Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Les Nuggets de Jokic éliminés au 1er tour
Les Nuggets du triple MVP Nikola Jokic ont été éliminés dès le 1er tour des play-off de NBA.
Denver a été sorti en six matches par les Minnesota Timberwolves, qui défieront les Spurs de Victor Wembanyama en demi-finale de Conférence. La franchise du Colorado s'est inclinée 110-98 jeudi.
Finalistes de la Conférence Ouest lors des deux précédentes saisons, les Timberwolves ont créé un petit exploit en sortant les Nuggets. Ils avaient le profil pour se qualifier, mais ils ont surtout réussi à arracher ce quatrième succès malgré une avalanche de blessures sur leur ligne arrière, à commencer par leur vedette Anthony Edwards.
Egalement privés de Donte DiVincenzo dont la saison s'est terminée cette semaine sur une rupture d'un tendon d'Achille, et de la valeur montante Ayo Dosunmu (mollet), les Wolves ont proposé un magnifique effort collectif et fait émerger de nouvelles têtes, à l'issue d'une rencontre suffocante.
Jaden McDaniels a brillé avec 32 points et 10 rebonds. Il a été secondé par un jeune joueur de l'ombre, Terrence Shannon Jr (24 points). Rudy Gobert s'est lui à nouveau battu pour limiter l'influence de Nikola Jokic (28 points, 9 rebonds, 10 passes), terminant le match avec 10 points, 13 rebonds, 2 contres et 8 passes.
Jeudi, les Knicks ont forcé la décision en première mi-temps, atteignant la pause avec une avance record de 47 unités (83-36). Ils affronteront en demi-finale de la Conférence Est soit les Philadelphia 76ers soit les Boston Celtics, qui auront besoin d'un match 7 pour se départager samedi dans le Massachusetts.
Bichsel et les Stars éliminés au 1er tour
Lian Bichsel est en vacances. Les Dallas Stars ont en effet été éliminés au 1er tour des play-off de NHL, sortis en six matches par Minnesota.
La franchise texane s'est inclinée 5-2 jeudi dans l'acte VI, sur la glace du Wild. Elle a tenu le choc pendant les deux premières périodes (2-2 après 40' de jeu) avant de concéder trois buts lors de l'ultime tiers-temps dont deux en fin de partie dans un filet désert.
L'homme du match fut Quinn Hughes. Le défenseur américain, qui est arrivé à Minnesota en décembre dernier en échange de trois joueurs et d'un 1er tour de draft, a réussi un but et deux assists. Crédité d'une mention d'assistance sur les deux premiers buts du Wild, il a inscrit le 3-2 à la 51e d'un tir dévié par un défenseur adverse.
Minnesota, qui défiera la meilleure équipe de la saison régulière Colorado en demi-finale de la Conférence Ouest, remporte ainsi sa première série depuis 2015. Pour les Stars en revanche, c'est la fin d'une belle série: Dallas avait disputé la finale de Conférence lors des trois précédentes saisons.
Lian Bichsel n'a pas grand-chose à se reprocher à l'issue de cette partie. Aligné durant 13'55, le défenseur soleurois a livré la marchandise avec trois charges et un bilan neutre. La soirée fut plus compliquée pour les deux défenseurs-vedettes de Dallas Miro Heiskanen (+7- de -4) et Thomas Harley (-3).
Battu par Florida en finale des deux dernières Coupes Stanley, Edmonton a également connu l'élimination lors d'un match 6 jeudi. Les Oilers de la superstar Connor McDavid se sont inclinés 5-2 sur la glace d'Anaheim, qui passe un tour de play-off pour la première fois depuis 2017.
Julien Sprunger: "Le rêve ultime"
Sur la glace davosienne, les Fribourgeois ont profité de ces instants magiques à l'infini. Et forcément, au milieu de tous les acteurs de cette victoire, Julien Sprunger avait un sourire éternel.
"Je crois que je suis le dernier à partir du banc, je ne suis pas le plus rapide de l'équipe (il rit), a-t-il déclaré. J'ai de la peine à y croire. J'ai vu ce puck rentrer, les autres sont partis et moi je suis presque tombé. Franchement, c'est magique!"
Dans un contexte aussi éprouvant qu'un acte VII pour clore une carrière commencée en 2002 à...Davos, le numéro 86 a cherché à ne pas trop imaginer des scénarios dans sa tête. "Je me suis un peu interdit de penser à ce moment le plus longtemps possible, a poursuivi Sprunger. Cet après-midi, ça allait bien. Après, ça commençait un petit peu à y penser, mais c'est vrai que j'avais, entre guillemets, très peur d'être déçu au final, de me dire 'T'étais si proche et ça n'a pas marché, donc j'ai essayé de me protéger, de ne pas y penser que de m'imaginer avec cette coupe. Et au final, je crois que là je peux profiter, me laisser vivre et profiter du moment."
Le capitaine des Dragons, toujours disponible, a forcément repensé au garçon qui était dans les gradins de St-Léonard pour voir l'équipe des années 90: "C'est un rêve qui est devenu réalité. C'est ce pour quoi tu te bats pendant 24 ans, j'étais gamin lors de l'époque Bykov-Khomutov. On a parfois été très proche et des fois on a eu des saisons de m... aussi. Là je me dis 'Enfin', je peux partir en me disant qu'on l'a fait. Et puis vraiment j'ai l'impression que la mission est terminée." Julien Sprunger demande ensuite si c'est déjà minuit. En entendant la réponse négative, il enchaine: "Ah zut, j'aurais été le chômeur le plus heureux du monde." (réd: parce que les contrats des joueurs prennent fin au 30 avril à minuit)
Père de trois enfants, on n'osera pas écrire que Julien Sprunger a vécu le plus beau jour de sa vie. Mais sur le plan sportif? "Sportivement, bien sûr que je ne peux pas rêver mieux. De finir comme ça, d'être là, de vivre ces moments-là et puis je pense que je ne suis pas au bout de mes surprises. C'est clair que c'est le rêve ultime."
Johan Manzambi et le SC Fribourg piégés à Braga
Johan Manzambi et le SC Fribourg sont encore loin de la finale de l’Europa League à Istanbul. Battus 2-1 à Braga sur un but concédé à la... 92e, ils devront livrer une grande performance au retour.
Héros de la première mi-temps avec son arrêt sur un penalty de Rodrigo Zalazar, Noah Atubolu a commis une erreur fatale sur le 2-1, avec un mauvais renvoi qui a fait le bonheur de l’Ivoirien Mario Dorgeles. Un peu trop passif sur cette action fatidique de la 92e, Johan Manzambi a été très discret. A lui d’élever le curseur jeudi prochain.
Dans l’autre demi-finale, Nottingham Forest, sans Dan Ndoye blessé, a battu Aston Villa 1-0. Chris Wood a donné la victoire à ses couleurs sur un penalty provoqué par Lucas Digne.
En Conférence League, Crystal Palace a pratiquement assuré sa place en finale après son succès 3-1 devant le Shakhtar Donetsk à Cracovie. Dans l’autre demi-finale à Madrod, le Rayo Vallecano s’est imposé 1-0 face à Strasbourg. Le match retour en Alsace s’annonce bien indécis.
Lucas Wallmark offre le titre à Fribourg-Gottéron
Fribourg a conquis son premier titre de champion de Suisse jeudi soir à Davos lors de l'acte VII de la finale. Un succès 3-2 après prolongation grâce à un but de Wallmark.
Lucas Wallmark a joué le rôle de Morgan Samuelsson. En 2001, l'attaquant suédois (un signe?) avait offert le titre en prolongation à Zurich dans cette même situation. Jusqu'à maintenant, c'était la seule fois où le titre s'était joué dans le temps supplémentaire. Ce but décisif est tombé à la 66e en power-play. Un homme va longtemps se remémorer l'action qui a suivi, c'est Calle Andersson. Le défenseur a en effet provoqué la supériorité numérique fribourgeoise en envoyant le puck hors de la surface de glace. Et dire que le jeu de puissance des Dragons était l'une des grandes faiblesses de ces play-off...
Avant cette issue heureuse, Fribourg avait ouvert les hostilités dès la 3e sur son premier power-play. Bien servi par Kapla, Borgström a trouvé le fond du but d'Aeschlimann. Davos a ensuite eu quelques occasions d'égaliser, mais Berra a dit non. Puis à la 14e, sur une passe entre les jambes de Nemeth, c'est le jeune Jamiro Reber qui a pu inscrire le deuxième but de Gottéron.
A l'instar de l'acte V, Davos a répondu. Pas en toute fin de période, mais à la 17e via Dahlbeck. Le défenseur a pu s'avancer pour battre Berra d'un très bon lancer des poignets et relancer les actions grisonnes.
Comme ce fut le cas lors du dernier match dans les montagnes, Fribourg a eu passablement de peine au tiers médian. A la 25e, Zadina s'est créé une immense occasion. Tout comme Chris Egli à la 31e. Reto Berra a aussi eu un peu de chance quelques instants plus tard lorsqu'un puck parti dans les airs est retombé sur ses jambières sans qu'il s'y attende. Davos aurait pu mettre davantage de pression sur le but fribourgeois, mais ils ont accumulé les pénalités stupides, au contraire d'un Gottéron plutôt discipliné.
Le troisième tiers commença par une grosse occasion pour Sprunger, mais le capitaine des Dragons n'a pas trouvé la faille pour son 1186e et dernier match. Non, ce que les Fribourgeois redoutaient se produisit à la 49e. A la toute fin d'une pénalité de Nemeth, c'est Zadina, le meilleur Davosien, qui a égalisé d'un maître tir.
Les Fribourgeois ont bien failli tout perdre à la 58e lorsque les Davosiens ont pu se présenter en deux contre un, mais l'envoi de Kessler a été renvoyé par la transversale de Berra. Mais comme durant toute cette saison un peu magique, Gottéron a eu ce brin de chance avec lui. Peut-être que les cierges allumés à Bouguillon méritent une part de ce titre.
Leonardo Genoni et la Suisse humiliés à Jönköping
La Suisse a coulé à Jönköping . La formation de Jan Cadieux s’est inclinée 8-1 devant la Suède dans une rencontre de l’Euro Hockey Tour qui a tourné au fiasco.
Même s’il n’a vraiment été protégé par sa défense, Leonardo Genoni a connu l’un des matches les plus difficiles de sa magnifique carrière. Après des play-off bien décevants, le portier zougois de 38 ans ne s’est pas vraiment relancé en Suède. Les lacunes qu’il n’a pas pu masquer lors de cette rencontre ouvriront-elles le débat sur le gardien appelé à défendre la cage helvétique lors du prochain Championnat du monde ?
La seule lueur dans cette rencontre fut le but de l’honneur inscrit par Tobias Geisser. En grande souffrance aux côtés de Simon Le Coultre face à la vivacité des attaquants suédois, le défenseur de Zoug a marqué alors que les Suédois menaient déjà... 7-0. Après cette septième réussite des Scandinaves qui a filé entre ses jambes, Leonardo Genoni a laissé sa place à Kevin Pasche.
Avant de lâcher prise, la Suisse avait livré un début de match convenable avec notamment une occasion en or à la 7e pour Pius Suter, le seul renfort de la NHL aligné jeudi par Jan Cadieux. Au fil des minutes, les Suisses ont été désarmés devant le culot des néophytes suédois qui ont inscrit sept des huit buts de leur équipe. Sascha Boumedienne (19 ans) a, ainsi, signé un doublé et trois joueurs de 18 ans – Viggo Bjöck, Anton Frondell et Ivan Stenberg - sont parvenus, eux aussi, à battre Leonardo Genoni.
Après cette défaite, la plus lourde concédée dans le cadre de l’Euro Hockey Tour, les Suissesses tenteront de rebondir ce week-end à Ceske Budejovice. Ils affronteront la Finlande samedi et la République tchèque dimanche.
TdR: Le panache de Yannis Voisard n'a pas suffi
Le maillot jaune Tadej Pogacar a remporté un 2e succès consécutif sur le Tour de Romandie jeudi. Le Jurassien Yannis Voisard a tenté de déstabiliser le Slovène à quelques encablures de l'arrivée.
Malgré son souffle encore court, Voisard ne s'est pas départi de sa bonne humeur contagieuse à l'heure de revenir sur son attaque à trois kilomètres de l'arrivée à Vucherens. "Je savais qu'avec mon poids et ma puissance, je n'avais aucune chance sur un sprint en faux plat descendant. C'était mission impossible", a résumé le grimpeur de la formation Tudor Pro Cycling, détendu.
Juste après une des nombreuses bosses qui ont rythmé les 173 km de l'étape, il a tenté l'impossible: "Lorsqu'il y a eu cette accalmie, je me suis dit que c'était le moment pour s'évader. Malheureusement, +Pogi+ voulait vraiment cette victoire et ne m'a pas laissé sortir."
Ses coéquipiers ont connu des destins contrastés. Joel Suter a dû abandonner en fin de journée, tandis que le Lucernois Roland Thalmann s'est emparé du maillot de meilleur grimpeur. "C'est jamais bon de perdre un équipier, surtout sur une course aussi difficile que le Tour de Romandie", a déploré le coureur de 27 ans. Il faut qu'on soit sept et en forme, mais là je suis déçu pour Joël surtout."
Pour la suite du TdR, le Jurassien espère conserver sa forme du jour. "Il faut que ça se passe bien comme aujourd'hui et pas comme hier", a ricané celui qui a connu un malaise durant la montée vers Ovronnaz mercredi. Dix-septième du général avec 2'17 de retard sur le maillot jaune après trois jours de course, le grimpeur encore trois étapes pour atteindre son objectif de top 10.
Un deuxième succès pour Tadej Pogacar
Tadej Pogacar est parti pour réussir un grand Tour de Romandie. Au lendemain de son succès à Martigny, le Slovène a récidivé à Vucherens.
En terre vaudoise, Tadej Pogacar s’est à nouveau imposé au sprint pour rafler la mise dans cette deuxième étape longue de 173 km. Il a gagné d’un souffle devant le Champion de France Dorian Godon et le Néo-Zélandais Finn Fischer-Black.
Marquée par une longue échappée de quatre coureurs, le Suédois Jakob Söderqvist, le Champion d’Italie Filippo Conca, le Français Henri-François Renard-Haquin et le Lucernois Roland Thalmann, cette étape ne pouvait pas vraiment échapper au double Champion du monde. Malgré l’absence de ses coéquipiers à ses côtés dans le final, Tadej Pogacar a parfaitement contrôlé la course dans la dernière ascension de la côte vers Vulliens avant de faire parler sa pointe de vitesse. Oui, le maître du peloton s’avance aussi comme un as du sprint.
Yannis Voisard, sixième à l’arrivée, a tenté de partir seul dans le final sans nourrir le moindre complexe. Si le Jurassien a livré une belle performance, la journée des Suisses a été ternie par l’abandon de Mauro Schmid. Le Champion de Suisse était malade.
Vendredi, Tadej Pogacar tentera la passe de trois lors d’une étape en boucles autour d’Orbe. Sa principale difficulté sera l’ascension de col du Molendruz.
Mauro Schmid, le métronome zurichois qui monte
Mauro Schmid réalise l'un des meilleurs débuts de saison de sa carrière. Le Suisse le plus en forme du moment espère concrétiser sa forme pour remporter une étape sur le Tour de Romandie.
Mardi à Villars-sur-Glâne, le puncheur de la formation Jayco AIUla affichait un large sourire. Après s'être aligné sur Liège-Bastogne-Liège dimanche, le Zurichois a décroché une belle quatrième place sur le prologue. "Je n'ai pas encore complètement récupéré, a admis le coureur de 26 ans. J'aurais préféré un prologue à peine plus long, mais je suis content de ma performance et j'ai pris du plaisir."
"Cette édition du Tour de Romandie est beaucoup trop montagneuse pour moi, notamment après ma préparation pour les classiques, et je suis un peu à la limite physiquement après mon début d'année. Si je parviens à m'immiscer dans la lutte pour une victoire d'étape, je serais très heureux", déclare toutefois le Zurichois.
Cette année, le puncheur a multiplié les places d'honneur, accrochant une deuxième place du classement général Tour Down Under, un sixième rang sur l'Amstel Gold Race et terminant deuxième de la Flèche Wallone mercredi dernier derrière le joyau français Paul Seixas.
En se présentant au départ du TdR avec déjà 24 jours de course en 2026, Schmid souhaite terminer en beauté cette première partie de saison. "Je suis en Romandie avant tout en soutien pour mon équipe, a indiqué le champion du monde de contre-la-montre par équipe 2023. Mais le fait de pouvoir arborer mon maillot de champion de Suisse à domicile rajoute une dimension supplémentaire."
En 2025, lors de sa première participation au Tour de France, il avait manqué de peu la victoire d'étape à Toulouse, seulement battu au sprint par Jonas Abrahamsen. De quoi l'inspirer en vue du mois de juillet, et pourquoi pas d'apporter à la Suisse un premier succès sur les routes du TdF depuis Marc Hirschi en 2020.
Lauri Marjämaki à Zoug, Michael Liniger à Kloten
Valse des entraîneurs en National League. Lauri Marjämaki quitte Kloten pour Zoug, alors que l'ex-coach de l'EVZ Michael Liniger entraînera les Aviateurs, ont annoncé les deux clubs jeudi.
Marjämaki était à la barre de Kloten lors des deux dernières saisons. Le Finlandais avait réussi à qualifier le club pour les play-off lors de la première année (élimination en quart contre Zurich), mais pas lors du présent exercice (12e de la saison régulière).
Le technicien de 48 ans, ancien sélectionneur de la Finlande, était encore sous contrat pour la saison 2026/27 avec Kloten, mais il rejoint Zoug dès maintenant.
Michael Liniger fait le voyage en sens inverse dans le cadre de cet accord entre les deux clubs, trois mois après avoir été licencié par l'EVZ alors qu'il avait encore un contrat valable jusqu'en 2027.
Le technicien suisse avait succédé à Dan Tangnes en février 2025 sur le banc des Taureaux, mais son aventure en tant qu'entraîneur en chef n'avait duré que quelques mois. Il a désormais l'occasion de rebondir à Kloten, club pour lequel il a joué de 2007 à 2016.
Les Houston Rockets continuent de réduire l'écart
Houston et Clint Capela continuent leur remontée au 1er tour des play-off NBA. Les Rockets se sont imposés 99-93 sur le parquet des Los Angeles Lakers et ne sont plus menés que 3-2 dans la série.
La pression commence à monter sur les Californiens, alors qu'aucune franchise NBA n'a jamais réussi à renverser une série après avoir été menée 3-0, en 159 occurences.
Après avoir pris 11 points d'avance en début de rencontre, les locaux ont vu les Rockets de Jabari Smith Jr. (22 points) prendre un avantage de 13 points dans le 4e quart-temps, sans Kevin Durant, de nouveau forfait (cheville gauche).
Un panier de LeBron James (25 points, 7 passes) a ramené les Lakers à trois points à 3 minutes de la sirène, mais le "King" a ensuite perdu un ballon crucial au profit de Reed Sheppard puis manqué le panier de la dernière chance de loin (0 sur 6 derrière l'arc sur la rencontre) à 12 secondes du buzzer.
Clint Capela n'a quant à lui pas disputé une seule minute. Le pivot genevois avait déjà été laissé sur le banc lors du match no 4. L'acte VI aura lieu vendredi au Texas.
Le score est également de 3-2 en faveur des Cleveland Cavaliers, opposés aux Toronto Raptors. Les Cavs se sont imposés 125-120 sur leur parquet et ont deux occasions de rallier le 2e tour.
Janis Moser et Tampa dos au mur
Le Lightning de Tampa Bay est le dos au mur au 1er tour des play-off de NHL. L'équipe de Janis Moser a perdu l'acte V contre Montréal mercredi en Floride et se retrouve mené 3-2 dans cette série.
Le défenseur seelandais et ses coéquipiers se sont inclinés sur une réussite du Français Alexandre Texier tombée en tout début de troisième période. La domination du Lightning jusqu'à la fin du match ne lui a pas permis d'inverser la tendance.
Avec 20'33 de temps de glace, Moser a été le deuxième défenseur le plus utilisé par son entraîneur Jon Cooper. Il n'a pas inscrit son nom sur la feuille des compteurs mais a terminé avec un bilan de +1.
Mené 3-2, Tampa Bay a également perdu l'avantage de la glace et Montréal aura l'occasion de conclure l'affaire vendredi devant ses partisans. Le CH cherche à rallier le 2e tour des play-off pour la première fois depuis 2021.
Les Flyers de Philadelphie ont quant à eux obtenu leur billet pour le 2e tour mercredi en écartant les Penguins de Pittbsurgh, au terme d'un sixième match remporté 1-0. L'unique but de cette partie est tombé après 17 minutes de prolongation, de la canne de Cam York.
"Jeudi à 20h, ce sera 0-0", rappelle Christoph Bertschy
Jeudi soir (20h) à Davos, le championnat de National League se décidera lors d'un 7e acte entre Fribourg et les Grisons. Cette Finalissima fait donc place à l'irrationnel.
La saison 2025/26 de National League se jouera donc au bout du bout. Comme en 2022, 2023 et 2024. Mauvais présage pour les Dragons, les équipes à domicile se sont imposées à chaque fois. En revanche si les supporters de Gottéron veulent se mettre un peu de baume au coeur, ils peuvent prendre les neuf actes VII depuis l'introduction du best of 7 en 98 pour se dire que le score n'est "que" de 5-4 en faveur de l'équipe évoluant devant son public.
Et si l'on ajoute les deux actes V décisifs en 1989 et 1992 (perdu par Gottéron à Fribourg face à Berne), on obtient un 5-6 qui doit rassurer les plus pessimistes.
Mais on sait que ce qui est bien avec les statistiques, c'est qu'on peut leur faire dire ce que l'on veut. Il est toutefois intéressant d'ajouter que la seule formation qui est parvenue à remporter les deux derniers actes de la finale, et donc l'ultime match à l'extérieur, se nomme Zurich. En 2001 et en 2012, les Lions étaient menés 3-1 et avaient réussi l'exploit de renverser la vapeur pour aller cueillir le titre sur la glace de Lugano (but de Samuelsson en prolongation) puis sur celle de Berne (but de McCarthy à 2''5 de la fin du troisième tiers).
Le Singinois est d'ailleurs entré un peu plus dans les détails: "On peut être encore plus proche l'un de l'autre pour sortir le puck. On peut avoir davantage de support défensif pour sortir plus vite de notre zone. On peut garder le puck plus longtemps lorsque l'on se trouve en attaque, être plus confiant avec le puck, parce que je sais qu'il y a les joueurs qui en sont capables ou qui savent gagner les un contre un."
Voilà pour le côté technico-tactique. Mais un septième match de finale, cela ne se joue évidemment pas que sur la glace. C'est avant tout une question de mental. "Jeudi à 20h, ce sera 0-0, philosophe Bertschy. Et il y aura un titre à aller chercher."
Pour le coach Roger Rönnberg, il n'y a pas 36'000 solutions. "On doit répéter le même match que dimanche à Davos lorsque l'on gagnait 3-0, sans commettre les erreurs derrière, explique-t-il. On doit être solide comme on a su être solide au cours de cet acte VI en donnant peu. Je pense que c'est du 50-50 entre les deux équipes. Je suis déjà très content que Reto (red: Berra) et Julien (red: Sprunger) aient pu avoir ce moment à la maison devant leurs fans. Maintenant, j'espère bien qu'ils auront un autre beau moment jeudi."
TdR: Une 2e étape pour les puncheurs
La 2e étape du Tour de Romandie présente un profil très accidenté, favorable aux puncheurs. Elle relie Rue et Vucherens sur 173,1 km jeudi.
La seule ascension comptant pour le Grand Prix de la montagne est celle de Vulliens (3,6 km, à 4,8 % de moyenne). Mais les coureurs devront l'effectuer à trois reprises, la dernière à moins de 6 km de l'arrivée. Les plus costauds auront donc certainement l'occasion de faire la différence dans l'ultime difficulté de cette journée.
A voir si Pogacar, nouveau maillot jaune après sa victoire à Martigny, va décider de la jouer à fond ou pas.
Gottéron pour écrire son histoire
Pour la quatrième fois sur les cinq dernières saisons, le titre de champion de Suisse sera attribué à l'issue du septième match décisif de la finale.
Cette "finalissima" entre Davos et Fribourg-Gottéron, prévue dès 20h jeudi, s'annonce riche en émotions.
Les Grisons visent leur 32e titre, mais le premier depuis 2015. Impressionnante en saison régulière, la troupe de Josh Holden a trouvé à qui parler en finale: Fribourg s'est imposé deux fois en terre davosienne, alors que le HCD n'avait auparavant perdu que trois matches à la maison sur l'ensemble de la saison.
L'avantage d'évoluer à domicile lors de l'acte VII est statistiquement considéré comme non négligeable, avec dans ce contexte quelque 80% de réussite pour l'équipe évoluant devant son public. Mais si l'on se penche seulement sur les finales de play-off, le scénario est tout autre.
Depuis que le format du "best of 7" a été instauré en 1997/98, neuf finales se sont jouées lors d'un match 7. L'équipe receveuse n'a triomphé que cinq fois, et la tendance s'est inversée au cours des quatre saisons précédentes avec les sacres à domicile de Zoug (2022, 4-3 face aux Zurich Lions), de Genève-Servette (2023, 4-3 face à Bienne) et du "Z" (2024, 4-3 face au LHC).
Zurich s'est fait l'auteur de trois des quatre victoires obtenues à l'extérieur dans l'acte VII d'une finale, avec notamment le mémorable sacre de 2012 fêté grâce à un but inscrit par Steve McCarthy à 2''5 de la fin du temps réglementaire à Berne. Et c'est Davos qui a signé le quatrième succès en terre adverse dans une "Finalissima".
Les Grisons, qui ont aussi connu les joies d'un sacre à domicile au terme d'un match 7, savent parfaitement que tout est possible. Cette finale 2026 n'a qui plus est répondu à aucune logique jusqu'ici, les deux équipes n'ayant pas su profiter du fameux "momentum" pour enfoncer le clou lorsqu'elles en avaient l'occasion.
"Groggy" après un match 5 perdu en prolongation après avoir gâché un avantage de trois buts (3-0 à la 16e), Fribourg est ainsi passé par tous les états d'âme mardi encore. Le 1-1 concédé à 3'09 de la fin du temps réglementaire aurait pu mettre les Dragons K.O. Mais ils sont toujours bien en vie.
Les Dragons avaient finalement maté les Lakers au bout du suspense, à la 77e minute du match 7. Libérés, ils sont rompus à cet exercice si particulier. Ils feront tout pour faire du 1186e et dernier match en National League de leur no 86 Julien Sprunger le plus beau d'entre tous, afin d'offrir enfin un premier titre attendu depuis si longtemps sur les bords de la Sarine.
