Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Didier Deschamps va rentrer en France pour le décès de sa mère
Le sélectionneur Didier Deschamps a été endeuillé par le décès de sa mère. Il va rentrer en France pour assister à ses obsèques, a annoncé mardi la Fédération française de football (FFF).
Il ne dirigera pas les Bleus contre la Norvège vendredi lors du dernier match du groupe I au Mondial.
"Didier Deschamps ne pourra pas assurer les entraînements avant la rencontre Norvège-France. Il ne pourra pas non plus être présent sur le banc vendredi pour le dernier match du groupe I. Le sélectionneur national a eu la douleur, ce matin, d'apprendre le décès de sa maman. Il va rentrer en France pour assister à ses obsèques", a indiqué la FFF dans un communiqué.
En son absence, c'est son adjoint, Guy Stéphan, qui dirigera le groupe jusqu'à son retour au camp de base des Bleus à Waltham dans le Massachusetts.
Déjà qualifiée pour les 16e de finale après ses victoires contre le Sénégal (3-1) et l'Irak (3-0), la France va tenter de terminer en tête de son groupe face à la Norvège d'Erling Haaland vendredi à Foxborough.
Donald Trump remettra le trophée au vainqueur de la finale
Donald Trump remettra le trophée de la Coupe du monde au capitaine du pays vainqueur à l'issue de la finale qui se jouera le 19 juillet au MetLife Stadium à East Rutherford. La FIFA l'a annoncé mardi.
Le président des Etats-Unis, principal coorganisateur du Mondial, effectuera ce geste symbolique conjointement avec Gianni Infantino. Donald Trump n'a jusqu'ici pas assisté à un match dans un stade.
"Nous serons côte à côte avec le président pour assister à la finale et, bien sûr, pour remettre ensemble le trophée au vainqueur", a confirmé le patron de la FIFA, interrogé dans l'émission "Fox and Friends".
Ce ne sera pas une première: en 2022, l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, en avait fait de même, en tenant le trophée avec Gianni Infantino pour le remettre à Lionel Messi, capitaine de l'Argentine sacrée pour la troisième fois de son histoire aux dépens de la France.
Même pour Trump cet exercice est familier, puisque c'est lui l'an passé qui avait remis le trophée du tout nouveau Mondial des clubs, disputé aux Etats-Unis, dans ce même stade d'East Rutherford aux joueurs de Chelsea vainqueurs de la finale face au PSG.
Sa présence sur l'estrade avait pour le moins étonné certains membres des Blues, parmi lesquels Cole Palmer dont la grimace avait fait le tour des réseaux sociaux.
Audrey Werro meilleure Européenne sur 600 m
Audrey Werro continue d'aligner les performances de choix. A Bienne, elle a couru un 600 m en 1'22''85, meilleure performance européenne de tous les temps.
Quand on est en forme, on profite de chaque occasion. Inscrite à la der, Audrey Werro a bravé la chaleur pour réussir un chrono de référence sur 600 m, une distance très peu courue. La Fribourgeoise de 22 ans a réussi 1'22''85, soit la meilleure performance européenne de tous les temps. Le record était jusqu'ici détenu par Keely Hodgkinson en 1'23''41.
Cinq femmes sont toutefois allées plus vite dans l'histoire: Athing Mu, Ana Fidelia Quirot, Ajee Wilson, Caster Semenya (1'21''77) et la Kényane Mary Moraa en 1'21''63. Mais Audrey Werro est plus rapide qu'elles toutes sur 800 m.
Le Portugal étrille l'Ouzbékistan
Promenade de santé pour le Portugal à l'occasion de son 2e match au Mondial. A Houston, pas de problème pour les Lusitaniens qui ont dominé l'Ouzbékistan 5-0.
Après le nul 1-1 face à la RD Congo, les hommes de Roberto Martinez étaient déjà sous pression. Et Cristiano Ronaldo, transparent contre les Congolais, encore plus. Sauf que même à 41 ans, CR7 reste un compétiteur hors normes.
C'est lui qui a ouvert le score à la 6e sur une passe de João Cancelo. Ronaldo a pu célébrer cette réussite comme un "siuuulagement" avec un but dans six Coupe du monde, record battu. A la 17e, Nuno Mendes a doublé la mise sur un très joli coup franc du gauche. Les Ouzbeks ont brièvement cru revenir dans le match avec un superbe tir d’Azizjon Ganiev à la 29e, mais la VAR a annulé le but pour une faute au départ de l'action.
Le Portugal a repris le large à la 39e grâce à Ronaldo, servi par Bruno Fernandes. Après la pause, les Portugais ont fait tourner et continué à se montrer dangereux. Ronaldo a encore buté sur le gardien à la 58e, juste avant le quatrième but, inscrit contre son camp par Khusanov à la 60e à la suite d'un corner. A la 87e, Rafael Leao a ajouté le 5-0.
Les Portugais prennent provisoirement la tête du groupe K avec 4 points en attendant la rencontre Colombie - RD Congo dans la nuit à venir.
Nouvelle opération pour Leandro Riedi
Leandro Riedi est une nouvelle fois freiné par une grave blessure. Comme l'a annoncé le Zurichois de 24 ans sur son compte Instagram, il a dû se soumettre à une opération au poignet gauche.
"Ca fait mal. Pas seulement physiquement, mais aussi mentalement", écrit-il.
Finaliste de Roland-Garros juniors en 2020, Riedi en est déjà à sa quatrième opération en deux ans. On ignore encore combien de temps cette blessure l’empêchera de jouer.
Le Zurichois, actuellement classé deuxième au niveau national (ATP 116), a récemment participé à deux tournois Challenger sur gazon, après avoir manqué la qualification pour le tableau principal de Roland-Garros. L’automne dernier, il avait atteint les huitièmes de finale de l'US Open après s’être qualifié.
Cristiano Ronaldo premier joueur à marquer lors de six Mondiaux
Le capitaine du Portugal, Cristiano Ronaldo, est devenu le premier joueur de l'histoire à marquer lors de six Coupes du monde. Il a ouvert le score dès la 6e contre l'Ouzbékistan mardi à Houston.
L'attaquant de 41 ans, critiqué après le premier match du tournoi américain contre la République démocratique du Congo (1-1), a mis le 144e but de sa carrière internationale, portant son total à neuf unités en Coupe du monde (2006, 2010, 2014, 2018, 2022 et 2026).
Il a parfaitement repris, d'une volée équilibrée, un centre de Joao Cancelo (6e) deux minutes après avoir manqué une reprise sur un centre du défenseur parisien Nuno Mendes (4e).
Les très nombreux supporters portugais présents dans le stade de Houston ont explosé de joie et poussé un puissant "Suiii", le cri qui accompagne chaque but de la star aux cinq Ballons d'or.
L'avant-centre aux 144 buts en 230 sélections, un record national, restait sur dix matches sans marquer dans un tournoi majeur, une série qui a commencé après son but contre le Ghana au début du Mondial 2022.
Sa prestation très terne en ouverture de l'édition 2026 lui avait valu de très nombreuses critiques, certains observateurs estimant qu'il n'avait plus sa place parmi les titulaires.
Gennaro Gattuso tente de se relancer à la Lazio Rome
Gennaro Gattuso a été nommé mardi entraîneur de la Lazio de Rome en remplacement de Maurizo Sarri. L'ancien international italien rebondit après avoir échoué à qualifier l'Italie pour le Mondial 2026.
"La Lazio annonce avoir confié le poste d'entraîneur principal de l'équipe première à M. Gennaro Gattuso. Le club accueille avec satisfaction le nouvel entraîneur, convaincu que son expérience, son professionnalisme et sa détermination pourront contribuer à atteindre ses objectifs sportifs", a indiqué la Lazio dans son communiqué.
Gattuso, 48 ans, va retrouver la Serie A, dont il fut, comme joueur, une figure marquante sous le maillot de l'AC Milan entre 1999 et 2012 avec notamment deux titres de champion d'Italie (2004, 2011) et deux sacres en Ligue des champions (2003, 2007).
Il a repris quelques couleurs aux commandes de l'Italie, avec six victoires en sept matches en qualifications pour le Mondial-2026, avant une terrible désillusion, en finale des barrages européens contre la Bosnie-Herzégovine (1-1 a.p., 4 tab à 1) le 31 mars, qui a privé la Nazionale d'une troisième phase finale de Coupe du monde consécutive. Dans la foulée, il a démissionné de son poste de sélectionneur qu'il occupait depuis juin 2025.
Ses supporters ont boycotté plusieurs des matches à domicile pour protester contre les manques d'ambition et d'investissement financier du président et propriétaire Claudio Lautito.
Depuis 2024, la Lazio a changé trois fois d'entraîneur, avec Marco Baroni (2024-25), Maurizio Sarri, revenu pour une saison après avoir quitté le club en 2024, et maintenant Gattuso.
F1: La FIA adopte les changements pour les moteurs de 2027 et 2028
La Fédération internationale de l'automobile (FIA) a adopté officiellement la réduction de la part électrique des moteurs en Formule 1 en 2027 et 2028 mardi.
Cet accord avait été trouvé avec les écuries il y a deux semaines.
Le ratio entre la partie thermique et la partie électrique du moteur, actuellement de 53%/47%, passera ainsi à 58%/42% en 2027 puis à 60%/40% en 2028.
Cette proposition avait été saluée par les pilotes lors de son annonce le 10 juin dernier même si la plupart d'entre eux auraient aimé que les modifications aillent encore plus loin.
Les ajustements réglementaires comprennent "des ajustements ciblés sur la puissance des moteurs à combustion interne, le débit de carburant et le déploiement du système de récupération d'énergie, ainsi qu'une plus grande souplesse dans la gestion de l'énergie", avait précisé la FIA lors de l'annonce des mesures.
Elles ont désormais toutes été validées par le Conseil mondial du sport automobile de la FIA, qui s'est réuni mardi à Macao (Chine).
Une nouvelle règlementation technique a profondément bouleversé les monoplaces cette saison avec des moteurs presque à moitié électriques, ce qui implique un gros travail de gestion de l'énergie qui n'est pas instinctif pour les pilotes.
Ces nouvelles voitures ont quasiment fait l'unanimité contre elles dans le paddock, à commencer par le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen (Red Bull), qui a qualifié les monoplaces 2026 de "Formule électrique sous stéroïdes" et a menacé plusieurs fois de quitter la F1 si rien n'était fait pour améliorer la situation.
MotoGP: Marc Marquez prolonge jusqu'en 2028 avec Ducati
Marc Marquez a prolongé de 2 ans son contrat avec l'équipe Ducati Lenovo. Le champion du monde de MotoGP restera lié au constructeur italien jusqu'à la fin de la saison 2028, a annoncé mardi l'écurie.
Âgé de 33 ans, le Catalan poursuit ainsi l'aventure entamée en 2024 avec Ducati, après son départ de chez Honda. Revenu au sommet avec la marque de Borgo Panigale, il a décroché en 2025 un septième titre mondial dans la catégorie reine, son premier sous les couleurs rouges.
"Je continue à rouler parce que j'adore ce sport et que je souhaite atteindre des objectifs encore plus ambitieux. Je suis convaincu que c'est ici que je peux y parvenir", a expliqué le pilote, cité dans le communiqué de son équipe.
"En tant qu'ingénieur, j'ai été impressionné par le travail de Marc. Il a permis à la (moto) Desmosedici GP d'atteindre son plein potentiel en optimisant chaque composant", a salué de son côté Luigi Dall'Igna, directeur général de Ducati Corse.
Victime d'une fracture du cinquième os du métatarse au Mans début mai, Marc Marquez a subi une double opération du pied et de l'épaule qui lui a fait manquer les GP de France et de Catalogne.
La prolongation du frère aîné d'Alex Marquez était attendue. Plusieurs médias spécialisés avaient révélé dès janvier qu'un accord de principe existait déjà entre les deux parties pour les saisons 2027 et 2028.
Elle intervient à un moment clé pour la discipline qui va connaître une nouvelle ère avec des règlements techniques modifiés à partir de 2027 (réduction des moteurs à 850 cm3, aérodynamique simplifiée et arrivée de nouveaux pneus Pirelli).
L'Algérie s'impose sans briller et grâce à deux corners
Sans briller, l'Algérie a pris le dessus sur la Jordanie (2-1) lundi. Les hommes de Vladimir Petkovic ont renversé la rencontre grâce à deux corners.
L'Algérie de l'ancien sélectionneur de la Suisse Vladimir Petkovic ne s'est pas rassurée après sa défaite initiale contre l'Argentine. Mais elle a fini par faire plier la Jordanie grâce à deux buts sur corner.
Malgré une possession de balle largement en leur faveur et la titularisation de l'ailier Riyad Mahrez - sur le banc contre l'Argentine -, les Fennecs se sont montrés trop peu inspirés pour transpercer le rideau défensif jordanien.
Inoffensifs devant, ils ont en plus été trop friables sur l'une des rares incursions jordaniennes. Après une erreur de relance de Ramiz Zerrouki, Nizar Al Rashdan s'est trouvé bien placé pour ouvrir le score (36e).
Incapable de marquer dans le jeu, l'Algérie a dû s'en remettre aux coups de pied arrêtés pour enfin faire la différence. Nadir Benbouali, entré à la pause, a offert l'égalisation de la tête (69e), avant qu'Amine Gouiri n'inscrive le but de la victoire, à nouveau sur corner et à l'extrême limite du hors-jeu (82e).
Les Algériens reviennent donc à hauteur de l'Autriche, qu'ils retrouveront dans la nuit de samedi à dimanche pour décider de qui terminera deuxième de ce groupe J. La Jordanie est pour sa part condamnée à un exploit face à l'Argentine.
Giannis Antetokounmpo quitte les Bucks pour le Heat
Le Grec Giannis Antetokounmpo, l'une des plus grandes stars de NBA, va être transféré des Milwaukee Bucks au Miami Heat. Plusieurs médias américains dont ESPN et The Athletic l'ont annoncé lundi soir.
La NBA a vu la température monter brutalement lundi soir avec un coup de tonnerre descendu tout droit de l'Olympe, qui envoie Giannis Antetokounmpo à Miami.
Antetokounmpo, âgé de 31 ans, double MVP (2019 et 2020), champion et MVP des finales en 2021, a finalement quitté Milwaukee, la franchise qui l'avait drafté en 15e position en 2013 et qui aura consacré cet athlète hors norme (2,11 m, 110 kg).
D'après le diffuseur ESPN, premier média à sortir l'information, Antetokounmpo sera accompagné par Bobby Portis vers Miami, en échange de Tyler Herro, Kel'el Ware, Jaime Jaquez Jr., Kasparas Jakucionis et des tours de draft.
Les Bucks ont multiplié les déceptions depuis leur titre et ont connu l'humiliation de ne pas disputer les play-off au printemps, après leur 11e place à l'Est. Antetokounmpo a affiché depuis quelques années ses états d'âme au sein d'un collectif pas toujours compétitif, et a donc fini par partir, sa franchise en profitant pour récupérer un joli lot de consolation.
Antetokounmpo rejoint notamment à Miami l'intérieur All-Star Bam Adebayo, de quoi gonfler les espoirs d'une quatrième bague pour la franchise, qui serait la première depuis 2013 et l'ère LeBron James.
Un doublé d'Haaland envoie la Norvège en 1/16es
La Norvège a décroché lundi son ticket pour les 1/16es de finale du Mondial. Les Vikings se sont imposés 3-2 face au Sénégal, grâce notamment à un doublé d'Erling Haaland.
La Norvège, 28 ans après sa dernière participation à une Coupe du monde où elle avait atteint les 1/8es, s'est offert une nouvelle place dans le tableau final. Sa victoire face au Sénégal lui permet même de s'offrir une "finale" pour la première place du groupe I face à la France.
Les Sénégalais ont payé cher leurs nombreuses erreurs défensives, alors que les Scandinaves ont profité d'un petit clin d'oeil du destin pour ouvrir le score. Marcus Pedersen, entré en jeu dès la 13e minute en remplacement de Ryerson blessé, a profité d'une bévue de Kalidou Koulibaly pour battre Edouard Mendy et inscrire son premier but sous le maillot de la Norvège (43e).
Si les Lions avaient entre-temps réagi par l'intermédiaire d'Ismaïla Sarr (53e), l'inévitable "Cyborg" a encore une fois bénéficié d'une erreur de Koulibaly pour refaire le break et marquer un 4e but dans son premier Mondial (58e). Une réussite qui s'est avérée cruciale, puisque Sarr a signé un doublé dans les arrêts de jeu - trop tard pour égaliser.
Le match cauchemardesque de Koulibaly n'arrangera pas les critiques dont il fait l'objet au pays. Blessé avant la compétition et de retour juste à temps du haut de ses 35 ans, l'ancien de Naples et Chelsea, capitaine des Lions de la Teranga, est très loin de son meilleur niveau.
Le Sénégal, dont le gardien Mendy a dû céder sa place à l'ancien du Lausanne-Sport Mory Diaw peu après l'heure de jeu, se trouve dans une position très délicate. Il lui faudra battre l'Irak en essayant de soigner sa différence de buts, dans l'espoir de figurer parmi les huit meilleurs troisièmes et ainsi décrocher sa place en 1/16es.
Le Portugal veut se lancer, l'Angleterre confirmer
Accroché par la RD Congo lors de son entrée en lice, le Portugal cherchera à décrocher un premier succès mardi contre l'Ouzbékistan. L'Angleterre devra pour sa part confirmer contre le Ghana.
Favori du groupe K, le Portugal a vécu une première désillusion mercredi dernier. Les hommes de Roberto Martinez n'avaient pas su décrocher meilleur résultat qu'un match nul 1-1 face à la RD Congo, malgré l'ouverture du score précoce de Joao Neves.
Avec 75% de possession, la Seleçao a joué à la passe à dix, sans réussir à se montrer tranchante offensivement. Forcément, les critiques médiatiques à l'encontre de sa superstar Cristiano Ronaldo, muet en pointe de l'attaque, ont fusé après le match.
Le Portugal, avec Ronaldo titulaire ou non, devra trouver le moyen de contourner des Ouzbeks revanchards (19h00 en Suisse), battus 3-1 par la Colombie lors de leur premier match et menés par leur leader défensif Abdukodir Khusanov. Une victoire permettrait aux Portugais d'éviter une dernière journée à risques contre la Colombie, qui peut valider sa qualification contre la RD Congo (mercredi 4h00 en Suisse).
Les hommes de Thomas Tuchel retrouveront le Ghana, lui aussi vainqueur de sa première rencontre, pour décrocher leur ticker pour les 16es (22h00 en Suisse). Mais les "Black Stars" se sont montrés bien moins convaincants lors de leur victoire 1-0 contre le Panama, qui avait mis fin à une série de six matches sans succès.
Les Panaméens auront eux fort à faire contre la Croatie (01h00 en Suisse), qui reste favorite pour la deuxième place de ce groupe L.
Takahiro Yamamoto, un pionnier japonais aux couleurs de la Suisse
Un physio japonais fait partie intégrante du staff de la Nati depuis 2022. Son nom: Takahiro Yamamoto, un pionnier du football nippon en Europe, recommandé par Granit Xhaka en personne.
Né en 1968 à Tokyo, "Taka" Yamamoto n'était pourtant pas vraiment destiné à vivre une Coupe du monde. Son rêve de gosse: devenir joueur professionnel de baseball, dans ce pays fou de "yakyu". "Malheureusement, ça n'a pas fonctionné", se marre le quinquagénaire, que Keystone-ATS a pu rencontrer dans les jardins du Fairmont Grand del Mar, le luxueux camp de base de l'équipe de Suisse à San Diego.
Il a tout de même fait du sport dans sa carrière, après ses études de préparateur physique et d'acupuncture à Tokyo. A la fin des années 1990, il travaille pour le Shonan Bellmare, une formation de J.League, la première division japonaise. Dans ce club basé à Hiratsuka, entre le mont Fuji et la capitale, il rencontre quelqu'un qui va bouleverser sa vie: Hidetoshi Nakata.
"C'est à ce moment-là que Nakata m'a appelé, mais je ne pouvais pas le rejoindre tout de suite", se remémore Takahiro Yamamoto. Le jeune trentenaire débarque finalement en Italie en février 2000, alors que Nakata vient de signer à l'AS Rome. Il devient l'entraîneur personnel du numéro 10, qui fut nommé trois fois parmi les 50 candidats au Ballon d'or à cette époque (1998, 1999 et 2001).
Les clubs du calcio se succèdent: après Rome, c'est Parme, puis Bologne et la Fiorentina, avant un ultime prêt en Angleterre, à Bolton. Et Yamamoto suit son employeur sans discuter. "Ce n'était pas moi qui décidais, j'allais où il allait", s'amuse-t-il deux décennies plus tard, un franc sourire dominant son bouc grisonnant.
Mais en 2006, Hidetoshi Nakata, alors superstar du football nippon, range ses crampons à seulement 29 ans. Son dernier match: une défaite face au Brésil synonyme d'élimination au Mondial 2006. Il ne supporte plus la pression liée à son statut et préfère prendre sa retraite avant son déclin.
La vie est toutefois rude dans le nord de l'Angleterre pour cet amoureux du soleil. "Passer de Florence à Manchester, ça fait un choc", glisse-t-il. Il retourne donc en Toscane, où il fait face à des galères administratives. "Après un an et demi, je suis finalement parti."
"Taka" pense alors rentrer pour de bon au Pays du Soleil-Levant, retrouver sa famille et ses amis à Tokyo. Mais alors qu'il fait ses valises, il reçoit un appel du staff italien de West Ham, qui le convainc de retourner en Angleterre, à Londres. Il y rencontre son épouse, une Japonaise, avec laquelle il a deux fils aujourd'hui ados, plutôt branchés foot que baseball.
Alors, quand l'équipe de Suisse renouvelle une partie de son staff en 2022, Xhaka n'hésite pas à recommander Yamamoto. L'intéressé à l'habitude de cumuler les jobs: il a déjà travaillé pour le Pays de Galles, l'Italie (avec laquelle il participe au Mondial 2014) et l'Angleterre.
"J'ai toujours beaucoup de plaisir avec l'équipe de Suisse. C'est l'occasion de voir d'autres visages, de quitter le quotidien du club. C'est vraiment rafraîchissant", énumère le natif du Kanto. Avec la sélection, son travail est davantage axé sur la récupération que sur la rééducation. Sa journée se compose de cinq à six "shifts" que les joueurs peuvent réserver pour profiter de ses soins, en plus de sa présence lors de l'entraînement collectif quotidien.
Et les "Samurai Blue" dans tout ça? Le Londonien d'adoption suit évidemment les résultats de la sélection japonaise, mais ne poursuit pas le rêve d'en faire partie. "Ils ont déjà un excellent staff. Et il y a eu un changement de génération ces dernières années. Je connais moins les jeunes joueurs", explique-t-il.
Et lorsqu'on lui demande ce que ça lui fait de porter les couleurs d'un pays qui n'est pas le sien, "Taka" Yamamoto n'hésite pas un instant et pose l'index sur sa poitrine. "Pour moi, ce n'est pas un problème. Mon coeur est toujours au même endroit."
Mondial 2026: une 100e sélection bien fêtée pour Mbappé
Comme attendu, la France a déjà décroché son billet pour les 16es de finale de la Coupe du monde. A Philadelphie, les Bleus ont battu l'Irak 3-0 dans leur deuxième match du groupe I.
Kylian Mbappé, qui célébrait sa 100e sélection en équipe de France, a été le grand artisan d'une victoire aisée qui n'a jamais été remise en question. Il a ouvert le score d'une belle frappe du gauche dès la 14e, avant de récidiver à la 54e après une incroyable erreur défensive adverse à la relance.
Ce doublé lui permet de désormais comptabiliser 60 buts internationaux, et surtout 16 en Coupe du monde. Plus que jamais, le joueur du Real Madrid court à la poursuite de Lionel Messi, qui avait porté le record à 18 réussites quelques heures plus tôt. Il aurait même pu se rapprocher davantage de l'Argentin sans un gros raté en fin de rencontre.
Après, il faudra quand même revoir les Bleus contre une opposition un peu plus sérieuse que celle proposée par des Irakiens bien limités. C'est en voyant ce genre de rencontre qu'il semble légitime de remettre en question le principe d'une Coupe du monde élargie à 48 équipes...
