Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Damien Riat, buteur patenté avec la Suisse
Auteur d'un doublé face à la Lettonie samedi soir, Damien Riat a activement participé au succès helvétique (4-2). L'attaquant du LHC se plaît dans cette sélection.
L'an dernier, le Genevois avait inscrit six buts en dix matches. Aux JO en février, il avait scoré à deux reprises. Pour son deuxième match dans ce Mondial à domicile, le buteur a fait trembler les filets. Une première fois en power-play sur un caviar d'Andrighetto pour redonner de l'avance aux Suisses, et la seconde fois pour le 4-1 à la 53e qui a définitivement validé la victoire helvétique.
Après le match, le sélectionneur Jan Cadieux a loué les mérites de la ligne Knak-Jäger-Riat. Brillante il y a un an au Danemark et en Suède, convaincante face aux meilleurs joueurs du monde cet hiver à Milan, cette triplette personnifie la versatilité du hockey moderne. Les lignes défensives, nommées longtemps "checking lines", ont fait place à des trios où les joueurs doivent être aptes à maîtriser tous les aspects du jeu. "Ce sont des garçons qui savent se mettre au service de l'équipe, a confié Jan Cadieux. Un Damien Riat joue en première ligne avec Lausanne et il accepte ce rôle pour le bien de l'équipe. Les joueurs mettent leur égo de côté pour le collectif."
La Suisse a dû attendre la 38e pour reprendre l'avantage, parce que le portier letton Gudlevskis a sorti une sacrée prestation. Mais la confiance affichée par les joueurs de Cadieux était supérieure à la volonté des Baltes. "On sentait qu'ils allaient craquer, poursuit Riat. On mettait tellement de pression ligne après ligne que ce n'était qu'une question de temps avant que le rouleau compresseur puisse faire son travail."
Le numéro 9 a souligné le coaching de Jan Cadieux et de Marcel Jenni qui ont décidé de procéder à de petits ajustements sur le power-play. Une direction "au feeling" qui a payé cette fois-ci. Riat s'est retrouvé dans le slot alors qu'il est habituellement sur la gauche pour utiliser son tir de droitier sur réception. Un changement qui a eu un effet plutôt bénéfique.
La Suisse va maintenant récupérer dimanche et se préparer gentiment pour son troisième match du tournoi face aux Allemands avec la ferme intention de garder ce bilan immaculé.
La SFL critique Grasshopper pour avoir joué avec ses M21 à Lausanne
La Swiss Football League (SFL) a dénoncé les agissements de Grasshopper, qui a aligné ses jeunes joueurs samedi à Lausanne (victoire 3-1). Les M21 zurichois devaient disputer un match de 1ère ligue.
Pour ce dernier match de Super League sans enjeu, le "Rekordmeister" avait fait le choix d'aligner de nombreux M21 à la Tuilière pour préserver ses cadres en vue du barrage de promotion-relégation. Le match aller du barrage est en effet prévu lundi à Aarau.
Cette décision n'a pas plus à la SFL, qui a sévèrement critiqué GC dans un communiqué publié samedi soir. "Le fait que l'équipe M21 du club ne dispute pas un match de 1ère ligue parce que plusieurs joueurs de la relève sont alignés à Lausanne n'est pas compatible avec l'esprit du fair-play ni avec les responsabilités d'un club professionnel", a écrit l'instance.
"La situation est particulièrement problématique lorsque cet agissement peut avoir des répercussions sur les décisions sportives d'un championnat. L'intégrité d'une compétition en cours s'en trouve ainsi affectée. La SFL considère cette démarche comme antisportive", peut-on lire dans le communiqué.
La SFL n'a prononcé aucune sanction envers le club zurichois, mais annonce qu'elle adaptera son règlement lors de l'assemblée générale extraordinaire prévue ce lundi. "À l'avenir, l'alignement intentionnel d'une équipe manifestement fortement affaiblie devra pouvoir être sanctionné disciplinairement", a-t-elle fait savoir.
La Suisse enchaîne face aux Lettons
Premier week-end parfait pour l’équipe de Suisse au Championnat du monde à Zurich. Samedi, elle a disposé de la Lettonie 4-2.
Deux matches, deux succès solides. La sélection à croix blanche a rendu une deuxième excellente copie. Solides, solidaires, parfois un rien brouillons, les joueurs de Jan Cadieux ont continué leur marche en avant. Et ce n'était pas forcément gagné d'avance.
On l'avait vu plus tôt avec la Finlande face à la Hongrie et un succès moins large qu'imaginé (4-1), il ne fallait pas négliger les efforts consentis la veille devant les Américains pour signer une belle victoire. Les Baltes, reposés pour leur entrée en lice, n'allaient pas se laisser patiner dessus sans broncher.
Alors avec davantage de chance, la Suisse aurait pu boucler les vingt premières minutes en tête. On pense à une grosse occasion pour Josi à la 13e et à cette transversale de Niederreiter à la 19e quand les joueurs de Cadieux poussaient en fin de tiers. Titularisé dans les buts à la place de Genoni, Aeschlimann a dû sauver la baraque à la 11e après un gros flottement en défense.
Le tiers médian donna lieu à un siège suisse sur la cage lettonne. Les joueurs de Cadieux ont planté leur tente en zone offensive pour y faire leurs exercices de mitraillage en règle de la cage adverse. Sauf que les Helvètes se sont cassé les dents sur le portier Gudlevskis qui a sorti la meilleure imitation de son illustre coéquipier et ancien luganais, Elvis Merzlikins. A la 28e, Timo Meier pensait bien avoir marqué, mais les Lettons ont tenu malgré une étouffante pression de la sélection suisse.
Avec un 0/3 pour commencer le tournoi, il fallait bien que le power-play helvétique finisse par trouver la faille. Mission accomplie à la 38e grâce à Riat pour le 2-1. Les Suisses ont en plus eu la bonne idée de négocier le retour des vestiaires à la perfection avec le 3-1 de Kukan à la 41e. Sérieux, comme contre les Américains la veille. En plantant le 4-1 à la 53e, Riat a signé un doublé.
A la 55e, les spectateurs ont cru que les Lettons étaient revenus à 4-2, mais un coach's challenge a permis de voir de manière très claire que les Baltes étaient hors-jeu, et la réussite a été annulée. La qualité des images était parfaite et les arbitres ont expliqué ce qui s'est passé. A quand cela en National League?
Les Helvètes, qui ont tout de même concédé un deuxième but - mais à 14'' de la fin -, vont maintenant avoir droit à un jour de repos dominical avant d'affronter l'Allemagne lundi soir (20h20). Une victoire face au cousin germanique ne ferait que renforcer l'idée que la Suisse a de bonnes chances de finir à l'une des deux premières places de son groupe.
Svitolina sacrée pour la troisième fois à Rome
Elina Svitolina (WTA 10) a triomphé pour la troisième fois dans le WTA 1000 de Rome. L'Ukrainienne a battu en finale Coco Gauff (WTA 4) 6-4 6-7 (3/7) 6-2, samedi sur la terre battue du Foro Italico.
L'épouse de Gaël Monfils a témoigné d'une sacrée force de caractère face à l'Américaine. Elle aurait pu tergiverser à l'issue du deuxième set, après être passée à deux points de la victoire à 6-4 5-4 30/30 sur le service adverse. Mais il n'en fut rien.
Elina Svitolina a même survolé les débats dans la manche décisive. Elle a remporté les cinq derniers jeux du match face à la dernière lauréate de Roland-Garros, concluant sur sa troisième opportunité après un peu plus de 2h50 de jeu.
L'Ukrainienne de 30 ans passera ainsi de la 10e à la 7e place du classement WTA grâce à ce titre, son 20e sur le circuit principal. Son deuxième sacre à Rome remontait à l'édition 2018, lorsqu'elle avait défendu victorieusement le trophée conquis un an plus tôt.
Ce titre, son cinquième en WTA 1000, a une saveur particulière: il est le plus important de sa "deuxième" carrière, celle débutée après la naissance de sa fille en octobre 2022. Si elle avait remporté depuis son retour sur le circuit trois titres (des WTA 250), aucun n'avait le prestige de Rome, ni son plateau.
Elina Svitolina s'est ainsi débarrassée successivement de la Kazakhse Elena Rybakina en quarts de finale, de la Polonaise Iga Swiatek en demi-finales et de Coco Gauff en finale, soit respectivement les 2e, 3e et 4e joueuses mondiales. De quoi aborder Roland-Garros (24 mai-7 juin) en totale confiance.
Offurum assomme les Lions au "buzzer"
Olympic a pris les commandes dans la finale des play-off de SBL messieurs qui l'oppose à Genève.
Mais les Fribourgeois sont revenus de très loin avant de s'imposer 90-89 grâce à un "layup" réussi au "buzzer" par Chimezie Offurum. Le match 2 aura lieu mardi, à Fribourg également.
L'issue est cruelle pour les Genevois. Portés par Isaiah Williams (30 points, 8 rebonds) et Yuri Solca (25 points), ils ont ainsi maîtrisé leur sujet pendant une très grande partie du match. Ils semblaient même hors d'atteinte lorsqu'ils ont pu prendre 12 points d'avance après 59'' de jeu au quatrième quart (78-66).
Mais Olympic n'a, évidemment, rien lâché. La troupe du coach Thibaut Petit a resserré sa défense dans le "money time", provoquant plusieurs pertes de balle cruciales. La sortie pour 5 fautes d'Isaiah Williams à 3'57 de la fin et alors que son équipe menait encore 80-75, a également pesé.
Les Lions ont pourtant semblé en mesure de tenir le choc jusqu'au bout, surtout lorsque le cinquième panier primé de Yuri Solca leur a redonné six longueurs d'avance à 28'' du terme (89-83). Mais Olympic a fini très fort, porté par un Jonathan Williams soudain injouable (5 points et 1 interception dans les 25 dernières secondes).
Et c'est un ballon perdu par Hakim Charfi à 13'' de la fin qui a permis aux Fribourgeois de renverser la table. Bien tenu par la défense genevoise jusque-là, Chimezie Offurum (20 points, 9 rebonds), a ensuite transformé une offrande de Natan Jurkovitz sous le panier genevois pour donner un succès inespéré à Olympic.
Déjà privé du polyvalent Paul Gravet, MVP de la finale 2025, leur coach Patrick Pembele devra par ailleurs peut-être aussi composer sans Boris Mbala, sorti sur blessure à 7'30 de la fin. Mais les Lions se souviendront qu'ils avaient également perdu l'acte I de la finale 2025 à Fribourg, avant de gagner les trois suivants.
Servette termine par une victoire, Lausanne battu à huis clos
Le Servette FC a terminé sa saison de Super League par une victoire sur le terrain du FC Zurich (2-0). Au contraire du LS, battu par l'équipe B de Grasshopper dans une Tuilière à huis clos (3-1).
Servette a ouvert la marque sur une réussite de Jérémy Guillemenot, buteur pour son dernier match sous le maillot grenat. L'attaquant a été à la conclusion d'une action initiée par l'intenable Junior Kadile, après un une-deux avec Lamine Fomba (27e).
Les Genevois n'ont eu aucune peine à contenir les assauts du FCZ, qui a joué la majeure partie du match à 10 après l'expulsion d'Ivan Calaveiro à la 36e. Le Zurichois n'a pas discuté quand il a vu rouge, bien conscient de la dangerosité de son tacle sur la cheville de Loun Srdanovic.
Les Grenat, qui ont assuré leur succès grâce à un but de Kadile en fin de match (88e), terminent donc le championnat à la 8e place, devancés à la différence de buts par un FC Lucerne qui s'est imposé 3-0 à Winterthour. Après un début de saison décevant qui leur a empêché de jouer l'Europe, ils se seront bien ressaisis avec une série finale de huit matches sans défaite (six victoires, deux nuls).
Les Lausannois ont été battus par une équipe B composée principalement de jeunes joueurs zurichois, Zeidler ayant fait le choix de laisser ses cadres au repos en vue du barrage de promotion-relégation contre Aarau (match aller lundi au Brügglifeld).
Dominik Papic (17 ans), Demis Fiechter (20 ans) et Christian Kouam (20 ans) ont marqué les trois buts de GC, alors que Gaoussou Diakité a inscrit le 2-1. Lausanne a d'ailleurs fini à 10 après l'expulsion de Theo Bair pour deux cartons jaunes, de quoi ternir un peu plus une saison dont on se souviendra uniquement pour la belle aventure européenne en Conference League.
YB rejoint Servette Chênois en finale de la Women's Super League
La finale des play-off de la Women's Super League opposera YB à Servette Chênois. Les Bernoises ont écarté Saint-Gall samedi à l'issue de la demi-finale retour (1-0, 3-1 à l'aller).
Devant leur public, les championnes de Suisse en titre ont défendu leur avance sans difficulté et ont assuré leur qualification avec un but marqué par Giulia Schlup à la 81e. L'année dernière, le club avait remporté son premier titre de champion depuis 2011 après une victoire aux tirs au but contre Grasshopper.
Ce sont toutefois les Genevoises qui partiront favorites de la double confrontation prévue les 25 et 29 mai. Vainqueures de la saison régulières, elles ont remporté les deux duels de championnat contre YB ainsi que la finale de la Coupe de Suisse (victoire 1-0 en finale).
Deux sur deux pour le Canada et la Finlande au Mondial
Le Canada a signé une deuxième victoire en deux jours au championnat du monde en battant l'Italie 6-0, samedi à Fribourg. Idem pour la Finlande, qui s'est imposée 4-1 devant la Hongrie à Zurich.
Les joueurs à la feuille d'érable n'ont pas été inquiétés par des Italiens limités et qui n'ont pas pu compter sur le soutien de leur public, comme ce fut le cas lors des récents Jeux olympiques à Milan.
La star canadienne Macklin Celebrini (19 ans) s'est offert ses deux premiers buts du tournoi en marquant le 3-0 et le 4-0. Le score était déjà figé après 40 minutes et la dernière période n'a été que remplissage.
En tête du groupe B, le Canada va désormais bénéficier d'un jour de repos avant d'affronter le Danemark lundi (16h20).
Dans le groupe A, la Finlande a eu un peu plus de mal à se débarrasser de la Hongrie. Les Nordiques ont dû attendre le deuxième tiers-temps pour faire la différence, avec notamment un but (le 2-0) de Jesse Puljujärvi.
L'attaquant de Genève-Servette, déjà buteur vendredi lors de la victoire contre l'Allemagne (3-1), s'est même offert un doublé en marquant le 4-1 lors de la troisième période.
Le prochain match des Finlandais est prévu lundi (16h20) face aux Etats-Unis, champions du monde en titre.
C'est la première fois depuis onze ans que les Autrichiens entament un championnat du monde par une victoire. En cas de succès dimanche contre la Hongrie, ils devraient pratiquement avoir assuré leur maintien dans l'élite, ce qui demeure leur principal objectif.
L'autre rencontre programmée à 12h20 à Fribourg (groupe B) a vu la Slovaquie battre la Norvège 2-1.
La Coupe d'Angleterre pour Manchester City, meilleur que Chelsea
Manchester City a remporté son deuxième titre de l'année en battant Chelsea 1-0 en finale de la Coupe d'Angleterre samedi à Wembley. C'est le 20e trophée de l'ère Pep Guardiola.
L'entraîneur espagnol et son armada, déjà sacrés en mars en Coupe de la Ligue aux dépens d'Arsenal, privent au passage Chelsea du billet qualificatif pour la Ligue Europa alloué au vainqueur de la "Cup".
Les Blues risquent ainsi de ne pas jouer de compétition européenne la saison prochaine puisque leur actuelle neuvième place en Premier League, à deux journées de la fin, ne leur permet pas.
L'unique but de la rencontre est venu d'un centre d'Erling Haaland dévié en pivot, et derrière sa jambe d'appui, par le pied droit d'Antoine Semenyo (1-0), l'ailier que City a recruté cet hiver en provenance de Bournemouth.
Il s'agit du 20e titre gagné par l'entraîneur Pep Guardiola avec Manchester City, le deuxième de la saison après la Coupe de la Ligue gagnée face à Arsenal en mars.
La disette nationale de Chelsea se prolonge avec cette quatrième finale de "Cup" perdue, après 2020, 2021 et 2022. Le dernier titre des Londoniens en Angleterre remonte à 2018, dans cette même compétition.
Fribourg termine 7e de Bundesliga avec un assist de Manzambi
Johan Manzambi et le SC Fribourg ont conclu la saison de Bundesliga à la 7e place grâce à une dernière victoire contre Leipzig (4-1). Le Genevois Johan Manzambi a délivré un nouvel assit samedi.
A la 26e, l'international suisse (10 sélections) a déposé un centre précis sur la tête du buteur croate Igor Matanovic pour le 2-0. Fribourg a ensuite accentué son avantage en deuxième période pour assurer sa 7e place, synonyme de qualification en Conference League.
Mais les joueurs de la Forêt-Noire pourraient disputer la Ligue des champions s'ils venaient à remporter la finale de l'Europa League qui aura lieu le 20 mai à Istanbul, face aux Anglais d'Aston Villa.
Quoiqu'il en soit, rien ne dit que Johan Manzambi sera de la partie la saison prochaine. Il sera sans doute l'objet de nombreuses convoitises lors du mercato estival après une saison qui l'a vu confirmer les promesses de son éclosion au printemps 2025.
Le Genevois, qui n'avait disputé que 300 minutes avec l'équipe première de Fribourg lors du précédent exercice (2 buts et 2 assists) en a joué plus de 3500 cette saison. Avec à son compteur 7 buts et 8 passes décisives, toutes compétitions confondues.
Stuttgart et son défenseur suisse Luca Jaquez joueront quant à eux la Ligue des champions la saison prochaine. Le club souabe a terminé 4e du classement et devance Hoffenheim et Leverkusen, qui devront se contenter de l'Europa League.
Jhonatan Narvaez remporte une nouvelle étape sur le Giro
L'Equatorien Jhonatan Narvaez a remporté en solitaire samedi à Fermo sa deuxième victoire d'étape dans le Tour d'Italie 2026. Il s'est montré le plus fort d'une échappée de trois coureurs.
Le puncheur de l'équipe UAE s'est imposé dans cette 8e étape avec une trentaine de secondes d'avance sur le Norvégien Andreas Leknessund avec lequel il s'était isolé à plus de 70 km du but en compagnie d'un autre coureur d'UAE, le Danois Mikkel Bjerg.
Il a fait la différence dans un final taillé sur mesure pour ses qualités avec plusieurs ascensions courtes mais raides pour s'envoler à 10,5 km de l'arrivée et signer la 17e victoire de sa carrière. Sa quatrième déjà dans le Giro, où il s'était imposé aussi en 2020 et 2024, soit autant que son compatriote Richard Carapaz.
Son frère Jan (UAE) faisait quant à lui fait partie d'un gros groupe de poursuivants, ce qui lui a permis de reprendre quatre places au classement général. Le meilleur Suisse de l'épreuve pointe désormais au 19e rang, à 6'59 du Portugais Afonso Eulalio, qui a conservé sans problème son maillot rose.
Archifavori à la victoire finale, le Danois Jonas Vingegaard compte toujours 3'15 de retard sur le leader. Il aura peut-être l'occasion de se rapprocher de la première place dimanche lors d'une étape qui se terminera par l'ascension du Corno alle Scale, en Emilie-Romagne.
Sinner en finale à Rome, face à Ruud
Jannik Sinner est en finale du Masters 1000 de Rome, où il affrontera Casper Ruud dimanche.
Le no 1 mondial s'est imposé 6-2 5-7 6-4 face à Daniil Medvedev (ATP 9) dans une demi-finale qui n'avait pas pu se terminer vendredi soir en raison de la pluie.
L'Italien a ainsi porté son record à 33 succès consécutifs dans des tournois estampillés Masters 1000. Il visera dimanche un sixième titre d'affilée dans cette catégorie de jeu, la plus importante après les Grands Chelem, après avoir triomphé à Paris l'automne dernier puis à Indian Wells, Miami, Monte-Carlo et Madrid en 2026.
Mais son succès face à Daniil Medvedev, remporté après 2h37 et sur deux jours, pourrait laisser des traces à l'approche de Roland-Garros (24 juin-7 juin), le seul Grand Chelem qui manque à son palmarès et son objectif de l'année. Sinner a montré vendredi, dans la deuxième manche, d'inquiétants signes de fatigue.
Le no 1 mondial tentera dimanche de devenir le premier Italien à remporter les Internationaux d'Italie, côté masculin, depuis Adriano Panatta en 1976. S'il s'impose et s'offre un 29e titre, un cinquième cette année, il deviendra le deuxième joueur de l'histoire après Novak Djokovic à avoir remporté les neuf Masters 1000 au calendrier.
Son prochain adversaire sera donc le Norvégien Casper Ruud (ATP 25), qui n'a lui eu aucun mal à décrocher son billet dès vendredi en assommant 6-1 6-1 un autre Italien, Luciano Darderi (ATP 20). Ruud, qui retrouve la lumière après des mois de doute, est attendu dès lundi au Parc des Eaux-Vives pour le Geneva Open.
Wawrinka: "J'ai besoin d'essayer de repousser mes limites"
Stan Wawrinka s'est confié à la presse samedi après-midi avant son entrée en lice dans le Geneva Open. "Je suis heureux d'être de retour à Genève, à la maison", glisse-t-il d'emblée.
Le Vaudois de 41 ans effectue un retour très attendu sur la terre battue du Parc des Eaux-Vives, sept ans après sa dernière apparition dans un tournoi qu'il a remporté à deux reprises (2016, 2017). Regrette-t-il d'avoir attendu si longtemps avant de revenir à Genève? "Il faut faire des choix", répond-il.
"Si je joue toujours aujourd'hui, c'est aussi car j'ai su faire les bons choix dans la planification de ma carrière et de mes saisons", souligne l'ex-no 3 mondial, pour qui il était cependant "important de disputer tous les tournois en Suisse à l'occasion de ma dernière année sur le circuit."
Les émotions sont présentes à chaque tournoi depuis le début de la saison. "C'est forcément spécial dans des tournois qu'on a disputés 10 ou 15 fois. A l'Open d'Australie, l'ambiance était exceptionnelle pour mes matches, le soutien du public aussi", sourit celui qui avait atteint le 3e tour du premier Majeur de l'année à Melbourne.
Mais comment faire pour rester concentré sur son tennis, alors que les émotions sont immenses quasiment à chaque match ? "A la fin, les émotions sont là pendant les matches ou sur le dernier match du tournoi. Mais il y a énormément de temps entre chaque tournoi. C'est là qu'on essaie d'être le plus compétitif possible", glisse-t-il.
"C'est là qu'il faut se pousser, qu'il faut s'entraîner un maximum. Il faut maintenir ce niveau physique, ce niveau tennistique aussi. Je sais que je ne pourrais pas jouer si c'était juste pour faire de la figuration. J'ai besoin d'essayer de repousser mes limites", explique encore le triple vainqueur de Grand Chelem, pour qui "les défaites sont toujours aussi difficiles à encaisser."
Alex Marquez remporte le sprint en Catalogne
L'Espagnol Alex Marquez (Ducati-Gresini) a remporté la course sprint du Grand Prix de Catalogne samedi à Montmelo. Deuxième, Pedro Acosta (KTM) partira quant à lui en pole position dimanche.
Sur ses terres, le Catalan a devancé de justesse Acosta, son compatriote, qui s'était élancé en pole après avoir remporté les qualifications - il partira aussi en P1 dimanche lors du Grand Prix, et l'Italien Fabio Di Giannantonio (Ducati-VR46).
L'Espagnol Raul Fernandez (Aprilia-Trackhouse) a pris la 4e place, devant le Français Johann Zarco (Honda-LCR). Aprilia a connu une course difficile puisque l'Espagnol Jorge Martin a chuté, alors que le leader du championnat du monde, l'Italien Marco Bezzecchi, a dû se contenter de la 9e position.
En l'absence du champion du monde en titre Marc Marquez (Ducati), opéré du pied et de l'épaule droits dimanche, son coéquipier italien Francesco Bagnaia (Ducati) a quant à lui pris la 6e place. Le double champion du monde (2022, 2023) a échoué à se qualifier pour la Q2 un peu plus tôt et partira 13e sur la grille, une semaine après avoir décroché la pole position au Grand Prix de France.
Ditaji Kambundji 5e pour sa première sortie en Ligue de diamant
Ditaji Kambundji a pris la 5e place du premier 100 m haies de la Ligue de diamant, samedi à Shaoxing (Chine). La championne du monde bernoise a couru en 12''82, assez loin de son record personnel.
Il s'agissait de la première compétition de l'année en extérieur pour la hurdleuse, dont l'objectif principal cette saison sera les championnats d'Europe de Birmingham (10-16 août). Elle aura donc encore quelques meetings pour monter en puissance en vue de ce rendez-vous.
A près de six dixièmes de son record personnel (12''24, qui lui avait offert le titre mondial en septembre dernier à Tokyo), Ditaji Kambundji n'a pas pu rivaliser avec des rivales déjà très affûtées ce samedi. La course a été remportée par l'Américaine Masai Russell (12''25), championne olympique à Paris en 2024.
Les deux autres Suisses engagés dans cette première étape de la Ligue de diamant n'ont pas non plus signé des records. Sur 110 m haies, le Bâlois Jason Joseph a pris la 8e place en 13''51, loin derrière le vainqueur américain Jamal Britt (13''07).
Quant à la Jurassienne bernoise Joceline Wind, elle s'est classée 14e du 1500 m (4'07''04), à plus de cinq secondes de son record personnel.
