Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Benfica-Real: Vinicius dénonce un acte "raciste et lâche"
Le match aller des barrages de Ligue des champions entre le Benfica et le Real Madrid a été interrompu pendant une dizaine de minutes.
Le Brésilien Vinicius Junior s'est plaint d'avoir été traité de "singe" par l'Argentin Gianluca Prestianni, mardi à Lisbonne.
"Les racistes sont avant tout des lâches. Ils ont besoin de mettre leur maillot devant leur bouche pour montrer à quel point ils sont faibles", a dénoncé l'attaquant du Real Vinicius sur Instagram après le match.
"J'ai reçu un carton jaune pour avoir célébré un but. Je ne comprends toujours pas pourquoi. De l'autre côté, il s'agit simplement d'un protocole mal exécuté qui n'a servi à rien", a-t-il poursuivi en référence à la réaction de l'arbitre français François Letexier.
Après avoir ouvert le score d'une superbe frappe du droit (50e), l'attaquant du Real a chambré le public du stade de la Luz, déclenchant une discussion avec plusieurs joueurs du Benfica qui lui a valu d'être averti par l'arbitre.
Alors que le match semblait sur le point de reprendre, le Brésilien a couru vers l'arbitre en pointant du doigt Prestianni, semblant dire à l'arbitre qu'il avait été traité de singe ("mono" en Espagnol) par l'international argentin. M. Letexier a alors interrompu la partie pendant près de dix minutes, avant de décider de la faire reprendre sans autre sanction.
"C'est inacceptable. Vini nous a dit que le gars l'a traité de singe en se cachant avec son maillot, avant de dire que non, il n'avait rien dit. On voulait quitter le terrain, mais au final nous avons parlé avec l'équipe, et Vini nous a dit qu'on devait reprendre le match", a réagi le milieu français Aurélien Tchouaméni sur Movistar+.
"L'UEFA essaie de faire bouger les choses, mais il s'agit d'un cas grave et j'espère que des décisions seront prises, avec calme", a-t-il souhaité.
"Vous devez demander au joueur de Benfica ce qu'il a dit à Vinicius (...) Nous avons une tolérance zéro concernant le racisme. On ne peut pas permettre que ce genre de choses se passe sur un terrain en 2026", a ajouté l'entraîneur du Real, Alvaro Arbeloa, en conférence de presse.
Ultime chance de médaille pour les Suissesses en slalom
Le slalom olympique mercredi constituera l'ultime chance de médaille féminine suisse à Cortina. Frustrée après le géant, Camille Rast doit se reprendre et Wendy Holdener sera également de la partie.
A l'aube de la dernière course de ski alpin des JO, l'équipe féminine helvétique est sous pression. Comme les messieurs ont remporté quatre titres et huit médailles, les dames aimeraient bien en ramener une. Voire deux. Et avec Camille Rast et Wendy Holdener, numéros 2 et 3 de la saison dans la discipline, l'idée n'est pas saugrenue. L'an dernier aux Mondiaux de Saalbach, elles avaient fini 1 et 2 pour un magnifique doublé.
La blessure de Lara Gut-Behrami en début de saison a naturellement porté un coup aux chances suisses en vitesse. Puis Michelle Gisin s'est blessée, puis Corinne Suter et enfin Jasmine Flury étaient encore en phase de reprise. Alors Rast et Holdener ont sur leurs épaules la pression d'éviter le zéro pointé des Mondiaux 2011 à Garmisch et celui des JO de Vancouver l'année précédente.
Hormis Levi (15e) et Copper Mountain (10e), la skieuse de Vétroz a réussi cinq podiums et une 4e place. Et sur ces cinq podiums, elle est même parvenue à battre Mikaela Shiffrin à Kranjska Gora.
Wendy Holdener aborde cette dernière course avec davantage d’optimisme que Rast. "Il faut attaquer en permanence", explique celle qui compte cinq médailles olympiques et neuf médailles mondiales. En somme depuis 2017, Wendy Holdener n'a jamais manqué un grand rendez-vous. "Je trouve que c’est super quand ce sont des pistes nouvelles, que personne ne connaît", précise-t-elle encore.
Immense favorite, Mikaela Shiffrin sera elle aussi sous pression. La plus grande skieuse de tous les temps, qui compte 71 (!) succès en slalom, ne possède "que" trois breloques olympiques avec l'or du slalom en 2014, celui du géant en 2018 et l'argent du combiné en 2018. Rentrée de Pékin bredouille, la star américaine s'éviterait volontiers un deuxième zéro pointé consécutif mercredi.
Suisse - Finlande: un quart de finale pour l'histoire
Au lendemain de sa victoire contre l'Italie, l'équipe de Suisse affronte la Finlande en quart de finale des Jeux olympiques mercredi (18h10). Une qualification pour le dernier carré serait historique.
Jamais les joueurs à croix blanche n'ont disputé les demi-finales des Jeux olympiques depuis l'introduction de la phase à élimination directe, lors des Jeux d'Albertville en 1992. Les deux seules médailles obtenues par des hockeyeurs helvétiques remontent à un autre temps, en 1928 et en 1948, les deux fois à Saint-Moritz.
Jeudi, Patrick Fischer et ses hommes peuvent prendre leur revanche sur les Finlandais, qui les avaient éliminés au même stade de la compétition il y a quatre ans à Pékin (5-1). Les Nordiques sont favoris, mais le rapport de forces semble s'être resserré depuis 2022.
Cheffe de file des techniciennes helvétiques, Camille Rast a les moyens de lutter pour une première médaille olympique, mais la Valaisanne n'est pas convaincue par cette piste qu'elle juge bien trop facile. Wendy Holdener vise quant à elle une sixième breloque aux JO: la Schwytzoise a même renoncé au géant pour se concentrer sur les piquets serrés.
En ski de fond, la Suisse peut nourrir des espoirs de médaille lors du sprint par équipes. Chez les dames (dès 9h45), Nadine Fähndrich et Nadja Kälin, préférée à Anja Weber, ont sans doute davantage de chances de finir sur le podium que les Suisses (dès 10h15).
Idem pour le relais féminin en biathlon (14h45), mais Amy Baserga, Aita Gasparin, Lena Häcki-Gross, Lea Meier rêvent forcément d'exploit. Enfin, les deux équipes suisses seront encore en lice en curling, les hommes face à la Norvège (14h05) et les femmes contre le Danemark (19h05).
L'Inter Milan doit éviter le coup de froid à Bodö
L'Inter Milan doit se méfier de Bodö/Glimt mercredi en barrage aller de Ligue des champions (21h00). Le chemin vers les 8es de finale passe par-delà le cercle polaire, chez les suprenants Norvégiens.
Le déplacement chez le quadruple champion de Norvège constitue l'un des voyages les plus périlleux du calendrier européen. Le stade Aspmyra est réputé: froid glacial, vent cinglant et pelouse synthétique ultra rapide, sur laquelle Bodö/Glimt avait jadis humilié l'AS Rome de José Mourinho (6-1 en Conference League en 2021).
Les Scandinaves ont bouclé la phase de ligue de la C1 au 23e rang grâce à un "finish" remarquable. L'équipe dirigée par Kjetil Knutsen a été chercher un match nul 2-2 sur la pelouse du Borussia Dortmund avant de dominer Manchester City à domicile (3-1) et de terminer par une victoire à Madrid, face à l'Atlético (2-1).
A propos de l'Atlético, les Madrilènes doivent eux aussi passer par la cage barrage. Les joueurs de Diego Simeone affrontent les Belges du Club Bruges. Le troisième match prévu à 21h00 oppose les Grecs de l'Olympiakos aux Allemands du Bayer Leverkusen.
Mais la soirée commencera par le long déplacement des Anglais de Newcastle en Azerbaïdjan. Les Magpies défient le Qarabag FK dès 18h45, sans l'ex-international suisse Fabian Schär, blessé.
Patinage: Repond et Kaiser qualifiées pour le programme libre
Les Suissesses ont assuré leur qualification pour la suite de la compétition individuelle. Kimmy Repond et Livia Kaiser ont terminé respectivement 21e et 23e du programme court, dominé par le Japon.
Kimmy Repond, récente 7e lors des Européens de Sheffield et médaillée de bronze en 2023 sur le plan continental, a effectué une prestation maitrisée, mais sans parvenir à combler une faible note technique. Au final, la Bâloise de 19 ans a obtenu 59,20 points, un résultat dans la lignée de sa chorégraphie présentée il y a un mois aux Championnats d'Euope (59,28) mais loin du top 8 espéré avant ces JO.
Avec ses 55,69 points, Livia Kaiser a elle aussi été moins bien évaluée qu'à Sheffield, ou elle avait terminé à la 9e place du programme court avec 57,02 unités. La Zurichoise a terminé à l'avant-dernière place qualificative, mais sera en lice pour le programme libre jeudi dès 19h00.
Le Japon a placé trois athlètes aux quatre premières places provisoires, avec la patineuse de 17 ans Ami Nakai (78,71 points) en tête, suivie de la médaillée de bronze à Pékin 2022 Kaori Sakamoto (77,23). Seule l'Américaine Alysa Liu et ses 76,59 unités a empêché de voir Mone Chiba (74,00) rejoindre ses compatriotes sur le podium provisoire.
Monaco y a cru
Malgré le brio de Philipp Köhn et la bravoure de Denis Zakaria, l’AS Monaco n’a pas déjoué les pronostics. Les Monégasques ont été battus 3-2 par le PSG en match aller des barrages.
Les deux Suisses et leurs coéquipiers ont, toutefois, eu le droit de rêver. Les Monégasques ont, en effet, mené 2-0 à la 18e grâce à un doublé de l’Américain Folarin Balogun avant que Philipp Köhn ne détourne un penalty de Vitinha à la 22e... Avec un scénario aussi improbable, l’AS Monaco a pu croire que l’impossible serait possible, qu’il pouvait effectivement éliminer le tenant du titre. D’autant plus que le PSG devait perdre son Ballon d’Or Ousmane Dembélé, touché au mollet et remplacé à la 26e.
Seulement, son remplaçant Désiré Doué, décrié pour son individualisme forcené vendredi lors de la défaite 2-1 à Rennes, a été l’homme du match avec un doublé (29e et 67e) et une implication décisive sur le 2-2 d’Achraf Hakimi à la 41e. L’expulsion d’Alexandre Golovine juste après la pause pour une intervention malheureuse sur Vitinha devait placer les Monégasques dans une situation impossible. A dix contre onze, ils n’avaient pratiquement aucune chance de rester à la hauteur du PSG.
Comme le PSG, le Real a fait un pas sans doute décisif vers la qualification avec ce succès à l'extérieur. Le Borussia Dortmund de Gregor Kobel a, également, réussi une très belle opération. Les Allemands ont battu l'Atalanta 2-0, un résultat qui leur permet d'aborder le match retour à Bergame avec un réel optimisme. Surtout avec un Gregor Kobel aussi rassurant dans les buts.
Schwaller et Cie qualifiés en demi-finale, 5e succès des Suissesses
L'équipe de Suisse masculine a validé mardi sa qualification en demi-finale du tournoi olympique grâce à 2 succès face à la Suède et l'Allemagne. De leur côté, les Suissesses ont vaincu les Coréennes.
Irrésistibles et invaincus en sept matches, Yannick Schwaller, Benoît Schwarz-van Berkel, Pablo Lachat-Couchepin et Sven Michel s'affirment de plus en plus comme les principaux favoris du tournoi. Dans la soirée, ils sont facilement venus à bout de l'Allemagne 8-4 dans une rencontre menée de bout en bout. Un coup de trois dans le 6e end a mis fin aux espoirs allemands, qui ont abandonné avant la fin du temps réglementaire.
Plus tôt face à la Suède, les Suisses, qui menaient 4-0 après 2 ends, ont à peine douté lorsque les Scandinaves sont revenus à 6-4 au 6e end. Un coup de trois à la manche suivante leur a redonné cinq longueurs d'avance et a forcé les Suédois à l'abandon.
La skip Silvana Tirinzoni, Selina Witschonke, Carole Howald et Alina Pätz ont pris les devants dès le 2e end à la faveur d'un coup de trois. Les Suissesses ont réalisé un coup de deux décisif au 9e end pour mener 7-4, avant d'assurer leur victoire lors de l'ultime manche.
Les Helvètes sont idéalement placées à la deuxième place, alors qu'il ne leur reste que deux rencontres à disputer dans ce tour préliminaire. Elles affronteront mercredi le Danemark à 19h05, puis les Etats-Unis jeudi à 14h05, qui affichent pour l'heure comme les Suissesses un bilan de cinq victoires et deux défaites.
Une trop lourde défaite pour la Juventus
Rien ne va plus pour la Juventus ! Trois jours seulement après leur défaite 3-2 à Milan face à l’Inter, les Piémontais ont bu la tasse à Istanbul.
La Juventus s’est inclinée 5-2 devant Galatasaray après avoir pourtant mené 2-1 à la pause en barrage aller de la Ligue des Champions. Ce score ne lui laisse qu’un mince espoir de renverser la situation la semaine prochaine à Turin, surtout face à une équipe au potentiel offensif indéniable. Seul un miracle peut lui permettre de disputer les huitièmes de finale.
Un doublé de Teun Koppmeiners avait permis à la Juventus de prendre la main à la pause. Seulement, des largesses coupables en défense ont précipité la perte des Piémontais. Introduit à la 46e, Juan Cabal devait être averti à deux reprises en l’espace de 8 minutes pour laisser les siens à dix. Les Turcs exploitaient cette supériorité numérique pour marquer deux buts de plus. Même s’il n’a pas trouvé le chemin des filets, Victor Osimhen a été dans tous les bons coups pour tourmenter sans cesse une défense bien trop vite dépassée.
Patrick Fischer avant Suisse-Finlande: "Un immense challenge"
"Nous avons toujours été en contrôle !" Patrick Fischer ne dissimulait pas sa satisfaction après le succès 3-0 de la Suisse face à l’Italie en huitième de finale du tournoi olympique.
Le but inscrit après seulement 79 secondes de jeu par Philipp Kurashev a grandement simplifié les choses pour les joueurs de Patrick Fischer. "Il était important de ne pas laisser trop d’énergie sur ce match, poursuit le sélectionneur. Nous y sommes parvenus comme nous sommes parvenus à ne pas tomber dans le jeu de la provocation."
Les Suisses abordent donc le quart de finale contre la Finlande ce mercredi (18h10) dans les meilleures dispositions. Après trois jours sans jouer, les Finlandais découvriront à leur tour le contexte particulier de la Milano Hockey Arena, la deuxième patinoire qui accueille ce tournoi olympique. La transition pourrait être brutale pour les tenants du titre.
Mercredi, la Suisse se heurtera à des Finlandais qui n’alignent que des "mercenaires" de la NHL à l’exception du défenseur des Zurich Lions Mikko Lehtonen qui n’a toutefois plus griffé la glace depuis la défaite 4-1 face à la Slovaquie lors de l’ouverture du tournoi. C’est l’attaquant de Dallas Mikko Rantanen qui s’avance comme l’atout no 1 de la Finlande.
"La Finlande joue comme la Suisse, assure Roman Josi. Comme nous, elle possède un excellent système de jeu et des individualités capables de forcer la décision". Mercredi, le capitaine de l’équipe de Suisse retrouvera dans la cage adverse son coéquipier à Nashville en la personne de Juuse Saros. "Un super gardien", lâche-t-il.
"Ce quart de finale sera un immense challenge, souligne Patrick Fischer. Les Finlandais ont une équipe magnifique. Comme la nôtre. Que le meilleur gagne !" Le sélectionneur espère que les fans de l’équipe de Suisse joueront pleinement leur rôle mercredi. "Ils doivent nous procurer un petit avantage, glisse-t-il. Qu’ils n’oublient surtout pas leurs cloches !"
Le relais suisse masculin à la 8e place, les Français triomphent
Les biathlètes suisses ont pris la 8e place du relais masculin des Jeux olympiques mardi à Anterselva. La médaille d'or est revenue au quatuor français, qui s'est imposé devant la Norvège et la Suède.
Sebastian Stalder, Joscha Burkhalter, Jérémy Finello et Niklas Hartweg ont concédé 1'41 de retard aux champions olympiques tricolores. Les Suisses étaient au contact après les deux premiers passages mais les deux fautes de Finello au tir leur ont coûté cher.
Le quatuor français, qui a devancé les Norvégiens pour moins de 10 secondes, a de son côté apporté une 9e médaille à la délégation tricolore. Avec ce nouveau sacre, la France porte son total de médailles à 16, ce qui constitue un nouveau record sur une seule édition.
Sans paillettes, la Suisse se qualifie pour les quarts
L'équipe de Suisse masculine s'est logiquement qualifiée pour les quarts de finale des JO à Milan. Elle a battu l'Italie 3-0 et jouera la Finlande mercredi à 18h10.
La Suisse a fait son travail sans faire trop de bruit. Elle aurait pu se mettre à l'abri plus tôt, mais s'est heurtée à un très bon gardien. On imaginait volontiers la partie déséquilibrée, mais la Suisse n'a pas laissé longtemps planer le doute. Après 79 secondes, c'est Philipp Kurashev qui a ouvert le score sur des assists de Hischier et Meier. A la 11e et sur leur premier power-play, les joueurs de Fischer ont doublé la mise via Roman Josi qui a eu tout le temps d'ajuster son tir.
Les joueurs à croix blanche ont adressé 18 tirs sur la cage italienne contre seulement deux envois pour les Transalpins en direction d'un Genoni qui a dû avoir un peu froid à ne rien avoir à faire.
Le gardien zougois a eu davantage de boulot lors du tiers médian, bien que les Italiens n'aient pas agressé le but helvétique. Mais ils ont quand même eu une alerte lorsqu'un attaquant italien s'est retrouvé étrangement seul devant Genoni.
Les Helvètes ont cherché le 3-0, en vain. A la 25e, Jäger s'est créé une occasion à 4 contre 5. Les Suisses ont surtout manqué deux opportunités en supériorité numérique, malgré une pression sur le but de Damian Clara, le portier de Brynäs drafté par Anaheim en 2023.
Ce troisième but va pourtant tomber à la 46e et alors que la Suisse évoluait une fois de plus en avantage numérique. Il n'a cette fois fallu que six secondes de power-play pour que Nico Hischier inscrive son premier but du tournoi en reprenant une passe de Riat. Kurashev a eu une superbe chance de planter le 4-0 à la 55e, mais Clara lui a refusé ce doublé grâce à une parade de grande classe. En fin de match, c'est Christian Marti qui a vu son envoi réexpédié par la canne de Clara.
La suite du tournoi voit la Suisse défier la Finlande en quarts de finale. Un adversaire qui avait éliminé les Helvètes au même stade à Pékin, mais sans les joueurs de NHL. Les Nordiques n'ont plus joué depuis samedi et leur écrasante victoire sur l'Italie 11-0. Les joueurs d'Antti Pennanen seront donc bien reposés. Pour les hommes de Patrick Fischer, il s'agira de faire comme à Herning en 2018 au Championnat du monde. A l'époque, la Suisse avait sorti les Finlandais 3-2 avant d'écarter le Canada en demi-finales et de s'incliner 3-2 tab face à la Suède à Copenhague.
Mathilde Gremaud donne des nouvelles rassurantes
Contusionnée à la hanche après sa chute avant la finale olympique du Big Air à Livigno, Mathilde Gremaud a tenu à rassurer tout le monde mardi matin. Elle a passé la nuit à l'hôpital par précaution.
Lundi soir juste avant la finale du Big Air à Livigno, Mathilde Gremaud n'avait pas eu l'occasion de s'exprimer. Les premiers éléments concernant sa santé étaient venus de son coach Greg Tuscher. Mardi, la Gruérienne a expliqué sa condition actuelle.
"Physiquement, j’ai assez mal, j’ai des courbatures partout, raconte-t-elle dans une note vocale transmise par la fédération. Surtout dans le bas du dos, autour du haut de la hanche à l’arrière. Les muscles sont super tendus et il y a un hématome dans cette zone. C'est l’endroit le plus douloureux, mais je peux marcher. Certains mouvements sont compliqués, il faut juste que je bouge lentement. Je ne peux pas vraiment me pencher sur le côté ou faire certains gestes, mais ça va. Je vais ressentir la douleur pendant un moment, mais rien n’est cassé. Mon corps n’aura pas trop à se battre pour récupérer, je pense, donc c’est plutôt positif."
La double championne olympique de slopestyle n'a pas cherché à trop analyser: "Mentalement, je suis juste contente qu’il n’y ait rien de plus grave. Je n’y ai pas encore trop réfléchi. Je suis assise sur mon lit, j’attends les derniers résultats sanguins pour voir si je peux rentrer chez moi, puis ils vont encore faire une échographie. Donc j’attends, et je réfléchirai plus tard à ce qui s’est passé."
Mathilde Gremaud s'est aussi interrogée sur la charge de travail et le fait de devoir participer à deux épreuves olympiques de très haut niveau. "Ces Jeux resteront pour moi une réussite, conclut-elle. Même si je n’étais peut-être pas prête à tout redonner pour le Big Air, je l’ai fait, j’ai essayé. J’ai bien tourné à l’entraînement, j’ai réussi le nosebutter 1260 et c’est une belle satisfaction. Mon ski a énormément progressé. Mon run de slopestyle est sans doute le meilleur que j’ai jamais fait. C'est dommage que cela se termine comme ça, mais je marche, je suis debout, je vais bien. Je suis juste courbaturée. Et j’ai atteint mon objectif principal: défendre mon titre olympique en slopestyle. Et ça, c’est le plus important."
Une sixième victoire en six matches pour les curleurs suisses
L'équipe de Suisse masculine de curling poursuit son sans-faute au tournoi olympique de Cortina. Les joueurs du CC3C Genève ont dominé la Suède mardi (9-4) et se rapprochent des demi-finales.
Irrésistibles, Yannick Schwaller, Benoît Schwarz-van Berkel, Pablo Lachat-Couchepin et Sven Michel s'affirment de plus en plus comme les principaux favoris du tournoi. Ils pourraient valider leur qualification pour le dernier carré mardi soir en cas de victoire contre l'Allemagne (19h05).
Menant 4-0 après deux ends, les Suisses ont à peine douté lorsque les Scandinaves sont revenus à 6-4 au 6e end. Un coup de trois à la manche suivante leur a redonné cinq longueurs d'avance et a forcé les Suédois à l'abandon.
Après ce nouveau succès des hommes, c'est au tour des Suissesses de retrouver la glace. Les joueuses du CC Aarau affrontent la Corée du Sud dès 14h05.
Belinda Bencic passe en 8es de finale à Dubai sans jouer
Belinda Bencic a bénéficié mardi du forfait de la Tchèque Sara Bejlek au WTA 1000 de Dubai. La Saint-Galloise passe donc directement en 8es de finale.
Vainqueure de l'Espagnole Jessica Bouzas Maneiro au 1er tour lundi, Bencic (WTA 13) devait enchaîner face à la Tchèque (WTA 41), qui a créé la surprise en remportant le tournoi d'Abou Dhabi il y a dix jours. Elle bénéficie à la place d'un jour de repos supplémentaire.
En 8es de finale, la Suissesse affrontera l'Espagnole Paula Badosa (WTA 70) ou l'Ukrainienne Elina Svitolina (WTA 9), récente demi-finaliste de l'Open d'Australie.
Pour espérer prendre le quart, la Suisse doit battre l'Italie
L'équipe de Suisse masculine affronte l'Italie (12h10) mardi en huitièmes de finale du tournoi olympique. Et en cas de victoire, ce sera la Finlande mercredi à 18h10 en quarts de finale.
Après l'ambiance électrique de la grande enceinte de Santagiulia, la Suisse se prépare à un match dans un contexte un peu plus feutré au Fiera Milano de Rho avec le potentiel d'accueillir 6500 personnes selon les chiffres officiels, mais qui n'a jamais franchi le cap des 4100 spectateurs depuis le début des compétitions.
Au final, peu importe le flacon pour les hommes de Patrick Fischer, pourvu qu'il y ait l'ivresse de la victoire. Et il est évident que les Helvètes partent grands favoris de cette rencontre. Après trois parties face à la Slovaquie, la Suède et la Finlande, les Transalpins affichent un bilan de trois défaites avec un goal average de 4-19, dû en grande partie à la fessée 11-0 reçue face à la Finlande. Battus 5-2 par les Suédois, ils ont tenu tête à la Slovaquie en ne s'inclinant que 3-2.
La Suisse sait naturellement qu'elle ne doit pas sous-estimer son adversaire, surtout sur un match à élimination directe où un gardien en feu peut dérégler le cours logique des choses. Mais comme il a souvent été relevé, la Suisse n'a plus perdu un match dans lequel elle était favorite depuis un bon bout de temps sous la houlette de Patrick Fischer.
Au terme de la victoire 4-3 après prolongation contre la Tchéquie, le sélectionneur a aimé voir son équipe jouer son jeu. Le but face aux Italiens sera de ne pas se mettre au niveau de l'adversaire, mais de prendre tout de suite les devants, histoire de pouvoir gérer la fin de match et pourquoi pas économiser quelques forces en vue de la suite du tournoi.
Une suite qui passerait par un quart de finale contre la Finlande, mercredi à 18h10 toujours dans la patinoire de Fiera Milano. Après une entrée en matière ratée contre les Slovaques, les hommes d'Antti Pennanen se sont repris pour battre leurs grands rivaux suédois avant d'écraser l'Italie. Au repos depuis samedi, les Lions nordiques bénéficient vraiment d'un calendrier favorable, quoi qu'il advienne.
