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Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT

epa10515355 Slovenian rider Tadej Pogacar of UAE Team Emirates celebrates while crossing the finish line to win the seventh stage of the Paris-Nice cycling race over 142,80km from Nice to Col de la Co ...
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Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT

Elles sont là, elles sont fraîches! Les infos sportives à ne pas rater.
02.03.2023, 16:3111.03.2023, 17:32
team watson / ats

Pogacar enfonce le clou au Lioran

Tadej Pogacar s'est imposé en solitaire mardi au Lioran
Tadej Pogacar s'est imposé en solitaire mardi au LioranImage: KEYSTONE/EPA

Tadej Pogacar s'est imposé, comme on pouvait s'y attendre, en solitaire mardi au Lioran lors de la 10e étape du Tour de France.
Le Slovène conforte donc son maillot jaune grâce à cette 24e victoire d'étape sur la Grande Boucle.
Le double champion du monde sur route a remporté dans la station de ski du Lioran, dans le Massif Central, sa troisième victoire d'étape sur ce Tour 2026. Il a attaqué à 15,5 km de l'arrivée, dans la partie finale du très raide col du Pertus, pour reprendre l'Equatorien Richard Carapaz, échappé.
Tadej Pogacar a franchi la ligne avec 32'' d'avance sur Remco Evenepoel et 34'' sur Paul Seixas, une nouvelle fois épatant. Deuxième du classement général à désormais 3'36 du Slovène, Jonas Vingegaard a terminé seulement septième, à 44''.
Meilleur Suisse au général, Yannis Voisard a une nouvelle fois parfaitement tenu le choc, dans une étape qui comportait pas moins de sept ascensions répertoriées. Le Jurassien de la formation suisse Tudor a fini 16e de l'étape à 3'05 et grimpe au 16e rang du général, à 15'36 du leader.

Balogun savait qu'il y aurait "beaucoup de controverse"

Folarin Balogun savait que l'annulation de sa suspension allait provoquer beaucoup de controverse
Folarin Balogun savait que l'annulation de sa suspension allait provoquer beaucoup de controverseImage: KEYSTONE/FR172029 AP

"Heureux" d'avoir pu jouer le 8e de finale du Mondial contre la Belgique, l'attaquant américain Folarin Balogun a dit qu'il savait que cette décision "allait causer beaucoup de controverse".
"Ma réaction initiale était d'être heureux d'être de retour dans l'équipe, a déclaré Balogun sur le plateau de la chaîne américaine CBS. Mais quand j'ai commencé à y réfléchir, je savais que cela allait causer beaucoup de controverse. Et je pouvais presque voir chez mes coéquipiers un peu de nervosité, car c'était quelque chose d'unique".
En 16e de finale, l'attaquant monégasque avait écopé d'un carton rouge pour avoir marché sur une jambe du défenseur bosnien Tarik Muharemovic, une décision selon lui injuste, a-t-il expliqué: "Quand (un geste) n'est pas intentionnel, ça ne devrait jamais être un carton rouge."
Initialement suspendu pour le 8e de finale contre les Diables rouges, Balogun avait vu à la surprise générale sa peine être commuée en "un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an" par la commission de discipline de la FIFA.
"J'ai essayé de me concentrer" Cette décision, assortie du fait que le président américain Donald Trump a appelé celui de la FIFA Gianni Infantino pour que la sanction soit réexaminée, a entraîné une pluie de critiques, notamment de la part de la fédération belge et de l'UEFA.
"J'ai essayé de me concentrer du mieux que je pouvais à mesure qu'on approchait du match. Mais c'était difficile, il y a eu beaucoup de bruit extérieur, et c'est difficile à éviter", a ajouté le joueur de 25 ans, finalement titulaire lors d'un 8e de finale largement remporté par la Belgique (4-1).

Accueil des Suisses: entre fierté et retenue

La Turbinenplatz était très bien garnie pour accueillir l'équipe de Suisse
La Turbinenplatz était très bien garnie pour accueillir l'équipe de SuisseImage: KEYSTONE/CLAUDIO THOMA

L'équipe de Suisse a été acclamée pour son retour au pays après sa qualification historique pour les quarts de finale de la Coupe du monde. L'euphorie n'est toutefois pas au rendez-vous à Zurich.
Lorsque Johan Manzambi, la révélation du tournoi, a été interrogé sur son parcours riche en émotions - il a été élu deux fois meilleur joueur du match avant de devoir suivre les deux derniers matches depuis les tribunes en raison d’une contusion à un genou -, il a répondu: "Malheureusement, je me suis blessé, mais mes coéquipiers s'en sont quand même bien sortis." L'un des supporters présents s'est alors écrié: "Bien, mais pas très bien."
Cette remarque reflète l'accueil réservé à l’équipe mardi à midi. Certes, la Turbinenplatz, d'une superficie d'environ 14'000 mètres carrés et située dans l'un des quartiers les plus animés de Zurich, était bien remplie et certains, venus parfois de loin, étaient arrivés tôt pour s'assurer les meilleures places près de la scène.
Mais on ne ressentait pas de grande euphorie. Comparé à l'accueil réservé aux Norvégiens lundi à Oslo, où environ 90'000 supporters étaient présents, celui de Zurich s'est avéré modeste. La Norvège, tout comme la Suisse, a écrit une page de l'histoire du football national en se qualifiant pour les quarts.
On avait d'ailleurs l'impression que cet accueil relevait davantage d'une obligation. Après avoir atterri à l'heure prévue, vers 10h15, l'équipe a été conduite en bus vers un hôtel situé près de la Turbinenplatz. Avec un quart d'heure de retard, à 12h16, c'est d'abord l'ensemble du staff qui est monté sur scène.
"Nous emportons toutes ces émotions avec nous" Le président de l'ASF, Peter Knäbel, s'est d'abord adressé à la foule: "Je suis extrêmement fier du staff présent ici. Nous avons tout donné aux États-Unis et au Canada, je pense que vous l'avez tous ressenti. Nous avons senti que vous aussi, vous aviez tout donné, c'est pourquoi je vous adresse à mon tour un très, très grand applaudissement. Nous emportons toutes ces émotions avec nous comme une responsabilité pour l'avenir: nous voulons rester aussi bons que nous le sommes, et peut-être même un peu meilleurs."
Puis ce fut au tour de Murat Yakin de prendre la parole. Il a notamment déclaré: "Nous aurions aimé rester une semaine de plus (aux États-Unis), mais c'est bien sûr aussi agréable de pouvoir rentrer chez soi dans ces conditions. Nous avons vu de belles images montrant que l'on faisait la fête partout en Suisse. C'est admirable que les gens se soient levés à 3, 4 ou 5 heures du matin. Nous en avons tous eu la chair de poule."
Beaucoup d'encouragements pour Embolo Par la suite, les joueurs ont été appelés un par un sur scène, par ordre de numéro. Outre Manzambi, Granit Xhaka et Ruben Vargas, Breel Embolo a lui aussi reçu un tonnerre d'applaudissements. L'attaquant de Rennes a écopé d'un carton rouge en quart de finale contre l'Argentine pour une simulation peu après que les Suisses avaient égalisé à 1-1.
En descendant de l'avion, Embolo portait une capuche rabattue sur sa casquette; sur scène, il ne portait plus qu'une casquette et cachait ses yeux derrière des lunettes de soleil. Sur une pancarte, on pouvait lire: "Breel, on est derrière toi - pas seulement quand tu gagnes. Merci pour ton engagement." Trois cœurs y étaient également dessinés. Ces messages d'encouragement ont sans doute fait du bien au Bâlois.
Le capitaine Granit Xhaka a eu le dernier mot au sein de l'équipe suisse: "Le fait qu'il y ait autant de monde ici ne va pas de soi, nous avons ressenti ce soutien. J'espère que nous avons pu vous rendre heureux." Le milieu de Sunderland a ajouté qu'ils n'avaient pas de joueurs de grand nom, mais en revanche beaucoup d'esprit d'équipe et d'énergie au sein de l'équipe.
"C'est ce qui caractérise la Suisse. C'est difficile de réaliser ce que nous avons accompli. Nous le ferons probablement pendant les vacances, quand nous aurons un peu ralenti le rythme. Dans l'ensemble, ce fut un bon tournoi. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli. Avec un peu de chance, nous aurions pu aller encore plus loin, mais cela fait partie du jeu. Nous acceptons les choses telles qu'elles se sont passées."
Par la suite, toute l'équipe a lancé des petits ballons dans la foule, avant que les joueurs ne quittent la scène, protégés de la foule, au bout d'une bonne demi-heure. Le car de l'équipe attendait devant l'hôtel. Place désormais à des vacances bien méritées.

Kym s'adjuge le derby suisse

Jérôme Kym a remporté le derby suisse face à Dylan Dietrich
Jérôme Kym a remporté le derby suisse face à Dylan DietrichImage: KEYSTONE/EPA/PETER SCHNEIDER

Jérôme Kym (ATP 186) a remporté le derby suisse programmé au 1er tour du Swiss Open de Gstaad. L'Argovien est venu à bout du Zurichois Dylan Dietrich (ATP 618) 7-6 (7/3) 2-6 7-6 (7/5) mardi.
Quart de finaliste l'an dernier sur la terre battue de l'Oberland bernois, Jérôme Kym a eu besoin de 2h30 pour vaincre son compatriote, qui disputait son premier match sur le circuit principal. Il se frottera à Ignacio Buse (ATP 33) ou Stefanos Tsitsipas (ATP 85) au 2e tour.
Le duel n'a pas été aussi déséquilibré que la différence de classement ne pouvait laisser imaginer. Issu des qualifications, Dylan Dietrich a opposé une très belle résistance, parvenant même à breaker Jérôme Kym dès le troisième jeu de la partie pour prendre les commandes.
Présent dans le tableau principal à la faveur d'une invitation, Kym a recollé dans le sixième jeu avant de s'imposer au tie-break 7/3. Malmené dans le deuxième set, le géant argovien (198 cm) a également fait la différence au jeu décisif dans la troisième manche.
Jérôme Kym a conclu cette partie sur sa première balle de match, grâce à un retour gagnant, réussissant alors le seul mini-break de ce second tie-break. Il avait frisé la correctionnelle lorsque Dylan Dietrich s'était procuré trois balles de break à 4-3 en faveur du Zurichois dans le dernier set.

Stricker: "J'étais moi-même un peu surpris"

Dominic Stricker a démontré lundi à Gstaad qu'il fallait encore compter sur lui.
Dominic Stricker a démontré lundi à Gstaad qu'il fallait encore compter sur lui.Image: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Dominic Stricker a brillamment remporté son premier tour au Swiss Open à Gstaad lundi. Le Bernois savait qu'il était prêt, mais son niveau l'a lui-même surpris.
Stricker ne sort pas de nulle part: il s'était hissé en huitièmes de finale de l'US Open en 2023, a fait partie du top 100 mondial et s'était adjugé en 2020 le tournoi junior de Roland-Garros. Ce qu'il a produit lundi soir sur la terre battue de Gstaad fait sans aucun doute partie de ce qu'il a réalisé de mieux.
Tombé à la 360e place du classement mondial, le Bernois de 23 ans a tenu en échec le spécialiste de terre battue et tête de série no 8 Jaume Munar (ATP 44). Service impeccable, coups droits puissants, montées au filet subtiles: jusqu'au score de 6-2 2-0, il a livré une partie quasi parfaite. "Franchement, j'étais moi-même un peu surpris de mon niveau", a déclaré Stricker durant un entretien accordé à Keystone-ATS.
Il a ensuite connu un léger creux, concédant son premier break de la partie. Mais le Suisse a gardé son sang-froid et a conclu la rencontre à 6-4.
La condition physique est à nouveau là Un résultat bienvenu, car Stricker a traversé des années difficiles. De mauvaises décisions en matière de calendrier, de nombreuses blessures ont fait douter ce gaucher talentueux, qui a songé à mettre un terme à sa carrière. Cet été, il s'est séparé de son entraîneur Henri Laaksonen, car ce dernier, résidant à Dubaï, ne peut pas passer en Suisse autant de temps que nécessaire.
Ce brillant exploit à Gstaad confirme toutefois le sentiment de Stricker avant le tournoi: il est à nouveau au top physiquement et prêt à se sublimer. "Je me sens à nouveau très bien sur le terrain, même si je rencontre encore parfois quelques difficultés avec mon jeu", a-t-il indiqué.
Dans l'Oberland bernois, tout a fonctionné sans accroc. "Chacun sait que j'ai le niveau, mais pouvoir le montrer ce jour-là devant ce public fantastique, c'est bien sûr super. C'est agréable de pouvoir à nouveau prendre le départ", s'est-il réjoui.
Des points nécessaires pour l'US Open Stricker est donc prêt à repartir à l'attaque. Il doit d'abord trouver un nouvel entraîneur. Ces dernières semaines, il s'est principalement entraîné avec Swiss Tennis, aux côtés de Michael Lammer. Cela lui a visiblement souri, mais Lammer est employé par la Fédération en tant que sélectionneur national junior.
Il est clair que Dominic Stricker, le Suisse le plus talentueux de ces dernières années, peut à nouveau aborder l'avenir avec optimisme. À court terme, il souhaite accumuler un maximum de points à Gstaad puis la semaine prochaine lors du Challenger de Zoug, afin d'améliorer son classement et de pouvoir participer aux qualifications de l'US Open.

L'ex-international suisse Yann Sommer s'engage au Club Bruges

Yann Sommer disputera la Ligue des champions avec Bruge cette saison.
Yann Sommer disputera la Ligue des champions avec Bruge cette saison.Image: KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER

L'ex-international suisse Yann Sommer s'est engagé pour 3 saisons avec le Club Bruges, a annoncé mardi le club champion de Belgique sur X.
Le gardien de but était libre de contrat après son départ de l'Inter Milan fin juin.
Le portier helvète de 37 ans (94 sélections), qui avait pris sa retraite internationale après l'Euro 2024, a passé 10 ans au Borussia Mönchengladbach avant de rejoindre le Bayern Munich en janvier 2023 pour remplacer Manuel Neuer, gravement blessé.
Ces deux dernières saisons, il avait porté le maillot de l'Inter, remportant deux titres de champion d'Italie et atteignant la finale de la Ligue des champions (perdue 5-0 face au PSG) en 2025.
A Bruges, où il disputera la Ligue des champions, Sommer prend la succession du Belge Simon Mignolet qui a mis fin à sa carrière de joueur.

Quel objectif à l'Euro 2028? Le futur de la Suisse en 4 questions

Après son élimination en quart de finale de la Coupe du monde, l'équipe de Suisse va attaquer une nouvelle campagne qui doit la mener jusqu'à l'Euro 2028. Avec quels joueurs et quel objectif?
Tour d'horizon des prochaines échéances en quatre questions.
Que manque-t-il à la Suisse? Sur ses huit derniers matches à élimination directe perdus dans un grand tournoi, la Suisse s'est inclinée six fois au-delà du temps réglementaire. Quatre fois aux tirs au but (Mondial 2006, Euro 2016, 2021 et 2024), deux fois en prolongations (Mondial 2014 et 2026) et souvent contre des adversaires prestigieux. Cela témoigne de l'écart infime qui la sépare des plus grandes nations du ballon rond.
On peut se poser "la" question. Combien d'équipes sont encore clairement supérieures à la Suisse? Sans doute la France et l'Espagne, peut-être l'Angleterre, toutes dans le dernier carré du présent Mondial. L'Argentine? Difficile de l'affirmer après le crève-coeur de Kansas City.
La Suisse est bien encadrée par un staff ultraprofessionnel. Sa force collective et sa stabilité en ont fait l'une des huit meilleures équipes du monde. Il lui manque probablement quelques individualités capables de faire basculer un match. Johan Manzambi semble être fait de ce bois et le Genevois a cruellement manqué à ses coéquipiers après sa blessure. Peut-être sera-t-il celui qui rapprochera encore un peu plus la Suisse des sommets.
Quel doit être le prochain objectif? En atteignant les quarts de finale du Mondial pour la quatrième fois après 1934, 1938 et 1954, la troupe de Murat Yakin a rempli l'objectif fixé par l'ASF. Le fait qu'elle ait dû gagner deux matches à élimination directe pour y parvenir suffit pour que cette Coupe du monde soit la meilleure de son histoire.
Et maintenant? "Ce tournoi et le précédent (réd: l'Euro 2024) ont montré que la Suisse était capable d'atteindre les demi-finales, voire la finale, d'une grande compétition", estime le directeur des équipes nationales Pierluigi Tami.
À écouter parler le dirigeant tessinois, et à voir la frustration des joueurs d'être passé si proche du dernier carré, comme il y a deux ans contre l'Angleterre, on veut bien croire qu'il s'agit de leur nouvel objectif. Avant cela, il s'agira toutefois de faire le job lors des qualifications pour l'Euro 2028, qui se déroulera au Royaume-Uni et en Irlande.
Y aura-t-il des départs? Après l'Euro 2024, trois retraites internationales étaient venues amorcer un changement de génération, celles de Yann Sommer, Fabian Schär et Xherdan Shaqiri. Y en aura-t-il d'autres après l'aventure nord-américaine? "Aucun joueur ne m'a fait part de sa volonté d'arrêter", a assuré Murat Yakin au lendemain de l'élimination.
Remo Freuler (34 ans) était un candidat potentiel, mais l'intéressé a affirmé à la SRF son souhait de continuer. Des doutes concernent encore les latéraux Ricardo Rodriguez et Silvan Widmer, tous deux âgés de 33 ans. Le premier a encore de la marge sur son rival Miro Muheim. Le deuxième a perdu sa place au profit de Denis Zakaria lors de ce Mondial, et d'autres jeunes loups (Athekame, Britschgi) toquent à la porte du flanc droit.
Il ne fait aucun doute que Granit Xhaka continuera de porter le brassard de capitaine ces prochaines années. A 33 ans, le recordman de sélections (153) veut croire qu'il peut mener la Suisse encore plus loin. Il sera là en 2028 et il n'est même pas déraisonnable de l'imaginer prolonger sa carrière internationale jusqu'au Mondial du centenaire en 2030.
Murat Yakin est quant à lui sous contrat jusqu'à l'été 2028 et a maintenu sa "fierté" et son "envie" de diriger la sélection. Les équipes de Suisse seront, en revanche, chapeautées par un nouveau directeur à la rentrée, puisque Pierluigi Tami va prendre sa retraite.
Quelle est la suite du programme? La prochaine échéance pour l'équipe de Suisse interviendra cet automne, avec la Ligue des nations. Reléguée en Ligue B, elle affrontera l'Écosse, la Slovénie et la Macédoine du Nord (aller-retour). Quatre matches sur six auront lieu du 26 septembre au 6 octobre. Les deux autres les 13 et 16 novembre.
La Suisse doit frapper fort, car cette Ligue des nations servira à déterminer les chapeaux du tirage au sort des qualifications pour l'Euro 2028. Leur présence en Ligue B signifie que les Helvètes ne pourront briguer, au mieux, qu'une place dans le pot 2.
Ce tirage au sort se déroulera le 6 décembre à Belfast, en Irlande du Nord. Les qualifications débuteront soit en en mars, soit en septembre prochain, en fonction de si la Suisse se retrouve dans un groupe de quatre ou de cinq.

France-Espagne, une finale avant l'heure

La première demi-finale du Mondial est bien une finale avant la lettre. Championne d'Europe en titre, l'Espagne se frotte au favori de ce tournoi, la France, mardi à Arlington (21h heure suisse).
La tache des Bleus s'annonce titanesque face à la Roja, ses techniciens et son collectif à nul autre pareil, le tout magnifié par un attaquant d'à peine 19 ans, Lamine Yamal. Mais après avoir enchanté le tournoi par leur jeu spectaculaire et offensif, les coéquipiers de Kylian Mbappé comptent bien célébrer à leur manière le 14 juillet, avec un succès de prestige en guise de feu d'artifice.
Ils s'avancent conquérants vers ce rendez-vous, sûrs de leurs forces et bien décidés à poursuivre leur splendide aventure nord-américaine jusqu'à l'ultime rencontre prévue le 19 juillet au MetLife Stadium d'East Rutherford, contre le vainqueur d'Argentine-Angleterre, et à ramener une troisième étoile à la maison après 1998 et 2018 pour offrir à Deschamps des adieux en grande pompe.
Les Français ont déjà accompli un sacré exploit en atteignant de nouveau le dernier carré. Mais en cas d'accession à la finale, après celle remportée en 2018 et la défaite aux tirs au but en 2022 face aux Argentins de Lionel Messi, ils entreraient véritablement dans l'histoire de la compétition: seules deux nations ont réussi une telle performance, l'Allemagne entre 1982 et 1990 et le Brésil entre 1994 et 2002.
Ce serait alors la cinquième finale sur les huit dernières éditions pour un pays naguère moqué pour être le champion du monde des matches amicaux mais en passe de devenir une référence de la discipline, au même titre que la Seleçao et la Mannschaft.
Mais la victoire chevillée au corps, Didier Deschamps ne se contentera pas de telles statistiques, ni son capitaine Kylian Mbappé. La superstar l'a martelé juste après le succès contre le Maroc (2-0) et la qualification pour les demi-finales: pour que la France entre définitivement dans les annales, il lui faudra soulever le trophée tant convoité dans moins d'une semaine près de New York.
"J'ai été champion du monde (en 2018) et vice-champion du monde (en 2022). Cette équipe n'a été ni championne du monde ni vice-championne du monde. les équipes fortes sont celles qui gagnent et pour l'instant, je ne vois pas de coupe dorée à côté de moi", a-t-il déclaré.
Les Bleus ont de sérieux atouts Pour Mbappé et le sélectionneur, cette demi-finale n'est qu'une "étape". Mais assurément la plus ardue. L'Espagne reste sur deux victoires cinglantes face aux Bleus, à chaque fois au même échelon, en 2024 à l'Euro (2-1) et l'an dernier en Ligue des nations (5-4). Malgré l'étroitesse du score, la Roja avait surclassé la France avec dans le rôle du bourreau son génie Lamine Yamal.
Mais cette année, Deschamps et ses joueurs se présentent avec de sérieux atouts: une attaque flamboyante portée par un trio magique Mbappé-Dembélé-Olise et une défense solidement ancrée autour de la charnière centrale Dayot Upamecano-William Saliba, qui n'a encaissé que deux buts en six sorties.
Lamine Yamal n'a lui pas encore ébloui cette Coupe du monde (1 but, aucune passe décisive), laissant Dani Olmo ou Mikel Oyarzabal (4 réalisations) s'illustrer. Mais il a déjà lancé le match par médias interposés.
"Si la France doit craindre quelqu'un, c'est nous. C'est nous qui les avons éliminés la dernière fois. On verra bien ce qui se passera, mais on n'a pas peur", a-t-il affirmé vendredi à la télévision espagnole TVE après avoir obtenu avec la Roja le ticket pour les demi-finales contre la Belgique (2-1).
"Il ne faut avoir peur de personne, rester dans cette humilité et ne pas tomber dans ce piège, surtout à ce moment de la compétition", lui a répondu dimanche le défenseur remplaçant Ibrahima Konaté.
Mbappé le Madrilène, déjà auteur de huit buts, voudra à n'en pas douter répliquer à l'ailier du Barça sur le terrain. Hors de question pour le capitaine de s'arrêter aux portes de la finale, lui qui a tout misé sur son épreuve fétiche après une saison sans titre au Real et veut continuer à écrire sa légende et celle de l'équipe de France.

Accueil triomphal pour l'équipe de Norvège à Oslo

Les Norvégiens ont été accueillis en héros lundi à Oslo
Les Norvégiens ont été accueillis en héros lundi à OsloImage: KEYSTONE/EPA/Jan Langhaug

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont réservé un accueil triomphal lundi soir à Oslo à l'équipe de Norvège, quart de finaliste au Mondial 2026 pour le meilleur résultat de son histoire.
Environ 90'000 personnes se sont massées dans la ville pour fêter cette performance historique, a déclaré le chef des opérations de la police Lars Kostveit à l'agence NTB. La Norvège a été éliminée samedi par l'Angleterre 2-1 après prolongation, réalisant son meilleur parcours à l'occasion de sa quatrième participation à la Coupe du monde.
La place du Palais royal était noire de monde quand l'équipe scandinave s'est assise vers 21h30 devant la foule pour entamer le désormais fameux "Ro" viking: mimer les mouvements de la rame en scandant "ro" (ramer en norvégien), qui fait office de chant de ralliement des supporters norvégiens et de leurs joueurs. Pendant ce temps, le prince héritier Haakon menait le mouvement de la foule et de l'équipe en frappant un tambour.
"C'est tout simplement incroyable de voir tout le soutien que nous recevons et à quel point tout le pays est derrière nous. Tant de joie, de sourires et de bonne humeur. C'est vraiment fantastique", a déclaré le capitaine de la sélection, le milieu Martin Odegaard, à la chaîne publique NRK.
L'attaquant star Erling Haaland était absent des célébrations avec le public, NRK indiquant qu'il devait prendre un avion. Il avait cependant assisté auparavant à la réception donnée par le roi Harald pour féliciter le onze norvégien.
L'avion transportant les joueurs norvégiens avait atterri avec un retard important lundi soir, peu après 19h à Oslo. Après l'atterrissage, les joueurs sont montés directement dans le car qui les a conduits au palais. De nombreux supporters norvégiens les attendaient tout au long de la route, vêtus de maillots et brandissant des drapeaux.

Spadanuda signe pour deux ans à Zurich

Kevin Spadanuda (à droite) rejoint le FC Zurich
Kevin Spadanuda (à droite) rejoint le FC ZurichImage: KEYSTONE/MANUEL GEISSER

Kevin Spadanuda quitte le FC Lucerne pour rejoindre le FC Zurich. L'attaquant zurichois de 29 ans a signé un contrat portant jusqu'en 2028, annonce le club du Letzigrund.
Formé à Aarau, Kevin Spadanuda évoluait depuis 2023 à Lucerne après avoir tenté sa chance en Ligue 1 avec Ajaccio durant l'exercice 2022/23. Il a réussi 6 buts et 2 passes décisives la saison dernière en Super League avec le FCL.
Le défenseur central Mouhamed El Bachir Ngom quitte pour sa part Grasshopper après seulement une demi-saison, a annoncé le club zurichois lundi. Le Sénégalais de 26 ans rejoint le championnat de Belgique et le KAA La Gantoise. Il a inscrit le penalty du maintien ce printemps face à Aarau en prolongation du barrage retour.

Stricker sort Munar au 1er tour à Gstaad

Stricker s'est montré convaincant dans son 1er tour à Gstaad
Stricker s'est montré convaincant dans son 1er tour à GstaadImage: KEYSTONE/EPA/PETER SCHNEIDER

Dominic Stricker (ATP 360) entrevoit peut-être le bout du tunnel. Le Bernois a signé lundi à Gstaad son premier succès depuis un an sur l'ATP Tour, dominant Jaume Munar (ATP 44) 6-2 6-4 au 1er tour.
Le gaucher de 23 ans a fait honneur à l'invitation que les organisateurs lui ont accordée. Il n'avait plus été à pareille fête depuis... l'édition 2025 de l'Open de Gstaad, où il avait alors franchi un tour pour ce qui constituait sa dernière apparition dans un tableau final sur le circuit principal jusqu'à lundi.
Titré deux fois en double à Gstaad (en 2021 avec Marc-Andrea Hüsler et en 2023 avec Stan Wawrinka), Dominic Stricker a fait parler la confiance qui l'habite dès qu'il évolue sur "sa" terre battue. Il a ainsi pris un départ de rêve face au solide Espagnol Jaume Munar, remportant 16 des 19 premiers points pour mener 4-0.
Le Bernois n'a pas desserré son étreinte dans la deuxième manche face au demi-finaliste des derniers Swiss Indoors de Bâle, signant là aussi le break d'entrée avant de mener 2-0. Il a alors connu une petite baisse de régime, concédant même deux fois son service, mais a pu signer un break cette fois-ci décisif dans le neuvième jeu.
Dominic Stricker, qui se hisse pour la quatrième fois au 2e tour du Swiss Open, peut légitimement espérer atteindre les quarts de finale cette semaine. Son prochain adversaire, le Français Alexandre Muller (ATP 132) ou le Kazakhe Alexander Shevchenko (ATP 100), sera à sa portée s'il se montre aussi percutant que lundi.

Manzambi, Ndoye et la défense centrale dans la lumière

Johan Manzambi est la r関閘ation suisse du Mondial
Johan Manzambi est la r関閘ation suisse du MondialImage: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

L'équipe de Suisse a avant tout brillé par sa force collective au Mondial. Mais quatre joueurs se sont tout de même nettement distingués: Manuel Akanji, Nico Elvedi, Dan Ndoye et Johan Manzambi.
Gardien Gregor Kobel
Avec cette Coupe du monde, Gregor Kobel est définitivement sorti de l'ombre de son prédécesseur Yann Sommer. Le Zurichois a vécu son grand moment face à la Colombie, lorsqu'il a repoussé le tir au but de Cucho Hernandez. À 28 ans, il peut encore progresser dans son jeu au pied, mais il a affiché de la sérénité tout au long du tournoi.
Défense Manuel Akanji
Sa grossière erreur après à peine une minute lors du match d'ouverture contre le Qatar restera sa seule véritable faute du tournoi. Manuel Akanji a une nouvelle fois été le patron de la défense et s'est également illustré par la qualité de ses relances. À 30 ans, il demeure indispensable en sélection, même si son nouveau penalty raté devrait lui coûter son statut de tireur.
Nico Elvedi
Nico Elvedi n'avait pas disputé la moindre minute à l'Euro 2024. Plus tard, il avait même été temporairement écarté de la sélection. Un électrochoc pour le défenseur de 29 ans, qui a engagé un préparateur physique et modifié son alimentation. Un investissement payant: Elvedi s'est montré très solide dans les duels et a réalisé un tournoi de grande qualité.
Luca Jaquez
Aligné à la surprise générale au poste de latéral droit lors du dernier match de groupe contre le Canada, Luca Jaquez a bien rempli sa mission après des débuts hésitants. Il est à l'origine des actions menant aux deux buts suisses. Une blessure musculaire l'a ensuite privé de la suite de la compétition.
Miro Muheim
Son premier grand tournoi avec la Suisse a mal commencé avec un but contre son camp face au Qatar. Après une blessure, Miro Muheim est entré en jeu en 8e puis en quart de finale. Combatif et généreux, il n'a toutefois pas toujours dégagé une totale assurance.
Ricardo Rodriguez
Comment fait-il? Ricardo Rodriguez semble toujours le même qu'il y a douze ans et continue de faire le job sur le flanc gauche. Le seul signe que le temps passe: il a été remplacé à trois reprises. Vu son niveau, il ne devrait avoir aucune peine à trouver un nouveau club.
Silvan Widmer
Il espérait sans doute davantage de cette Coupe du monde. Titulaire au poste de latéral droit durant les qualifications, Silvan Widmer a perdu sa place au profit de Denis Zakaria au fil du tournoi. Entré en jeu à quatre reprises, il n'a pas montré qu'il méritait davantage.
Denis Zakaria
Avant le tournoi, il avait rappelé que son poste de prédilection restait celui de sentinelle, tout en assurant vouloir aider l'équipe où qu'on lui demande de jouer. Promesse tenue: Denis Zakaria a commencé et terminé la compétition comme latéral droit. Il s'en est si bien acquitté que ses coéquipiers l'ont vite renommé "Denis Alves". Il est tout à fait possible qu'il continue à évoluer à ce poste en sélection.
Milieu Michel Aebischer
Comme il y a deux ans en Allemagne, Michel Aebischer semblait destiné à jouer un rôle important et a livré un excellent match contre le Qatar. Mais il a ensuite dû céder sa place à l'impressionnant Johan Manzambi, avant d'être victime d'une blessure musculaire qui l'a privé du quart de finale.
Remo Freuler
Le doyen de l'équipe a été le joueur qui a le plus couru durant le tournoi. Son travail est souvent discret, mais Remo Freuler ferme les espaces grâce à son activité défensive et apporte régulièrement de bonnes idées offensives. Il a annoncé après le quart de finale qu'il souhaitait poursuivre sa carrière internationale. Son avenir en club reste incertain.
Ardon Jashari
Après une courte apparition en phase de groupes, Ardon Jashari a été chargé de faire oublier l'absence de Johan Manzambi en 8e de finale. Remplacé à la pause, le joueur de 23 ans doit encore trouver pleinement sa place au sein de l'équipe nationale.
Johan Manzambi
Pendant longtemps, cette Coupe du monde a été la sienne. Johan Manzambi a éclaboussé de son talent le deuxième match contre la Bosnie, avant de s'imposer au poste de numéro 10. Benjamin du groupe, il a confirmé lors des rencontres suivantes, terminant le tournoi avec trois buts et deux passes décisives. Cruel coup du sort: une blessure à l'entraînement avant le 8e de finale l'a également privé du quart. Il devrait devenir cet été le joueur le plus cher de l'histoire du football suisse.
Fabian Rieder
Une blessure subie au début du tournoi, combinée à l'émergence de Johan Manzambi, l'a cantonné à un rôle moins important qu'à l'Euro 2024. Fabian Rieder s'est distingué par son travail défensif, mais a souvent manqué d'efficacité ou d'inspiration dans les derniers mètres. Même sur coups de pied arrêtés, la réussite lui a échappé.
Djibril Sow
Milieu de formation, Djibril Sow a été utilisé à plusieurs reprises sur l'aile. Compte tenu de ce repositionnement, il a rempli sa mission de manière satisfaisante, sans toutefois briller. Après 56 sélections, il attend toujours son premier but avec la Suisse.
Granit Xhaka
Sur le plan du jeu, le capitaine n'a pas toujours évolué à son meilleur niveau. Désormais identifié comme le moteur de la sélection suisse, Granit Xhaka a souvent fait l'objet d'un marquage très serré, ce qui lui a valu davantage de pertes de balle qu'à l'accoutumée. Son rôle de leader est en revanche resté essentiel. Sa sortie médiatique au début du tournoi a alimenté un débat sur la communication au sein du groupe, avant qu'il ne s'impose une nouvelle fois comme le patron incontesté de l'équipe. Premier Suisse à atteindre les 150 sélections, il a également laissé paraître toute son émotion après la qualification historique pour les quarts de finale.
Attaque Zeki Amdouni
Blessé durant quasiment toute la saison en club, Zeki Amdouni ne pouvait guère espérer un rôle important en sélection. Il est tout de même entré en jeu à quatre reprises et a transformé avec assurance son tir au but face à la Colombie.
Breel Embolo
Son expulsion contre l'Argentine, après un deuxième carton jaune reçu pour simulation, a éclipsé un tournoi pourtant réussi. Arrivé en retard au camp d'entraînement de San Diego en raison de problèmes de visa, Breel Embolo a inscrit deux buts, délivré deux passes décisives et provoqué une expulsion contre la Bosnie. Seul en pointe, il a parfaitement su conserver les ballons et faire jouer ses partenaires, tout en encaissant de nombreux coups. Il a quitté le terrain en larmes lors du quart de finale.
Dan Ndoye
Très critiqué en début de tournoi pour ses nombreuses occasions manquées, Dan Ndoye s'est complètement libéré à partir des matches à élimination directe. Grâce à sa vitesse, le Vaudois a souvent laissé ses adversaires sur place, inscrit deux buts et convaincu également par son engagement défensif.
Ruben Vargas
Grâce à un but et une passe décisive contre la Bosnie, Ruben Vargas a retrouvé une place de titulaire. Auteur d'un excellent tournoi, il s'est malheureusement blessé juste avant le 8e de finale. Entré en jeu malgré tout, il a gardé son sang-froid lors de la séance de tirs au but et envoyé la Suisse en quart de finale de Coupe du monde pour la première fois depuis 1954.
Eray Cömert, Christian Fassnacht, Cedric Itten et Noah Okafor ont tous joué moins d'une mi-temps. Aurèle Amenda, Yvon Mvogo et Marvin Keller n'ont pas disputé la moindre minute.

Pogacar et la chaleur, le double assommoir

Pogacar et la canicule ont assommé le Tour de France
Pogacar et la canicule ont assommé le Tour de FranceImage: KEYSTONE/EPA

A presque mi-parcours, Tadej Pogacar a posé sa grosse patte d'ours slovène sur le Tour de France. Sous la canicule, l'intérêt semble désormais se concentrer sur la lutte pour le podium.
Une étape "sans public" à cause des incendies dans les Pyrénées-Orientales, une autre raccourcie en raison de la canicule en Corrèze, des coureurs et des spectateurs qui suffoquent jour après jour sous une chaleur de lézard: cette 113e édition rentrera dans les annales comme la première, mais sans doute pas la dernière, affectée à ce point par le réchauffement climatique, qui pose un défi potentiellement existentiel à l'épreuve.
Depuis le Grand Départ à Barcelone, le 4 juillet, le thermomètre n'est jamais descendu en-dessous des 30 degrés et a souvent frôlé voire dépassé les 40 degrés. Les coureurs affrontent la fournaise avec l'impassibilité de vieux guerriers apaches, assistés, il est vrai, par une machine logistique impressionnante comprenant des tonnes de glace et même des matelas réfrigérants.
Pour autant, le peloton est fatigué et attendait la journée de repos, lundi dans le Cantal, comme un chamelier guette l'oasis dans le désert. Après neuf étapes, huit coureurs sur 176 ont abandonné ou fini hors-délais, un record à ce stade de la compétition depuis 2022 où ils étaient onze à avoir mis la flèche, en partie à cause du Covid. Mais il n'y a pas que la chaleur qui assomme le peloton.
Pogacar facile Double vainqueur aux Angles et à Gavarnie-Gèdre, Tadej Pogacar a tapé fort sur la tête de ses rivaux pour creuser un gouffre inédit après neuf étapes avec 2'42 d'avance sur son habituel dauphin Jonas Vingegaard. "Jusque-là, tout va bien. Hormis la chaleur, c'est un de mes Tours les plus plaisants", souligne le quadruple vainqueur, en lice pour égaler le record d'Anquetil, Merckx, Hinault et Indurain.
Plus que jamais, il apparaît intouchable, sans faille, à l'abri de toute défaillance comme celle de 2022 dans le col du Granon. "J'ai bien sûr progressé depuis, je suis plus mûr. Mais le plus grand changement est la manière dont l'équipe s'est améliorée en termes de nutrition et d'hydratation. Ce Tour est une fournaise et la température de mon corps est moins élevée qu'en 2022", a expliqué le double champion du monde vendredi à Bordeaux.
L'impression de facilité dégagée n'en réveille pas moins les inévitables doutes qui l'accompagnent depuis le début de sa carrière, sans qu'aucun élément concret ne permette de remettre en cause sa probité. Pour beaucoup, le match est déjà plié, même s'il reste encore le plus gros de la montagne, dès mardi dans les monts du Cantal pour l'étape du 14-Juillet, les Vosges et ensuite les Alpes à partir de dimanche.
"Nouveau monde" pour Seixas "Il peut se passer plein de choses encore", temporise Mauro Giannetti, le manager de la formation UAE du Slovène. "Mais c'est vrai que c'est une très belle première semaine pour l'équipe dans son ensemble" qui a également gagné avec Isaac del Toro dès le deuxième jour à Barcelone.
La domination de "Pogi" est exacerbée par la puissance de ses hommes qui roulent à l'avant comme s'ils ne pouvaient pas s'en empêcher, sans que la concurrence ne comprenne trop pourquoi, alors que les dirigeants d'UAE se perdent eux-mêmes dans des explications contradictoires.
Du coup, l'intérêt se déporte principalement sur la lutte pour le podium. Pas loin derrière Vingegaard, ils sont cinq à se tenir en 33 secondes - dans l'ordre Del Toro, Remco Evenepoel, Juan Ayuso, Paul Seixas et Florian Lipowitz - et tous visent le podium.
Y compris Seixas, même s'il va, comme le résume son directeur sportif Julien Jurdie, "découvrir un nouveau monde" puisque le phénomène de 19 ans n'avait encore jamais dépassé les huit jours de course.
Jusque-là, le jeune Français, très protégé des médias et du public par son équipe Decathlon CMA CGM, tient son rang en montagne, passant le Tourmalet en troisième position derrière Pogacar et Vingegaard.
Alors qu'il a formulé comme seul objectif le "meilleur classement général possible", un Top 10 est, sauf accident, en très bonne voie - il a 5'35 d'avance sur le onzième, Tobias Johannessen - et il peut rêver plus haut.
La bataille s'annonce passionnante face à Vingegaard, qui dit ne pas avoir abdiqué, la doublette de Red Bull Evenepoel-Lipowitz, qui a déjà commencé à se chamailler, Ayuso, qui ne fait pas de bruit mais répond présent, et surtout Del Toro, l'autre prodige, que Pogacar pourrait bien avoir envie d'aider tellement le Slovène se promène dans cette 113e édition.

Slaven Bilic nommé sélectionneur de la Croatie

Slaven Bilic reprend les rênes de la Croatie
Slaven Bilic reprend les rênes de la CroatieImage: KEYSTONE/EPA/ANTONIO BAT

Slaven Bilic a été nommé lundi sélectionneur de la Croatie.
L'ancien international succède à Zlatko Dalic, démissionnaire à la suite de l'élimination des Croates en 16es de finale du Mondial, a annoncé la Fédération nationale (HNS).
Bilic, 57 ans, dirigera pour la deuxième fois la sélection nationale, après avoir occupé le poste de 2006 à 2012. "Sur proposition du président de la HNS, Marijan Kustic, le comité exécutif a nommé à l'unanimité Slaven Bilic sélectionneur de l'équipe nationale de Croatie", a indiqué la fédération sur le réseau social X.
Zlatko Dalic, 59 ans, qui avait conduit depuis sa prise de fonction en 2017 les coéquipiers de Luka Modric à une finale historique de Coupe du monde en 2018, perdue face à la France, puis à la demi-finale au Mondial suivant en 2022, a démissionné mercredi. Le jeudi précédent, la Croatie avait échoué à se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial 2026, butant sur le Portugal, vainqueur 2-1 au bout d'une rencontre haletante.

Kilian Feldbausch s'incline d'entrée

Kilian Feldbausch n'a pas su saisir l'opportunité de remporter un premier succès sur le circuit principal.
Kilian Feldbausch n'a pas su saisir l'opportunité de remporter un premier succès sur le circuit principal.Image: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Kilian Feldbausch (ATP 262) n'a pas trouvé la clé à l'occasion de sa 1re apparition dans un tableau final de l'ATP Tour.
Le Genevois s'est incliné 6-1 1-6 6-3 face au Serbe Miomir Kecmanovic (59) lundi au Swiss Open de Gstaad.
Invité par les organisateurs du tournoi de l'Oberland bernois, Feldbausch a confirmé les attentes placées en lui, bousculant un adversaire qui avait été défait en cinq sets par le no 1 mondial Janik Sinner à Wimbledon. Après avoir concédé un premier set à sens unique, le droitier de 20 ans a profité de l'effondrement de Kecmanovic pour remporter la 2e manche, où il a été porté par un deuxième service irréprochable (100% de réussite!).
Dans le set décisif, Feldbausch a manqué une balle de break pour mener 2-0, avant de lui-même concéder son service au 5e jeu. Le vainqueur du tournoi Challenger à Kosice fin mai n'a ensuite pas réussi à renverser le cours de la partie, et a rendu les armes après 1h39 et un nouveau jeu de service perdu, son 5e du match.

Le roi du football Pelé est décédé
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Le Ballon d'Or a un compte à régler avec l'Espagne
Ousmane Dembélé a changé de dimension après six années au Barça durant lesquelles il ne s'est jamais réellement imposé. Face à la Roja en demi-finale du Mondial, il aura l'occasion de montrer le joueur qu'il est devenu.
Entre blessures récurrentes et irrégularité, Ousmane Dembélé n'a pas ébloui l'Espagne durant ses six saisons passées au FC Barcelone (2017-2023), mais trois ans après son départ, c'est dans la peau d'un poids lourd des Bleus qu'il va se frotter à la Roja, mardi en demi-finale du Mondial.
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