du classement, laisse Nottingham Forest avec seulement trois points d'avance sur West Ham (18e). Le propriétaire de Nottingham, Evangelos Marinakis, a déjà limogé cette saison deux autres entraîneurs: Nuno Espirito Santo en septembre, et Ange Postecoglou en octobre, après seulement un mois et neuf jours, dans la foulée d'une défaite contre Chelsea (3-0).
Benoît Schwarz-van Berkel et Cie pour un coup de maître
par Sascha Fey
Benoît Schwarz-van Berkel affiche déjà un palmarès remarquable. Mais il lui manque encore un grand titre sur la scène intercontinentale. A Cortina, les conditions semblent réunies pour un coup de maître.
Son expérience est grande. A 34 ans, Schwarz-van Berkel participe déjà à ses quatrièmes Jeux. En 2014 à Sotchi, il avait été plusieurs fois remplaçant dans l'équipe du skip Sven Michel. Quatre ans plus tard, à Pyeongchang, il a remporté la médaille de bronze avec le skip Peter De Cruz. Avec De Cruz, il a également remporté quatre médailles aux Championnats du monde (toujours en bronze) et trois aux Championnats d'Europe (une en argent, deux en bronze).
Mais après avoir terminé 7e aux Jeux olympiques d'hiver de 2022, le Genevois a décidé de rejoindre l'équipe du capitaine Yannick Schwaller dès la saison suivante, Peter De Cruz ayant par ailleurs pris sa retraite de joueur. La mayonnaise a rapidement pris, avec deux podiums aux Championnats du monde (argent et bronze) et deux aux Championnats d'Europe (argent et bronze).
Benoît Schwarz-van Berkel, qui joue en quatrième position, n'a donc plus qu'une médaille d'or mondiale ou olympique à décrocher pour embellir son palmarès. L'exploit est envisageable à Cortina d'Ampezzo, où son équipe a débarqué avec beaucoup de confiance. Peu avant Noël, les Suisses ont remporté leur premier Grand Chelem à Saskatoon. Auparavant, ils avaient dû s'incliner face à la Suède en finale des Championnats d'Europe.
Son équipe - qui comprend également Pablo Lachat-Couchepin et Sven Michel - a mis une touche finale à sa préparation olympique lors d'un stage d'entraînement de trois semaines. "C'est une phase que j'apprécie beaucoup. En plus d'avoir pu mieux récupérer, nous avons eu un peu plus de temps pour analyser notre jeu et travailler sur les détails", souligne Schwarz-van Berkel.
Le Genevois admet toutefois que les Jeux sont une compétition à part. "En fait, ce n'est pas différent sur le principe. Mais il y a toujours quelque chose qui vous rappelle l'importance de l'événement: un public nombreux, beaucoup de caméras. Et puis, en tant qu'être humain, vous y pensez avec émotion, c'est comme ça. Nous essayons toutefois de considérer chaque entraînement comme s'il s'agissait des JO. Tout l'art consiste à y parvenir. C'est un entraînement mental", conclut-il.
Hockey: La Suisse doit marquer les esprits d'entrée
L'équipe de Suisse masculine commence son tournoi olympique jeudi (12h10) contre la France à Milan. Il faudra tout de suite trouver les automatismes.
Enfin! Après douze ans d'absence, les joueurs de NHL font leur retour aux JO. En 2014, le Canada emmené par le légendaire Sidney Crosby avait décroché l'or. Les deux éditions asiatiques se sont ensuite déroulées sans les meilleurs joueurs de la planète.
Pour la Suisse, cela signifie que dix joueurs de la plus grande ligue du monde seront de la partie. On peut donc dire sans trop s'avancer qu'il s'agit de la meilleure équipe de Suisse de l'histoire.
Au Championnat du monde 2024 à Prague, Patrick Fischer avait pu compter sur sept joueurs de NHL, ce qui constituait un record. Là, il dispose d'un gardien (Akira Schmid), de trois défenseurs (Roman Josi, Jonas Siegenthaler et Janis Moser) et de six attaquants (Nico Hischier, Kevin Fiala, Timo Meier, Nino Niederrieter, Pius Suter et Philipp Kurashev) débarquant d'outre-Atlantique.
Reste la question des gardiens. Rien n'a encore filtré concernant les titulaires, mais on peut imaginer que Reto Berra sera le numéro 3. lui qui était sur la glace lors d'un entraînement optionnel. Septuple champion de Suisse et triple médaillé d'argent avec la Suisse au Mondial (2018, 2024 et 2025), Leonardo Genoni part sans doute avec les faveurs du pronostic face à Akira Schmid, encore novice à ce niveau.
La Suisse part clairement favorite de cette rencontre, où il s'agira tout de même de ne pas de prendre les Français de haut. En général sous Patrick Fischer, ce n'est pas le style de la maison. Il faut remonter à 2017 pour trouver trace d'une défaite contre un adversaire intrinsèquement inférieur. Il s'agissait de la France avec une défaite 4-3 tab à Paris lors du Mondial.
Si la Suisse veut s'épargner un huitième de finale, il lui faudra soit remporter son groupe et donc faire mieux que le Canada et la Tchéquie, soit terminer meilleur deuxième. Cela signifie qu'il faudra probablement marquer des buts pour avoir un goal average intéressant. Les deux autres groupes sont composés de la Finlande avec la Suède, la Slovaquie et l'Italie, et des Etats-Unis avec l'Allemagne, la Lettonie et le Danemark.
Malorie Blanc peut-elle refaire le coup de Crans?
L'équipe de Suisse dames n'a pas le même taux de réussite que les hommes. Victorieuse du super-G de Crans-Montana, Malorie Blanc peut cependant réaliser peut-être un exploit lors du super-G olympique.
Car "exploit" ne serait pas un mot galvaudé compte tenu des résultats en vitesse dans les Dolomites du côté des Suissesses. Mais qui sait? A St-Moritz, la Valaisanne de 22 ans avait mieux réussi en super-G (6e) qu'en descente (13e et 19e). A Crans, elle avait terminé 19e de la descente avant de remporter sa première victoire sur le circuit de Coupe du monde en super-G.
A l'instinct, "Malo" donne l'impression d'être un peu plus à l'aise. Seulement à Cortina, la skieuse d'Anzère redit son plaisir d'"observation et de découverte". Néophyte aux Jeux, Malorie Blanc ne compte pas une expérience gigantesque. On rappelle que la championne du monde juniors de super-G 2024 ne fait partie du Cirque blanc que depuis janvier de l'année passée. Elle avait connu des débuts fracassants en prenant la 2e place de la descente de St-Anton et la 9e du super-G.
Après Crans-Montana, Malorie Blanc a dû digérer et se reposer. "Ca m'a vraiment fait du bien de me reposer à la maison, a-t-elle confié. C'était vraiment important de pouvoir récupérer physiquement, mais surtout psychologiquement. Une fois à la maison, je crois que j'avais dormi. J'ai vraiment fait la larve parce que c'était ce qu'il me fallait, je crois, après une journée pareille. J'ai fait tout tranquille, j'ai essayé de ralentir un peu le rythme de vie et ça m'a fait du bien."
20e de la descente olympique dimanche, Malorie Blanc fut la moins performante des quatre athlètes helvétiques. Elle n'a donc pas été sélectionnée pour le combiné par équipe. "Nous avons constaté une fatigue mentale chez Malorie ces derniers jours", avait déclaré le coach Beat Tschuor pour expliquer cette décision.
Au niveau des favorites, il faudra compter avec les Italiennes, bien évidemment, avec notamment Brignone et Sofia Goggia. Breezy Johnson, Emma Aicher et les Autrichiennes devraient être aux avant-postes également, sans oublier la Norvégienne Kajsa Vickhoff Lie et la Tchèque Ester Ledecka, championne olympique de la discipline en 2018 à Pyeongchang.
Sion accueille Bâle, le LS chez le leader
Le FC Sion accueille jeudi soir un FC Bâle en difficulté (20h30). De son côté, le Lausanne-Sport fait face à un grand défi sur la pelouse du probant leader de Super League, le FC Thoune.
Après quatre matches nuls consécutifs, les Valaisans profiteraient grandement d'une victoire à Tourbillon. En cas de succès, ils reviendraient à deux points des Bâlois et pourraient même viser une place européenne en fin de saison.
Bâle apparaît presque comme la victime idéale, tant rien ne se passe comme prévu depuis quelques mois chez le champion en titre. Le remplacement de Ludovic Magnin par Stephan Lichsteiner sur le banc n'a pas vraiment résolu les problèmes des Rhénans, même s'ils se sont enfin relancés dimanche contre le FCZ après trois revers.
Lausanne fait de son côté face à une lourde tâche sur la pelouse du leader thounois. Après deux victoires pour commencer 2026, le LS est rentré dans le rang et reste sur un match nul contre Saint-Gall. Les promus bernois sont eux toujours irrésistibles, comme en témoigne leur série de six victoires consécutives en championnat.
Des adversaires moins attractifs pour la Suisse
L'équipe de Suisse de Murat Yakin connaîtra jeudi ses adversaires de la prochaine Ligue des Nations.
Après sa relégation en Ligue B, elle affrontera des équipes moins attractives qu'auparavant. Le tirage au sort est prévu dès 18h à Bruxelles.
Pour la première fois depuis la création de la Ligue des Nations en 2018, la Suisse évolue au second échelon. Ses adversaires ne seront donc plus l'Espagne, le Portugal ou l'Allemagne, comme lors des quatre premières éditions, mais des équipes de deuxième catégorie. Il devrait théoriquement en résulter plus de points, mais aussi moins de spectateurs lors des matches à domicile.
Concrètement, la troupe de Murat Yakin, classée dans le chapeau 2, pourrait affronter les équipes suivantes: l'Ecosse, la Hongrie, la Pologne, Israël (chapeau 1), la Slovénie, la Géorgie, l'Irlande, la Roumanie (du chapeau 3), ainsi que la Suède, la Macédoine du Nord, l'Irlande du Nord, le Kosovo (du chapeau 4). Les six journées auront lieu entre la fin septembre et la mi-novembre.
Le vainqueur de chaque groupe sera promu en Ligue A, le deuxième disputera les barrages en mars 2027 pour tenter de monter. Le troisième disputera également des barrages en mars 2027, mais pour éviter la relégation, tandis que le quatrième sera directement relégué en Ligue C.
En outre, comme lors des éditions précédentes, la Ligue des Nations pourrait servir de filet de sécurité pour certaines équipes qui auront échoué dans les qualifications pour l'Euro 2028. Le mode de fonctionnement n'est toutefois pas encore définitivement fixé.
Josi et Cie jouent leur premier match, les curleurs aussi
La journée de jeudi est marquée côté suisse par l'entrée en lice de l'équipe masculine de hockey sur glace.
Les deux équipes de curling "classique" démarrent également leur tournoi olympique, alors que Malorie Blanc rêve d'exploit en super-G.
L'équipe de Suisse masculine de hockey entame son tournoi face à la France, jeudi dès 12h10. La troupe de Patrick Fischer reste sur neuf victoires consécutives face aux Bleus, sa dernière défaite remontant au mois d'avril 2019. Tout autre résultat qu'une large victoire constituerait une déception.
Le capitaine Roman Josi et ses coéquipiers auront d'ailleurs intérêt à soigner leur différence de buts jeudi, avant de défier le Canada vendredi (21h10) puis la Tchéquie dimanche (à 12h10) pour ses deux derniers matches dans le groupe A. Seules les quatre meilleures équipes de la phase préliminaire se qualifieront en effet directement pour les quarts de finale.
Les choses sérieuses démarrent également en curling "classique", où les deux formations helvétiques visent le podium. Chez les messieurs, la Team Genève de Benoît Schwarz-van Berkel entamera le Round Robin à 14h05, face aux Etats-Unis. Chez les dames, le CC Aarau de Silvana Tirinzoni se frottera à l'Italie dès 9h05 pour son premier match.
La dernière épreuve de vitesse en ski alpin figure également au programme, avec le super-G dames. Les candidates au podium seront nombreuses dans une discipline qui a vu quatre skieuses différentes s'imposer dans les quatre courses disputées jusqu'ici en Coupe du monde. L'Italienne Sofia Goggia fait néanmoins figure de favorite sur sa neige. La Valaisanne Malorie Blanc, victorieuse à Crans-Montana en super-G juste avant ces JO, rêve elle d'exploit.
Super League: Servette ramène le nul du Tessin
Servette a obtenu le nul 1-1 à Lugano lors de la 24e journée de Super League. Les Genevois ont puni le minimalisme affiché par les bianconeri qui n'ont plus joué après avoir ouvert le score.
Les 2759 spectateurs présents au Cornaredo n'ont pas assisté à une rencontre inoubliable, tant s'en faut. Les Tessinois ont pris les devants sur un but gag inscrit par Behrens (13e): l'attaquant allemand a bénéficié d'un dégagement de Burch qui a rebondi sur Severin pour se retrouver seul devant Mall.
Les Grenat, bien timides offensivement, ont bénéficié d'un penalty pour une main de Cimignani, mais la tentative de Stevanovic a été sauvée par Saipi (39e). Mieux dans le jeu en seconde période, ils ont égalisé par Mraz (77e) et restent à sept points de la barre. Lugano a concédé un troisième nul consécutif. L'équipe de Mattia Croci-Torti accuse dix longueurs de retard sur Thoune, qui recevra le Lausanne-Sport jeudi.
Les Saint-Gallois ont pris un départ idéal, étouffant d'emblée leurs adversaires. Ils ont été vite récompensés avec des réussites de Boukhalfa (5e) et Baldé (11e), qui ont mis en lumière les lacunes récurrentes de la défense bernoise. YB, qui a réagi trop tard (Fassnacht 95e), peut s'estimer heureux de ne pas être reparti avec un score plus sévère, Keller étant sauvé deux fois par sa transversale et réalisant plusieurs arrêts décisifs.
Le FC Zurich s'est pour sa part rapproché à cinq points de la barre grâce à son succès 2-0 contre la lanterne rouge Winterthour, qui semble de plus en plus destinée à la relégation. Les buts du FCZ ont été inscrits par Di Giusto (7e) et Keny (29e/98e), lequel a aussi manqué un penalty à la 84e.
Lindsey Vonn a été opérée une troisième fois de la jambe gauche
Lindsey Vonn a été opérée une troisième fois de la jambe gauche mercredi, a-t-elle annoncé sur Instagram. L'Américaine s'est gravement blessée dimanche lors de la descente olympique de Cortina.
"J'ai eu ma troisième opération aujourd'hui et ça a été un succès. Le mot +succès+ a un sens complètement différent par rapport à il y a quelques jours. Je fais des progrès et, même s'ils sont lents, je sais que ça va aller", a-t-elle écrit, en partageant une photo d'elle allongée sur un lit d'hôpital, où on voit sa jambe gauche consolidée par un impressionnant fixateur externe qui semble aller du tibia à la hanche en passant par le fémur.
La "Speed Queen", superstar attendue des JO à Cortina où elle visait l'or olympique en descente à 41 ans, seize ans après son titre à Vancouver, a chuté treize secondes après s'être élancée sur la piste de l'Olimpia delle Tofane dimanche.
Déséquilibrée sur une bosse en percutant une porte avec son bras droit, elle a été projetée en l'air et a violemment percuté la piste, sans perdre ses skis. Ses hurlements de douleurs ont été entendus par les téléspectateurs qui regardaient la course à la télévision.
La championne olympique 2010 de descente tentait un incroyable pari en convoitant l'or olympique après une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche survenue fin janvier à Crans-Montana (Suisse).
Elle avait repris sa carrière l'hiver dernier après presque six années d'absence et faisait figure de grande favorite des JO-2026 avec un impressionnant bilan de sept podiums en huit courses cet hiver, dont deux victoires, avant sa chute à Crans-Montana.
Pour Patrice Morisod, "Franjo, c'est l'insouciance"
Triple champion olympique à Bormio après sa victoire en Super-G mercredi, Franjo von Allmen est encore parvenu à se sublimer. Tentative de décryptage du phénomène bernois avec Patrice Morisod.
En dehors de l'hôtel des Suisses à Bormio, Franjo von Allmen se refait une petite tournée de questions devant la presse helvétique. Ce n'est plus un marathon médiatique à ce niveau, mais un Ironman. Dans ses poches, l'athlète de Boltigen tient précieusement ses trois médailles d'or qui font de lui désormais l'égal de Toni Sailer, Jean-Claude Killy et Janica Kostelic. Il les sort pour les photos avec ce sourire sincère qui semble ne jamais le quitter.
Ce sourire, justement, c'est ce qui fait en partie la différence selon Patrice Morisod, consultant de la RTS et ancien entraîneur des Suisses et des Français. "Ce flow, il l'a depuis un moment, explique le Valaisan. Il est dans la zone, mais pour moi, sa qualité première, c'est l'insouciance qu'il dégage. Il transpire tellement la joie de vivre et la joie simple de skier qu'on a l'impression que derrière, il n'a absolument aucune pression. Et je le comparerais un peu à Carlo Janka avec la joie de vivre en plus. Franjo, aujourd'hui, il aurait été le même s'il n'avait pas fait de médaille."
On sait que certains coureurs apprécient moins certaines conditions ou préfèrent quand la piste est verglacée. Franjo von Allmen donne le sentiment d'être à l'aise en toutes circonstances. "Franjo est rapide partout, mais il commet aussi encore des erreurs, relève le spécialiste. On l'a vu à Kitzbühel lors de la descente, quand il se laisse embarquer à la Hausberg avec tout son haut du corps. Là ça ne passe pas. On l'a vu à Wengen, quand il tente une ligne kamikaze au Kernen-S. Ce jour-là, il aurait pu gagner la course en se relevant 5 mètres avant. Mais non, il choisit d'aller au bout de ses idées. Je pense que c'est un bon plan. Ca lui a permis d'aller chercher trois médailles d'or, on doit juste tirer notre chapeau et le laisser un petit peu tranquille maintenant pour qu'il puisse faire une bonne fin de saison. Parce qu'il va lui falloir récupérer après ces journées incroyables."
Le Bernois ne sait pas encore quand il va rentrer en Suisse. Certainement qu'il ne sera plus en Valteline vendredi, mais à la maison. Il aura droit à quelques jours de repos, puisque les prochaines courses ne sont programmées qu'à la fin du mois à Garmisch avec une descente et un Super-G au programme sur la Kandahar.
