Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Une Suisse implacable contre la Suède
La Suisse est en demi-finale de son Championnat du monde à Zurich. Elle a battu la Suède 3-1 et affrontera la Norvège samedi en demi-finale.
Sous les yeux de Roger Federer qui a annoncé le six de départ dans le vestiaire et qui a sonné la cloche avant le match, la Suisse ne pouvait pas perdre. Elle a joué comme une grande nation, sans jamais trembler.
Comme elle l'avait annoncé, la Suisse a d'emblée joué son jeu et attaqué le but de Hellberg. Si Andrighetto a eu une belle opportunité à la 6e, les Scandinaves ont pu ouvrir le score à la 7e par Linus Karlsson qui a placé le puck entre les jambes d'un Genoni pas tout blanc.
Pire, presque dans l'enchaînement, Dean Kukan a mis sa canne au visage d'un Suédois et a été logiquement renvoyé au vestiaire. La Suisse a alors vécu cinq minutes en infériorité numérique. Et à vingt secondes du terme, les Suédois ont poussé le puck au fond par Sundqvist. Fort heureusement, après consultation de la vidéo, les arbitres ont annulé cette réussite marquée du patin.
Galvanisée après avoir tenu le fort pendant cette longue séquence à quatre, les joueurs de Jan Cadieux ont repris la partie en mains. Et à la 14e, Roman Josi a pu égaliser d'un très joli tir des poignets avec une alignée de joueurs devant Hellberg. Derrière, les locaux se sont encore procuré trois chances de marquer par Moser, Bertschy et Meier, mais les Nordiques ont tenu.
Durant le tiers médian, la sélection à croix blanche a poursuivi sur le même ton. Très bonne en transition, elle a su exploiter les faiblesses suédoises. Elle a également su répondre au défi physique des Scandinaves, ce qui lui a permis de récupérer le puck et de l'avoir sur la palette. A la 33e, les Suédois ont regardé Denis Malgin entrer dans leur zone pour aller fixer Hellberg pour le 2-1. Et à la 37e, sur leur premier jeu de puissance, les Helvètes ont capitalisé grâce à Thürkauf, qui a profité d'un travail XXL de Nico Hischier.
Dans le dernier tiers, elle a su préserver son avantage sans jamais trembler. Elle va maintenant défier la Norvège samedi en demi-finale. Il s'agit de la troisième demi-finale de suite pour la sélection nationale.
La Finlande et le Canada dans le dernier carré
La Finlande et le Canada se sont qualifiés pour les demi-finales du Mondial en Suisse. Les Nordiques ont battu les Tchèques 4-1, alors que les Canadiens ont vaincu les Américains 4-0.
Les joueurs de Pennanen ont fait le plus dur au cours de la première moitié de la partie. Manninen a ouvert le score à la 8e, puis Lundell a doublé la marque à la 15e. A la 22e, c'est un contre parfaitement exécuté qui a permis à Helenius d'inscrire le 3-0.
Les Tchèques ont dû attendre une situation à 5 contre 3 pour trouver la faille. Cervenka et Kubalik ont mis sur orbite Hronek qui a expédié un missile en lucarne. Les joueurs de Radim Rulik ont tenté de forcer leur destin et il y a eu plusieurs situations chaudes devant le gardien finlandais Annunen. Mais à la 56e, Hämeenaho a pu marquer le 4-1.
Dans les rangs de la formation à la Feuille d'érable, on espère surtout qu'Evan Bouchard ne soit pas trop sérieusement touché, lui qui a été mis violemment KO par le défenseur Ryan Lindgren qui a écopé d'une pénalité de match sur cette action. Sans Bouchard sur le jeu de puissance, les Canadiens seront plus vulnérables.
Une montagne de regrets pour Susan Bandecchi
Il n’y aura pas une quatrième Suissesse en 16e de finale de Roland-Garros. Malgré une bravoure certaine, Susan Bandecchi (WTA 215) n’a pas rejoint Belinda Bencic, Viktorija Golubic et Jil Teichmann.
Issue des qualifications, la Tessinoise s’est inclinée 7-5 7-6 (13/11) devant Daria Kasatkina (WTA 53), cette ancienne no 8 mondiale qui défend désormais les couleurs de l’Australie après avoir quitté la Russie. Ce match laissera une montagne de regrets à Susan Bandecchi qui aura mené 5-1 dans la première manche, avec une balle de set à 5-4 qu’elle n’aurait jamais dû perdre, puis 5-3 dans la seconde. Mais elle a failli au moment de porter l’estocade, peut-être consciente de l’enjeu de cette rencontre, aussi bien pour son classement que pour ses finances.
Susan Bandecchi a lâché prise dans un tie-break qui l’a vue sauver... six balles de match avant de s’incliner sur un passing de l’Australienne après un enchaînement service-volée. Extrêmement courageuse sur ces balles de match, elle fut en revanche bien trop timorée et tendue à 6/6, 7/7, 8/8, 9/9, 10/10 et 11/11 où elle a eu des chances en or pour reprendre la main dans ce jeu décisif.
Malgré l’amertume de cette défaite face à une Daria Kasatkina qui n’était sans doute pas la plus armée physiquement dans cette fin de match, Susan Bandecchi gardera un souvenir lumineux de cette aventure parisienne. Elle a accédé pour la première fois dans un tableau principal en Grand Chelem pour une progression de 47 places au prochain classement WTA. Par ailleurs, les 130'000 euros gagnés à Paris lui offriront une assise financière bienvenue.
Paul Magnier s'impose à Pieve di Soligo
Paul Magnier a réussi la passe de trois. Le Français a remporté sa troisième étape dans ce Giro à Pieve di Soligo en réglant au sprint un peloton d'une cinquantaine de coureurs.
Idéalement lancé par Jasper Stuyven, son coéquipier chez Soudal Quick-Step, le Grenoblois de 22 ans s'est imposé largement devant deux Italiens, Edoardo Zambanini et Jonathan Milan, pour reprendre le maillot cyclamen à Jhonatan Narvaez.
Pour gagner le droit de disputer la victoire dans cette étape accidentée, Magnier a réussi, comme Milan, à survivre au Muro Di Ca'del Poggio, une rampe courte (1,1 km) mais très raide (12,3% de moyenne) à dix kilomètres du but.
A l'arrivée, sous la pluie, il a confirmé qu'il était bien l'homme le plus rapide de ce Giro en sortant de la roue de Stuyven à 300 m de la ligne pour écraser la concurrence de toute sa puissance.
"Je ne m'attendais pas à gagner aujourd'hui, cela rend la victoire encore plus belle", a déclaré le Français qui avait remporté ses deux premières victoires dans ce Giro lors du premier week-end en Bulgarie, la première à Bourgas pour revêtir le maillot rose d'entrée et la deuxième lors de la troisième étape à Sofia.
Il a ensuite souvent souffert pour passer les bosses et a été dépossédé du maillot cyclamen du classement aux points par Jhonatan Narvaez, également vainqueur de trois étapes dans ce Giro.
Mais sa victoire jeudi place Magnier en position idéale pour remporter ce maillot distinctif puisqu'il ne reste plus qu'une étape pour sprinteurs, dimanche lors de l'arrivée finale à Rome.
Vendredi et samedi, c'est la montagne qui attend le peloton.
Le Danois Jonas Vingegaard porte toujours le maillot rose de leader avec plus de quatre minutes d'avance sur l'Autrichien Felix Gall et le Néerlandais Thymen Arensman à la veille de l'étape-reine dans les Dolomites.
Coup de tonnerre sur Paris
Coup de tonnerre à Roland-Garros ! Accablé physiquement, Jannik Sinner a été éliminé au 2e tour, battu 3-6 2-6 7-5 6-1 6-1 par l’Argentin Juan Manuel Cerundolo (ATP 56).
Le no 1 mondial a mené... 6-3 6-2 5-1 avant d’être trahi par son physique. Terrassé aussi par la chaleur, il ne devait gagner que deux des vingt derniers jeux de la partie pour concéder l’une des défaites les plus mortifiantes de sa carrière. En l’absence de Carlos Alcaraz, l’Italien était, en effet, le grandissime favori de ce tournoi. Une victoire lui aurait permis de devenir le plus jeune joueur de l’histoire à remporter les quatre tournois du Grand Chelem.
Touché apparemment à la hanche, Jannik Sinner ne gagnera pas un 31e match de suite le jour où il semblait pourtant à l’abri de toute mauvaise surprise. Sa défaite redistribue toutes les cartes dans ce Roland-Garros 2026 avec désormais de très nombreux candidats à la victoire. Novak Djokovic serait aujourd’hui l’homme à battre si son seizième de finale vendredi contre le Brésilien Joao Fonseca avait été programmé en nocturne et non en plein après-midi avec la chaleur qui pourrait vraiment l’affecter.
Jeremy Seewer et Ducati mettent fin à leur collaboration
Jeremy Seewer tire la sonnette d'alarme en plein milieu de la saison de motocross. Le Zurichois et Ducati se séparent avec effet immédiat après des résultats décevants, ont annoncé les deux parties.
Le projet de Seewer avec le constructeur italien en MXGP, la catégorie reine du motocross, s'est donc soldé par un échec retentissant après à peine un an. Si Ducati a connu de grands succès en MotoGP, ses performances en motocross sont jusqu'à présent restées bien en deçà des attentes.
Après avoir tout de même décroché deux podiums lors de la dernière saison, Seewer est resté cette année nettement en dessous de son potentiel lors des six premiers week-ends de course. Une 12e place lors du GP de Frauenfeld a constitué son meilleur résultat.
Au classement du championnat du monde, le pilote de Bülach, n'occupe que la 22e place après six des 17 Grands Prix, ce qui est bien loin des ambitions d'un pilote qui a déjà terminé trois fois deuxième du championnat du monde MXGP chez Yamaha et Kawasaki. L'avenir de Jeremy Seewer, qui aura bientôt 32 ans, reste incertain.
L'équipe de Suisse est au complet à Saint-Gall
Les 26 joueurs de l'équipe de Suisse sont réunis à quelques jours de leur départ pour la Coupe du monde 2026. Les derniers arrivés ont rejoint jeudi le stage de préparation à Saint-Gall.
La sélection de Murat Yakin a pris ses quartiers en début de semaine en Suisse orientale, d'abord en comité restreint puisque certains joueurs étaient encore en action le week-end dernier avec leur club. Ces derniers, parmi lesquels le capitaine Granit Xhaka et d'autres joueurs clés tels comme Manuel Akanji, Remo Freuler et Ricardo Rodriguez, sont finalement arrivés jeudi et étaient présents lors de l'entraînement matinal.
Un seul absent était à signaler: Fabian Rieder, qui a suivi une séance de physiothérapie après s'être blessé au pied la veille. Noah Okafor a quant à lui suivi un programme individuel en raison de légers désagréments.
La première partie de la préparation pour le Mondial s'achèvera dimanche avec un match amical contre la Jordanie à Saint-Gall (15h00). L'équipe de Suisse s'envolera mardi pour San Diego, où se trouve son camp de base. Elle y disputera un ultime match amical contre l'Australie le 6 juin, avant son entrée en lice à la Coupe du monde le 13 juin contre le Qatar (les deux à 21h00, heure suisse).
Carolina à deux doigts de la finale de la Coupe Stanley
Les Carolina Hurricanes ne sont plus qu'à un succès de rejoindre Las Vegas en finale de la Coupe Stanley. Ils mènent 3-1 en finale de la Conférence Est après leur succès 4-0 mercredi contre Montréal.
Alors que les deux rencontres précédentes s'étaient décidées en prolongation, les "Canes" ont cette fois scellé l'issue du match dès la première période. Sebastian Aho, Jordan Staal et Logan Stankoven ont marqué en l'espace de seulement 2'47, posant les bases d'une nette victoire sur la glace des Canadiens.
Andreï Svetschnikov a mis un point final au succès des joueurs de la Caroline en marquant le 4-0 dans la cage vide. Le Danois Nikolaj Ehlers, qui a grandi à Bienne, a quant à lui été désigné deuxième étoile de la partie avec ses assists.
Ce troisième succès en quatre matches apparaît mérité dans la mesure où les "Canes" ont largement dominé la rencontre (43 tirs à 18). Le "CH" s'est montré incapable de réagir devant ses partisans, notamment lors du troisième tiers-temps (19 tirs à 3 pour Carolina).
Caroline mène désormais 3-1 dans cette série au meilleur des sept matchs. Vendredi, la franchise basée à Raleigh aura l'occasion de se qualifier pour sa troisième finale de NHL, la première depuis 20 ans. En 2006, les Hurricanes avaient soulevé le trophée avec le gardien suisse Martin Gerber.
Yakin: "Nous aurions dû mieux faire contre le Portugal"
Murat Yakin va disputer son 2e Mondial en tant que sélectionneur. Dans un entretien avec Keystone-ATS, le technicien de 51 ans a évoqué ses adversaires dans la phase de groupe et ses joueurs clés.
Q: Murat Yakin, l'objectif officiel est de montrer "la meilleure Coupe du monde d'une sélection suisse". Qu'entendez-vous exactement par là?
"Grâce à une campagne de qualification convaincante et à une belle performance lors de l'Euro 2024, les attentes ont augmenté. Nous avons tiré les leçons du dernier Mondial. Selon moi, il n'est pas nécessaire de fixer un objectif précis pour la phase à élimination directe, mais se contenter de passer le tour préliminaire serait trop peu pour nous."
Q: Vous commencez le 13 juin contre l'adversaire a priori le plus faible, le Qatar.
"Nous voulons absolument gagner le premier match. Mais le Qatar reste la grande inconnue du groupe. L'équipe n'a disputé aucune rencontre amicale ce printemps, et nous n'avons pas pu l'observer. Le Qatar est un adversaire très sérieux. Il ne doit pas nous arriver ce qui est arrivé à l'Argentine il y a quatre ans contre l'Arabie saoudite (réd. défaite 2-1)."
Q: Quel est l'obstacle le plus difficile pour la victoire dans le groupe: la Bosnie ou le co-organisateur, le Canada?
"La Bosnie a montré ce dont elle était capable en qualifications contre l'Autriche et en barrage contre l'Italie. Néanmoins, je pense que ce sera lors du dernier match de groupe contre le Canada que se jouera la victoire dans le groupe."
Q: En raison du fait que les Canadiens joueront à domicile?
"Pas seulement. Le Canada a déjà montré un jeu au pressing très intensif lors de la dernière Coupe du monde. Les joueurs sont mobiles et audacieux. Avec leur entraîneur Jesse Marsch, qui a suivi la filière Red Bull, ce style de jeu s'exprime encore mieux."
Q: En mars, vous avez alterné entre une défense à quatre et une défense à trois. Quel sera votre système pour la Coupe du monde?
"Je voulais jouer en mars avec les deux formations pour les consolider. Le système que nous utiliserons dépendra de la disponibilité des joueurs et de l'adversaire. Parfois, il faut aussi changer de système en cours de match. La flexibilité est la clé du succès."
Q: Vos joueurs, en particulier les titulaires, forment une équipe relativement âgée. Cela vous inquiète-t-il?
"Je pense à la Croatie, qui a toujours fait partie des équipes les plus âgées lors des derniers tournois et a remporté de belles victoires. Je ne parle pas de l'âge, mais de l'expérience. Et cela vous apporte énormément lors d'un tel tournoi. Je pense que notre mélange et la répartition des rôles sont corrects."
Q: Granit Xhaka aura 34 ans en septembre et dépassera probablement la barre des 150 sélections lors de ce Mondial. Le capitaine ne se lasse-t-il jamais?
"Quand on parle de Granit, on manque de superlatifs. Le fait qu'il ait pu continuer à se développer à Sunderland après son passage à Leverkusen en dit long sur son caractère et sa volonté. Son incroyable ambition se transmet à tous et améliore chaque équipe."
Q: Ricardo Rodriguez, lui, fonctionne différemment. Avec 136 sélections, il est le deuxième joueur le plus capé.
"Ricci est une valeur sûre. C'est un footballeur très intelligent, il se place toujours correctement en défense, perd rarement le ballon et est toujours créatif. Sa décontraction et son calme font grand bien à notre jeu."
Q: Noah Okafor était considéré comme problématique après ses critiques publiques sur son rôle en sélection. Maintenant, il brille en Premier League et est de retour dans l'équipe. Comment s'est passée la réconciliation?
"Il n'y a jamais eu de doute sur ses qualités. Mais nous lui avons clairement dit que ce n'était pas seulement une question de performance sur le terrain, mais aussi de partager des valeurs communes à l'équipe. Il a gagné en maturité. Dès la première semaine d'entraînement au printemps, il est apparu devant l'équipe et s'est excusé."
Q: Seuls deux joueurs de la Super League ont fait partie de la sélection pour le Mondial, dont l'un en tant que troisième gardien. Le championnat suisse n'est-il plus compétitif?
"Il ne serait pas juste de dénigrer notre championnat. Mais l'intensité est plus élevée dans certains championnats étrangers, nous le remarquons aussi à l'entraînement. Nous l'observons aussi dans les compétitions européennes, où les clubs suisses ont du mal à suivre le rythme."
Q: Un scénario attire l'attention: si la Suisse remporte son groupe, elle pourrait affronter à nouveau le Portugal en huitièmes de finale. La déroute 6-1 contre cet adversaire lors du Mondial au Qatar est-elle encore présente dans les esprits?
"Non, nous avons déjà battu le Portugal en Ligue des nations avant cela en juin 2022. Nous aurions dû mieux faire contre le Portugal. Mais nous savons désormais exactement ce qui nous a empêchés de donner notre meilleur niveau au Qatar."
Q: De quoi s'agissait-il?
"Nous avons sous-estimé les différences de température entre l'extérieur et l'intérieur des stades. Quand le premier joueur est tombé malade, nous avons pu observer comment la grippe s'est propagée. Nous étions alors considérablement affaiblis. Cette fois, nous sommes mieux préparés, ce genre de chose ne doit plus nous arriver."
Q: Il y a une nouvelle règle pour cette Coupe du monde: les propos tenus en dissimulant la bouche seront sanctionnés pour éviter les propos racistes ou insultants dissimulés. Que pensez-vous de cela ?
"Je ne m'y suis pas encore profondément intéressé. Mais il est important que le football fasse tout pour lutter contre le racisme."
Q: Avez-vous, en tant que joueur ou entraîneur, vous-même vécu de telles expériences de racisme sur le terrain?
"En tant que joueur, je l'ai certainement vécu à plusieurs reprises. En tant qu'entraîneur, je ne suis plus concerné depuis très longtemps. Bien sûr, il y a parfois des commentaires anonymes sur Internet, cela fait probablement toujours partie de notre métier. Si quelqu'un doit s'exprimer ainsi, cela ne me touche plus."
Q: Comment avez-vous géré cela à l'époque en tant que joueur?
"À l'époque, c'était normal, nous avons grandi avec cela. La prise de conscience est arrivée plus tard. Je l'ai même associé à un compliment: si quelqu'un devait me provoquer de cette manière, il n'avait apparemment plus d'autres arguments pour me déstabiliser."
Q: Le match d'ouverture contre le Qatar sera votre 60e match en tant que sélectionneur. Est-ce que cela représente quelque chose pour vous?
"C'est beau d'atteindre un tel cap, mais rien de plus. En tant qu'entraîneur, je sais à quel point tout va vite dans ce métier. D'autant plus que je profite de chaque match. Mon travail me procure un plaisir énorme."
Pour aller en demie, la Suisse doit battre sa bête noire
Après un tour préliminaire parfait avec 7 succès en autant de rencontres au Mondial à Zurich, la Suisse aborde son quart jeudi soir contre la Suède en favorite. Mais attention, bête noire en approche.
Ciel toujours rose à Zurich après la qualification brillante pour les quarts de finale et une partie musclée face à de très solides Finlandais. En remportant son groupe, la Suisse imaginait certainement avant le début du tournoi affronter un adversaire moins forte qu'elle sur le papier. L'an dernier à Herning, elle avait eu la chance de défier l'Autriche et de la battre 6-0.
Cette année, le mauvais tour préliminaire de la Suède à Fribourg a fait que les Scandinaves ont dû retrousser leurs manches pour se hisser à ce stade de la compétition.
Alors, bête noire ou pas? Depuis que la Suisse a rejoint l'Euro Hockey Tour en 2022 après l'éviction de la Russie, elle a affronté 17 fois la Suède. Le bilan? 15 succès suédois pour deux maigres victoires helvétiques à Helsinki en novembre 2024 (4-3 tab) et à Stockholm en février 2025 (2-1 ap).
Au Championnat du monde, depuis 2003, il y a eu 17 confrontations entre les deux nations. Il y a eu un nul (4-4) en 2006, quand cette option existait encore, et sinon deux succès suisses pour 14 défaites. Les deux victoires datent de 2008 à Québec (4-2) et en poule en 2013 à Stockholm (3-2).
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Jan Cadieux n'accorde pas trop d'importance à ces statistiques: "A la fin, je me f... de l'historique. Ce qui s'est passé avant, on ne peut pas le changer. On se concentre sur nous et ce que l'on peut contrôler, c'est notre préparation et comment on veut jouer. Il reste huit équipes et ce sont toutes de très bonnes formations qui sont capables de faire quelque chose. Alors peu importe l'équipe contre qui on joue."
Un succès indiscutable pour Crystal Palace
La Conference League demeure en mains londoniennes. Une année après Chelsea, Crystal Palace a remporté la plus petite, mais sans doute aussi la plus charmante, compétition européenne.
A Leipzig, la formation dirigée pour la dernière fois par Oliver Glasner s’est imposée 1-0 en finale devant le Rayo Vallecano. Ce succès ne souffre aucune discussion. Crystal Palace a exercé une emprise sans partage sur l’adversaire. Les Londoniens ont toutefois dû attendre la 51e minute et un mauvais renvoi d’Augusta Batalla pour concrétiser leur supériorité.
Le portier argentin repoussait, en effet, très mal une frappe d’Adam Wharton. Dans les pieds précisément de Jean-Philippe Mateta qui ne s’est pas fait prier pour profiter de l’aubaine. Cinq minutes plus tard, Crystal Palace aurait dû doubler la mise sans une incroyable malchance avec ce coup-franc de Daichi Kamada qui a touché les deux poteaux sans que la balle de franchisse la ligne.
Dépassé par le rythme imprimé par les Londoniens, le Rayo a laissé passer l’orage avant de relever la tête dans le dernier quart d’heure. Mais sans que l’issue de cette finale ne soit remise en question. Entre l’équipe de Premier League et celle de la Liga, il y avait un monde de différence.
Avec ce succès de Crystal Palace qui survient une semaine après le sacre d’Aston Villa en Europa League face au SC Fribourg en Europa League, la Premier League demeure en course un fabuleux triplé. Il sera réalisé si Arsenal remporte samedi la finale de la Ligue des Champions à Budapest contre le Paris Saint-Germain.
Jil Teichmann se qualifie aussi pour les 16es de finale
Trois sur trois pour les Suissesses mercredi à Paris ! Après Belinda Bencic et Viktorija Golubic, Jil Teichmann (WTA 170) s’est également qualifiée pour les seizièmes de finale.
La gauchère s'est imposée 7-5 6-4 devant la Polonaise Magdalena Frech (WTA 46). Battue par la Polonaise il y a trois ans sur le gazon de Birminghan, Jil Teichmann a pris une éclatante revanche. Menée 5-3 0-40, elle a signé une improbable remontada pour remporter le premier set. Au second, elle a toujours mené le bal malgré un certain déchet sur ses jeux de services, illustré notamment par ses sept doubles fautes.
Huitième de finaliste à Paris en 2022 pour le meilleur résultat de sa carrière en Grand Chelem, Jil Teichmann est en train de réaliser un magnifique parcours après avoir coupé les ponts avec le tennis pendant plusieurs mois. Vendredi, elle entend le poursuivre face à la gagnante de la rencontre qui doit opposer la tête de série no 10 Karolina Muchova à l’Ouzbèque Kamilla Rakhimova (WTA 89).
Une 120e compliquée pour Novak Djokovic
Novak Djokovic a sué pour gagner sa... 120e rencontre à Roland-Garros. Un seuil qu'aucun autre joueur n'a jamais franchi dans un tournoi du Grand Chelem.
Il s'est imposé 6-3 6-2 6-7 (7/9) 6-3 devant le Français Valentin Royer (ATP 74). L’homme aux 24 titres du Grand Chelem ne s’attendait sans doute pas à rester 3h44’ sur le court face à un adversaire en panne de résultats. Mais son manque de rigueur au moment de conclure dans le troisième set l’a condamné à jouer les prolongations.
Il devra vraiment élever le curseur vendredi pour son seizième de finale contre le vainqueur de la rencontre entre le Croate Dino Prizmic (ATP 72) et le Brésilien Joao Fonseca (no 28).
La no 2 mondiale à la trappe
Sensation dans le simple dames ! La no 2 mondiale Elena Rybakina s'est inclinée dès le deuxième tour de Roland-Garros, battue 3-6, 6-1, 7-6 (10/4) par l'Ukrainienne Yuliia Starodubtseva (WTA 55).
Lauréate de deux titres du Grand Chelem, dont le dernier Open d'Australie, la Kazakhstanaise est la première des favorites du tableau féminin à quitter Paris. Elle n'avait plus perdu aussi tôt en Grand Chelem depuis sa défaite au deuxième tour de l'US Open à l'été 2024. A Roland-Garros, elle restait sur un huitième de finale en 2025, après avoir atteint les quarts en 2021 et en 2024.
A 26 ans, Yuliia Starodubtseva n'avait elle encore jamais battu de membre du top 10. Elle égale son meilleur parcours à Roland-Garros après avoir déjà atteint le troisième tour en 2025. "Elena est une des meilleures joueuses au monde, je suis tellement fière de ce que j'ai réussi à faire", s'est émerveillée l'Ukrainienne durant son interview d'après-match.
Sur un court Suzanne-Lenglen écrasé de chaleur (33°C à l'ombre), comme chaque jour depuis le début du tournoi, Elena Rybakina a connu une brutale baisse de régime en début de deuxième set. Rapidement menée 5-0, la dauphine d'Aryna Sabalenka au classement WTA a réussi à gagner un jeu avant de perdre la deuxième manche 6-1 en 32 minutes.
Sortie du court pour reprendre ses esprits, Rybakina a continué à subir en début du troisième set, concédant deux fois son service pour se retrouver menée 3-0. Elle a patiemment refait son retard, revenant d'abord à 3-2 avant d'effacer son deuxième break de retard pour recoller à 4-4. Les deux joueuses ont ensuite conservé leur service jusqu'au super tie-break, nettement dominé par Starodubtseva, qui a conclu à sa deuxième balle de match.
Michael Valgren s'impose à Andalo
Issu de l'échappée matinale, Michael Valgren (34 ans) a remporté la 17e étape du Giro à Andalo. Ce succès du Danois survient quatre ans après un accident qui a failli mettre un terme à sa carrière.
Usant de toute son expérience, le coureur de l'équipe EF Education a réussi le "coup du kilomètre" en surprenant les cinq autres rescapés de l'échappée avec un démarrage à la flamme rouge pour devancer d'une poignée de secondes le Norvégien Andreas Leknessund et l'Italien Damiano Caruso.
Michael Valgren est un miraculé du cyclisme après une lourde chute en 2022 lors de la dernière étape de la Route d'Occitanie lorsqu'il était tombé dans un ravin, se fracturant le bassin.
Son compatriote Jonas Vingegaard conserve le maillot rose de leader avec une avance confortable de plus de quatre minutes sur l'Autrichien Felix Gall alors que le peloton avait décidé de laisser filer mercredi.
Jeudi, la 18e étape proposera au peloton un parcours accidenté de 171 km entre Fai della Paganella et Pieve di Soligo avant deux grosses journées en montagne. La 109e édition du Giro arrivera dimanche à Rome.
