Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Kyshawn George mène Washington à la victoire
Kyshawn George a brillé jeudi en NBA. L'ailier valaisan des Wizards a mené Washington à la victoire face aux Milwaukee Bucks (109-99) en inscrivant 23 points.
Meilleur marqueur de cette rencontre, le Canado-Suisse a également réussi 5 rebonds, 5 passes décisives, 2 interceptions et 1 contre. Il n'a pourtant pas témoigné d'une grande adresse, ne rentrant que 10 de ses 24 tirs (2/8) à 3 points.
Les Wizards, qui ont aussi pu compter sur un excellent Alex Sarr (16 points, 17 rebonds), ont ainsi décroché leur deuxième victoire de suite, la 12e en 46 parties disputées depuis le début de la saison. Privé de sa superstar Giannis Antetokounmpo, touché à un mollet, Milwaukee a pour sa part subi une quatrième défaite d'affilée.
La soirée fut également belle pour Clint Capela. Le pivot genevois de Houston a cumulé 10 points, 7 rebonds, 2 contres et 2 assists dans un match gagné 104-86 par Houston à Atlanta. Pour son premier match à Atlanta depuis son départ de Géorgie en juillet dernier, il a eu droit à un hommage en vidéo de son ancienne équipe.
Hischier donne la victoire aux Devils face aux Preds
Nico Hischier s'est montré décisif jeudi en NHL. Le capitaine des Devils a inscrit le but de la victoire de New Jersey, qui a battu les Predators de Roman Josi 3-2 après prolongation.
Le centre valaisan a signé sa 18e réussite de la saison après 42 secondes en "overtime", armant un slap puissant depuis le cercle des engagements après avoir profité d'une passe de Dawson Mercer. Il s'agit de son 8e but marqué en prolongation en NHL, et de son 41e points de la saison.
Nico Hischier a logiquement été désigné première étoile de cette rencontre, la deuxième revenant au gardien des Devils Jacob Markström (27 arrêts). Ses coéquipiers Timo Meier et Jonas Siegenthaler n'ont pas réussi de point dans cette partie, tout comme le Bernois Roman Josi dans le camp des Predators.
Les Devils, qui restaient sur deux défaites consécutives, ont très vite dû composer sans leur superstar Jack Hughes. Le centre américain s'est blessé au bas du corps durant le premier tiers et n'est plus réapparu par la suite. Il a déjà manqué 18 matches cette saison après s'être coupé à une main.
Un autre "derby" helvétique figurait au menu jeudi soir. Le Lightning de Janis Moser a logiquement pris le meilleur sur les Jets de Nino Niederreiter 4-1 pour cueillir un 16e succès dans ses 18 derniers matches. Les deux Suisses sont restés "muets", mais Moser a terminé la partie avec un remarquable bilan de +3.
Défago: "Un évènement qui va marquer l'histoire de Crans-Montana"
Didier Défago s'est exprimé jeudi sur les défis à relever en vue des Mondiaux à Crans-Montana de 2027. Il a aussi défendu la décision de maintenir l'évènement ce week-end.
Malgré l'annulation du deuxième entraînement de la descente dames, le Morginois de 45 ans, patron des Mondiaux 2027, s'est montré satisfait de l'avancée des préparatifs: "Je crois que la décision d'annuler l'entraînement a été la bonne", a-t-il indiqué alors que le soleil ne parvenait toujours pas à percer les nuages au-dessus de l'aire d'arrivée de la Nationale.
"La piste est belle, il reste encore un peu de job mais je suis confiant pour vendredi", a souligné le champion olympique de descente à Vancouver, à une heure où la tenue de la descente de vendredi était toujours incertaine.
En vue des Championnats du monde qui auront lieu sur le Haut-Plateau en 2027, l'évènement du week-end fait figure de test pour le comité d'organisation. "L'an prochain, nous devrons être opérationnels pendant deux semaines, contre seulement quatre jours cette année", a rappelé Défago, qui doit encore définir avec ses équipes le juste nombre de bénévoles à mobiliser pendant les Mondiaux.
"Ce week-end doit être un signal fort pour la Suisse et au-delà. Nous devons montrer du respect et de la dignité pour cette jeunesse, et montrer que le sport rassemble", a clamé le Valaisan pour défendre la tenue des courses malgré le drame qui s'est déroulé il y a près d'un mois. "On est juste avant les Jeux olympiques, donc les athlètes vont encore aller chercher la dernière confiance dont ils ont besoin. Et je pense que ce sont eux qui vont donner le ton de l'ambiance qu'il y aura pendant les compétitions", a tranché le CEO.
Djokovic à deux marches de son impensable quête
Toujours en course après un forfait et un abandon qui l'ont propulsé en demi-finales de l'Open d'Australie, Novak Djokovic se trouve désormais à deux victoires d'un 25e titre du Grand Chelem.
Ce pari fou passe vendredi par la montagne Jannik Sinner.
La présence encore à ce niveau du Serbe de 38 ans apporte cette touche d'irréel dans un tournoi où l'autre grande question, devenue habituelle, est de savoir si quelqu'un est capable de barrer la route des deux ogres du moment, Carlos Alcaraz et Jannick Sinner.
Novak Djokovic est encore là, mais grâce à un coup du destin: malgré son jour de récupération supplémentaire après le forfait de Jakub Mensik en 8es de finale, le Serbe s'est fait marcher dessus par Lorenzo Musetti (5e mondial) en quarts. Plus précis, plus rapide, l'Italien avait enfin trouvé la clé pour battre Nole, avant que sa jambe ne l'abandonne alors qu'il menait deux sets à zéro, 1-3 dans le troisième. Djokovic aurait dû perdre ce match, et l'a reconnu.
"Je crois que j'ai perdu contre lui quatre ou cinq fois de suite. Donc oui, il joue vraiment à un niveau exceptionnel en ce moment, tout comme Carlos (Alcaraz). Ce sont les deux meilleurs joueurs du monde", a souligné Novak Djokovic, dont le rêve de nouveau titre en Grand Chelem est conditionné à sa capacité à battre l'un des deux, voire les deux.
Les deux l'ont déjà sorti trois fois sur les quatre demi-finales que le Serbe a atteint en 2025 en Grand Chelem (US Open, Wimbledon, Roland-Garros), et lors de sa dernière finale en Grand Chelem, à Wimbledon en 2024, il avait subi la loi d'Alcaraz. Il n'a donc plus gagné en Grand Chelem depuis l'US Open en septembre 2023, une éternité dans le tennis.
"On a de la chance qu'il (Djokovic) soit toujours là à jouer un tennis incroyable à son âge (38 ans). J'espère que ce sera une belle bataille", a déclaré pour sa part Sinner.
Mathilde Gremaud, la montée en puissance
Championne olympique de slopestyle à Pékin et 3e en Big Air, Mathilde Gremaud fait à nouveau partie des grands espoirs de médaille suisse aux JO 2026.
Brillante aux récents X Games, la Fribourgeoise de 25 ans est prête pour le rendez-vous italien.
Une médaille d'or aux prestigieux X Games en Big Air assortie d'une médaille de bronze en slopestyle, et c'est toute une équipe qui respire. A Aspen, Mathilde Gremaud a réussi dimanche passé un Nose Butter 1260 Safety pour s'adjuger l'or lors de cette prestigieuse compétition dans le Colorado.
"Je travaille dessus depuis plus d’un an. Je l’avais déjà plaqué sur la neige, mais les X Games sont l’endroit parfait pour le réussir à nouveau. Je suis super excitée d’y être parvenue", a-t-elle confié au site spécialisé skiactu.ch, soulignant pour La Liberté avoir également "le Switch 1440 en stock".
Les précédentes sorties de la Gruérienne n'étaient il est vrai pas aussi prometteuses. Vainqueure en slopestyle à Stubaï en ouverture de saison, la vice-championne olympique de slopestyle de Pyeongchang 2018 avait ensuite raté ses deux concours de Big Air en Chine.
De retour en Europe pour une manche de slopestyle à Laax, la Fribourgeoise n'a pas pu faire mieux que 7e à la mi-janvier, alors qu'elle n'avait plus quitté le podium en slopestyle depuis Silvaplana en mars 2023! Les X Games lui ont fait le plus grand bien: "Ça fait vraiment du bien de gagner à nouveau."
Compte tenu des résultats obtenus à Aspen, la skieuse de La Roche doit se sentier bien, et elle visera deux médailles à Livigno. Depuis peu, elle bénéficie à nouveau des conseils de Misra Noto, en plus de ceux du coach Greg Tüscher. Comme elle l'expliquait au micro de la RTS il y a quelques semaines, le retour de Noto lui permet d'avoir une voix et un oeil supplémentaires.
Pour la double championne du monde, les JO 2026 ne sont de toute manière "pas la chance de ma vie. J'ai l'impression que la chance de ma vie, j'ai déjà eu l'occasion de la saisir et j'ai eu la chance de réussir à la saisir. Là j'ai une nouvelle opportunité qui s'offre à moi, et j'ai aussi envie de la saisir", disait-elle à l'automne.
"J'ai tout à gagner et tout à perdre en même temps, estimait-elle en octobre. Donc en fait, je me dis que ce n'est que du bonus, parce que je suis déjà allée deux fois aux Jeux et que j'ai ramené trois médailles."
Pour aller chercher une médaille d'or en Big Air, il faudra certainement poser tant son Nose Butter 1260 Safety que le Switch 1440 qu'elle est la seule à maîtriser. Aux JO, il s'agit de réussir deux sauts différents, alors que tout se joue sur un seul saut aux X Games.
Il faudra donc être bien dans sa tête en gardant cette approche où la quête de l'or n'est pas une finalité. "Si je me sens bien, je vais pouvoir faire une nouvelle figure. Et si je peux faire une nouvelle figure, normalement j'aurai un bon résultat", racontait-elle aussi avant le début de la saison.
Poser un run propre, être satisfaite d'elle-même, repousser ses limites, Mathilde Gremaud n'a clairement pas que l'or en tête. Et c'est peut-être ça qui peut l'aider à se sublimer et à gagner.
Une descente dames au menu à Crans-Montana
La Coupe du monde fait halte à Crans-Montana pour son dernier week-end de compétition avant les Jeux olympiques de Milan-Cortina.
Moins d'un mois après le terrible incendie qui a endeuillé la station valaisanne, une descente dames, la sixième des neuf prévues cette saison, est programmée vendredi dès 10h.
Les femmes en découdront à nouveau samedi, à l'occasion d'un super-G. Dimanche, ce sera au tour des meilleurs descendeurs de la Coupe du monde masculine de s'élancer.
Leader du classement de la spécialité avec 400 points, Lindsey Vonn sera la femme à battre vendredi. L'Américaine de 41 ans, victorieuse à St-Moritz et à Zauchensee, s'est retrouvée sur le podium à l'occasion des cinq premières descentes de l'hiver.
Lindsey Vonn possède 144 points d'avance sur sa dauphine, l'Allemande Emma Aicher, dans la Coupe du monde de la spécialité. En cas de succès, elle pourrait prendre une option peut-être décisive sur le globe de la descente, qu'elle a déjà soulevé huit fois.
Côté suisse, en l'absence de Lara Gut-Behrami, les raisons de se réjouir ont été rares cet hiver dans les disciplines de vitesse. L'inattendue 5e place de l'étonnante Janine Schmitt à Zauchensee constitue le seul Top 10 de la saison pour les descendeuses suisses.
Mais les Suissesses ont souvent brillé par le passé à Crans-Montana, même si les exploits ont essentiellement été l'oeuvre de Lara Gut-Behrami. En quête de ses meilleures sensations après sa chute de St-Moritz, Corinne Suter s'y est ainsi également illustrée.
Les regards se tourneront aussi sur la "régionale de l'étape" Malorie Blanc. La Valaisanne, 6e du super-G de St-Moritz, s'élancera pour la première fois en Coupe du monde sur cette piste. Elle aurait dû y faire ses débuts en 2024, mais s'était blessée à l'entraînement.
Europa League: Young Boys et Bâle éliminés dès la phase de ligue
Le parcours des deux clubs suisses engagés en Europa League s'est terminé jeudi soir. Young Boys (25e) et Bâle (30e) ont terminé hors du top 24 à l'issue de la dernière journée de la phase de ligue.
Ce sont surtout les Bernois qui peuvent nourrir d'énormes regrets. Menés 2-0 après 7 minutes à Stuttgart, les joueurs de la capitale ont eu le mérite de revenir à 2-2 grâce à des réussites d'Armin Gigovic (42e) et Sandro Lauper (57e) et ont provisoirement figuré à la 24e et dernière place qualificative pour les barrages. Mais un but encaissé à la 90e leur a finalement coûté la qualification.
YB termine donc au 25e rang, à égalité avec les Norvégiens de Brann (9 points), mais avec une moins bonne différence de buts. La déroute 4-0 sur le terrain du PAOK Salonique en novembre aura finalement coûté cher aux Bernois.
Mais cette défaite face aux Tchèques vient conclure une campagne décevante lors de laquelle les Bâlois n'auront remporté que deux rencontres. Cet ultime revers a été causé par un but de Jiri Panos, un jeune milieu tchèque de 18 ans (39e).
Malgré le soutien de leur public, les champions de Suisse n'ont pas vraiment fait douter les vice-champions de Tchéquie. La confiance reste donc en berne au Parc Saint-Jacques avant la réception du leader Thoune dimanche en Super League (16h30).
La soirée à également permis de définir les huit équipes directement qualifiées pour les 8es de finale. Il s'agit, dans l'ordre, de Lyon, Aston Villa, Midtjylland, Betis Séville, Porto, Braga, Fribourg et l'AS Rome.
Le grand huit pour Fribourg, Mayer coule Genève
Fribourg s'est presque assuré la 2e place en National League. Les Dragons ont battu Genève 5-3 aux Vernets, alors que Lugano s'est incliné 3-2 dans le derby tessinois face à Ambri.
Et de huit! En dominant le GSHC, l'équipe de Roger Rönnberg a signé sa huitième victoire de rang grâce à un premier tiers de feu et un Robert Mayer... généreux.
Fribourg a ouvert le score à la 5e sur un superbe travail de Sprunger pour Biasca, seul au deuxième poteau. Ce but a piqué Genève au vif qui est parvenu à égaliser à la 7e par Manninen, auteur d'une habile déviation sur un lancer de Bozon.
Prêts à prendre leur envol, les Aigles vont pourtant être cloués au sol à la 8e. La faute à leur gardien Robert Mayer. Le numéro 2 du GSHC s'est fabriqué un but peu commun. Sur un tir de Rattie, le portier des Aigles a capté le puck dans sa mitaine avant de l'expédier de son propre chef dans les buts! Tout pataud, Mayer a ensuite regardé sa gobeuse vide à la recherche d'une réponse.
Les hommes de Ville Peltonen ont dû attendre la 51e pour inscrire leur deuxième but par Verboon. Trop tard, même si Bozon a ajouté un troisième but à la 60e. Entre-temps, Gottéron avait pu scorer le 5-2 dans la cage vide par Bertschy.
En dominant Rapperswil 4-3 grâce notamment à un doublé de Stransky, Davos a quant à lui rendu service à Lausanne pour consolider sa place dans le top 6. Car cette victoire du leader laisse les Saint-Gallois à neuf points des Vaudois avec le même nombre de matches. Autant dire que le Zoug-LHC de vendredi soir vaudra très cher, étant donné que les joueurs de Geoff Ward comptent également neuf longueurs d'avance sur ceux de Benoît Groulx.
Yannis Voisard prend les commandes
Yannis Voisard a fait coup double jeudi sur les routes du AlUla Tour.
Le grimpeur jurassien a pris les commandes du général en remportant la troisième étape au sommet de Bir Jaydah Mountain devant le Portugais Alfonso Eulalio et le Colombien Sergio Higuita.
Le coureur de l'équipe Tudor détrône à la tête du classement général le sprinter italien Jonathan Milan, vainqueur des deux premières étapes. "J'attendais celle-là depuis très longtemps, je suis super content", a commenté Voisard qui décroche, à 27 ans, sa deuxième victoire professionnelle après une étape du Tour de Hongrie en 2023.
"Je savais qu'il fallait, avec le vent de face, attendre le dernier moment et que j'avais un bon finish sur ce genre d'arrivée" en montée, a ajouté le coureur de Fontenais qui espère bien défendre "jusqu'au bout" son maillot de leader alors qu'il reste encore deux étapes. Il possède 4'' d'avance sur son dauphin Alfonso Eulalio au général et 6 sur Sergio Higuita (3e).
La journée a été marquée par ailleurs par une vilaine chute dans une descente à dix kilomètres du but où plusieurs coureurs ont fini à haute vitesse dans les cailloux, se relevant, pour certains, avec le cuissard totalement déchiré.
Rybakina rejoint Sabalenka en finale
Elena Rybakina (WTA 5) défiera Aryna Sabalenka (WTA 1) samedi en finale de l'Open d'Australie, pour un "remake" de la finale de l'édition 2023 gagnée par la Bélarusse.
La Kazakhe a battu l'Américaine Jessica Pegula (WTA 6) 6-3 7-6 (9/7) en demi-finale jeudi.
La lauréate de Wimbledon 2023 a eu besoin de 60 minutes pour boucler cette rencontre. Elle aurait dû s'imposer plus largement, mais son bras a tremblé au moment de négocier ses trois premières balles de match à 6-3 5-3 à la relance.
Elena Rybakina (26 ans) a aussi servi à deux reprises en vain pour le gain du match, à 5-4 et 6-5. Elle a même dû effacer deux balles d'égalisation à un set partout dans le tie-break, à 6/5 et 7/6. Mais elle a sorti le grand jeu à cet instant, réussissant un ace et un service gagnant sur les deux derniers points du match.
La Kazakhe abordera en confiance la finale. Elle a remporté 19 des 20 matches qu'elle a disputés sur le circuit depuis la mi-octobre, conquérant le titre à Ningbo et dans le Masters WTA. Et elle reste sur neuf victoires d'affilée face aux membres du Top 10, dont une en finale du dernier Masters face à Aryna Sabalenka.
Sabalenka qualifiée pour sa 4e finale d'affilée à Melbourne
Aryna Sabalenka (WTA 1) s'est qualifiée pour sa quatrième finale d'affilée à l'Open d'Australie. La Bélarusse a battu jeudi l'Ukrainienne Elina Svitolina (WTA 12) 6-2 6-3.
Sacrée en 2023 et en 2024 à Melbourne, Aryna Sabalenka affrontera samedi la Kazakhe Elena Rybakina (WTA 5) ou l'Américaine Jessica Pegula (WTA 6) pour tenter de décrocher un cinquième titre du Grand Chelem. Elle a aussi gagné les US Open 2024 et 2025.
Battue l'an dernier en finale à Melbourne par Madison Keys, Aryna Sabalenka a dominé les débats face à Elina Svitolina, qui devra donc patienter avant de jouer une première finale majeure. Elle n'a connu qu'une brève alerte à l'entame du deuxième set, concédant les deux premiers jeux. Mais elle a gagné les cinq suivants pour classer l'affaire en moins d'1h20 de jeu.
Serena Williams refuse d'exclure un retour au tennis
Serena Williams a fait renaître les spéculations sur un éventuel retour sur le circuit.
"Je ne sais pas, je verrai bien ce qui se passera", a-t-elle répondu quand elle a été interrogée sur le sujet à la télévision américaine.
La légende aux 23 titres du Grand Chelem a réintégré début décembre la liste des joueuses soumises à une surveillance étroite des autorités antidopage, premier pas éventuel vers un retour. Mais elle avait alors démenti toute volonté de revenir.
L'Américaine de 44 ans a de nouveau été interrogée sur cette possibilité mercredi dans l'émission télévisée "Today" et, sans confirmer aucun projet, elle n'a pas non plus écarté l'éventualité d'un retour. "Je m'amuse et je profite de la vie en ce moment", a déclaré l'ex-no 1 mondial, plus de trois ans après son dernier match officiel à l'US Open 2022.
Pressée de questions pour savoir si cela signifiait oui ou non, elle a répondu: "Ce n'est ni oui ni non. Je ne sais pas, je vais simplement voir ce qui se passe".
Lorsqu'on lui a demandé pourquoi elle avait réintégré le programme de dépistage antidopage, Serena Williams - dont la soeur Venus a disputé l'Open d'Australie à 45 ans - a répondu: "Est-ce que je l'ai réintégré ? Je ne savais pas si j'en étais sortie. Écoutez, je ne peux pas en parler".
Une fois inscrits, ils doivent fournir des informations sur le lieu et le moment où ils sont disponibles pour se soumettre à d'éventuels contrôles. Ils doivent figurer sur cette liste pendant six mois avant d'être autorisés à reprendre la compétition.
"Aucune personne qui n'a pas l'intention de jouer au tennis professionnel ne va s'inscrire sur cette liste, surtout quelqu'un qui a autant d'expérience que Serena Williams", a estimé Courier. "Serena a nié son retour, mais je pense qu'à moins qu'elle ne se blesse, il ne fait aucun doute qu'elle rejouera quelque part à un moment donné. Que ce soit en double mixte à l'US Open, en double avec sa soeur ailleurs, ou en simple, elle seule le sait."
Le sélectionneur du Sénégal Thiaw suspendu cinq matches
Le sélectionneur du Sénégal Pape Thiaw a été suspendu pour cinq matches par la Confédération africaine (CAF) après les incidents lors de la finale chaotique de la CAN contre le Maroc.
Thiaw est en outre condamné à une amende de 100'000 dollars, a précisé la CAF.
Le Sénégal avait remporté cette rencontre 1-0 après prolongation, au cours d'un match émaillé d'incidents. Certains joueurs sénégalais avaient, à l'injonction de Thiaw, quitté momentanément le terrain pour contester la décision de l'arbitre, appuyé par la VAR, d'accorder un penalty litigieux au Maroc en toute fin du temps réglementaire. Furieux, leurs supporters avaient aussi tenté d'envahir la pelouse.
Finalement le Marocain Brahim Diaz avait raté son penalty et les Sénégalais étaient revenus disputer la fin de partie, pour la remporter dans la prolongation.
Pape Thiaw est suspendu par le jury disciplinaire de la CAF pour "pour comportement antisportif, violation des principes de fair-play et d'intégrité, et atteinte à l'image du football", précise la confédération africaine.
Les attaquants sénégalais Iliman Ndiaye et Ismaila Sarr ont également été suspendus pour deux matches pour "comportement antisportif envers l'arbitre". Et la fédération sénégalaise écope elle d'un total de 615'000 dollars d'amende "pour le comportement inapproprié de ses supporters, ayant porté atteinte à l'image du football", "pour le comportement antisportif de ses joueurs et de son encadrement technique, en violation des principes de fair-play, de loyauté et d'intégrité", ainsi que "pour faute disciplinaire de l'équipe nationale, cinq joueurs ayant reçu des avertissements".
La Fédération marocaine est quant à elle sanctionnée de 200'000 dollars d'amende en raison du comportement des ramasseurs de balle, et de 100'000 dollars "pour le comportement inapproprié des joueurs de l'équipe nationale et de l'encadrement technique, ayant envahi la zone d'examen de la VAR et entravé le travail de l'arbitre". S'ajoutent 15'000 dollars pour utilisation de lasers par des supporters.
Ces sanctions prendront effet dès la campagne des qualifications pour la prochaine CAN 2027.
Les Rockets subissent les foudres de Wembanyama
Houston a subi la loi de San Antonio mercredi en NBA. Clint Capela et les Rockets se sont inclinés 111-99 face aux Spurs, après avoir compté jusqu'à 16 longueurs d'avance.
Les Rockets, qui menaient en effet 59-43 à 3'22 de la fin du deuxième quart-temps, ont fini par plier dans l'ultime période. Les Spurs l'ont entamée sur un 11-0 qui leur a permis de faire passer le score de 84-86 à 95-86. Ils ont ensuite parfaitement géré cet avantage.
Auteur de 9 des 11 points inscrits par son équipe durant ce partiel décisif, Victor Wembanyama a porté les Spurs vers la victoire. Le pivot français de 2m24 a marqué 13 de ses 28 points durant le dernier "quarter". Il s'est également fait l'auteur de 16 rebonds, 5 contres, 3 assists et 2 interceptions.
Les Rockets, qui avaient parfaitement contenu le Français huit jours plus tôt pour s'imposer 111-106 face à San Antonio, ont paru impuissants dans le "money time". L'absence du rugueux intérieur Steven Adams, blessé à une cheville et absent jusqu'au terme de la saison, a certainement pesé dans la balance.
Moins solide que le Néo-Zélandais sur le plan défensif, Clint Capela n'a eu droit qu'à 9 minutes de jeu mercredi, cumulant 5 points, 4 rebonds et 2 contres. Le pivot titulaire Alperen Sengun a quant à lui réussi 18 points, 10 rebonds et 7 passes décisives pour Houston, qui reste 4e de la Conférence Ouest malgré cette défaite.
Fanny Smith, le point d'interrogation physique
"Bronzée" à Pyeongchang et à Pékin, Fanny Smith n'aborde pas ses cinquièmes JO avec une confiance au beau fixe. La Vaudoise de 33 ans se bat notamment avec des douleurs au dos.
Fanny Smith a de la chance dans son malheur. Parce que la compétition de skicross a lieu le vendredi 20 février à Livigno, la Villardoue a davantage de jours pour se remettre d'aplomb. Car en plus d'une gêne qui la suit depuis l'été dernier, elle a dû composer avec un dos bloqué lors des récentes épreuves de Coupe du monde à Veysonnaz.
Neuvième de la course du vendredi, elle a expliqué qu'elle avait ressenti de grosses douleurs au dos avant de prendre part aux quarts de finale. Elle a donc logiquement renoncé à se présenter au départ de la course du samedi. Et elle ne sera pas non plus de la partie ce week-end à Val di Fassa, pour la dernière épreuve précédant les Jeux.
"C'est quelque chose qui m'a vraiment obligée à revoir toute ma préparation physique, et on avance à tâtons, explique-t-elle. Je me fixe mentalement sur ce que mes entraîneurs me disent. Je suis plus ou moins en forme. Mais pour expliquer simplement, je ne peux pas faire de vélo", souligne-t-elle.
"Je n'ai pas du tout pu faire de saut en avant-saison ni d'exercices d'agilité comme j'en ai l'habitude. On a dû s'adapter et faire des exercices un petit peu plus banals", poursuit-elle. "Alors pour moi mentalement c'est assez difficile, parce que je sais que ce que j'ai fait pendant tant d'années fonctionne. Et là, on a dû un peu revoir la chose, et je n'ai pas pu entraîner l'explosivité."
"Ceci dit, au final les Jeux, c'est sur une journée, note-t-elle. Donc au bout du compte, ces cinq participations aux JO représentent seulement cinq jours de compétition. C'est assez court en soi alors qu'on travaille des années."
Après 2010 et ses premiers JO à Vancouver, s'imaginait-elle être toujours parmi les meilleures seize ans plus tard? "Si on m'avait dit ça, je ne l'aurais simplement pas cru. Cette carrière, cette longévité: c'est fou d'être toujours présente pour la gagne. C'est assez exceptionnel de voir que ce pari fou qu'on a pris à l'époque a marché au final."
Et il y aura un "test event" avant les JO sur deux jours, même si les athlètes ne savent pas encore à combien de runs ils auront droit. "Mais si on en a ne serait-ce que deux par jour, ça fera déjà quatre runs, estime la Vaudoise. C'est déjà beaucoup plus que ce qu'on a en Coupe du monde. Ensuite, on aura encore des entraînements deux jours avant la compétition. Pour moi, cela fera presque trop d'entraînement." Beaucoup de questions au final, auxquelles Fanny Smith se réjouit de répondre le jour J, sur la piste.
