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Mondial: L'Argentine et la Colombie favorites
Les trois derniers 16es de finale du Mondial ont lieu vendredi en Amérique du Nord.
Championne du monde en titre, l'Argentine devrait se défaire du Cap-Vert, tandis que le vainqueur entre la Colombie et le Ghana pourrait affronter la Suisse au tour suivant.
Pour sa première participation à la Coupe du monde, le Cap-Vert pouvait difficilement espérer mieux. Invaincus en phase de groupe (3 nuls), les Requins bleus s'apprêtent à affronter une montagne à Miami (samedi à 00h en Suisse): l'Argentine de Lionel Messi, meilleur buteur de l'histoire de la compétition (19). Il s'agit probablement le duel le plus déséquilibré de ces 16es de finale, mais les Cap-Verdiens veulent croire en leur étoile, à l'image de leur exemplaire gardien Vozinha. L'Albiceleste a cependant toutes les cartes en main pour mettre un point final à la jolie aventure des Requins bleus.
Si elle parvient à battre l'Algérie (vendredi 05h en Suisse). l'équipe de Murat Yakin aura les yeux rivés sur Kansas City, où se joue le dernier 16e de finale qui désignera son adversaire pour le tour suivant entre la Colombie et le Ghana (03h30 en Suisse). Invaincue dans le groupe K (deux victoires et un nul contre le Portugal), la Colombie a validé son retour au premier plan après avoir manqué l'édition 2022 et abordera cette confrontation en favorite. Elle devra trouver la clé du verrou défensif des Black Stars, mis en place par son ex-sélectionneur Carlos Queiroz, qui était sur le banc de la Tricolor entre février 2019 et décembre 2020.
Enfin, le duel entre l'Australie et l'Egypte à Arlington s'annonce plus indécis (20h en Suisse). Au classement FIFA, seuls deux rangs séparent ces sélections (27e contre 29e, avantage australien), qui sont en quête d'un premier succès en phase finale de Coupe du monde. Tant les Pharaons que les Socceroos n'ont remporté qu'un seul match en phase de groupes, mais les Australiens ont concédé une défaite (2-0 contre les Etats-Unis) alors que Mohamed Salah et ses coéquipiers sont toujours invaincus.
Suisse - Algérie: Yakin aligne quatre offensifs, Zakaria de retour
Murat Yakin aligne une composition résolument offensive pour le 16e de finale du Mondial entre la Suisse et l'Algérie. Ndoye, Manzambi, Vargas et Embolo sont tous titulaires, tout comme Zakaria.
Le sélectionneur bâlois a décidé de lâcher les chevaux pour ce premier match à élimination directe (coup d'envoi à 5h00 du matin en Suisse). C'est Dan Ndoye, relégué sur le banc lors du troisième match de groupe face au Canada (2-1), qui en profite pour réintégrer le onze. Il devrait animer l'une des deux ailes à l'opposé de Ruben Vargas, alors que Breel Embolo jouera en pointe. Le Genevois Johan Manzambi devrait soutenir ce trident.
Un autre Genevois est titulaire pour faire face aux Fennecs: Denis Zakaria en tant que latéral droit. Le milieu défensif de métier avait déjà joué à ce poste lors du match d'ouverture contre le Qatar (1-1).
Le reste de la composition suisse est sans surprise: Granit Xhaka et Remo Freuler en sentinelles, Nico Elvedi et Manuel Akanji en défense centrale et Ricardo Rodriguez à gauche. Gregor Kobel est évidemment titulaire dans les buts, alors que son homologue algérien sera finalement Luca Zidane.
La composition de la Suisse: Kobel; Zakaria, Akanji, Elvedi, Rodriguez; Xhaka, Freuler; Ndoye, Manzambi, Vargas, Embolo.
La composition de l'Algérie: Zidane; Belghali, Mandi, Bensebaini, Ait-Nouri; Zerrouki, Bentaleb, Aouar; Mahrez, Maza, Chaibi.
Record d'invincibilité pour Unai Simon
Unai Simon a établi un record d'invincibilité en Coupe du monde. Le gardien de l'Espagne est désormais invaincu depuis 519 minutes, après la victoire 3-0 contre l'Autriche en 16es de finale.
Le précédent record était détenu par l'Italien Walter Zenga, qui n'avait pas encaissé de but pendant 517 minutes lors de la Coupe du monde 1990 organisée dans son pays. Zenga avait alors capitulé pour la première fois en demi-finale, où l'Italie avait été sortie aux tirs au but par l'Argentine (1-1 ap).
La dernière fois qu'Unai Simon a encaissé un but en Coupe du monde, c'était en 2022, lors du dernier match de la phase de groupes, perdu 2-1 par la Roja face au Japon. Les Espagnols ont certes été éliminés par la suite en 8es de finale face au Maroc, mais aucun but n'avait été marqué avant la séance de tirs au but.
Le Portugal sort la Croatie et défiera l'Espagne en 8e de finale
Le Portugal défiera l'Espagne en 8e de finale du Mondial 2026. La Seleçao a renversé la Croatie 2-1 en 16e de finale à Toronto, Gonçalo Ramos inscrivant le but de la qualification à la 94e minute.
L'issue est cruelle pour la Croatie, qui avait jusqu'ici toujours atteint les demi-finales lorsqu'elle avait passé la phase de poules en Coupe du monde (soit lors des trois précédentes éditions). D'autant plus que les Croates ont pensé égaliser à 2-2 à la... 103e, la VAR annulant la réussite de Josko Gvardiol pour un hors-jeu.
Cristiano Ronaldo (41 ans), auteur du 1-1 sur penalty pour son troisième but dans ce tournoi, peut donc continuer à rêver d'un premier titre mondial. Son rival d'un soir Luka Modric (40 ans) a quant à lui vu ses espoirs s'envoler définitivement, après quasiment 20 minutes de temps additionnel.
La troupe du sélectionneur Zlatko Dalic a même cru doubler la mise à la 56e, mais la réussite de Nikola Vlasic a été annulée pour un hors-jeu. La VAR est d'ailleurs intervenue à quatre reprises en seconde période pour annuler un but en raison d'un hors-jeu, dont trois fois pour frustrer les supporters croates...
Lui-même "victime" de l'assistance vidéo à la 61e, Cristiano Ronaldo a finalement pu égaliser à la 68e sur un penalty, signant son 11e but en Coupe du monde mais le premier dans la phase à élimination directe. Un penalty accordé par... la VAR, décidément précieuse jeudi à Toronto.
Sorti à la 81e, CR7 a assisté du banc au but de la qualification, inscrit par Gonçalo Ramos (94e, 2-1). Le futur attaquant du Milan AC, l'un des quatre Portugais entrés en jeu à la 62e, s'est élevé plus haut que les défenseurs croates pour reprendre de la tête un centre parfait de Rafael Leão.
L'Espagne facilement en huitièmes de finale
L'Espagne n'a pas connu de problème jeudi pour se hisser en huitièmes de finale du Mondial. A Los Angeles, la Roja a dominé l'Autriche 3-0 avec notamment un doublé d'Oyarzabal.
Les Espagnols ont ouvert le score à la 36e grâce à Mikel Oyarzabal justement, parfaitement servi par Marc Cucurella, après plusieurs alertes signées Lamine Yamal et l'attaquant de la Real Sociedad. Mais surtout avant cela, Cucurella avait vu un but refusé pour une faute sur le gardien autrichien à la 29e. En face, l’Autriche a essayé de résister tant bien que mal aux champions d'Europe, mais a surtout subi le pressing et la qualité technique espagnole, sans parvenir à vraiment inquiéter la défense adverse.
Les joueurs de Rangnick ont eu de la chance dans les arrêts de jeu de la première mi-temps lorsque la transversale a renvoyé un coup-franc de Baena et que Schlager s'est offert une parade décisive devant Lamine Yamal.
Au retour des vestiaires, l’Autriche a tenté de s’ajuster avec deux changements, et les entrées de Grillitsch et Chukwuemeka, puis à la 60e d'Arnautovic et Kalajdzic. Malgré cela, l’Espagne a gardé le contrôle du match et a fini par faire le break à la 66e. Sur un centre parfait d’Alex Baena, Pedro Porro a catapulté le ballon de la tête dans le but vide pour inscrire le 2-0 de la sécurité.
Sans idées, l'Autriche a subi la domination espagnole et a donné l'impression d'abandonner sur le 3-0 d'Oyarzabal à la 89e.
La sélection de de la Fuente attend son adversaire qui sera de toute manière une nation européenne avec le vainqueur de Portugal-Croatie.
La Suisse battue avec les honneurs
La Suisse a regardé la Serbie dans les yeux lors des qualifications pour la Coupe du monde jeudi à Fribourg. Mais les Helvètes se sont tout de même inclinés 97-73 face à Jokic et sa bande.
En regardant le panneau d'affichage à la mi-temps et en voyant la Suisse menée seulement 49-44, il y avait certainement de quoi vérifier lunettes et verres de contact. Mais non, les joueurs d'Ilias Papatheodorou ont été exemplaires, en tout cas pendant les 28 premières minutes. Emmenés par un Alex Schumacher de gala, auteur de 19 points, les Suisses ont été très bons tactiquement avec pourtant une équipe au sein de laquelle il manquait plusieurs joueurs d'importance. Mention également à Selim Fofana avec ses 15 points.
Mais en dépit de ces bonnes choses, la Suisse a tout de même trouvé un adversaire de taille avec la Serbie. Nikola Jokic et Nikola Jovic (22 pts chacun) ont rendu la vie difficile aux Helvètes en défense. Et dès que les joueurs à croix blanche ont eu une petite baisse de régime au niveau de l'adresse, les Serbes se sont immédiatement engouffrés dans la brèche. Nikola Jokic, star des Denver Nuggets et l'un des meilleurs joueurs au monde, a inscrit 22 points, capté 14 rebonds et délivré 7 assists. Dans le dernier quart remporté 31-16, les Serbes ont fait parler leur puissance et leur plus grand talent, mais Papatheodorou a de quoi être satisfait de son équipe face à l'une des pointures au niveau mondial.
Swiatek, Fritz et Zverev foncent au 3e tour, Anisimova accrochée
Journée tranquille pour les cadors à Wimbledon: la tenante du titre Iga Swiatek, le no 3 mondial Alexander Zverev et l'outsider Taylor Fritz n'ont pas perdu de temps sur le gazon londonien au 2e tour.
Sextuple lauréate en Grand Chelem et ex-no 1 mondiale, Iga Swiatek a éliminé une autre ancienne patronne du circuit, la Tchèque Karolina Pliskova (actuelle 73e). La 3e mondiale s'est imposée 6-1 6-3 dans le premier match de la journée sur le Central. Un succès bien plus convaincant que sa douloureuse victoire en trois sets contre l'Américaine Taylor Townsend (81e), mardi au premier tour.
Hormis une petite frayeur en début de deuxième set quand Pliskova a breaké pour mener 2-0, Swiatek a maîtrisé son sujet et affrontera au prochain tour la Philippine Alexandra Eala (31e), première joueuse de son pays à aller aussi loin en Grand Chelem.
Sa victime en finale de l'édition 2025, l'Américaine Amanda Anisimova, a en revanche dû remonter un break de retard dans la dernière manche pour s'inviter au troisième tour. La 6e mondiale a fini par s'imposer au super-tie-break contre la lauréate de l'Open d'Australie 2020 Sofia Kenin (105e), finalement vaincue 6-2 4-6 7-6 (10/3). Elle défiera au troisième tour une autre Américaine qui a triomphé à Melbourne (en 2025), Madison Keys (22e).
Sur le Central, Matteo Berrettini (51e) a mis fin dès le deuxième tour au tournoi de reprise du no 1 français Arthur Fils, blessé depuis mai. Le finaliste italien de l'édition 2021 l'a emporté 6-4 7-5 3-6 6-3 contre le 24e mondial et défiera au prochain tour le Bulgare Grigor Dimitrov ou le Tchèque Jakub Mensik.
Fin de parcours pour Golubic
Viktorija Golubic (WTA 62) a quitté Wimbledon au 2e tour jeudi. La Zurichoise de 33 ans n'a pas trouvé la solution face à l'Italienne Jasmine Paolini (WTA 17), victorieuse 7-6 (7/0) 6-4.
Alors qu'elle affichait un bilan positif de trois succès pour une défaite en quatre duels, Golubic est tombée sur une Paolini déterminée. Face à la Transalpine, finaliste à Londres en 2024, la Zurichoise a fort bien commencé, menant 2-0. Il y eut ensuite un festival de breaks et deux balles de set à 5-4 pour l'Italienne. Mais Golubic s'est accrochée et a pu s'offrir un tie-break au cours duquel elle a totalement craqué, se faisant balayer 7-0.
Surfant sur ce moment fort, Paolini a mené 2-0 dans la deuxième manche, mais Golubic a renversé la vapeur pour virer en tête à 3-2. Seulement c'est à cet instant que la Transalpine a choisi de copier Golubic en remportant trois jeux consécutifs. La Zurichoise a maintenu un semblant de suspense en tenant son service, mais elle n'a pas pu faire plier Paolini une nouvelle fois. Golubic a sauvé une balle de match, mais a dû s'avouer vaincue sur la deuxième.
Alex Ovechkin rempile une saison avec Washington
Alex Ovechkin a décidé de terroriser les gardiens de NHL une année supplémentaire. L'ailier russe a resigné pour une saison avec les Capitals.
Celui qui aura 41 ans le 17 septembre a signé un bail d'un montant de 4,25 millions de dollars pour disputer sa 22e saison sous le maillot de Washington. Il pourra toucher 4,75 millions de plus en bonus s'il joue au moins dix matches.
Lors du dernier exercice, Ovechkin a compilé 32 buts pour 32 assists en 82 matches. Il en a profité pour battre le record de buts de Wayne Gretzky en le portant à 929 goals (en 1573 rencontres).
Tottenham lâche près de 100 millions d'euros pour Mateus Fernandes
Tottenham a officialisé jeudi l'arrivée du milieu de terrain Mateus Fernandes, en provenance de West Ham. Le club de Premier League a dépensé un montant record pour les Spurs de 99 millions d'euros.
Le Portugais de 21 ans, qui ne compte qu'une seule sélection avec l'équipe nationale du Portugal, obtenue en avril dernier, n'a pas été retenu par le sélectionneur Roberto Martinez pour disputer la Coupe du monde.
"Nous sommes ravis d'annoncer la signature de Mateus Fernandes. Le milieu de terrain international portugais, âgé de 21 ans, nous rejoint en provenance de West Ham United", ont annoncé les Spurs dans un communiqué.
L'ancien joueur du Sporting et de Southampton arrive alors que l'entraîneur Roberto De Zerbi tente de reconstruire l'effectif des Spurs, après avoir évité de justesse la relégation en Championship la saison dernière.
Avant Fernandes, le transfert le plus coûteux des Spurs était celui de l'ailier néerlandais Xavi Simons, acquis auprès du RB Leipzig en août dernier pour 65 millions d'euros. Avec cette transaction, le milieu portugais devient par ailleurs le 10e joueur le plus cher acheté par un club de Premier League.
L'arrivée de Fernandes chez les Spurs constitue la cinquième recrue de l'été, après le gardien Martin Dubravka et les défenseurs Marcos Senesi, Andy Robertson et Jan Paul van Hecke. Selon la presse anglaise, le club londonien a également conclu un accord pour faire venir le milieu de terrain de Newcastle, Sandro Tonali, pour un montant supérieur à 115 millions d'euros.
Mondial 2026: Suisse - Algérie: écrire l'histoire ou la revivre
La Suisse affronte jeudi à Vancouver (vendredi 05h00 en Suisse) l'Algérie de son ex-sélectionneur Vladimir Petkovic, en 16es de finale du Mondial. A Vancouver, elle peut écrire l'histoire.
Jamais l'équipe de Suisse n'est, en effet, sortie victorieuse d'un match à élimination directe dans une Coupe du monde moderne. Elle a certes remporté deux 8es de finale lors des éditions 1934 (face aux Pays-Bas) et 1938 (contre l'Allemagne nazie), mais le tournoi ne comprenait alors aucune phase de groupes.
En 1954, il y eut l'élimination en quart de finale à la Pontaise. Puis, dans l'histoire récente, les crève-coeurs successifs en 8es (1994, 2006, 2014, 2018 et 2022). L'élargissement du Mondial à 48 équipes a désormais fait apparaître des 16es de finale et la Suisse peut en profiter pour franchir un palier, comme elle a su le faire lors des deux derniers Euros.
Car la Suisse sera favorite en Colombie-Britannique, province canadienne qu'elle a retrouvée mardi soir, une semaine après y avoir battu le co-organisateur du tournoi (2-1). Elle a eu trois jours de repos supplémentaires et va jouer dans un stade qu'elle connaît déjà. Elle est plus régulière. Elle est plus expérimentée.
Pour l'Algérie, hériter de la Suisse s'est pourtant apparenté à une aubaine. Il fallait voir certaines images de ses supporters sur les réseaux sociaux fêter le dernier but encaissé samedi contre l'Autriche (3-3), sans lequel les Fennecs auraient affronté l'Espagne.
En fait, l'Algérie se retrouve dans une situation similaire à la Suisse. Elle aussi est à la recherche d'une première victoire dans une phase à élimination directe. Elle aussi serait sous le feu des critiques en cas de défaite contre un adversaire que tous les "DZ" jugent à sa portée.
Les Helvètes devront en effet se méfier d'une attaque toujours emmenée par Riyad Mahrez. Âgé de 35 ans, l'ancien ailier de Leicester et Manchester City évolue désormais dans un club saoudien, mais a montré face à l'Autriche qu'il avait toujours de beaux restes en marquant un doublé.
La Suisse n'a pas à rougir, car son effectif est, sur le papier, supérieur à celui des Verts. Elle peut compter sur Granit Xhaka, qui enfilera jeudi le maillot international pour la 150e fois. Sur Ricardo Rodriguez, Manuel Akanji et Remo Freuler, garde rapprochée de son capitaine en mission. Sur Johan Manzambi, sa nouvelle star qui ne veut certainement pas redescendre de son nuage. Sur Gregor Kobel, un excellent gardien qui rêve de faire taire pour de bon les nostalgiques de son prédécesseur Yann Sommer.
Il faut espérer que Murat Yakin a consacré du temps à la pratique du bon penalty, car la mémoire rappelle que l'équipe de Suisse n'a remporté qu'une seule de ses cinq dernières séances dans les grands tournois, celle contre la France à l'Euro 2021. S'il s'agissait vraiment, comme on peut l'entendre parfois, d'une loterie, elle n'aurait sans doute pas vécu autant de désillusions.
Mondial 2026: Suisse - Algérie: le match poste par poste
Le 16e de finale de la Coupe du monde entre la Suisse et l'Algérie s'annonce équilibré, même si la troupe de Murat Yakin semble avoir un léger avantage. Comparaison des deux effectifs poste par poste.
Verdict: net avantage à la Suisse.
La Suisse peut elle aussi compter sur une paire centrale qui se connaît parfaitement, composée de Manuel Akanji et Nico Elvedi. Si Ricardo Rodriguez n'est plus le plus rapide au poste d'arrière gauche, il reste une valeur sûre. À droite, Murat Yakin a bousculé la hiérarchie en alignant trois titulaires différents durant la phase de groupes (Zakaria, Widmer et Jaquez).
Verdict: égalité.
Du côté suisse, le duo Remo Freuler - Granit Xhaka constitue le coeur du jeu depuis des années. Le capitaine dicte le tempo et distribue les ballons, tandis que Freuler effectue les courses indispensables à l'équilibre collectif. Les deux joueurs nés en 1992 se complètent à merveille, même s'ils n'ont pas encore affiché leur meilleur niveau durant ce tournoi.
Verdict: léger avantage à la Suisse.
Pour la Suisse, Johan Manzambi semble avoir verrouillé sa place de titulaire grâce à ses trois buts et une passe décisive. Dan Ndoye et Ruben Vargas étaient les titulaires habituels sur les ailes durant les qualifications, mais Murat Yakin a fait comprendre pendant ce Mondial qu'il souhaitait au moins un profil plus défensif, comme Michel Aebischer ou Djibril Sow.
Verdict: égalité.
Verdict: très léger avantage à l'Algérie.
La Suisse dispose elle aussi d'une excellente profondeur. Contre le Canada, des joueurs comme Dan Ndoye, Fabian Rieder ou Denis Zakaria avaient débuté sur le banc alors qu'ils ont le niveau pour être titulaires. Quant à Noah Okafor, auteur de huit buts en Premier League la saison passée, il n'a toujours pas disputé la moindre minute dans ce Mondial.
Verdict: avantage à la Suisse.
Une victoire à la Pyrrhus pour le «Team USA»
Les Etats-Unis ont-ils signé une victoire à la Pyrrhus ? A Santa Clara, ils se sont imposés 2-0 devant la Bosnie-Herzégovine après avoir perdu leur meilleur joueur.
Auteur de l’ouverture du score, Folarin Balogun a, en effet, été expulsé peu après l’heure de jeu pour une faute aussi vilaine qu’involontaire sur Tarik Muharemovic. La VAR ne pouvait ignorer le geste de l’attaquant qui sera suspendu lundi à Seattle pour le huitième de finale contre la Belgique.
L’absence de Balogun face aux "Diables Rouges" sera vraiment pénalisante. Sur un nuage depuis le début de cette Coupe du monde, le coéquipier de Denis Zakaria à Monaco avait été dans tous les bons coups contre les Bosniens. Avant de marquer, n'avait-il pas trouvé la transversale et vu un but annuler pour hors-jeu ?
A onze contre dix, les Etats-Unis avaient exercé une domination sans partage. Ils devaient toutefois attendre la 45e minute pour concrétiser leur supériorité. Sur une ouverture de Mark Tillmann, Balogun exploitait une déviation malheureuse de Stjepan Radeljic pour battre du gauche Nikola Vasilj. L’attaquant de l’AS Monaco inscrivait son troisième but dans le tournoi. Mauricio Pochettino et tout un pays espèrent fermement que cela ne sera pas le dernier...
Après l’expulsion de Balogun, le "Team USA "ne fut pas vraiment en danger face à un adversaire totalement inoffensif. Le 2-0 de la 82e minute, un coup-franc de Malik Tillmann sur lequel Vasilj ne fut pas vraiment inspiré, fut toutefois accueilli comme un véritable soulagement. Si le rêve continue pour son équipe, Mauricio Pochettino doit désormais résoudre une équation qui n’est pas simple : battre la Belgique sans pouvoir aligner son atout maître.
"Ce n'est pas Vladimir Petkovic contre la Suisse", lance Petkovic
Désormais à la tête de l'Algérie, Vladimir Petkovic va retrouver l'équipe de Suisse jeudi en 16es de finale de la Coupe du monde. Mais le Tessinois ne veut pas s'étaler sur ces retrouvailles.
"Ce match, ce n'est pas Vladimir Petkovic contre la Suisse. Beaucoup de gens essaient d'ajouter de la pression en parlant de moi. Mais mon équipe, c'est l'Algérie", a-t-il déclaré mercredi lors d'une conférence de presse au BC Place de Vancouver.
"Oui, j'ai travaillé sept ans pour la Suisse (réd: entre 2014 et 2021), j'ai pris beaucoup de plaisir. Mais le passé est le passé. Le présent, c'est un nouveau match entre deux équipes qui jouent du bon football", a poursuivi "Vlado".
Petkovic a tout de même admis que la rencontre serait "un peu spéciale" pour lui, compte tenu du fait que beaucoup de joueurs suisses ont évolué sous ses ordres. "Mais pour mon équipe, ce sera un match comme un autre", a-t-il insisté.
Interrogé sur les émotions que pouvaient ressentir sa famille, le Tessinois d'adoption a joué la carte du professionnalisme: "Je suis fan de l'équipe que j'entraîne. Et ma famille n'est jamais contre moi. J'espère qu'ils me soutiendront car j'aurai besoin de leur énergie positive."
Le technicien de 62 ans a également balayé l'idée que son équipe pourrait être désavantagée par les déplacements qu'elle a dû effectuer depuis le début du Mondial. Elle a disputé deux matches de la phase de groupes à Kansas City avec un voyage à San Fransisco entre deux.
"Arrêtons de parler de cela. Ce ne sont que des excuses pour justifier un manque de résultats. Chaque équipe a les mêmes opportunités. Tout le monde voyage, tout le monde se déplace. En fin de compte, il s'agit de s'adapter. Je ne vois aucun problème pour mes joueurs", a-t-il conclu.
Murat Yakin: "On ne peut pas parler de favori dans ce tournoi"
Les premiers 16es de finale ont bien montré qu'aucun favori n'était à l'abri dans cette Coupe du monde 2026. Murat Yakin n'a pas manqué de le rappeler à la veille de Suisse - Algérie.
"On ne peut pas parler de favori dans ce tournoi. Tout le monde est sur un pied d'égalité", a estimé le sélectionneur lors d'une conférence de presse mercredi au BC Place, alors que la Suisse aborde son premier match couperet du Mondial avec les faveurs du pronostic. Un match prévu à 20h00 jeudi à Vancouver, soit à 5h00 du matin en Suisse.
"L'Algérie est une équipe avec de nombreuses qualités individuelles, techniquement très raffinée. Nous devrons être prêts dès le coup d'envoi, nous montrer compacts car chacun de leurs joueurs peut faire la différence", a relevé Yakin.
"J'ai fait un stage avec lui lorsque je passais ma licence d'entraîneur et qu'il entraînait les Young Boys, puis je l'ai affronté lorsque j'étais sur le banc de Thoune (2009-2011)", a-t-il raconté.
"J'apprécie sa manière de travailler, la liberté qu'il accorde aux joueurs. Notre relation a toujours été amicale et respectueuse. Quant à nos duels, ils ont toujours été très tactiques. Je m'attends à ce que ce soit à nouveau le cas demain", a ajouté Yakin.
Présent en conférence de presse, Breel Embolo s'est également exprimé sur son ancien entraîneur. "Petkovic a placé la barre très haut avec la Suisse, mais on veut passer à la vitesse supérieure avec notre nouveau sélectionneur", a assuré l'attaquant bâlois.
Embolo se méfie toutefois des Fennecs, champions d'Afrique en 2019. "Ce n'était pas pour rien. Et ils peuvent compter sur une nouvelle génération et de joueurs qui performent très bien en Allemagne, en France. On a un respect énorme pour eux, mais avec nos forces, on peut leur faire mal", a-t-il déclaré.
"Nous allons essayer de gagner le match en 90 minutes, ou en prolongations, a abondé Yakin. Nous avons organisé un petit atelier tirs au but à l'entraînement, mais c'est incomparable. Cela dit, s'il faut passer par là, nous choisirons les bons joueurs qui sauront assumer cette responsabilité."
A noter que le sélectionneur pourrait devoir composer sans Luca Jaquez, titulaire au poste de latéral droit lors du précédent match contre le Canada (2-1). Le défenseur n'a pas pu s'entraîner mardi et est incertain pour ce 16e de finale, ouvrant la porte à un retour de Denis Zakaria ou Silvan Widmer dans le onze de départ.
