Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Usyk vacille contre Verhoeven mais conserve ses ceintures
Mis en grande difficulté, le roi des lourds Oleksandr Usyk est passé tout proche de la défaite samedi devant les pyramides de Gizeh en Egypte.
Mais l'Ukrainien de 39 ans a fini par s'imposer par arrêt de l'arbitre contre Rico Verhoeven, icône du kickboxing et quasi novice en boxe,
En retard aux points, Usyk a envoyé Verhoeven au tapis dans les dernières secondes du onzième et avant-dernier round sur un puissant uppercut. L'arbitre a alors décidé de stopper le combat à une seconde du gong, provoquant la colère du coin du challenger. Usyk conserve donc ses ceintures WBA, WBC et IBF des poids lourds.
Verhoeven s'était pourtant relevé et semblait en mesure de poursuivre les hostilités... La décision de l'arbitre ne devrait pas manquer d'alimenter les débats chez les fans de boxe. "J'ai trouvé que l'arrêt était prématuré, mais au final, ce n'est pas à moi d'en décider", a admis le Néerlandais.
"Je voulais que l'arbitre me laisse aller jusqu'au 12e round. J'avais l'impression que nous étions assez à égalité sur les cartes de pointage. Je suis extrêmement fier de ma performance et j'espère que le monde de la boxe m'accueillera comme un boxeur", a ajouté Verhoeven, qui pourrait se voir proposer une revanche.
Le Néerlandais de 36 ans, star du kickboxing, s'était lancé un défi fou en acceptant d'affronter Usyk, double champion unifié des lourds. Une idée apparemment lancée par l'acteur Jason Statham, icône des films d'action, ami de Verhoeven, proche du promoteur tout-puissant Turki Alalshikh et présent en bord de ring.
Ce combat s'inscrivait ainsi dans une lignée de duels inter-disciplines, à l'image des deux combats de boxe disputés par la star du MMA Francis Ngannou face à Tyson Fury fin 2023 et contre Anthony Joshua en mars 2024, qui avaient créé l'événement.
Carolina souffre mais égalise à 1-1 face aux Habs
Carolina a égalisé à 1-1 dans la finale de la Conférence Est de NHL qui l'oppose à Montréal. Mais les Hurricanes n'ont forcé la décision qu'en prolongation dans l'acte II samedi.
C'est l'ancien Biennois Nikolaj Ehlers qui a offert cette victoire indispensable aux Canes en marquant le 3-2 après 3'29 de jeu supplémentaire. Le fils de Heinz a trompé le gardien des Canadiens Jakub Dobes d'un tir autant puissant que précis.
L'attaquant danois, qui a rejoint la franchise de Raleigh l'été dernier après avoir passé dix ans sous le maillot de Winnipeg, avait déjà inscrit le 2-1 pour Carolina à la 38e minute. Il a ainsi doublé son total de buts sur ces play-off en un match.
Les Hurricanes, qui avaient eu droit à 11 jours de repos avant un match 1 perdu 6-2 jeudi, ont toujours fait la course en tête samedi. Montréal est revenu deux fois au score, grâce à un doublé de Josh Anderson (12e 1-1, 53e 2-2), mais a subi une défaite logique.
Les Habs n'ont ainsi adressé que 12 tirs en direction de Frederik Andersen tout au long de cette rencontre, et aucun en prolongation. Les Hurricanes ont imposé un "forechecking" agressif pour dominer les débats, forçant finalement la décision en "overtime" sur leur 26e tir cadré dans cette partie.
Carolina, qui avait "balayé" Ottawa puis Philadelphie dans les deux premiers tours de ces séries finales, a notamment empêché les Canadiens de développer son jeu de transition samedi. Les Hurricanes espèrent poursuivre sur leur lancée à Montréal, où se dérouleront les deux prochains matches de cette finale de Conférence.
Les Knicks ont un pied en finale
Les New York Knicks sont aux portes de leur première finale NBA depuis 1999. Vainqueurs 121-108 samedi à Cleveland, ils mènent 3-0 face aux Cavaliers en finale de la Conférence Est.
Jalen Brunson a inscrit 30 points, OG Anunoby en a ajouté 21 et Mikal Bridges a contribué avec 22 points pour permettre à New York de prendre cette avance confortable. Aucune équipe dans l'histoire de la NBA n'est jamais parvenue à remonter un déficit de 3-0 pour remporter une série de play-off.
La franchise new-yorkaise remporte son dixième match consécutif en play-off, et son cinquième de suite à l'extérieur. Elle pourrait dès lundi, à l'occasion du match 4, se qualifier pour sa première finale NBA depuis 1999 (perdue face à San Antonio) et tenter de décrocher un premier titre depuis 1973.
"Je n'ai pas de mots", s'est ému Brunson à l'issue de la rencontre. "Je pense que nous nous sommes battus, et c'est le plus important. Notre état d'esprit n'a pas changé. Nous essayons de nous améliorer chaque jour. Nous essayons de tirer les leçons de nos victoires." Il faut "juste se concentrer sur une possession à la fois".
Mais "la série n'est pas terminée", a prévenu Anunoby. "Il faut juste continuer à leur mettre la pression et essayer de remporter le prochain match."
"On peut dire que la dynamique s'est poursuivie" depuis le premier match, a encore expliqué Anunoby. "Nous essayons de bien jouer à chaque match, mais cette dynamique s'est peut-être un peu prolongée. Il s'agit simplement de mettre en oeuvre le plan de jeu des deux côtés du terrain."
Les controversés "Jeux du dopage" débarquent à Las Vegas
La première édition des "Enhanced Games", compétition où le dopage est autorisé et encadré, a lieu dimanche à Las Vegas.
Des nageurs, des sprinters et des haltérophiles ayant tourné le dos au monde du sport traditionnel, qui vilipende de son côté ces "Jeux du dopage", vont en découdre.
La compétition - pour les uns une exploration des limites humaines et technologiques, pour les autres un cirque dangereux destiné à vendre des produits miracles à base de testostérone - a fait couler beaucoup d'encre depuis l'annonce en 2023 du projet de l'homme d'affaires australien Aron D'Souza, dont l'entreprise est entrée en bourse début mai.
Dimanche, 42 athlètes (29 hommes et 13 femmes) participeront donc à ces "Jeux améliorés" dans un casino de Las Vegas avec 2500 spectateurs. Au programme: de l'athlétisme (100 m), de la natation (nage libre, papillon) et de l'haltérophilie (arraché, épaule-jeté et soulevé de terre).
Si un athlète bat un record du monde - qui ne sera évidemment pas homologué -, il décrochera une prime d'un million de dollars. Chaque vainqueur recevra un chèque de 250'000 dollars.
"Les Enhanced Games sont une opportunité de toucher bien plus d'argent que ce que je pouvais imaginer dans l'athlétisme traditionnel, où tout peut vite s'arrêter. J'ai signé un contrat de plusieurs années. Je ne vois pas comment on peut refuser ça, à part pour le regard des gens", affirmait à l'AFP en novembre le sprinter Mouhamadou Fall.
Il sera au départ du 100 m au côté de l'Américain Fred Kerley, médaillé de bronze olympique sur 100 m à Paris en 2024 et lui aussi sous le coup d'une suspension pour dopage.
Les participants, parmi lesquels également le Britannique Ben Proud vice-champion olympique du 50 m nage libre, ont suivi un protocole encadré par des médecins au cours duquel ils ont reçu - dans des quantités variables qui n'ont pas été communiquées - des stéroïdes anabolisants, de la testostérone ou encore des hormones de croissance.
Les résultats sont "fous", a assuré à l'AFP le nageur irlandais Max McCusker, qui dit "nager plus vite qu'avant les Jeux 2024" et ce alors qu'il a arrêté la natation pendant un an après les JO. "Ca change la donne, a-t-il ajouté. Des records vont forcément tomber."
Persuadé que "le sport propre n'existe pas", il considère qu'il faut vivre "avec son temps": "les gens veulent voir des chronos qui s'affolent, des athlètes qui battent des records et qui ont des corps impressionnants".
La Fédération internationale de natation a interdit tout retour dans son circuit à quiconque participerait aux Enhanced Games. Le président de la Fédération internationale d'athlétisme Sebastian Coe avait quant à lui qualifié en 2024 la compétition de "foutaises".
Pour l'Agence mondiale antidopage, les Enhanced Games sont "dangereux" et "irresponsables".
Les organisateurs, qui vendent en parallèle des produits à base de testostérone, affirment que seuls les produits approuvés par l'agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux ont été autorisés et que tout a été contrôlé par une équipe médicale indépendante.
"C'est de la science, ce n'est pas fait n'importe comment. D'un point de vue commercial, ils ont tout intérêt à faire attention. S'il arrive un problème, ils vendraient moins", estime Mouhamadou Fall.
Le professeur à l'université de Birmingham spécialisé dans les questions de dopage Ian Boardley a toutefois affirmé à l'AFP que les athlètes "se mettaient en danger", évoquant des complications possibles au niveau du coeur, du foie ou des reins.
Aucun diffuseur traditionnel n'a accepté de retransmettre la compétition, qui sera diffusée en direct sur YouTube et sur la plateforme de streaming Roku.
Coupe de Suisse: le SLO vise un exploit retentissant
Le Stade Lausanne-Ouchy fait face à St-Gall dimanche à 14h en finale de Coupe de Suisse à Berne. Il peut devenir le second club de deuxième division à remporter la compétition après Sion en 2006.
Face aux inattendus Stadistes, St-Gall s'érige en favori naturel dans sa quête d'une deuxième Coupe de Suisse après celle remportée en 1969. Dauphin du champion Thoune lors de la saison écoulée, l'équipe d'Enrico Maassen peut s'appuyer sur ses buteurs Carlo Boukhalfa (14 buts en 41 matches cette saison) et Alessandro Vogt (18 en 40 rencontres). "Ils possèdent des joueurs puissants", a concédé l'entraîneur du SLO Dalibor Stevanovic en amont de la rencontre.
Face au rouleau compresseur offensif du club de Super League, le technicien slovène se veut rassurant. "Nous avons un effectif dynamique avec aussi de grosses individualités", a-t-il asséné. Il peut en effet compter sur la bonne forme de Vasco Tritten, buteur face à Grasshopper en demi-finale et lors des trois dernières journées de la Challenge League, que les Lions ont terminée à la 4e place.
Le club saint-gallois cherchera également à rompre la malédiction qui l'a vu perdre ses quatre dernières finales de Coupe. Récemment, les pensionnaires du Kybunpark ont été sèchement défaits par Lugano en 2022 (4-1) et par Lucerne en 2021 (3-1).
Celui qui succédera à Bâle au palmarès de la compétition obtiendra également un billet pour les qualifications d'Europa League. Un succès des Brodeurs ferait le bonheur de Sion, qui récupérerait un sésame pour celles de la Conference League à la faveur de sa 4e place finale en Super League.
Sinner pour une première à Roland-Garros, Wawrinka pour sa der'
En l'absence du tenant du titre Carlos Alcaraz, Jannik Sinner est le grandissime favori de Roland-Garros. Vainqueur en 2015, Stan Wawrinka sera une dernière fois sous les feux de la rampe à Paris.
A partir de dimanche, le deuxième tournoi du Grand Chelem de l'année débutera sur la terre battue de la Porte d'Auteuil. Voici les faits marquants de la 125e édition du "French Open".
Roland-Garros: Bencic en lice dès 12h sur le Central
Belinda Bencic (WTA 11) est la seule des six représentants de Swiss Tennis en lice dans le tableau principal à entamer Roland-Garros dimanche. La St-Galloise a les honneurs du Court Philippe-Chatrier.
La championne olympique 2021 ouvrira même les feux sur le court central de la Porte d'Auteuil, dès 12h, Elle affrontera pour la première fois l'Autrichienne Sinja Kraus (WTA 101), issue des qualifications sur la terre battue parisienne.
Belinda Bencic, qui espère franchir enfin le cap du 3e tour à Roland-Garros, partira avec les faveurs de la cote. Mais elle se méfiera d'une joueuse de 24 ans qui a enchaîné trois victoires en qualifications dont une face à la Schwytzoise Céline Naef.
Le choc de cette première journée a été programmé en "night session" sur ce même Court Philippe-Chatrier, à 20h15. Il mettra aux prises l'homme aux 24 titres du Grand Chelem Novak Djokovic au puissant Français Giovanni Mpetshi-Perricard.
George Russell partira en pole position à Montréal
Le Britannique George Russell, au volant d'une Mercedes, partira dimanche en pole position du Grand Prix du Canada. Il a devancé son coéquipier italien Kimi Antonelli samedi lors des qualifications.
Les deux McLaren du champion du monde en titre, le Britannique Lando Norris, et de l'Australien Oscar Piastri, s'élanceront de la 2e ligne. La Ferrari de Lewis Hamilton partira en P5, suivie de la Red Bull de Max Verstappen.
George Russell, qui a remporté le sprint samedi, sera donc le favori naturel du Grand Prix dont le départ sera donné à 22h00, heure suisse. Il visera une deuxième victoire après celle obtenue en ouverture à Melbourne. Son jeune coéquipier Antonelli avait remporté les trois GP suivants à Shanghai, Suzuka et Miami.
Le Bayern remporte la Coupe d'Allemagne avec un triplé de Kane
Déjà vainqueur de la Bundesliga, le Bayern Munich a réussi le doublé en battant Stuttgart samedi en finale de la Coupe d'Allemagne (3-0). Harry Kane a inscrit un triplé pour couronner sa saison.
C'est la 21e fois que le Bayern inscrit son nom au palmarès de la Coupe, la première depuis 2020, et la 14e fois que le "Rekordmeister" signe le doublé Coupe-Championnat.
Harry Kane a mis un point d'orgue à sa remarquable saison en inscrivant ses 59e, 60e et 61e buts de l'exercice. L'Anglais a ouvert le score à la 55e de la tête, après avoir été parfaitement servi par Michael Olise, puis a doublé la mise à la 80e sur un contrôle magistral dans la surface de réparation. Il a couronné sa performance en transformant un penalty dans le temps additionnel.
Ce fut une finale parfaite pour cet attaquant d'exception, qui avait auparavant perdu ses quatre finales en tant que joueur professionnel. Aavec Tottenham en Ligue des champions (2019) et en Coupe de la Ligue anglaise (2015 et 2021), ainsi qu'avec l'Angleterre lors des deux derniers Euros (2021 et 2024).
"On peut être heureux, mais pas satisfait", dit Christoph Bertschy
La nouvelle démonstration de l'équipe de Suisse au Mondial à Zurich a fait plaisir au public. Mais ce 9-0 face à la Hongrie ne doit pas faire oublier que les Helvètes ont des choses à corriger.
Le nuage sur lequel évolue la sélection de Jan Cadieux continue de planer au-dessus de la Swiss Life Arena. Les joueurs ont pu se faire plaisir pour le plus grand bonheur des fans présents. Car en plus des 10'000 personnes dans la patinoire, la fan zone juste à côté a atteint sa limite durant la partie avec... 10'000 personnes présentes. Un succès populaire qui ne se discute absolument pas et qui salue le retour de températures estivales.
"J'ai vu le message pendant le match disant que la fan zone était pleine, a réagi Christoph Bertschy. C'est énorme et je suis content que cela se passe comme ça pour l'organisation. On a attendu assez longtemps pour avoir ce Mondial, alors voir cette passion pour le hockey, c'est génial. Il y a tellement de gens qui nous suivent, on le sent sur et en dehors de la glace."
Forcément qu'après pareille démonstration, il apparaît incongru de relever les erreurs ou le négatif. Mais les joueurs ont assez d'expérience pour se fendre d'une bonne analyse. "On peut être heureux, mais pas satisfait, estime Christoph Bertschy. Je pense que le plus important est encore devant nous. Là, c'est bon pour la confiance. On peut voir si on joue de la bonne manière, si on joue comme on veut pour aller au bout. On ne va pas faire la ola maintenant, mais on a le droit de profiter."
Pour le sélectionneur Jan Cadieux, ces six premiers matches ont confirmé tout le bien que l'on pensait de cette équipe de Suisse avant le début de la compétition. Mais le coach romand est ravi d'avoir un jour de congé dimanche. "La planification a été bien faite, précise-t-il. On peut avoir un jour de congé demain et les garçons vont pouvoir en profiter. Je pense que mentalement, avec les attentes et la pression qu'il y a eu jusqu'à présent, c'est bien d'avoir un jour "off" et de faire quelque chose d'autre. Et dès lundi, on recommence à travailler et à se préparer pour le prochain match contre la Finlande."
Sydney Schertenleib remporte la Ligue des champions avec le Barça
Le FC Barcelone a décroché une quatrième Ligue des champions féminine en surclassant l'OL Lyonnes 4-0 samedi à Oslo. La jeune Suissesse Sydney Schertenleib a suivi la rencontre sur le banc.
Des doublés de la Polonaise Ewa Pajor (55e, 69e) et de Salma Paralluelo (90e, 90+3) ont offert la victoire aux Catalanes qui signent cette saison un impressionnant quadruplé (C1, Liga, Coupe de la Reine et Supercoupe d'Espagne).
Le Barça et ses Ballons d'Or Alexia Putellas et Aitana Bonmati privent ainsi les Lyonnaises d'un neuvième titre dans une compétition que l'OL n'a plus gagnée depuis 2022.
Sydney Schertenleib a quant à elle dû se contenter d'un rôle de remplaçante lors du triomphe de son équipe. Alors que la Zurichoise de 19 ans a disputé de nombreuses minutes en Liga, d'autres joueuses lui ont généralement été préférées en Ligue des champions. Elle n'avait pas non plus été alignée lors de la double confrontation contre le Bayern Munich en demi-finale.
Olympic reprend la main face aux Lions
Olympic a récupéré l'avantage du terrain face aux Lions de Genève en finale des play-off de SBL.
Les Fribourgeois se sont imposés 87-84 samedi à la salle du Pommier pour effacer la défaite subie au "buzzer" mardi à St-Léonard dans le match 2 et mener 2-1 dans la série.
Les hommes de Thibaut Petit bénéficieront donc d'une première opportunité de décrocher le 23e titre national de l'histoire du club mardi, toujours au Grand-Saconnex. Ils espèrent effacer au plus vite l'échec de 2025, lorsqu'ils avaient été vaincus en quatre matches par les Lions en finale des play-off.
Toujours privé de Paul Gravet, mais aussi désormais de son meneur Boris Mbala (touché aux adducteurs lors du match 2), Genève n'a pas tenu la distance face au défi physique imposé par Fribourg. Les Lions ont pourtant pu prendre pour la première fois 8 longueurs d'avance à la fin du troisième quart-temps (66-58).
Mais le panier primé réussi alors au "buzzer" par Jaqualyn Gilbreath a surtout réveillé Olympic, qui a resserré sa défense dans les dix dernières minutes de jeu. Encore menés de 6 points (68-62) à 8'33 de la fin, les Fribourgeois ont réussi un partiel décisif de 19-0 pour renverser la table.
Porté par un Chimezie Offurum une nouvelle fois redoutable (22 points et 13 rebonds pour l'Américain), Olympic s'est ainsi offert un matelas de 13 unités (68-81) avec moins de trois minutes à jouer. "Muets" pendant six minutes, les Lions de Noé Anabir (18 points, 8 rebonds) ont réagi trop tard pour espérer un nouveau miracle.
Russell remporte la course sprint devant Norris
Le Britannique George Russell (Mercedes) a remporté samedi la course sprint du Grand Prix du Canada, devançant son compatriote Lando Norris (McLaren) et son coéquipier italien Kimi Antonelli.
La bataille a été très tendue entre les deux monoplaces allemandes. Russell s'était élancé en pole position, au côté de son jeune rival et leader du Championnat du monde, Antonelli, pour ce sprint, une course d'une demi-heure à la veille de celle de deux heures dimanche sur le circuit Gilles-Villeneuve de Montréal.
Mais le prodige italien de 19 ans a tenté par deux fois de doubler Russell, 28 ans, et à deux reprises il a dû couper par l'herbe. Antonelli s'est alors fait doubler par Norris et s'est énervé sur la radio interne, réclamant une "pénalité" contre Russell qui l'avait selon lui empêché de le dépasser avec une "vilaine" manoeuvre.
Le patron de Mercedes F1 Toto Wolff a dû intervenir pour demander à son jeune protégé de se "concentrer" sur son pilotage au lieu de se plaindre à la radio.
La Suisse et son empereur Roman dynamitent la Hongrie
Nouveau festival offensif pour l’équipe de Suisse au Championnat du monde à Zurich. Samedi, les Helvètes ont humilié la Hongrie 9-0.
Après le 10-0 de Herning l'an dernier face à cette même Hongrie et le 9-0 face à l'Autriche trois jours plus tôt à Zurich, la sélection nationale a une fois encore soigné ses statistiques et sa confiance, même si la suite s'annonce nettement plus compétitive.
Après un poteau de Biasca dès les premières secondes de jeu, la Suisse pensait avoir ouvert le score à la 14e sur un joli but de Niederreiter, qui a attrapé le puck au vol pour le rabattre sur la glace avant de le reprendre de volée, mais cette réussite a été justement annulée pour hors-jeu.
Il a fallu attendre la 19e pour voir tomber le 1-0 de la canne de Roman Josi d'un tir au niveau de la glace. Le capitaine a été le grand bonhomme de la première moitié de la rencontre. Après 29 secondes dans le tiers médian, l'"Empereur Roman" a gratifié la patinoire d'un but tout en finesse avec une petite tasse à café sur un Hongrois. Et à la 23e, son lancer puissant de la bleue en power-play n'a laissé aucune chance au portier Vay.
C'est aussi l'avantage de ces rencontres sans trop de soucis, elles permettent au staff de procéder à des essais en conditions réelles, étant donné que la Suisse ne s'est plus entraînée normalement depuis le jeudi 14 mai... Et au passage, Leonardo Genoni, qui n'a vu que dix tirs dans sa direction, a amélioré son record en signant un 14e blanchissage lors d'un Mondial.
Le dimanche de Pentecôte va permettre à tout le monde de passer un moment en famille. Lundi l'équipe retrouvera la glace afin de préparer le septième et dernier match de cette poule mardi soir contre la Finlande, avec comme objectif la victoire pour terminer à la première place. Absent depuis quelques matches, Pius Suter devrait normalement effectuer son retour face aux Lions nordiques.
Learner Tien s'offre un premier titre sur terre battue
Learner Tien (ATP 20) a remporté l'édition 2026 du Geneva Open. L'espoir américain s'est imposé 3-6 6-3 7-5 en finale face à l'Argentin Mariano Navone (ATP 42).
Le gaucher succède au palmarès du Geneva Open à la légende Novak Djokovic, qui avait soulevé son 100e trophée sur l'ATP Tour l'an dernier à Genève. Il décroche à 20 ans son deuxième titre sur le circuit principal, après avoir ouvert son palmarès à Metz sur dur indoor en novembre dernier.
Learner Tien, qui améliorera son meilleur classement ATP pour figurer dimanche en 18e position, n'apprécie pourtant pas vraiment le jeu sur terre battue. Mais il bénéficie depuis près d'un an des précieux conseils de son compatriote Michael Chang, champion de Roland-Garros en 1989.
Samedi, Learner Tien a d'ailleurs prouvé qu'il apprenait très vite. Nettement dominé dans le premier set par un Mariano Navone plus solide, il a su élever nettement son niveau de jeu. Il s'est notamment montré bien plus efficace sur son service dans les deux dernières manches que dans la première.
Mariano Navone n'a pourtant rien lâché, recollant à 3-3 dans le set décisif après avoir été rapidement mené 0-3. Mais Learner Tien, qui avait atteint les quarts de finale du dernier Open d'Australie, a su attendre son heure. Il a conclu cette partie sur sa deuxième balle de match en poussant son adversaire à la faute, signant un cinquième et dernier break après 2h29 de lutte.
